Note moyenne
2,1
2191 notes
En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
5
27 critiques
4
43 critiques
3
50 critiques
2
62 critiques
1
84 critiques
0
97 critiques
Trier par :
Filtrer par :
Toutes les notes
France", est une journaliste renommé en France, l'une des meilleurs si ce n'est la meilleur. Tout bascule lors d'un accident de la circulation...
Léa Seydoux au casting bon je suis pas fan du tout...et quand le film arrive je vois Blanche Gardin ouille encore une comique qui devrait ce contenter de la scène et reouille Benjamin Biolay qui lui devrait ce contenter de chanter...mais aller j'y suis et j'ai pour habitude de tout regarder, un principe car on ne sait jamais comme un matche peut y avoir des moments top.
Ben là...alors ok cela donne une idée dont en France les médias font et défont les stars mais que je n'ai pas aimé cette façon dont Mlle Seydoux joue la journaliste qui à des états d'âmes avec des larmes toutes les 5 mn!!!! Pourtant avec ce qui lui arrive on pourrait être compatissant mais c'est tellement exagéré dès l'accident sur un mec un peu limité, qui fait vivre ses parents dont l'une est en invalidité et l'autre au chômage...plus l'accident don mari et son fils au ralenti ou on n'y croit pas une seconde...est-ce fait exprès ? Je ne sais pas mais cela m'a même fait rire à ce moment...
Et puis le film commence avec la Blanche vulgaire à souhait...qui doit faire rire et non navrant et la Biolay quand tu le vois tu as envie de te suicider!!!!! Son rôle du mari dans l'ombre de sa femme star et en écrivain moyen qui ne sait pas aider sa femme et encore moins son gosse piou il est mou du genoux même un phasme aurait plus de réaction aux différentes scènes!!
Bref je m'attendais a un film bien différent plus fort et ben bien emmerdé pendant bordel plus de 2h...j'avoue avoir pensé à partir.
NOTE : 1/10 (pour l'idée de base...le reste...)
Léa Seydoux au casting bon je suis pas fan du tout...et quand le film arrive je vois Blanche Gardin ouille encore une comique qui devrait ce contenter de la scène et reouille Benjamin Biolay qui lui devrait ce contenter de chanter...mais aller j'y suis et j'ai pour habitude de tout regarder, un principe car on ne sait jamais comme un matche peut y avoir des moments top.
Ben là...alors ok cela donne une idée dont en France les médias font et défont les stars mais que je n'ai pas aimé cette façon dont Mlle Seydoux joue la journaliste qui à des états d'âmes avec des larmes toutes les 5 mn!!!! Pourtant avec ce qui lui arrive on pourrait être compatissant mais c'est tellement exagéré dès l'accident sur un mec un peu limité, qui fait vivre ses parents dont l'une est en invalidité et l'autre au chômage...plus l'accident don mari et son fils au ralenti ou on n'y croit pas une seconde...est-ce fait exprès ? Je ne sais pas mais cela m'a même fait rire à ce moment...
Et puis le film commence avec la Blanche vulgaire à souhait...qui doit faire rire et non navrant et la Biolay quand tu le vois tu as envie de te suicider!!!!! Son rôle du mari dans l'ombre de sa femme star et en écrivain moyen qui ne sait pas aider sa femme et encore moins son gosse piou il est mou du genoux même un phasme aurait plus de réaction aux différentes scènes!!
Bref je m'attendais a un film bien différent plus fort et ben bien emmerdé pendant bordel plus de 2h...j'avoue avoir pensé à partir.
NOTE : 1/10 (pour l'idée de base...le reste...)
