Note moyenne
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Jamais été déçu par Dominik Moll depuis Harry, un ami qui vous veut du bien. C'est à un pur polar qu'il nous invite aujourd'hui, un vrai thriller enneigé, tout autant qu'un drame social, parfaitement réussi. Le même récit vu par plusieurs personnages n'est pas nouveau au cinéma, mais j'aime bien cette façon de raconter une histoire. Et quand c'est particulièrement bien fait comme ici, ce n'est que du plaisir. Une mise en scène et un scénario solides et maitrisés, pour des personnages parfaitement dessinés. Un suspens bien amené et une intrigue à tiroir aussi complexe et désarmante sur le coup que finalement très simple. Que sommes-nous prêts à faire pour un peu d'amour ? Un très beau casting où chacun est aussi crédible que convaincant. Les toujours excellents Denis Ménochet, Laure Calamy, Valéria Bruni-Tedeschi, l'incontournable du moment Damien Bonnard et la belle révélation Nadia Tereszkiewicz, aident sans problème à nous faire passer un excellent moment. Un thriller d'une efficacité fascinante. Et une nouvelle preuve que Dominik Moll est un réalisateur qui compte dans le cinéma français. Une réussite.
Un très bon polar envoûtant.
Cela part comme un polar classique mais s’avère très vite beaucoup plus fort et intéressant . Un jeu de piste intriguant et révélateur de la personnalité de chaque protagoniste.
Un film original et prenant. Très bien joué et réalisé.
Cela part comme un polar classique mais s’avère très vite beaucoup plus fort et intéressant . Un jeu de piste intriguant et révélateur de la personnalité de chaque protagoniste.
Un film original et prenant. Très bien joué et réalisé.
le film est assez immoral, il faut l'écrire, et c'est plutôt jouissif pour l'intérêt du spectateur;;..Sur un scénario de film policier (trouver l'assassin, et les raisons du crime), Dominik Moll, construit des chapitres sur les prénoms des connaissances de la victime ( Valeria Bruna Tedeschi) en remontant le temps plus ou moins, ...cela devient assez vite passionnant, d'autant que c'est filmé dans de superbes paysages de Lozère (département 48), enneigés et montagneux...la direction d'acteur est juste et bonne, les relations images, photo, musique accrocheuses , et même si Dominik Moll ne nous gratifie pas d'un thriller psychologique à la "Harry un ami qui vous veut du bien,", les ingrédients sont bons et le va et vient entre la Lozère et Abidjan, devient une évidence en fin de film…..Le film de plus ne laissera pas innocent tous ceux qui ont cherché des expériences sur internet..IL est assez dissuasif, il faut le reconnaitre, même si certains en souriaient dans la salle….il montre aussi des différences de culture, entre vieux célibataires européens et adolescents africains….La fin justifie t'elle les moyens...Cela vaut la peine de le découvrir en salle….chez un réalisateur qui confirme son talent….
Ce système narratif en chapitrage forme un puzzle intéressant, la tension grimpe doucement mais pas de façon assez forte, le suspense étant de même trop vite éventé. Ce puzzle crée surtout un mystère qui ajoute à l'atmosphère pesante dont Dominik Moll a le secret. Ensuite, le lien entre Abidjan et le Causse tient à une succession de coïncidences qu'on accepte difficilement tant on tombe dans la simple invraisemblance avec l'auto-stoppeuse. Le cinéaste reste un de nos maîtres du film noir, l'atmosphère est parfaitement rendu. En prime un casting au diapason, des acteurs impeccables. Un peu déçu de par les maladresses multiples mais on reste immergé dans cette intrigue qui nous lâche jamais avec pourtant une noirceur et un pessimisme complètement assumée.
Site : Selenie
Site : Selenie
Autant, récemment, je trouvais désuet le film de Rian Johnson À couteaux tirés, avec son intrigue à la Agatha Christie, autant j’ai été séduit par Seules les bêtes, film dont l’action se fonde également sur la résolution d’un mystère, mais au moyen d’une écriture autrement plus inventive et plus ancrée dans le monde d’aujourd’hui. Nul besoin ici d’un fin limier du genre Hercule Poirot ou Miss Marple, c’est le scénario lui-même qui, très habilement imaginé, nous conduit vers la solution de l’énigme.
