Slalom
Note moyenne
3,3
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171 critiques spectateurs

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CloakBack
CloakBack

6 abonnés 347 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 janvier 2026
Slalom installe un malaise progressif, presque physique, qui s’impose sans jamais chercher l’effet. Un film resserré et âpre, dont la rigueur dérange autant qu’elle force l’attention.

Avant de voir Slalom, il faut savoir qu’il s’agit du premier long métrage de fiction de Charlène Favier, ancienne sportive de haut niveau. Le film n’est pas un drame sportif classique, mais un récit sensoriel et fermé, où le ski devient un cadre régi par la discipline et des rapports d’autorité très marqués. Tourné dans un souci de réalisme, Slalom privilégie le ressenti et la tension diffuse au discours explicatif, demandant au spectateur d’accepter l’inconfort comme mode de regard.

Sur le fond, le film explore les mécanismes de l’emprise psychologique dans un environnement où l’autorité est normalisée et rarement questionnée. L’exigence de performance et la hiérarchie installent une zone grise où les limites se déplacent sans jamais être clairement nommées. La domination se construit par touches successives, sous couvert de bienveillance et d’excellence, jusqu’à rendre toute contestation difficilement formulable. Le consentement n’est pas nié, mais progressivement altéré par la dépendance affective et la peur de perdre sa place.

Le film aborde aussi le silence collectif et la responsabilité diffuse. L’institution et le groupe participent à un aveuglement souvent passif, parfois complaisant. Le corps de la jeune sportive devient un territoire évalué et contrôlé, révélant comment la performance peut servir d’alibi à des dérives profondes. Le propos reste clair sans être appuyé : les violences naissent moins de la transgression frontale que de cadres socialement légitimés.

De mon côté, j’ai trouvé Slalom très malaisant et dérangeant, avec certaines scènes réellement difficiles à regarder. Non pas parce que le film serait maladroit, mais parce qu’il atteint précisément ce qu’il cherche à provoquer. J’ai particulièrement apprécié la mise en scène sensorielle, le réalisme du milieu sportif et le point de vue très resserré, qui renforcent l’immersion et la tension constante.

Ces choix ont toutefois leurs limites. L’inconfort prolongé et la focalisation étroite peuvent devenir éprouvants sur la durée, tandis que la narration volontairement minimale donne parfois une impression de stagnation. Les personnages secondaires restent en retrait, renforçant l’isolement du regard mais au prix d’une certaine frustration.

Slalom s’impose ainsi comme une œuvre tendue et nécessaire, plus préoccupée par la justesse de son regard que par le confort du spectateur, et dont la force tient précisément à ce refus de l’apaisement.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 octobre 2025
Une adolescente de 15 ans intègre une prestigieuse section ski-étude d’un lycée et va tomber sous la coupe de son entraineur. Le film aborde le sujet délicat du harcèlement moral dans le sport et des abus sexuels de façon frontale sans pour autant tomber dans la facilité et le manichéisme grâce à une écriture aiguisée toute en ambiguïté malgré quelques scories dans celle-ci. Techniquement bien maitrisé, la réalisatrice Charlène Favier dont il s’agit ici du premier long-métrage fait preuve d’une réelle aisance derrière la caméra pour ne pas tomber dans le piège de la mise en scène bateau. Enfin, elle s’appuie sur une bonne distribution, outre l’excellent Jérémie Renier, c’est la jeune Noée Abita qui crève l’écran en incarnant avec à la fois subtilité et force cette jeune fille prise dans les filets de son coach.
Barbara B.
Barbara B.

6 abonnés 35 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 août 2025
Très bien réalisé et plutôt crédible, car les lieux comme le lycée, le local du club des Arcs, Stade de Tignes, etc existent tous tels quel. C’est très bien joué par les actrices et acteurs mais la fin est vraiment trop légère, et c’est très dommage car c’est justement sur ce point qu’il faudrait insister pour que les jeunes athlètes ne disent pas juste un petit non timide mais plutôt une grosse dénonciation avec soutien de la ffs et de la famille!!!
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 mai 2025
Après une première partie réussie qui sonde les zones troubles d’une relation entre un entraîneur charismatique et un jeune prodige qui, pour être à la hauteur, transforme son corps et son esprit en reniant son passé – c’est-à-dire ici la famille, les amis, le lycée – et en recourant à diverses substances, figurant une toxicité que l’on encourage, que l’on tolère et, à terme, que l’on consacre au moyen de rangs de classement, de médailles et de coupes, Slalom s’égare dans un discours psychologique pompeux qui traite séparément les tonalités jusqu’alors confondues. Le passage à l’acte se double d’une fracture qui blesse et dégrade tout autant le personnage de Lyz que le film tout entier, comme dérouté et dépassé par les événements. La réalisation est inégale, alterne les séquences en caméra embarquée dans les descentes de pistes et celles, approximatives, dans les espaces clos dont la réalisatrice ne sait que faire. Nous retiendrons donc le courage avec lequel cette dernière s’empare d’un sujet difficile, ainsi que la prestation remarquable des comédiens, Noée Abita et Jérémie Renier en tête.
Aaym68
Aaym68