France narre l’histoire fictive d’une journaliste d’infotainment sans foi ni loi, jusqu’à ce que l’humanité la rattrape… pour un temps. Bruno Dumont cède quelque peu à la facilité en frôlant le complotisme (sur les banquiers) et la dénonciation de médias pourris. On ne peut adhérer entièrement au propos, et pourtant, sa dénonciation de l’information « spectacle » pour faire de l’audience fait mouche, car cela fait partie des travers de cette profession. Blanche Gardin est la seule qui sort son épingle du jeu dans son rôle d’attachée de presse dégueulasse. Les autres acteurs sont laissés sans aucune direction et perdent donc toute crédibilité (le débit verbal des journalistes n’est pas du tout retranscris par exemple).
Oskour, aled, ce film est terriblement mal pensé, mal joué et incroyablement difficile à supporter. Heureusement qu'il y a d'autres belles sorties cette semaine... Une perte de temps
Ce film est un mystère. J'y suis entré en pensant voir une critique importante du système médiatique et on se retrouve avec une journaliste en burn out constant pendant 2h30, des scènes qui n'ont ni queue ni tête, des dialogues tellement clichés qu'on dirait que le film entier est surjoué et on en ressort avec de la frustration qu'un thème si important soit si mal traité. la seule étoile est pour la musique, qui est bien.
Une pseudo satire du milieu des médias qui n'est qu'une critique interminable de ce milieu, centrée sur une journlaiste cynique et dépressive qui ne cesse de pleurer.
La critique complète sur le-blog-d-elisabeth-g.blogspot.fr
La critique complète sur le-blog-d-elisabeth-g.blogspot.fr
France de Meurs est une journaliste vedette de la télévision française. Sa célébrité et un enchaînement d'événements vont entraîner sa chute.
C'est Bruno Dumont qui va adapter l'œuvre de Charles Péguy "Par ce demi-clair matin". Le réalisateur Français avait déjà mis sur grand écran des romans de Charles Péguy dans Jeannette, l'enfance de Jeanne d'Arc en 2017 et dans Jeanne en 2019. France a fait partie de la sélection officielle du Festival de Cannes 2021.
Cela fait longtemps que je n'avais pas passé un si mauvais moment au cinéma.
Le problème de cette comédie dramatique selon moi, est qu'elle n'arrive pas à trouver le juste ton. France se veut satirique d'une caste des médias fausses, faisant passer l'audimat avant l'information réelle, quitte à faire de la mise en scène. Une initiative que j'approuve tant la méfiance envers eux de nos jours est élevée. Malheureusement, à aucun moment le film n'arrive à avoir un équilibre. Quand on veut être satirique, il faut souvent y aller à fond sinon on risque de perdre le spectateur, et c'est le cas ici.
Les fonds verts en sont le parfait exemple. Ils vont être faits de manière grossière pour montrer le côté "fake" du personnage. Seulement ce n'est pas assez poussé donc ça donne juste l'impression d'être bâclé. Surtout que ça intervient au milieu de passages plus sérieux. Et logiquement le ton ne colle pas du tout. Je ne parle pas de la scène d'introduction avec Macron, ni fait ni à faire, et qui commence très mal le film.
France aurait pu en réalité dénoncer beaucoup de choses qui ne vont pas dans le système, mais ce film se transforme en coup d'épée dans l'eau. Les passages sérieux sont mal exploités, et ceux caricaturaux paraissent donc tellement ridicules à côté. Je pense notamment à un accident qui sort de nulle part, avec une mise en scène est grotesque sur la forme alors que le fond n'aide en rien la thématique abordée.
L'histoire, mal rythmée, n'aide pas à se mettre dedans. Elle va être en forme de montagne russe, ce centrant par moments trop sur le personnage fade de France. On part dans des considérations inutiles, et l'ennuie prend le dessus.
Cette comédie dramatique n'est pas aidée par la prestation catastrophique de Léa Seydoux. Je ne dirais pas mieux de Blanche Gardin totalement à côté de la plaque. Son personnage ne sert strictement à rien. Ce film fait l'exploit de même raté avec Benjamin Biolay qui pourtant est normalement une valeur sure.
