Superbe film , la ressemble avec une femme est frappante , en plus il joue très bien ...Bravo Le film aborde un sujet qui est d'actualité , mais qui est encore très peu accepté dans notre pays ..., j'ai adoré ...
Vu après "Girl" de l'excellent belge, Lukas Dhont. Autant dire que le traitement d'un même sujet dépend grandement de la sensibilité, non seulement de celui ou celle qui souhaite l'aborder mais aussi et surtout, de l'angle d'approche... Avec "Miss", on est dans la tragi-comédie à la française: portraits caricaturaux, diversité ethnique, décors excessifs, répliques sentencieuses ou humoristiques c'est selon, qui, au final, nuisent au sujet de fond... "Miss" ne me laissera que le souvenir d'un film qui cherche son style alors que "Girl", par sa justesse de traitement et sa sensibilité me questionne encore...
Quel joli film sur la différence et la tolérance. Une histoire pleine de bon sentiments, à la fois remplie d’humour et de tendresse, portée par un casting d’exception dont Alexandre Wetter superbe qui crève l’écran, et Thibault de Montalembert (Dix pour cent) dans un rôle totalement inattendu. Une réussite.
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2,5
Publiée le 9 février 2021
"Miss" est en quelque sorte la traditionnelle histoire de l'outsider qui cherche à faire quelque chose que la plupart des gens le pensent incapable de faire. La différence est que le contexte est bien différent de ce que l'on peut voir habituellement puisqu'il est question d'un garçon qui rêve de participer au concours Miss France. Un film assez original dans les faits et qui est également d'actualité. Pourtant, "Miss" n'est pas un film sur les genres ou sur l'identité sexuelle puisque Alex n'est ni transgenre ni travesti (même s'il se transforme en femme pour le concours), c'est juste un garçon qui a un rêve et qui va tout faire pour l'atteindre. Avec son film, Ruben Alves essaie d'enlever les étiquettes qui nous définissent et vanter l'ouverture d'esprit et l'acceptation de soi. Un message de tolérance en soit au coeur d'une histoire sympathique, mais sans surprise. Le film manque un peu de naturel et d'authenticité avec beaucoup de clichés et des personnages, surtout les seconds rôles, très stéréotypés. J'ai bien aimé Alexandre Wetter qui est très convaincant dans la peau d'Alex. Pour le reste, je trouve que c'est un film regardable, mais qui s'éparpille un peu trop lors de la deuxième partie et qui surtout manque d'émotion.
Un sujet super original et traité avec toute la sensibilité et la sincérité qu'il méritait. De l'humour, de la véracité, une vraie réussite qui vaut en grande partie par la superbe interprétation d'Alexandre Wetter qui me ferait virer ma cuti. Ce mannequin androgyne est tout simplement ultra sensuel et beau tout en nous faisant ressentir tout la sensibilité féminine qu'il a en lui et la difficulté qu'il ressent au quotidien. Un très beau film à découvrir.
La question qui m'a hanté durant la vision de ce film est qu'est ce qui rend un film bon, excellent ou mauvais? Je crois que tous les ingrédients sont là pour tour à tour décevoir, émouvoir, enchanter ou détester. Grande révélation pour l'acteur Alexandre Wetter, très crédible dans le rôle. Les 30 premieres minutes pour moi sont un grand flop, le milieu du film est tour à tour pseudo comique ou ennuyeux, a de la peine à trouver son rythme, et les 30 dernières minutes s'envolent finalement. Comme je le disais, si c'était facile de réussir un film et différencier un bon film d'un film mauvais ou bon, si la recette était dans un manuel, alors il y aurait beaucoup d'excellents films alors que la plupart sont malheureusement ratés. Celui là n'est pas raté, il a trouvé un public, il a ému et sans doute mis dans la lumière le propos qu'il défendait. Dommage que pour moi, la sauce n'a pas prise. Plus de travail, un second regard, plus de budget pour refaire certaines scènes, moins de facilité sans doute aussi aurait permis à en faire un bon film. Les acteurs sont tous excellents, ce sont du reste des grands acteurs, actrices. Pardon d'être juge, c est si facile de dire et si difficile de faire. Vu les bonnes critiques il faut sans doute le voir, rien que pour la découverte de cet acteur émouvant. Les seconds rôles il y en a trop pour s'attacher à tous, à souligner comme toujours Pascal Arbillot, excellente, Isabelle Nanty, et Montalembert en Queer. Le film vaut trop faire, trop dire. Un trop grand pari peut être?