Pour ce faire, Dominik Moll, cinéaste trop rare (dont j’avais beaucoup apprécié Harry, un ami qui vous veut du bien en 2000), s’est inspiré d’un roman de Colin Niel, paru aux éditions du Rouergue en 2017. C’est précisément sur le causse, là où subsistent quelques fermes et où ne résident que quelques habitants isolés, que nous entraîne le réalisateur. Un jour d’hiver, alors que tout est recouvert de neige, est retrouvée la voiture abandonnée d’Evelyne Ducat (Valeria Bruni Tedeschi), une habitante de la région. Les gendarmes se mettent à sa recherche, mais elle demeure introuvable.
C’est donc vers l’éclaircissement du mystère de cette femme disparue que nous mène l’intrigue savamment écrite du film. Pour y parvenir, le cinéaste se focalise, tour à tour, sur plusieurs personnages, tous liés, d’une manière ou d’une autre, à la disparition d’Evelyne Ducat. Chacun apporte donc ses propres éléments, son propre point de vue, ses propres zones de mystère, afin de cheminer jusqu’à la vérité. Certains éléments s’avèrent d’ailleurs trompeurs ou, en tout cas, dans un premier temps, ils sont mal interprétés, parce qu’ils ne sont d’abord perçus que du point de vue d’un des personnages. Ce n’est qu’à la fin du film que se résolvent toutes les énigmes.
Or tous les personnages, d’une manière ou d’une autre, souffrent de solitude ou d’insatisfaction. Tous sont comme des naufragés, tous ont une vie qui ne leur convient pas et sont donc en recherche d’autre chose. Joseph Bonnefille (Damien Bonnard) traîne son âme en peine dans une ferme très isolée. Michel Farange (Denis Ménochet) et sa femme Alice (Laure Calamy) ne sont pas davantage satisfaits ni de leur vie de couple ni de leur vie à la ferme. Quant à Marion (Nadia Tereszkiewicz), c’est une jolie serveuse qui s’est prise d’un amour fou pour Evelyne Ducat au point de tout quitter au nom de cette passion.
Tous sont donc liés, pour une part plus ou moins grande, à la disparition de cette dernière. Mais il reste encore un personnage, prénommé Armand (Guy Roger N’drin), qui, lui, réside bien loin du Rouergue, en Côte d’Ivoire, à Abidjan. Comment un Africain peut-il avoir un rôle à jouer, et un rôle qui n’a rien de mineur, dans la disparition d’une femme sur le causse ? C’est la trouvaille la plus étonnante de cette histoire et elle n’a rien d’incongru. Au contraire, elle est totalement plausible. spoiler: Car Armand est un de ceux qu’on appelle familièrement « brouteur », autrement dit un arnaqueur sévissant sur internet en se faisant passer pour quelqu’un d’autre, de préférence une charmante jeune fille, au moyen de photos et de vidéos suggestives. Il ne reste plus qu’à attraper le pigeon, l’homme européen en mal d’affection qui ne demande qu’à fantasmer sur la charmante femme qui se montre à lui sur son écran d’ordinateur et qui, bien sûr, ne tarde pas à lui demander les aides pécuniaires dont elle prétend avoir besoin.
Je ne peux en dire davantage, de peur de trop dévoiler l’intrigue du film. Certains spectateurs jugeront peut-être que cette histoire est tirée par les cheveux. Je pense, au contraire, que tout est crédible. Ce film donne, à sa manière, un aperçu de quelques réalités du monde d’aujourd’hui, de l’esseulement d’un grand nombre de personnes, de leurs fragilités, voire de leurs détresses.
Pour ce faire, Dominik Moll, cinéaste trop rare (dont j’avais beaucoup apprécié Harry, un ami qui vous veut du bien en 2000), s’est inspiré d’un roman de Colin Niel, paru aux éditions du Rouergue en 2017. C’est précisément sur le causse, là où subsistent quelques fermes et où ne résident que quelques habitants isolés, que nous entraîne le réalisateur. Un jour d’hiver, alors que tout est recouvert de neige, est retrouvée la voiture abandonnée d’Evelyne Ducat (Valeria Bruni Tedeschi), une habitante de la région. Les gendarmes se mettent à sa recherche, mais elle demeure introuvable.