Le gros problème reste finalement qu'à la fin de la séance, tout ce débat sur les médias n'a pas avancé. Le film vise clairement BFM & CNews mais en focalisant tout sur France, ce n'est finalement pas le système qui est remis en question, mais seulement une femme. On ressort donc sans avoir rigolé, sans avoir pris de claque émotionnelle, et surtout sans avoir été impacté par une prise de conscience.
C'est Bruno Dumont qui va adapter l'œuvre de Charles Péguy "Par ce demi-clair matin". Le réalisateur Français avait déjà mis sur grand écran des romans de Charles Péguy dans Jeannette, l'enfance de Jeanne d'Arc en 2017 et dans Jeanne en 2019. France a fait partie de la sélection officielle du Festival de Cannes 2021.
Cela fait longtemps que je n'avais pas passé un si mauvais moment au cinéma.
Le problème de cette comédie dramatique selon moi, est qu'elle n'arrive pas à trouver le juste ton. France se veut satirique d'une caste des médias fausses, faisant passer l'audimat avant l'information réelle, quitte à faire de la mise en scène. Une initiative que j'approuve tant la méfiance envers eux de nos jours est élevée. Malheureusement, à aucun moment le film n'arrive à avoir un équilibre. Quand on veut être satirique, il faut souvent y aller à fond sinon on risque de perdre le spectateur, et c'est le cas ici.
Les fonds verts en sont le parfait exemple. Ils vont être faits de manière grossière pour montrer le côté "fake" du personnage. Seulement ce n'est pas assez poussé donc ça donne juste l'impression d'être bâclé. Surtout que ça intervient au milieu de passages plus sérieux. Et logiquement le ton ne colle pas du tout. Je ne parle pas de la scène d'introduction avec Macron, ni fait ni à faire, et qui commence très mal le film.
France aurait pu en réalité dénoncer beaucoup de choses qui ne vont pas dans le système, mais ce film se transforme en coup d'épée dans l'eau. Les passages sérieux sont mal exploités, et ceux caricaturaux paraissent donc tellement ridicules à côté. Je pense notamment à un accident qui sort de nulle part, avec une mise en scène est grotesque sur la forme alors que le fond n'aide en rien la thématique abordée.
L'histoire, mal rythmée, n'aide pas à se mettre dedans. Elle va être en forme de montagne russe, ce centrant par moments trop sur le personnage fade de France. On part dans des considérations inutiles, et l'ennuie prend le dessus.
Cette comédie dramatique n'est pas aidée par la prestation catastrophique de Léa Seydoux. Je ne dirais pas mieux de Blanche Gardin totalement à côté de la plaque. Son personnage ne sert strictement à rien. Ce film fait l'exploit de même raté avec Benjamin Biolay qui pourtant est normalement une valeur sure.
Le gros problème reste finalement qu'à la fin de la séance, tout ce débat sur les médias n'a pas avancé. Le film vise clairement BFM & CNews mais en focalisant tout sur France, ce n'est finalement pas le système qui est remis en question, mais seulement une femme. On ressort donc sans avoir rigolé, sans avoir pris de claque émotionnelle, et surtout sans avoir été impacté par une prise de conscience.
Long très long,on s’ennuie…La journaliste ne dégage rien,c’est une succession de scènettes inintéressantes
Quel ennui, ce qui se veux une satire de nos médias est tristement caricatural, frisant avec le ridicule. Ce film est aussi mauvais que ceux qu'il veux denoncer. Benjamin Biolay est vide Léa Seydoux plâtrée comme un mur en enduit. Je n'ai pas l'habitude d'etre aussi dur mais là... Seule des gilets jaunes peuvent croire à tout ce simulacre et porter cette farce.
J’ai beaucoup aimé le film : « France ». Bien sûr il s’agit d’une satire de notre époque dominée par les médias et « le cynisme des élites ».