1 abonné 214 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 mars 2025
L'emprise et les abus sexuels d'un coach sur une jeune apprentie championne. Très bien joué, glaçant par moments. Le cadre des entrainements et des compétitions de ski est très bien restitué; on sent le vécu de la réalisatrice. J'ai aimé le contraste des très beaux paysages de montages, aux Arcs principalement, et des tourments de l'adolescente. Les scènes d'abus sonnent réelles, par contre l'actrice semble un peu frêle physiquement pour incarner une championne de ski....
BerndGan
BerndGan

9 abonnés 186 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 novembre 2024
Un sujet difficile. Il mériterait un traitement complet. le film traîne en longueur alors qu'il y aurait pu avoir une suite à la dernière scène. Le sujet principal de l'emprise déviante sur une jeune sportive n'est pas traité. Il est proposé du voyeurisme, certes "soft", mais sans s'attarder ou se poser la question sur le ressenti de la victime, et, comme le sujet n'est pas traité complètement, sur les conséquences à long termes.
camille
camille

1 critique Suivre son activité

1,5
Publiée le 4 octobre 2024
TRÈS compliqué à regarder, je déconseille fortement aux âmes sensibles ! des scènes épouvantable (une agression sexuelle et un viol) des scènes très longue, c'est déconseillé au moins de 16 ans, j'ai lu très peu d'avis qui prévenait donc je préfère le dire !
T-Tiff
T-Tiff

131 abonnés 1 242 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 août 2024
"Slalom" est un film évoquant la lourde question du harcèlement psychologique et des agressions sexuelles dans le monde du sport, et en particulier ici en suivant le parcours d'une adolescente souhaitant devenir championne de ski. Un sujet assez complexe à traiter et qui est parfaitement porté par le duo formé par Noée Abita, qui joue l'adolescente, et Jérémie Renier qui interprète son formateur. Le film ne slalome pas vraiment et va directement au but, avec une noirceur omniprésente et qui devient parfois un peu trop pesante au long du film. On notera quand même un premier film réussi pour Charlène Favier, qui parvient à bien marquer les esprits avec "Slalom", et atteint donc sa cible.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 janvier 2023
L’entraîneur le dit bien à un moment : « laisse ton cerveau de côté »
Mais jusqu’à quelle limite alors doit-elle au final ne plus réagir ??? Est-ce que ce qu’elle subit doit être aussi effacé de son cerveau? Cela fait-il partie aussi de l’entraînement?
C’est ce qu’elle doit apprendre seule.
Le sujet est fort et le film montre tellement cette jeune fille impuissante jusqu’à savoir dire non mais à quel prix ???
moket

660 abonnés 4 675 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 septembre 2022
Le sujet est fort, les acteurs excellents et les scènes de ski joliment filmées. Cependant, après un bon démarrage, le film patine un peu. Il y a fort à parier, en revanche, qu'on reverra la jeune actrice...
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 septembre 2022
Ce premier long-métrage de Charlène Favier décrit avec une force indiscutable la relation toxique qui se noue entre une jeune skieuse et son entraîneur, interprétés par les convaincants Noée Abita et Jérémie Renier. Sans manichéisme aucun, en s’appuyant sur son propre vécu, la réalisatrice nous montre le glissement progressif d’une jeune fille appliquée et isolée vers des désirs qui ne sont plus les siens, mais ceux d’un homme dont l’ascendant est trop fort. Tout à fait honorable.
Damien Vabre
Damien Vabre

187 abonnés 488 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 juin 2022
L'emprise toxique de ce coach sur une jeune sportive est un sujet intéressant traité avec sensibilité et l'ambiance tendue dans un centre de formation bien décrite mais le rythme manque de force dans les dialogues et la réalisation avec une fin un peu banale.
Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 mars 2022
Un film d’une grande justesse et d’une grande maîtrise sur le sujet complexe et casse gueule de l’emprise. Slalom ou l’itinéraire d’une jeune fille qui intègre un sport étude de ski, dans une structure qui doit lui faire donner le meilleure d’elle même et qui la fragilise par la même occasion. L’écriture est fine, évite le manichéisme et la simplification du sujet et parvient de ce fait à heurter et sensibiliser de manière plus forte le spectateur tant tout paraît crédible. Bien structuré les différentes scènes de ski soulignant les obstacles que doit éviter le personnage de Liz. Un personnage formidablement interprété par la révélation du film Noée Anita. Sur la longueur j ai trouvé que le film s’asséchait un peu et perdait de sa force au fur et à mesure mais ça reste tout de même une réussite et un film qu’on peut juger au minimum nécessaire.
Hotinhere

