Seules Les Bêtes
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261 critiques spectateurs

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selenie

7 446 abonnés 6 656 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 décembre 2019
Ce système narratif en chapitrage forme un puzzle intéressant, la tension grimpe doucement mais pas de façon assez forte, le suspense étant de même trop vite éventé. Ce puzzle crée surtout un mystère qui ajoute à l'atmosphère pesante dont Dominik Moll a le secret. Ensuite, le lien entre Abidjan et le Causse tient à une succession de coïncidences qu'on accepte difficilement tant on tombe dans la simple invraisemblance avec l'auto-stoppeuse. Le cinéaste reste un de nos maîtres du film noir, l'atmosphère est parfaitement rendu. En prime un casting au diapason, des acteurs impeccables. Un peu déçu de par les maladresses multiples mais on reste immergé dans cette intrigue qui nous lâche jamais avec pourtant une noirceur et un pessimisme complètement assumée.
Site : Selenie
poet75
poet75

298 abonnés 703 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 décembre 2019
Autant, récemment, je trouvais désuet le film de Rian Johnson À couteaux tirés, avec son intrigue à la Agatha Christie, autant j’ai été séduit par Seules les bêtes, film dont l’action se fonde également sur la résolution d’un mystère, mais au moyen d’une écriture autrement plus inventive et plus ancrée dans le monde d’aujourd’hui. Nul besoin ici d’un fin limier du genre Hercule Poirot ou Miss Marple, c’est le scénario lui-même qui, très habilement imaginé, nous conduit vers la solution de l’énigme.
Pour ce faire, Dominik Moll, cinéaste trop rare (dont j’avais beaucoup apprécié Harry, un ami qui vous veut du bien en 2000), s’est inspiré d’un roman de Colin Niel, paru aux éditions du Rouergue en 2017. C’est précisément sur le causse, là où subsistent quelques fermes et où ne résident que quelques habitants isolés, que nous entraîne le réalisateur. Un jour d’hiver, alors que tout est recouvert de neige, est retrouvée la voiture abandonnée d’Evelyne Ducat (Valeria Bruni Tedeschi), une habitante de la région. Les gendarmes se mettent à sa recherche, mais elle demeure introuvable.
C’est donc vers l’éclaircissement du mystère de cette femme disparue que nous mène l’intrigue savamment écrite du film. Pour y parvenir, le cinéaste se focalise, tour à tour, sur plusieurs personnages, tous liés, d’une manière ou d’une autre, à la disparition d’Evelyne Ducat. Chacun apporte donc ses propres éléments, son propre point de vue, ses propres zones de mystère, afin de cheminer jusqu’à la vérité. Certains éléments s’avèrent d’ailleurs trompeurs ou, en tout cas, dans un premier temps, ils sont mal interprétés, parce qu’ils ne sont d’abord perçus que du point de vue d’un des personnages. Ce n’est qu’à la fin du film que se résolvent toutes les énigmes.
Or tous les personnages, d’une manière ou d’une autre, souffrent de solitude ou d’insatisfaction. Tous sont comme des naufragés, tous ont une vie qui ne leur convient pas et sont donc en recherche d’autre chose. Joseph Bonnefille (Damien Bonnard) traîne son âme en peine dans une ferme très isolée. Michel Farange (Denis Ménochet) et sa femme Alice (Laure Calamy) ne sont pas davantage satisfaits ni de leur vie de couple ni de leur vie à la ferme. Quant à Marion (Nadia Tereszkiewicz), c’est une jolie serveuse qui s’est prise d’un amour fou pour Evelyne Ducat au point de tout quitter au nom de cette passion.
Tous sont donc liés, pour une part plus ou moins grande, à la disparition de cette dernière. Mais il reste encore un personnage, prénommé Armand (Guy Roger N’drin), qui, lui, réside bien loin du Rouergue, en Côte d’Ivoire, à Abidjan. Comment un Africain peut-il avoir un rôle à jouer, et un rôle qui n’a rien de mineur, dans la disparition d’une femme sur le causse ? C’est la trouvaille la plus étonnante de cette histoire et elle n’a rien d’incongru. Au contraire, elle est totalement plausible. spoiler: Car Armand est un de ceux qu’on appelle familièrement « brouteur », autrement dit un arnaqueur sévissant sur internet en se faisant passer pour quelqu’un d’autre, de préférence une charmante jeune fille, au moyen de photos et de vidéos suggestives. Il ne reste plus qu’à attraper le pigeon, l’homme européen en mal d’affection qui ne demande qu’à fantasmer sur la charmante femme qui se montre à lui sur son écran d’ordinateur et qui, bien sûr, ne tarde pas à lui demander les aides pécuniaires dont elle prétend avoir besoin.
Je ne peux en dire davantage, de peur de trop dévoiler l’intrigue du film. Certains spectateurs jugeront peut-être que cette histoire est tirée par les cheveux. Je pense, au contraire, que tout est crédible. Ce film donne, à sa manière, un aperçu de quelques réalités du monde d’aujourd’hui, de l’esseulement d’un grand nombre de personnes, de leurs fragilités, voire de leurs détresses.
clamarch
clamarch

