Nul. Le navet de l'année. Seuls des bobos nourris aux subventions peuvent sortir encore en 2021 des caricatures si grotesques : les riches sont des profiteurs qui s'ennuient à longueur des journées, leurs avortons sont des simplets et des imbéciles; tandis que les jeunes de la "classe prolétaire" sont beaux , débrouillards et nettement supérieurs ! J'ai mis des guillemets pour indiquer les bons car, tous ces sketch sont écrits et joués par la prisme de l'idéologie des partis anticapitalistes = celle d'une classe ouvrière méprisée et exploitée... Ce navet doit plaire aux invités des émissions comme "le quotidien" ou "28" " et au petit monde des critiques des journaux d"art" Télérama Inrocks etc . Vous savez qu'est ce que j'ai fait en rentrant ? Je me suis calmé en ré visionnant le magnifique "la-la-land" avec Ryan Gosling et Emma Stone
Devant "La pièce rapportée" de Antonin Peretjako, on suit une famille bourgeoise qui rencontre une personne du bas peuple et c'est là que les ennuies arrivent. Et avec ce film, on ne rit pas à éclat mais on reste stupéfait par cette mise en scène proche des comédies françaises à l'ancienne et de ses moments absurdes avec des dialogues sortis des Nuls. Là ça tape le bourgeois mais de façon très subtil avec des quiproquos hilarants. Puis tout le casting est excellent, avec Philippe Katerine, William Leghbil, Sergi Lopez, Philippe Dusquesne. Mais celles qui se démarquent sont Josianne Balasko pour son rôle de la patriarche étant contre le changement et bien sûr la maline Anais Demoustier qui fera tout pour mouvementé la famille Tétard. Dans l'humour, Antonin réussi bien, comme à son habitude à mettre du comique de répétition, et des gags hors champs. Il met même des histoires sur des personnages tertiaires. Il aime aussi à rendre des histoires d'amours très insolites. En tout cas c'est une bonne comédie qui a de riches idées avec une BO très électro pour ressentir ce décalage. La pièce rapportée peut bien changer votre vie.
Comédie décalée et sarcastique, entre l'esprit de Mocky et celui des premiers Chatiliez. Des instants de poésie alternent avec bonheur avec le vaudeville. Attachant à défaut d'être la comédie du siècle.
Insupportable. Une espère d'Amélie Poulain raté (en narration, n'est pas Dussolier qui veut). C'est grotesque (mais pas drôle), rempli de clichés (et vide de finesse), vu et revu 100 fois (et pas les meilleures scènes). Les scènes de bateau et de bagarre avec le couple anglais en sont carrément gênantes. Nous sommes partis, n'y aller pas.
La pièce rapportée Vu le 24 décembre 2021 C'est une comédie façon théâtre de boulevard, un vaudeville , c'est du comique aux situations décalées, aussi bien dans les dialogues et le commentaire off, que la manière de filmer, images style roman photos années rétros. Il y a un côté mutin très bien représenté par Eva ou Anaïs Dumoustier habituée à ce genre de rôle. Il y a l'aspect candide quasi ridicule du personnage Paul jouait par Philippe Catherine. La reine mère /Josiane Balasko est totalement immorale dans ce rôle de femme bourrée d'aprioris. Un humour qui enfonce des portes ouvertes et qui va vers une probable facilité. Tous les clichés y sont présents. Une accumulation qui donne le comique de situation. Une accumulation qui peut aussi lasser. Caricature d'une certaine société, en définitif sympathique mais aussi une parodie burlesque un peu trop appuyée.
C'est dingue ce que Balasko peut enchaîner comme purges. A part les 2 films d'Eric Lavaine , Retour et un tour chez ma fille, où elle est parfaite et excellente actrice, le reste de sa filmo de ces dix dernières années est pitoyable. Et alors ce film le là, atteint le sommet dans le genre poncifs, lourdeur, pas drôle, passez votre chemin.
Un film à la fois léger et engagé. Certaines séquences sont lunaires et dénonce clairement les travers de notre société. Anaïs Demoustier est solaire, comme d'habitude et son rôle l'habite. Balasko est géniale, tout comme Philippe Katerine. un casting aux petits oignons qui nous donne une comédie douce amère bien agréable.