790 abonnés 5 464 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 mars 2022
Un récit initiatique troublant qui traite avec justesse et sans manichéisme, du mécanisme de l’emprise psychologique d’un prof de ski sur une adolescente, servi par une mise en scène très stylée, et portée par l’interprétation intense de la lumineuse Noée Abita et par celle impeccable de Jérémie Renier.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 25 février 2022
J’avoue être troublé par le point de vue de la réalisatrice. « Slalom » ne chausse pas de gros sabots et ne glisse pas avec autant d’évidence.
En ce qui me concerne, pendant plus d’une bonne heure, « Slalom » déstabilise mes émotions, je ne sais pas trop quoi penser de Lyz (Noée Abita) et de Fred (Jérémie Renier), pourtant, il ne devrait pas y avoir photo, il ne devrait pas y avoir d’hésitation : Fred est un personnage toxique. Oui, son emprise et ses agressions sexuelles sur une ado sont légitimement condamnables et passibles d’emprisonnement. Point barre.
Toutefois, la réalisatrice Charlène Favier semble s’amuser avec les sentiments du spectateur, en tout cas avec les miens. Si le but de la réalisatrice est de skier avec subtilité pour décrire une situation faussement normale, pour culpabiliser son spectateur, alors c’est réussi. Je veux penser plutôt que la réalisatrice veut décrire une situation qui n’a rien de manichéenne, il n’y pas d’un côté un méchant prédateur, Fred, et de l’autre une victime, Lyz. L’un, nécessairement faible, fragile, malade est tombé dans le piège d’une maladroite. En effet, la réalisatrice ne manque pas de nous montrer une ado qui est animée d’un trouble pour Fred. Comment interpréter la séquence du véhicule conduit sur un circuit sur glace ? On sent bien le trouble de Lyz. Elle semble espérer être embrassée par Fred. Evidemment la scène qui suit est terriblement malaisante avec un Fred incapable de maîtriser ses pulsions sexuelles en forçant Lyz à libérer de force son désir niché entre ses jambes. Mais si Fred avait tout simplement déposé un baiser délicat sans même avoir pris la précaution de demander à Lyz, aurait-on parlé de viol ? D’agression sexuelle sur mineure ?
Je reste persuadé qu’une relation majeur-mineur existe sous le manteau. Tant que ça se passe bien, tant que la discrétion est verrouillée, tant qu’il y a tout simplement consentement, amour. Mais là, est un autre sujet… de film.
« Slalom » ne se contente pas de slalomer entre les piquets plantés sur une piste enneigée, il slalome sur l'émotion pour finir sa course sans aucune ambiguïté : spoiler: les scènes qui suivent prouvent que Lyz est bien la victime d’un prédateur sexuel qui a abusé de son pouvoir d’entraîneur sur une athlète adolescente de surcroît.

Mais j’irai plus loin, Lyz est victime de sa maladresse.
Le fait de poser la question suivante : « Lyz est-elle pour autant innocente ? » signifie implicitement qu’elle a provoqué le prédateur. C’est pourquoi, je préfère employer maladresse. Oui, Liz est victime de sa maladresse.
Il est à rappeler que Liz était enchantée de partager le même toit que son entraîneur, elle a forcé la décision et auprès de sa mère et auprès du directeur du centre étude et sport. Tout dans son attitude traduisait un trouble amoureux. Quelques scènes plus tard, la compagne de Fred quitte le domicile, cela ne semble pas déplaire à Liz.
Bref, je me pose la question suivante ?
Ai-je bien saisi la portée du récit ?
Ai-je bien compris la réalisatrice ?
Comment interpréter les signes de Lyz ?
Une ado a le droit d’avoir un trouble amoureux pour son entraîneur, elle a le droit d’être maladroite en donnant des signes de consentement mais pour autant l’adulte ne doit pas avoir un comportement inapproprié.
En tout cas, la relation Noée Abita et Jérémie Renier fonctionne parfaitement. Et par instants, le jeu troublant de Noée m’a troublé au point de me piéger sur le comportement parfois ambigu de Lyz.
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