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Les plaisirs des mots
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2,0
Publiée le 28 septembre 2021
Slalom est le seul film que j'ai vu récemment au cinéma et que je n'ai pas du tout aimé. Une première piste quant à ce constat, est de supposer que je n'étais pas assez renseignée sur l'histoire. Je n'avais pas lu le résumé, ni vu la bande annonce (seulement un trailer de trente secondes)... en même temps comme je vous l'ai dit, quand les cinémas ont ré-ouvert, je suis allée en salle dès que je le pouvais, voir ce qu'il y avait de disponible à l'heure-là... mauvaise pioche !
L'histoire de Liz et de sa relation toxique avec Fred m'a totalement prise au dépourvu. Pendant la première partie de l'histoire, on découvre une jeune fille pleine de vie et d'ambition malgré un contexte familial compliqué. Je me suis laissée charmer par son grand sourire et son visage rond, j'ai suivi avec entrain ses entraînements puis sa première victoire en slalom... et après, patatra !
Le nœud du problème, le cœur du film : cette relation malsaine entre l'entraîneur, ex-champion qui retrouve ses sensations à travers les succès de la jeune fille, trop jeune et inexpérimentée pour se défendre de lui. En soit, je pense que le film fonctionne et nous raconte exactement ce que sa réalisatrice a voulu (c'est d'ailleurs pour ça qu'il est si bien noté) mais... pour moi c'était seulement traumatisant à regarder. Voir cet homme abuser d'une toute jeune fille sans échappatoire... c'est trop bien joué, trop réaliste, et je ne me suis sentie capable que de rejeter ce que je voyais. Voir Lyz se déconstruire petit à petit à cause de lui, ça m'a plus dégoûtée que révoltée en fin de compte.
Alors, au final, je ne pense pas que Slalom soit un mauvais film. Les acteurs en sont très talentueux, la réalisation est efficace, l'atmosphère réussie pour nous donner ce sentiment de voir quelque chose d'affreusement malsain... mais je n'ai tout de même pas du tout aimé. Quand j'y repense, je me sens seulement mal pour Lyz et impuissante face à un sujet que j'imagine réaliste et complexe, mais sur lequel je n'ai pas d'emprise.
Lien vers l'article du blog : https://www.lesplaisirsdesmots.fr/le-retour-du-cinema/
une histoire d'emprise sur des pistes enneigées... je m'en pourléchais les babines par avance... aïe aïe aïe... après à peine 20 mn, une chape d'ennui m'est tombée dessus... peu de finesse psychologique, des scènes totalement inutiles (quand elle est prise en stop par exemple...), des acteurs qui jouent toujours pareil, des décors sans intérêt et une fin totalement ratée...!
Bon film ! Je ne peux ni ne veux pas spoiler, mais la femme que je suis avec très envie de taper un(e) acteur(trice) qui d'ailleurs joue très bien même trop !
Les rapports entraîneur-athlète, on le sait, peuvent mener à une véritable emprise du premier sur le second. La réalisatrice livre un premier film juste et complexe mais effleure son sujet, a peur d'aller aussi loin que dans "beau-père" ou "les chatouilles".
De nombreux réalisateurs auraient traité ce sujet avec la finesse d'un paysan amenant ses vaches au comice, avec de gros, de très gros sabots. Il est effectivement facile de sombrer dans une approche manichéenne, chose que Charlène Favier - pourtant directement et intimement concernée - a sû éviter. Au contraire, elle montre la complexité des situations et l'ambigüité des relations entre la jeune sportive et son entraineur. Jérémie Reignier n'en est ni excusé ni rendu sympathique mais la jeune réalisatrice sait porter l'éclairage sur les aspects cachés de cette violence invisible. La réalisation st subtile et efficace. Un premier film très réussi.
