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La Marguerite
1 critique
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5,0
Publiée le 29 septembre 2021
J'ai eu l'honneur et le privilège de voir l'avant première du biopic du groupe de rap NTM. C'est une vrai réussite, un film très réussi, de la réalisation aux choix des acteurs '' un joey starr et un kool Shen plus vrai que nature ''. Ce film mérite d'être vue et un 5 étoiles. A voir Vraiment, même si vous n'êtes pas fan...!
C'est de la bombe bébé. supers duos d'acteurs pour incarner le groupe NTM et ses débuts. Une belle immersion, c'est du vrai rap des gars du quartier. On est dedans. le film est même trop court, on redemande. Félicitations !!!!
Alors à Audrey Estrougo pour cet excellent film avec des comédiens magistraux dont 2 de Rouen présents pour cette avant-première du 28/09/21 au Pathé Docks 76 (salle la plus pleine sur l'ensemble de la France ).
Tout y est, la douleur, la colère, la révolte, les rires, l'émotion mais également l'époque d'une descente aux enfers des cités qui a permis la naissance de SUPRÊMES NTM et par la même d'exprimer la révolte de toute une génération.
Ces mêmes textes percutants d'une jeunesse en colère résonnent tjrs bien tristement pour celle d'aujourd'hui
Suprêmes a le mérite de retracer le parcours du groupe Suprêmes - NTM d'un point de vue intime. La veine biopic permet d'entrer dans la complexité de JoeyStarr (notamment ses efforts de valorisation auprès de son père qui rejette violemment son côté déjanté) et Kool Shen (à la plume aiguisée), qui ont participé au scénario. Le film dresse aussi le portrait d'une époque, lorsque les banlieues abandonnées à leur sort se révoltaient via la musique et les émeutes. Les textes de rap expriment la rage des jeunes et leurs rythmes enfiévrés finissent par galvaniser les foules, ce qui agace les autorités qui cherchent à les contrôler. Les deux acteurs, Théo Christine et Sandor Funker, sont remarquables, totalement investis dans un biopic parfaitement chronologique (de la création du groupe en 1988 et ses essais pathétiques de sortir du lot au premier concert au Zénith en 1992, donc pas jusqu'à la séparation du groupe en 1999), quelque peu appliqué dans sa mise en scène mais qui se muscle quand il s'agit de rendre compte du talent sur scène des deux rappeurs. On sent comment ces deux jeunes de Seine Saint-Denis ont pu devenir les porte-parole des révoltes de leur génération. Par contre, même si le duo rejette toute récupération et que le film commence sur des images d'archives de Mitterrand parlant des difficultés des banlieues, le contexte politique (la montée de l'extrême-droite) est pratiquement absent. A voir ce qu'en fera la série coproduite par Arte et Netflix sur le même sujet. (compte-rendu du festival de Cannes sur Africultures)