Cette niaiserie fait tâche dans la filmographie de Johnny Depp, qui frise pour l'occasion le ridicule et l'autocaricature. Le réalisateur, a trouvé en son titre savoureux, le prétexte pour suivre à la lettre son manuel d'étudiant en cinéma (en 1ère année), accumulant ainsi une dose de clichés pharaonique. Simple amourette dégoulinante de bons sentiments factices, qui ne développe aucun thème, pas même celui du goût -c'est un comble- Chocolat est un navet bien épais, bien gras.
Quand Johnny Depp le gitan croise la route de Juliette Binoche qui fait du chocolat à se damner, la morale est sans dessus-dessous et les pires réacs finiront par succomber aux vices de la gourmandise et de la fête. Parce que c'est ça la vraie vie, et pas chez les bourgeois. Dans l'esprit, on n'est pas loin des Choristes. D'ailleurs, l'histoire a lieu en France : coïncidence, ou marque de l'éternel cliché qui colle au pays de la Révolution ?
Une jolie fable , un brin de surnaturel et une romance entre Johnny Depp et Juliette Binoche , pour dénoncer l'intolérance.....fin des années 50 dans un petit village français...mais est ce très différent de nos jours?
Ouverture d’une confiserie dans un petit village français en plein carême. Rien qu’en lisant le synopsis, on sentait venir le « apprenons à vivre à ces arriérés de cathos coincés » gros comme une maison. Et on n’est pas déçu. Ce film est une avalanche de clichés, plus simplistes et rudimentaires les uns que les autres. Les bien-pensants du village sont tellement caricaturés qu’on se croirait dans un film de propagande pour enfants de 6 ans. Le manichéisme de certaines scènes est si poussif qu’on est plus amusé qu’excédé, c’est déjà ça. Ah, les pauvres petits croyants primitifs, tellement malheureux sans le savoir, tellement mal dégrossis, tellement emprisonnés dans leur vie morne et déprimante, heureusement que la si gentille et pimpante chocolatière athée, qui n’a aucun préjugés, elle, vient à leur rescousse, résoudre leurs problèmes sexuels, sentimentaux, familiaux, mentaux, en un tour de main, elle qui est tellement sympa, libre et ouverte d’esprit. Bonjour la démagogie. Bouh que c’est niais. De plus, la « sauveuse » de toutes ces pauvres âmes en détresse, que l’on voudrait nous présenter comme une sainte, est en réalité une belle égoïste, qui rend malheureuse sa fille, lui imposant une vie instable, à la ballotter de village en village, et surtout la privant d’un père. Et qui s’envoie en l’air avec le premier gitan qui lui fait de l’œil. Sa seule qualité humaine semble être d’être une bonne communicante. Quand on bosse dans le commerce, ça aide. Un navet à gigantesques sabots à oublier.
L'on ressent l'amertume, la douceur et le délice que donne le chocolat tout le long du film et à travers ses personnages. C'est juste magnifique et l'on veut y goûter. Un beau témoignage de la légèreté humaine à travers la personnalisation du chocolat. Mais je m'avance un peu.
Un film gourmand en diable, qui tâche d'habiller une intrigue plutôt conventionnelle avec une certaine intelligence. Le monde de la confiserie est dépeint avec élégance et charme, le réalisateur capitalisant aussi beaucoup sur le potentiel de séduction de ses interprètes et sur une touche de surréalisme. Ce n'est pas exactement envoûtant au dernier degré, mais ça fonctionne pas mal.
Lasse Hallström signe une délicate friandise, simple et légère, portée par Juliette Binoche et une jolie brochette de comédien.es.s. Une histoire qui prône la différence, un brin naïve mais qui se déguste sans mal.
Qu'il est agréable de regarder un film reposant sur ce personnage. Même si ce concept dans le cinéma est assez simple, il est pourtant de nos jours, très rare à contempler. Ainsi les personnages ; mis en avant avec leur faiblesse leur intention et leurs envies, portent ce film avec une légèreté très agréable malgré les thèmes assez lourd. La tentation, la religion, la culpabilité et bien d'autres sont à la fois les piliers de ces personnages et de l histoire. Le chocolat quand à lui est le symbole de la tentation, mais a travers elle : la gentillesse, la culpabilité, le don de soi ....bref , autant de thèmes abordés que de gourmandises confectionnées dans ce petit film.
On notera une Judie Dench impeccable, une Juliette Binoche tout en subtilité mais par contre un Johnny Depp assez oubliable dans un rôle assez insipide.
Le chocolat est un film leger, a à la base dramatique mais parsemé de morceaux de comedies tres appreciables.
Joli conte, un peu naïf et prévisible, sur la bonté, la tolérance et les plaisirs de la table qui triomphent de la méchanceté, l'exclusion et l'abstinence bigote. Vaut essentiellement pour Juliette Binoche, aussi craquante qu'une truffe...en chocolat.