Je m'attendais à découvrir un feeling good sportif et au lieu de cela, je tombe sur le film prétentieux d'une réalisatrice (Ayant subi des horreurs durant son adolescence) qui aurait du se contenter d'un livre pour dénoncer ce qu'elle a subi, au lieu d'en faire un film avec des cadres aussi négligés, une mise en scène inexistante, des situations particulièrement malsaines qui auraient dû être suggérées, au lieu d'être montrées, intégralement. En prenant ce parti, Charlène Favier a amputé toute l'empathie qu'elle était supposée provoquer. Notamment avec son personnage principal incarné par Noée Abita, inexpressif et froid. "Slalom" se conclu comme il a commencé : un grand vide... Sur un drame psychologique, il est évident que la caméra filmera davantage les pensées que des dialogues, pour autant, il est nécessaire en amont de susciter l’adhésion, de provoquer une identification à l'héroïne et c'est précisément sur ce point que ce film passe totalement au travers.
Première partie difficile : le coaching est artificiellement brusque, la relation est malsaine dès le début et la skieuse est un peu absente avec peu de charisme. Quelques scènes font monter la pression et l'intérêt : caresses dans la voiture, regard de désemparée vis-à-vis de sa mère quand elle doit accepter d'être hébergée par son coach. regards troubles,... Beaucoup trop de scènes de nuit... Seulement 2 scènes de descente filmées. Le film n'est vraiment pas axé sur les sensations de compétition. Et la fin nous laisse déçus...
Porté par deux acteurs brillants d'interprétation, "Slalom" nous plonge dans les affres de l'emprise psychologique dans le monde socio-éducatif. Esthétisme soigné et justesse des dialogues renforcent le sujet, mais un épilogue se voulant songeur peut laisser un sentiment d'inachevé.
J'ai beaucoup aimé ce film, malgré le peu de dialogue, Noée Abita transmets énormément d'émotions et de messages par son jeu d'actrice. Et Jérémie Renier est parfait. Bravo.
L'actrice physiquement n 'est pas crédible en skieuse de haut niveau avec ses cannes de serin, ceci dit le film se suit plaisamment avec une fin inachevée .. 2 étoiles et demie!
Film intéressant sur les relations entre une jeune sportive et son entraineur même si la force du film réside plus dans son sujet par lui-même que par son traitement. Le film ne brille ni par sa mise enscène et la jeuen actrice manque de charisme. Coté forme, seule la performance de Jeremy Rénier vaut le détour, il excelle dans ce role ambigu d'entraineur intentionné qui se révèle rapidement en prédateur sexuel.
Un premier "long" qui se propose de narrer le précoce cursus honorum de "Lyz" (prénom improbable, déniché sans doute par sa mère dans quelque niaiserie télévisuelle), 15 ans, en "sport/études" à la montagne (Savoie), puisqu'il s'agit de compétitions de "Slalom" : spoiler: championne de France, puis d'Europe en suivant - une participation aux championnats du monde promise. À moins que... Peut-on trouver quelque attrait à ce film (sélectionné pour le festival avorté en 2020, à Cannes - on se demande bien sur quels critères...) ? Description par le menu des entraînements de ski alpin, à l'usage des "espoirs" français ? Même cet aspect documentariste peine à remplir le contrat...spoiler: Dans le cadre du mouvement "Me Too" apppliqué au sport de haut niveau, et la réalisatrice ayant fait la confidence que son scénario était réaliste (elle-même en victime, à l'âge de son héroïne), on se dit qu'il s'agit d'abord, et surtout, d'un pamphlet contre l'"emprise" (un entraîneur de 40 ans abuse de son autorité et de son charisme pour s'occuper d'un peu trop près de son tendron de pupille). Mais les images sont brutes, l'appareil critique inexistant - alors, ce n'est que choses sordides, malsaines, livrées au voyeurisme. Coproduction oblige, spoiler: le rôle du pervers est assuré par le Belge Jérémie Renier, au minimum syndical. Quant à la jeune abusée (Noée - sic - Abita), elle tient un peu trop la posture de la sidération, et le registre du mutique, pour qu'on s'intéresse vraiment à son pourtant pitoyable sort. De la pellicule gâchée.
Juste. Quelques belles séquences un peu immersives. Mais qui reste très "film of the week" quand même. Et cette accroche "foncez le voir" sur l'affiche, quelqu'un est payé pour avoir ce genre d'idée ?
Tres bon film sur le sujet délicat du harcèlement dans le sport. Traité avec subtilité et sans manichéisme . Tres belle photo et un Jérémy Regnier toujours impeccable