Mais c’est surtout le profil psychologique de France de Meurs qui me touche. La jeune femme célébrée, magnifiée, brillante, est malheureuse au fond d’elle même. Sa célébrité, sa richesse, sa beauté, son couple, son enfant ne lui apportent pas le bonheur. La recherche de la perfection dans son métier la conduit à scénariser ses reportages en occultant la vérité des évènements. Tout son environnement la pousse à rester dans cette bulle de fiction : son appartement immense et inhabitable, son assistante surjouée, son mari pas très fin, son enfant délaissé… Elle craque quand elle heurte un jeune motard. Elle en fait des tonnes pour « réparer sa faute. » Petit à petit elle commence à soupçonner que la vie qu’elle mène ne correspond pas à son « Moi » profond et celle-ci lui devient un fardeau qu’elle ne supporte plus car tout est faux.
La présence de Lou son assistante qui l’encourage sans arrêt ne suffit plus à combler sa fragilité. Elle soigne sa dépression à la montagne mais la trahison d’un homme qu’elle commence à aimer la plonge dans une révolte profonde et la fait « descendre » encore plus bas. Dans un sursaut elle reprend son métier mais elle est arrêtée dans sa course par deux autres coups du sort.
Elle finira par, peut être, pardonner. Pardonner à l’homme qui l’aime et qu’elle aime parce que elle a connu des malheurs plus graves que sa trahison. Elle retient les paroles de Danièle qui a vécu 20 ans avec un monstre et qui dit : « Tout le monde peut changer sinon on ne croit à rien. »
France est une jeune femme très attachante et profondément vulnérable. Elle ne possède pas les armes qu’il faut pour désenclaver sa vérité intérieure et la faire sortir au grand jour….Seul le silence des regards tentent de dire ce qui se trame dans les pensées et les cœurs comme ceux des époux au début du film, ou ceux de France et de ses acolytes devant le mémorial de Sandra, la petite fille assassinée. Les larmes de France souvent retenues coulent parfois de rage ou de détresse comme celles d’un enfant !
La fin du film nous apporte une note d’espérance… France sort de son antre sombre avec son ami. Ils assistent à une scène de violence qu’ils ne comprennent pas. Vont ils enfin traverser la violence de la vie et accéder tout simplement à la douceur d’être deux dans la vérité de leur « MOI » ?
Mais c’est surtout le profil psychologique de France de Meurs qui me touche. La jeune femme célébrée, magnifiée, brillante, est malheureuse au fond d’elle même. Sa célébrité, sa richesse, sa beauté, son couple, son enfant ne lui apportent pas le bonheur. La recherche de la perfection dans son métier la conduit à scénariser ses reportages en occultant la vérité des évènements. Tout son environnement la pousse à rester dans cette bulle de fiction : son appartement immense et inhabitable, son assistante surjouée, son mari pas très fin, son enfant délaissé… Elle craque quand elle heurte un jeune motard. Elle en fait des tonnes pour « réparer sa faute. » Petit à petit elle commence à soupçonner que la vie qu’elle mène ne correspond pas à son « Moi » profond et celle-ci lui devient un fardeau qu’elle ne supporte plus car tout est faux.
La présence de Lou son assistante qui l’encourage sans arrêt ne suffit plus à combler sa fragilité. Elle soigne sa dépression à la montagne mais la trahison d’un homme qu’elle commence à aimer la plonge dans une révolte profonde et la fait « descendre » encore plus bas. Dans un sursaut elle reprend son métier mais elle est arrêtée dans sa course par deux autres coups du sort.
Elle finira par, peut être, pardonner. Pardonner à l’homme qui l’aime et qu’elle aime parce que elle a connu des malheurs plus graves que sa trahison. Elle retient les paroles de Danièle qui a vécu 20 ans avec un monstre et qui dit : « Tout le monde peut changer sinon on ne croit à rien. »
France est une jeune femme très attachante et profondément vulnérable. Elle ne possède pas les armes qu’il faut pour désenclaver sa vérité intérieure et la faire sortir au grand jour….Seul le silence des regards tentent de dire ce qui se trame dans les pensées et les cœurs comme ceux des époux au début du film, ou ceux de France et de ses acolytes devant le mémorial de Sandra, la petite fille assassinée. Les larmes de France souvent retenues coulent parfois de rage ou de détresse comme celles d’un enfant !
