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Colombanicelia18
3 critiques
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3,5
Publiée le 27 octobre 2021
Un film subtil et oppressant qui continue de vivre en moi longtemps après l'avoir vu... Qui montre, à la manière de la première saison de The Morning Show à quel point il est difficile d'évaluer le poids d'une emprise psychologique, à quel point les prédateurs eux mêmes ne s'en rendent pas compte... Avec en plus ce milieu du ski de haut niveau rarement, jamais, filmé.
Émouvant, angoissant, très bien interprété par Noée Abita et Jérémie Renier. J'ai apprécié le fait que ce ne soit pas manichéen : le coach a aussi des qualités, et de son côté, la jeune fille a des sentiments ambivalents, entre attirance et dégoût. La fin est un peu déconcertante : il faut peut-être imaginer que Liz va réussir à se libérer de l'emprise de Fred, et continuer sa route de championne. Magnifiques paysages alpestres.
La mise en scène est très soignée, les descentes à ski sont magnifiquement filmées. Certaines scènes assez choquantes, notamment une qui met vraiment mal à l'aise. Film plus sur l'emprise psychologique d'un entraîneur sur sa protégée. J'ai trouvé cet aspect trop simpliste. Effectivement on n'est pas dans quelque chose de binaire avec un prédateur et une victime, mais cette relation entre les 2 protagonistes aurait pu être plus approndie, la réalisatrice aurait dû accentuer toute l'ambivalence qu'il y a dans cette relation. Mention spéciale pour Noée Abita, un rôle particulièrement difficile à jouer.
Vu en avant première, je vous le recommande dès sa sortie. le sujet est extrêmement bien traité. Noé Abita et Jérémie Rénier sont simplement époustouflant.
L’équilibre et la force se jouent dans l’écriture des personnages, mais aussi dans une mise en scène joueuse, tendue et travaillée qui fait de Slalom plus qu’un film coup de poing, mais plutôt une véritable œuvre de cinéma. A voir !
J adore, la réalisatrice a su faire un film digne de ce nom. Touchant, ruche, réaliste.... Je conseille à tous de le voir.... Courage. Un film et une réalisatrice à decouvrir
C'est trop osé. Jusqu'où va t on aller avec les scènes sexuelles ? Je suis pourtant large d'esprit mais ce film n'avait pas besoin de nous montrer ainsi l'intimité du couplé. La caméra aurait pu nous laisser deviner, les pauvres acteurs !
Très bon film qui aborde un sujet délicat mais hélas d'actualité les images de montagne et de compétition sont superbes les acteurs jouent bien quelques longueurs mais un film a voir en famille pour ouvrir la discussion
Quoiqu'il soit un peu prévisible dans sa narration, Slalom tire toute sa force de son authenticité. Le film traite d'un sujet très dur et sérieux, et il serait facile de tomber dans le manichéisme, avec un méchant très méchant et une victime très victime. Mais Slalom ne cède pas à la facilité,spoiler: et on voit même l'agresseur regretter son geste, essayer de freiner ses pulsions, quand de son côté la victime (sous l'emprise de son professeur, ce qui excuse l'excuse totalement) qui trouve un certain plaisir dans cette attention particulière qu'elle reçoit. Le film en profite pour glisser un message sur le rôle des parents, et les acteurs font un travail correct. On regrette juste que l'histoire soit assez unidimensionnelle.
Slalom, réalisé par Charlène Favier, est un film très émouvant sur l’arrivée d’une jeune fille dans une école de ski, et son ascension au très haut niveau de son sport et de sa passion, le slalom en ski. Au premier abord, Slalom semble reprendre une structure cinématographique classique du récit d’un jeune talent: l’entraîneur trop strict, qui la pousse jusqu’à la rupture, la famille quasi absente et désintéressée, les très hauts et les très bas, et bien sûr la victoire finale… Cependant, le film parvient à se détacher subtilement de ces codes. Lyz est une adolescente reconnue pour son talent de skieuse; le film débute à son entrée d’une école de ski dans la montagne. Il n’est pas facile de saisir l’emplacement de cette école, à l’exception d’un “Val d’Isère” inscrit sur le pull de Lyz, alors qu’elle court dans la neige plus tard dans le film. Les paysages sont magnifiques, avec un bâtiment au beau milieu d’une forêt de neige perpétuellement grandissante au fur et à mesure que la fausse poudre blanche, très réaliste par ailleurs, tombe en douces vagues au sol. Pourtant, on ne se croirait pas dans une mauvaise rom-com de Noël: l’atmosphère ne s’y prête pas. En effet Lyz, déterminée à réussir, se pousse au bout de ses limites en s’entraînant jour et nuit tout en écoutant les critiques aussi incessantes qu’irritantes de son entraîneur, Fred. Elle ne semble que rarement y prendre du plaisir, tant elle souffre sous le coup des interminables exercices intensifs qui font tressaillir le spectateur: elle stimule électriquement ses muscles à l’aide d'électrodes qui la font grimacer de douleur, coure dans la neige tombante jusqu’à en saigner du nez, et même manque de se briser le genou en soulevant une haltère. Et autour de tout cela, et même presque au centre de tout, il y a Fred. Après ses débuts très difficiles à l’école, elle s’améliore grandement et une relation très particulière s’installe entre les deux protagonistes. Fred est un entraîneur très strict, dur avec ses élèves et violent à la fois verbalement et physiquement. Pourtant, cela ne semble pas repousser Lyz. Jonglant entre les amitiés jalouses de son grand succès sportif, les amours qui apparaissent soudain, ses joies de victoires, une mère omniprésente dans l’histoire mais jamais présente physiquement, et bien sûr la confusion d’une relation intime, violente et pour le moins problématique, Lyz entre brusquement dans un autre monde, et semble expérimenter tout en même temps. Tout au long du film, elle donne l’impression d’être entraînée dans un ouragan inévitable duquel elle ne peut jamais sortir, sans qu’elle n’ai le temps de réfléchir ou de respirer. Elle se lance dans tout les bras ouverts, dans un nouveau monde, dans un monde qui n’était pas le sien mais dans lequel elle semble tout de même s’accrocher. Slalom n’est pas seulement le beau récit de l’ascension d’une jeune athlète au sommet, mais aussi le récit d’une femme pleine de maturité qui se cherche soi-même tout au long du film. C’est un film très excitant à regarder. Le spectateur peut se prendre à exulter lorsque Lyz exulte, à s’attrister lorsqu’elle ne réussit pas. Il propose également des scènes déchirantes et horribles qui font froid dans le dos. Cependant, certaines scènes paraissent forcées, presque “trop” pour faire pleurer le spectateur. Sans jamais vraiment atteindre le statut de grand film ou de film génial, Slalom est une image particulièrement émouvante et presque attristante d’une femme en devenir, qui se cherche parmi toutes les distractions que lui offre la vie.