Loin d'être un manche en matière de thriller, Dominik Moll déroule ici une intrigue à tiroirs, chaque focus venant enrichir l'histoire et offrir une nouvelle perspective avec beaucoup d'intelligence. Le film repose sur des bribes d'info ou des silences, auxquels les interprètes confèrent un poids et un impact indéniables. A cet égard, l'équilibre dans les temps de présence se retrouve aussi dans la direction des acteurs, sans réelle fausse note. Beau boulot.
Il y a 20 ans, Dominik Moll se faisait connaitre en mettant en scène le très bon « Harry un ami qui vous veut du bien ». 20 ans de productions très inégales, il revient avec un film chorale glaçant et surtout déconcertant. Son film tourné en mode thriller ; autour d’une disparation énigmatique sur des plateaux enneigés, le spectateur va mener l’enquête par le prisme du regard de différents personnages ayant un rapport plus moins lointain avec la disparue. Façon puzzle, la construction retorse du film place le spectateur en pleine circonspection durant 100 minutes. Cette construction narrative rappelle beaucoup celle de « Babel » d’Inarritu et le propos aussi, puisqu’il décortique tous deux l’effet papillon. Un dispositif, qui, s’il est bien maitrisé, ce qui est le cas, capte inconditionnellement l’attention du spectateur. On pense aussi dans l’entame du film à « Fargo » des frères Coen avec ce meurtre dans une campagne enneigée avec un flic seul menant l’enquête. Puis au cœur de son intrigue, Dominik Moll met en scène 4 personnages décalés, atypiques, voire improbables mais terrien et ancré de le réel. Et c’est peut-être là le seul bémol du film de ne jamais trancher franchement entre la fiction pure comme chez les Coen et la pure parabole critique de notre société à la Inarritu. Ses personnages semblent si terriens et les intrigues si improbables et invraisemblables. C’est du cinéma, et si on accepte le deal, on passe un super moment. tout-un-cinema.blogspot.com
Un thriller rural particulièrement bien tenu et brillant dans son écriture. Enquête sur la disparition d'une femme, vu au travers du regard de tous les personnages. Chaque nouvelle séquence apporte une nouvelle brique à une histoire qui ne cesse de surprendre. Jusqu'à un finish qui aurait pu être casse gueule, mais qui permet de compléter parfaitement le propos sur la solitude (sous toutes ses formes).
Un thriller glaçant et grinçant où s’entremêlent parfaitement les histoires et les personnages, habile dans la mise en scène, le scénario est plus complexe qu’il n’y parait et d’un drame rural social on passe à une traque semi-policière de haute voltige. Le tout soigné par une interprétation parfaite. D.Moll signe une œuvre puissante bien que malaisante.
Un ton en dessous de la belle réussite du film suivant La nuit du 12, Moll met en scène la collision de deux mondes: celui des agriculteurs isolés du Causse Méjean avec les cyber arnaqueurs des quartiers de Abidjan. Intéressant mais peut-être un poil ambitieux . Le film adopte successivement le point de vue de chaque personnage, un peu en format réduit de la trilogie grenobloise de Lucas Belvaux. Menochet fait déjà du "as bestas", étonnant. Les hommes en général sont renfrognés et peu diserts comme Damien Bonnard et Bastien Bouillon. Calamy un peu trop prévisible, moins crédible que dans A plein temps. Le montage est un continuel chausse-trappes, et certains paysages des Cévennes à voir en grand écran... DVD aout 22
Quatre personnages qui souffrent de leur solitude, de l'absence d'amour dans leur vie, sont liés entre eux sans qu'ils le sachent par la mort mystérieuse d'Evelyne. Quatre personnages auxquels Dominik Moll, par des détours narratifs et géographiques inattendus, parvient à donner chair et humanité, malgré leur inadaptation fondamentale et parfois inquiétante. Si tout finit par s'emboîter (pour citer le personnage de Marion) de façon un peu trop mécanique pour être parfaitement satisfaisante (le scénario épuise jusqu'au bout le filon de l'effet papillon), Seules les bêtes reste quand même un thriller tout à fait recommandable grâce à son atmosphère inquiétante et ses paysages cévenols aussi beaux que rudes.
Un film vraiment prenant. Le scénario ménage de nombreuses surprises grâce à une mise en scène qui donne la parole alternativement à chacun des protagonistes. Il est juste dommage que cette belle construction repose sur d'énormes coïncidences.
Ce film sent la patte dominique Moll, magnifié par son film la nuit du 12, ici on retrouve sa façon de filmer morceau par morceau, le puzzle s'emboîte petit à petit pour une histoire bien banale qui s'enfonce dans le délire au fil des minute ....
Une fois que ce Fargo a la française s est mis ( assez laborieusement) en place, on se laisse porter par un puzzle assez passionnant aux frontières du fantastique et du thriller
Construit comme un véritable puzzle, ce thriller de Dominik Moll déploie un scénario mêlant habilement les fils de sa narration au gré d’interactions entre les différents protagonistes aux conséquences surprenantes. Teinté d’une ironie mordante « Seules les bêtes » avec son interprétation brillante ainsi que son aspect de film noir au cœur des plaines enneigées séduit et parvient à convaincre en dépit de quelques maladresses.
Comme pour beaucoup de films... "Seules les bêtes" est bien trop long. Avec une demi-heure de moins, le film aurait gagné en force. Les séances à Abidjan sont interminables et chaque scène pouvait être raccourcie sans nuire, bien au contraire.
Un bon drame (sans avoir lu le roman) servit avec une mise en scène habile, des acteurs convaincants et un scénario cousu de fil blanc pour ce genre d'intrigue. L'histoire, parfois déroutante, fait l'accroche. 3.5/5 ! A voir !!!
Un Drame techniquement bien réalisé par Dominik Moll avec un bon Denis Ménochet et comme à l'accoutumé une excellente Laure Calamy, que l'on voit trop peu. Le scénario très sombre coadapté avec Gilles Marchand nous conte une histoire dramatique, une spirale d'amours trouble au climat intense. Une aventure au rythme assez lent dont le découpage en chapitres, avec d'inévitables flashbacks, donne un montage façon puzzle assez dérangeant. Le pitch : Des choses bizarres se passent dans son petit village des Causses du Massif central où, l'éleveur de chèvres Joseph Bonnefille vit seul. Une Parisienne de passage Mme Ducat (jouée par Valérie B Yedesci) a disparue ...
Pas mal de bonnes choses , les comédiens , l'ambiance , le montage malin avec différends point de vue. Mais certains personnages un peu survoles et certaines incohérences font un peu retomber l'ensemble.