La fin du film nous apporte une note d’espérance… France sort de son antre sombre avec son ami. Ils assistent à une scène de violence qu’ils ne comprennent pas. Vont ils enfin traverser la violence de la vie et accéder tout simplement à la douceur d’être deux dans la vérité de leur « MOI » ?
Gross déception de la rentrée ! Si le réalisateur voulait faire un film se moquant de la télé / du succès / de la presse il en fait une farce mal tournée avec des dialogues vides / creux. Tout sonne faux, c'est ennuyant et personne ne peut pleurer sir cette pauvre journaliste si malheureuse victime d'elle même. J'ai essayé de rester le plus long mais suis partie avant la fin tellement j'ai trouvé ça affligeant.
France, pauvre France ... film d'une longueur sans nom, on se demande qu'est ce que l'on vient regarder finalement... ah si des gros plans sur une journaliste qui lâche une larme pendant un quart d'heure. Ce fut trop pour moi j'ai quitté la salle. France De Meurs, mais pas dans mon coeur.
Etats d’âme
S’il est un cinéaste qui crée quasi systématiquement la polémique, c’est bien notre nordiste Bruno Dumont. Aussi, après Jeanne, Ma Loute, P’tit Quinquin, Hors Satan, Flandres L’Humanité ou La Vie de Jésus, on attendait avec impatience – ou pas -, sa nouvelle comédie dramatique. 134 minutes de ce que l’on peut qualifier à la fois de portrait de femme, journaliste à la télévision, d’un pays, le nôtre, et d’un système, celui des médias. Comme vous le voyez, il ne s’agit pas vraiment d’un pitch traditionnel. D’ailleurs, voilà un adjectif qui ne colle pas du tout avec notre cinéaste. Beaucoup de très belles choses, d’idées fortes portées par une merveilleuse actrice. Mais, à la sortie, on se sent désemparé, en proie à un sentiment mi-figue mi-raisin… vous me direz, ce sont des fruits de saison…
Dumont tente de nous démontrer que les médias – comme les réseaux sociaux - constituent une sorte d’univers parallèle où le cynisme et la cruauté règnent en maître. Tout y est faux et laid. Je pense que la mise en scène et le jeu souvent appuyé des acteurs et actrices sont volontaires et veulent traduire le malaise permanent généré par cette télé poubelle et ceux qui la font. Tous participent à un système industriel idéologique et marchand et, quelque part, nous en sommes les complices. Le propos est fort, la dénonciation violente, mais, hélas, on se perd un peu dans les méandres psychologiques de l’héroïne soudainement hantée par de nouveaux démons. Intéressant mais trop factice pour être totalement captivant. Le personnage de la star des médias semble participer à un roman-photo : dans sa vie, rien n’est « pour de vrai », sa voiture n’a pas de portières, son appartement ressemble à un musée, etc. Tout n’est que représentation dans un romanesque trop beau pour être vrai. Dumont sait visiblement ce qu’il fait, mais parvient-il vraiment à nous emporter dans son univers ? J’en doute.
Léa Seydoux porte le film de bout en bout. Tour à tour séductrice, femme correspond de guerre, manipulatrice, désespérée, adulée puis détruite… elle joue sur toute la palette des sentiments. Blanche Gardin, l’assistante grossière et superficielle, s’en donne à cœur joie et est la seule du casting à ne pas « faire du Dumont ». Quant à Benjamin Biolay et Emanuele Arioli, ils sont inconsistants. Pour les reste, on a le droit à un défilé de petits rôles souvent tenus à ces « tronches » si chères à notre ch’ti. Un panorama de la turpitude des élites dévolues à l'aliénation des masses, tout en sournoiserie apocalyptique. Un jeu de massacre cruel mais déroutant où la représentation d’un événement compte bien plus que l’événement lui-même. A noter que la musique originale du film est signée par Christophe juste avant sa disparition en 2020. A vous de juger !