Tout comme Girl (2018), l'idée de fond est d'aller jusqu'au bout de ses rêves afin de se réaliser pleinement, au prix d'un jeu de dupes. Beaucoup de tergiversations chez le personnage concerné (en contradiction avec sa volonté), une longue préparation au concours affaiblissent l'intérêt, jusqu'au final discutable... Avec toutefois une performance troublante d'A. Wetter et touchante de T. de Montalembert.
Miss réussit à mêler l’aspect feel good movie qu’impose son canevas balisé – chacun des retournements s’avère prévisible, comme écrit par avance – à une cruauté véritable et plurielle ; et de cet entrelacs du convenu et du cruel naît un récit qui utilise la fiction du concours de miss pour révéler la violence qu’exerce la société sur ce qui apparaît différent, cantonné à la marge, reclus dans une maison qui ressemble davantage à un microcosme situé hors du monde, un récit qui utilise la fiction pour conjurer cette violence en ouvrant le rêve à tous les rêveurs, quel que soit leur sexe. Ruben Alvès donne vie à une œuvre profondément sensible et sincère qui, malgré lesdits passages obligés qui alourdissent l’ensemble, aborde l’humain comme un écran sur lequel sont projetés un certain nombre de préjugés – rigueur d’Amanda, répartie de Yolande, mépris de miss Paca, travestissement de Lola – à l’instar de Miss France. Aussi le concours démasque-t-il l’artificialité de certaines pour mieux insister sur la complexité d’autres, les apparences s’avérant souvent trompeuses. La présence d’un atelier clandestin dans l’appartement de Yolande n’est pas anodine : elle atteste la fabrique des apparences et la construction souterraine d’une identité au contact de l’altérité. Cet appartement ne dispose pas d’une topographie finie ou définie : il paraît extensible, capable d’accueillir tous les rejetés de la Terre pour leur offrir un toit et du couscous ; il agit tel un accélérateur de particules, une zone de turbulences familière dans laquelle les langues se délient, les coups au moral se portent – en ce sens, il redouble la salle de boxe – et se fondent les liens d’amour et d’amitié. Le long métrage joue de cet écart entre l’extérieur et l’intérieur, le vrai et le faux, en recourant au comique le plus savoureux ; à ce titre, nous saluons l’écriture ciselée des dialogues qui ne manquent ni de rythme ni de bons mots – nous n’en citerons qu’un, lorsque Lola, fascinée par la grâce d’Alex, reconnaît « la démarche qu’elle a chopée au bois de Boubou ». Porté par d’excellents acteurs, dont Pascale Arbillot, Isabelle Nanty et, révélation du film, Alexandre Wetter, Miss réussit à ne jamais s’enfermer dans une dénonciation à charge, s’affranchit de la théorie pour incarner par l’image et le mouvement une redistribution de la féminité qui n’est plus réservée aux femmes, comme une donnée initiale, mais à quiconque s’en donne les moyens. Cela évoque une citation bien connue, que nous reprendrons pour conclure : « On ne naît pas femme : on le devient ».
Si cette belle comédie de Ruben Alves ne déborde pas d'humour, elle nous offre néanmoins une belle histoire d'amitiés et d'agréables moments d'émotion. Son scénario montre la dureté des concours de Miss, même s'ils sont ici très caricaturés. Sur des scènes parfois dures, il dénonce également la cruauté de certaines personnes envers les gens "spéciaux". Pour son scénario original, Ruben Alves nous propose de jolis rôles, bien tenus par Pascale Arbillot (la directrice de casting), Stéfi Celma (miss PACA), un magistral Thibault de Montalembert, et d'une manière générale une très belle troupe de comédiens. Pour son premier grand rôle, Alexandre Wetter réalise une superbe composition ; quant à Isabelle Nanty elle se révèle comme toujours, parfaite dans un rôle délicat à facettes multiples.