C’est donc vers l’éclaircissement du mystère de cette femme disparue que nous mène l’intrigue savamment écrite du film. Pour y parvenir, le cinéaste se focalise, tour à tour, sur plusieurs personnages, tous liés, d’une manière ou d’une autre, à la disparition d’Evelyne Ducat. Chacun apporte donc ses propres éléments, son propre point de vue, ses propres zones de mystère, afin de cheminer jusqu’à la vérité. Certains éléments s’avèrent d’ailleurs trompeurs ou, en tout cas, dans un premier temps, ils sont mal interprétés, parce qu’ils ne sont d’abord perçus que du point de vue d’un des personnages. Ce n’est qu’à la fin du film que se résolvent toutes les énigmes.
Or tous les personnages, d’une manière ou d’une autre, souffrent de solitude ou d’insatisfaction. Tous sont comme des naufragés, tous ont une vie qui ne leur convient pas et sont donc en recherche d’autre chose. Joseph Bonnefille (Damien Bonnard) traîne son âme en peine dans une ferme très isolée. Michel Farange (Denis Ménochet) et sa femme Alice (Laure Calamy) ne sont pas davantage satisfaits ni de leur vie de couple ni de leur vie à la ferme. Quant à Marion (Nadia Tereszkiewicz), c’est une jolie serveuse qui s’est prise d’un amour fou pour Evelyne Ducat au point de tout quitter au nom de cette passion.
Tous sont donc liés, pour une part plus ou moins grande, à la disparition de cette dernière. Mais il reste encore un personnage, prénommé Armand (Guy Roger N’drin), qui, lui, réside bien loin du Rouergue, en Côte d’Ivoire, à Abidjan. Comment un Africain peut-il avoir un rôle à jouer, et un rôle qui n’a rien de mineur, dans la disparition d’une femme sur le causse ? C’est la trouvaille la plus étonnante de cette histoire et elle n’a rien d’incongru. Au contraire, elle est totalement plausible. spoiler: Car Armand est un de ceux qu’on appelle familièrement « brouteur », autrement dit un arnaqueur sévissant sur internet en se faisant passer pour quelqu’un d’autre, de préférence une charmante jeune fille, au moyen de photos et de vidéos suggestives. Il ne reste plus qu’à attraper le pigeon, l’homme européen en mal d’affection qui ne demande qu’à fantasmer sur la charmante femme qui se montre à lui sur son écran d’ordinateur et qui, bien sûr, ne tarde pas à lui demander les aides pécuniaires dont elle prétend avoir besoin.
Je ne peux en dire davantage, de peur de trop dévoiler l’intrigue du film. Certains spectateurs jugeront peut-être que cette histoire est tirée par les cheveux. Je pense, au contraire, que tout est crédible. Ce film donne, à sa manière, un aperçu de quelques réalités du monde d’aujourd’hui, de l’esseulement d’un grand nombre de personnes, de leurs fragilités, voire de leurs détresses.
Très bonne surprise malgré quelques longueurs d'Afrique. Mais c'est en Afrique aussi que le film est parfois jubilatoire : tel est pris qui croyait prendre..Parfaitement agencée en tiroirs, l'intrigue se tient et nous tient.
Je n'ai absolument pas saisi l'intérêt de ce film qui a mon sens rentre dans le club des nanars. Tout compte fait le scénario me semble digne d'une saga de l'été...
Dommage car la bande annonce présageait un bon thriller..
Dommage car la bande annonce présageait un bon thriller..
