Dernière affiche datant pour Anya Taylor Joy mais première pour l'également et très jeune Thomasin McKensie, elle fut très injustement trop peu laissée en salle (1 à 2 semaines de carrière), pourtant, dès le départ et rien qu'à son affiche, j'ai fortement senti un rapprochement visuel par rapport à "Terminal" dont le déroulement est également 100% original. Justement le récit, thriller entre temporalité alternée, aventure nocturne et mêlant habillement univers presque impitoyable de la mode et du show-biz, Edgard Wright là écrit sous la forme d'un puzzle dont le départ est trouble, rien à voir entre les 2 héroïne et dont les passages passé / présent sont totalement flou. Une qualité visuelle et photo remarquable ou fluo et modernisme s'assembles à la perfection pour parfaire l'ambiance générale. Puis la base assemblée, nous entrons dans un concrets fascinant ou cette base devient l'œuvre finale composée des vérités aussi bien temporelles qu'actuel, une direction sans temps mort ou très étrangement, là ou l'on pourrait parfaitement être perdu, chaque instant donne son lot d'adrénaline, de suspens et d'envie, tous simplement.
Un récit moralement dure également sur la place féminine des années 60 ou, dans ce show-biz, les jeune comme adultes, étaient prises telles des catins afin de satisfaire leur supérieur pour parvenir au sommet. Anya incarne parfaitement ces femmes obligées de jouée un double, si ce n'est un triple jeu trompeur mais bien huiler, un jeu qui se montre parfaitement fatiguant au moment fatidique. Puis notre couturière en herbe qui va elle aussi, non pas faire double jeu mais double vie avec son présent torturé à l'école et ses virée nocturnes devenant peu à peu cauchemardesques. Un récit devant à la fin l'héritage cruel d'une génération finissant par devenir un récit tant et si bien actuel, à l'époque du "post-Metoo" ou les violeurs d'antan deviennent ceux d'aujourd'hui. Un jeune créatrice héritant sans le vouloir, la victime "spirituelle" d'une jeune artistes n'ayant pas pu se délivrée du mal qui s'emparait d'elle... Ou presque.
Un final de circonstance ou tous se mélange sans pour autant nous perdre et nous emmenant vers l'ultime scène ou nous découvrons désormais, l'héroïne devenue n°1 devenant celle ayant voulu être ce qu'elle désirait depuis le départ. Un récit vengeur d'une époque révolue ou presque, mais pouvant fortement amener à un futur qui n'est finalement, plus si loin que çà.