16 abonnés 219 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 décembre 2019
Très bonne surprise malgré quelques longueurs d'Afrique. Mais c'est en Afrique aussi que le film est parfois jubilatoire : tel est pris qui croyait prendre..Parfaitement agencée en tiroirs, l'intrigue se tient et nous tient.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 7 décembre 2019
Je n'ai absolument pas saisi l'intérêt de ce film qui a mon sens rentre dans le club des nanars. Tout compte fait le scénario me semble digne d'une saga de l'été...
Dommage car la bande annonce présageait un bon thriller..
ISABELLE BON
ISABELLE BON

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 décembre 2019
Tip top... je recommande
Bons acteurs bon scénario bon suspens
Film à "tiroirs" bien mené
Beaux paysages , belles ambiances bien filmés
Serge V
Serge V

88 abonnés 446 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 décembre 2019
seules les bêtes est un film surprenant , le scénario est complexe , jouant sur sur le vécu de 5 personnages tous mêlés à la disparition d ' une femme dans les Causses et ses ramifications à Abidjan ,on voit au fur et à mesure ce qui s ' est vraiment passé en revoyant le déroulement des faits pour chacun des héros ! l ' interprétation est excellente Denis Ménochet en tête ! mon jugement est minoré par un certain nombre d ' invraisemblances , l ' échange de messages sur internet est long et on n' y croit pas ,le héros ( Denis Ménochet ) est vraiment trop naïf ! et on pourrait donner un second titre à ce film : hasard et coïncidences ! quant à la fin , encore une coïncidence et qui tombe comme un cheveu dans la soupe !!
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 7 décembre 2019
Très fidèle à l'esprit du roman de Colin Niel. De la même manière les acteurs trouve le bon ton et les postures qui vont biens. De superbes images du Causse Méjan et l’ambiance d’Abidjan en contraste. Un film indéniablement à voir.
Cinemadourg

906 abonnés 1 784 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 décembre 2021
En Occitanie, sur le causse Méjean, une voiture est retrouvée abandonnée le long d'une route au milieu de nulle part.
La conductrice disparue est rapidement identifiée, une enquête commence alors dans cette région isolée de tout et recouverte de neige en cette saison.
Cinq personnes, cachant chacune un secret, se retrouvent de près ou de loin impliquées dans ce drame.
Qu'a t-il bien pu se passer ?
Ce thriller rural, tiré du roman éponyme de Colin Niel paru en 2017, nous fait découvrir tour à tour les protagonistes mêlés à cette histoire sordide et terrible.
Les comédiens sont convaincants et le scénario superbement écrit, on plonge à 100% dans ces événements épouvantables sur fond de misère affective et de funeste hasard.
Assez saisissant.
Site www.cinemadourg.free.fr
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 6 décembre 2019
Narration sophistiquée au service d'un scénario peu convaincant, l'ambiance hivernale et africaine du film est un petit plus, un peu déçu après un début de film prometteur
William Dardeau
William Dardeau

36 abonnés 176 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 décembre 2019
On avait oublié Dominik Moll depuis l'excellent Harry, un ami qui vous veut du bien. On est tout heureux de le retrouver dans ce polar "glaçant" au sens propre et au sens figuré. Le début paraît poussif et convenu; on craint fort de s'être laissé embarquer dans un téléfilm style "meurtre dans le massif des Causses". Mais très rapidement le spectateur comprend qu'il ne s'agit pas du tout de cela. Très intelligemment et avec une grande maîtrise, Dominik Moll détourne les codes du polar, pour raconter une histoire de passions extrêmes, de solitudes, de recherche éperdue. Et le film devient passionnant, jusqu'à un final très abouti. Il faut souhaiter que Seules les bêtes aura du succès, pour que Dominnik Moll puise continuer à nous offrir de tels films, malheureusement rares dans le cinéma français. Hautement recommandé.
75001tine
75001tine

12 abonnés 51 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 décembre 2019
Excellent film à tiroirs, où le destin de chacun dépend tellement des petits actes des autres. Suspens parfaitement entretenu, et surprises jusqu'à la dernière image... A ne pas louper !
Avoine M.
Avoine M.