Un petit film atypique, un faux boulevard dans une ambiance sixties. Ca ne mange pas de pain, c'est divertissant, Philippe Katerine est égal à lui-même, Josiane Balasko est truculente et Anaïs Demoustier enflamme l'écran par son érotisme aquatique. Amusant et surprenant.
Voilà une petite fantaisie comme un bonbon de cinéma qui se situe en quelque sorte entre Bruno Podalydès et Emmanuel Mouret. Résultat une fable des temps modernes à la fois absurde et pourtant bien ancrée dans l'actualité, dire des chose sans jamais se prendre au sérieux avec un ton kitsh et suranné qui donne un charme supplémentaire à ce vaudeville. La vraie bonne idée est d'accentuer les contrastes sociaux tout en insistant sur l'ironie à la fois drôle et insouciante. Sans méchanceté aucune, sans cynisme, le cinéaste ose et flingue des gilets jaunes, la rolls royce nargue les quartiers pauvres, replace les employés à leur place de sous-fifres, assume la théorie du "ruissellement" pour et par les riches... etc... tout en démontrant que la pauvre peut s'imposer et être un danger pour les riches, et ce même si on est la "Reine-Mère" ! Tous ces petits détails finissent par former un canevas sociétal judicieux et malin notamment en usant d'une voix-Off volontairement décalée entre le vocabulaire et le phrasé singulier. Un très bon moment. Site : Selenie
Trois bonnes vannes ne font pas un bon film. Déçu, je m'attendais à quelque chose de débridé, loufoque, avec passage au hachoir des bonnes mœurs de la haute société. Et bien non, mis à part quelques saillies cinglantes (les gilets jaunes, la suppression de l'impôt sur la fortune et le ruissellement, ...) le reste est tellement inconsistant qu'on s'ennuie rapidement. Dommage.
Ce scénario adapté d’une nouvelle aurait pu être un excellent sujet pour une pièce de théâtre, s’il y avait eu unité de lieu. Comme ce n’est pas le cas, va pour le cinéma dans le genre vaudeville. Plusieurs piques, moqueries et sarcasmes enfilés comme des perles. Anaïs Demoustier parfaite pour ce rôle de « pièce rapportée ». Comprendre une fille d’origine modeste, élevée par l’Assistance Publique, cet « organisme de l’Etat Providence », débarquant par le plus grand des hasards amoureux dans une famille de la Haute comme on dit (non pas la noblesse mais la bourgeoisie issue des affaires, l’un des aïeuls étant l’inventeur de la valise à roulettes, l’autre le concepteur des ascenseurs de la Tour Eiffel, à défaut d’avoir imaginé l’ascenseur social). Cela dit, ça reste timoré sur le plan de la critique sociale qui se veut fil conducteur. Il y aurait sans doute pu y avoir matière à un registre davantage caustique.
Oulala !!! Vraiment j'ai eu beaucoup de mal avec "La pièce rapportée". Première chose qui ma fait lever les yeux au ciel c'est les clichés sur l'aristocratie parisienne, c'est franchement abusé, cette "caste" là n'existe plus aujourd'hui il faut arrêter avec cette vision fausse. Certes c'est certainement exagéré pour faire rire mais c'est trop. D'ailleurs tout le film est dans le "trop". L'humour essaye de jouer sur l'exagération et les situation loufoque un peu à la manière d'une pièce de boulevard au théâtre, mais ici ça ne marche pas faute en premier lieu a un manque terrible de rythme. On à de longues séquences plutôt plates et l'on passe dans la scène suivante dans un vaudeville. Donc ça tombe à plats et c'est ridicule parfois ( La bagare avec les anglais sur le bateau est même presque malaisante). Bon Anaïs Demoustier est solaire et excellente, chaque fois qu'elle apparait a l'écran c'est frais et pétillant et c'est d'ailleurs elle qui sauve le film du crash complet. Non que les autres soit mauvais mais c'est plutôt la directions d'acteurs qui pour moi est soit mauvaise, soit carrément absente. Un deuxième point qui peut rattraper quelque peut le film c'est les petits bonbons de loufoquerie qui vienne par instant faire sourire et rafraichir un scénario d'une banalité affligeante: Ce chien qui fume une pipe, cette jogeuse dans le parc au second plan ou encore la manie de "La reine mère" de détricoter des pull. Ces petites pépite font donc sourire et donne une atmosphère particulière et bienvenue dans cette histoire sans grand intérêt.