Tip top... je recommande
Bons acteurs bon scénario bon suspens
Film à "tiroirs" bien mené
Beaux paysages , belles ambiances bien filmés
Bons acteurs bon scénario bon suspens
Film à "tiroirs" bien mené
Beaux paysages , belles ambiances bien filmés
seules les bêtes est un film surprenant , le scénario est complexe , jouant sur sur le vécu de 5 personnages tous mêlés à la disparition d ' une femme dans les Causses et ses ramifications à Abidjan ,on voit au fur et à mesure ce qui s ' est vraiment passé en revoyant le déroulement des faits pour chacun des héros ! l ' interprétation est excellente Denis Ménochet en tête ! mon jugement est minoré par un certain nombre d ' invraisemblances , l ' échange de messages sur internet est long et on n' y croit pas ,le héros ( Denis Ménochet ) est vraiment trop naïf ! et on pourrait donner un second titre à ce film : hasard et coïncidences ! quant à la fin , encore une coïncidence et qui tombe comme un cheveu dans la soupe !!
Très fidèle à l'esprit du roman de Colin Niel. De la même manière les acteurs trouve le bon ton et les postures qui vont biens. De superbes images du Causse Méjan et l’ambiance d’Abidjan en contraste. Un film indéniablement à voir.
En Occitanie, sur le causse Méjean, une voiture est retrouvée abandonnée le long d'une route au milieu de nulle part.
La conductrice disparue est rapidement identifiée, une enquête commence alors dans cette région isolée de tout et recouverte de neige en cette saison.
Cinq personnes, cachant chacune un secret, se retrouvent de près ou de loin impliquées dans ce drame.
Qu'a t-il bien pu se passer ?
Ce thriller rural, tiré du roman éponyme de Colin Niel paru en 2017, nous fait découvrir tour à tour les protagonistes mêlés à cette histoire sordide et terrible.
Les comédiens sont convaincants et le scénario superbement écrit, on plonge à 100% dans ces événements épouvantables sur fond de misère affective et de funeste hasard.
Assez saisissant.
Site www.cinemadourg.free.fr
La conductrice disparue est rapidement identifiée, une enquête commence alors dans cette région isolée de tout et recouverte de neige en cette saison.
Cinq personnes, cachant chacune un secret, se retrouvent de près ou de loin impliquées dans ce drame.
Qu'a t-il bien pu se passer ?
Ce thriller rural, tiré du roman éponyme de Colin Niel paru en 2017, nous fait découvrir tour à tour les protagonistes mêlés à cette histoire sordide et terrible.
Les comédiens sont convaincants et le scénario superbement écrit, on plonge à 100% dans ces événements épouvantables sur fond de misère affective et de funeste hasard.
Assez saisissant.
Site www.cinemadourg.free.fr
Narration sophistiquée au service d'un scénario peu convaincant, l'ambiance hivernale et africaine du film est un petit plus, un peu déçu après un début de film prometteur
On avait oublié Dominik Moll depuis l'excellent Harry, un ami qui vous veut du bien. On est tout heureux de le retrouver dans ce polar "glaçant" au sens propre et au sens figuré. Le début paraît poussif et convenu; on craint fort de s'être laissé embarquer dans un téléfilm style "meurtre dans le massif des Causses". Mais très rapidement le spectateur comprend qu'il ne s'agit pas du tout de cela. Très intelligemment et avec une grande maîtrise, Dominik Moll détourne les codes du polar, pour raconter une histoire de passions extrêmes, de solitudes, de recherche éperdue. Et le film devient passionnant, jusqu'à un final très abouti. Il faut souhaiter que Seules les bêtes aura du succès, pour que Dominnik Moll puise continuer à nous offrir de tels films, malheureusement rares dans le cinéma français. Hautement recommandé.
Excellent film à tiroirs, où le destin de chacun dépend tellement des petits actes des autres. Suspens parfaitement entretenu, et surprises jusqu'à la dernière image... A ne pas louper !
Le genre de film qu'on aurait aimé aimer. Début intrigant, bonne exposition des personnages, décors enneigés des Causses cinégéniques, interprétation et mise en scène soignées harponnent le spectateur pendant la première heure. Et d' harponnage, il est justement question dans la seconde moitié, de manière trop détaillée -donc longuette - et qui, surtout, fait appel à l' entière adhésion de qui regarde ( peut-on vraiment être si naïf que le "pigeon"?). Les divers éléments de l'intrigue de départ se mettent alors en place un à un, mais le spectateur a décroché et seul le (mini) coup de théâtre final réussira encore à le surprendre.
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