70 abonnés 295 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 décembre 2019
Le genre de film qu'on aurait aimé aimer. Début intrigant, bonne exposition des personnages, décors enneigés des Causses cinégéniques, interprétation et mise en scène soignées harponnent le spectateur pendant la première heure. Et d' harponnage, il est justement question dans la seconde moitié, de manière trop détaillée -donc longuette - et qui, surtout, fait appel à l' entière adhésion de qui regarde ( peut-on vraiment être si naïf que le "pigeon"?). Les divers éléments de l'intrigue de départ se mettent alors en place un à un, mais le spectateur a décroché et seul le (mini) coup de théâtre final réussira encore à le surprendre.
traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 décembre 2019
Ce n'est pas un secret, depuis Harry, un ami qui vous veut du bien, Dominik Moll représente un cinéma qui se caractérise par une mécanique scénaristique bien huilée qui privilégie la montée des tensions jusqu'à l'extrême. Seules les bêtes est dans cette lignée avec une construction très habile qui fait passer d'un personnage à un autre en 5 chapitres et autant d'histoires amoureuses, toutes enchevêtrées, chacune d'entre elles apportant des éléments nouveaux pour que le puzzle soit totalement reconstitué. Malgré la maîtrise technique et narrative de Seules les bêtes, il y a tout de même un bémol majeur : la part importante de coïncidences qui rend possible l'ordonnancement des faits, l'une d'entre elles (la fille qui fait de l'auto-stop) paraissant tout de même énorme même si l'un des personnages du film prétend que le hasard est plus fort que tout. Dans la même optique, le dénouement, en forme de clin d'oeil, est pareillement too much. La vision d'une certaine jeunesse africaine, avec la délinquance numérique, peut poser également un problème qui ne manquera pas d'être relevé, comme étant un regard réducteur et orienté d'un esprit européen. Toutes ces questions de vraisemblance et d'attitude font que la belle mécanique n'est peut-être pas aussi parfaite qu'elle souhaiterait l'être.
benoitG80

3 590 abonnés 1 464 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 décembre 2019
« Seules les bêtes » prouve décidément que Dominik Moll a un sacré talent de touche à tout, d’autant plus qu’il réussit son coup à chaque fois...
Ici ce polar entre le froid glacial des Causses et le soleil accablant d’Abidjan est sacrément au point côté intrigue !
Quel tour de force de nous balader ainsi de personnage en personnage, de petites histoires en petites histoires, en réservant en prime un chapitre personnel à chacun.
Ce qui nous permet de saisir chaque version, chaque point de vue en fonction de ce qui a été vraiment vécu par celui placé sous le microscope. Et ce petit retour sur image avec cette mise au point focalisée, est un procédé qui devient petit à petit extrêmement efficace.
Le scénario est donc diablement habile, même si les débuts nous plongent dans un brouillard, ou plutôt une tempête de neige dans horizon à la clé !
Sans oublier que Dominik Moll nous concocte dans ses pistes et explications, quelques scènes où des dialogues écrits par écran interposé, dégagent un humour particulier, rien que par les réactions des auteurs, ce qui va produire de sacrées étincelles, mais on n’en dira pas plus évidemment !
Les acteurs, et en particulier Denis Ménochet, sont vraiment intéressants dans leur manière de jouer, totalement hors des sentiers battus, comme l’est aussi Damien Bonnard dans un genre à peine différent.
De sacrés individus bourrus, taiseux et plutôt inquiétants dans ce contexte glacé !
Ce polar original, très bien ficelé et agencé de par sa démarche narrative, finit irrémédiablement par intriguer, puis complètement séduire le spectateur qui n’a pas fini d’être surpris jusqu’à la fin, tant le hasard est toujours au dessus de tout en n’ayant de surcroît pas de limite !
Encore une étonnante et brillante réalisation de ce surprenant cinéaste qui est décidément très bien et diversement inspiré, et c’est tant mieux pour nous !
Dandure
Dandure

185 abonnés 205 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 décembre 2019
Attention, cet avis comporte ce genre de spoiler: spoiler: du massif central à Abidjan...à pied...la vache, ça c'est de la détermination! Et de la grosse ellipse aussi.

La bande-annonce semblait promettre un thriller entre hiver blanc et magie noire. Sauf qu'au 3/4 de la BA surgit la chanson "Tu t'en vas" et on ne comprend plus très bien...où l'on va.
Adaptés d'un livre que je n'ai pas lu, "Seules les bêtes" affiche un dispositif simple et efficace. Une femme a disparu et le spectateur, intrigué puis fasciné va suivre la piste de sa disparition à travers les points de vue successifs des différents personnages. Leurs histoires secondaires finiront par livrer la clé de la trame principale. Mais le film ne se limite pas à un simple mystère policier. Il se double aussi d'un film à sketches sur le thème "l'amour, c'est donner quelque chose que l'on a pas à quelqu'un qui n'en veut pas (Jacques Lacan) et se triple d'un double drame social. Autant d'ambitions réalisées sans esbroufe ni faux semblant dans un style sobre et efficace.
Bon après, on peut regretter que certains personnages disparaissent en cours de route parce qu'on passe à quelqu'un d'autre, qu'au final, il n'y ait au final que spoiler: 2
personnages importants, que le rythme s’essouffle dans les phases de spoiler: virtualités
, et surtout que les spoiler: paysans
et les spoiler: jeunes ivoiriens
passent pour des spoiler: arriérés
(bah si, un peu quand même). Néanmoins, la dernière scène comme un second pied-de-nez du hasard offre au récit une chute vertigineuse.
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