S’il est un cinéaste qui crée quasi systématiquement la polémique, c’est bien notre nordiste Bruno Dumont. Aussi, après Jeanne, Ma Loute, P’tit Quinquin, Hors Satan, Flandres L’Humanité ou La Vie de Jésus, on attendait avec impatience – ou pas -, sa nouvelle comédie dramatique. 134 minutes de ce que l’on peut qualifier à la fois de portrait de femme, journaliste à la télévision, d’un pays, le nôtre, et d’un système, celui des médias. Comme vous le voyez, il ne s’agit pas vraiment d’un pitch traditionnel. D’ailleurs, voilà un adjectif qui ne colle pas du tout avec notre cinéaste. Beaucoup de très belles choses, d’idées fortes portées par une merveilleuse actrice. Mais, à la sortie, on se sent désemparé, en proie à un sentiment mi-figue mi-raisin… vous me direz, ce sont des fruits de saison…
Dumont tente de nous démontrer que les médias – comme les réseaux sociaux - constituent une sorte d’univers parallèle où le cynisme et la cruauté règnent en maître. Tout y est faux et laid. Je pense que la mise en scène et le jeu souvent appuyé des acteurs et actrices sont volontaires et veulent traduire le malaise permanent généré par cette télé poubelle et ceux qui la font. Tous participent à un système industriel idéologique et marchand et, quelque part, nous en sommes les complices. Le propos est fort, la dénonciation violente, mais, hélas, on se perd un peu dans les méandres psychologiques de l’héroïne soudainement hantée par de nouveaux démons. Intéressant mais trop factice pour être totalement captivant. Le personnage de la star des médias semble participer à un roman-photo : dans sa vie, rien n’est « pour de vrai », sa voiture n’a pas de portières, son appartement ressemble à un musée, etc. Tout n’est que représentation dans un romanesque trop beau pour être vrai. Dumont sait visiblement ce qu’il fait, mais parvient-il vraiment à nous emporter dans son univers ? J’en doute.
Léa Seydoux porte le film de bout en bout. Tour à tour séductrice, femme correspond de guerre, manipulatrice, désespérée, adulée puis détruite… elle joue sur toute la palette des sentiments. Blanche Gardin, l’assistante grossière et superficielle, s’en donne à cœur joie et est la seule du casting à ne pas « faire du Dumont ». Quant à Benjamin Biolay et Emanuele Arioli, ils sont inconsistants. Pour les reste, on a le droit à un défilé de petits rôles souvent tenus à ces « tronches » si chères à notre ch’ti. Un panorama de la turpitude des élites dévolues à l'aliénation des masses, tout en sournoiserie apocalyptique. Un jeu de massacre cruel mais déroutant où la représentation d’un événement compte bien plus que l’événement lui-même. A noter que la musique originale du film est signée par Christophe juste avant sa disparition en 2020. A vous de juger !
Long, pathos, mal joué, j'adore Blanche Gardin mais je ne comprends pas ce qu'elle a été se fourvoyer dans ce truc difficilement qualifiable.
Sur la grande ligne le film reprend le canevas des drames "gloire et chute" si ce n'est que le réalisateur-scénariste en profite pour égratigner la télévision, mais surtout en critiquant l'effet "paillettes" des coulisses en oubliant vite ce pourquoi les journalistes sont fait à la base. Niveau acteurs/personnages on constate que l'époux/Biolay n'offre aucun enjeu réel tant le conflit conjugal est balisé, par contre l'assistante/Gardin est un second rôle qui méritait sans doute d'être plus étoffé, d'abord parce qu'elle apporte autant le rire que le dégoût, parce qu'elle est en quelque sorte le symbole abject de la télévision et que le parallèle avec la vedette/Seydoux aurait pu donner plus d'étincelles. On constate malheureusement que le récit est focalisé sur une dépression omniprésente de A à Z qui parasite les autres sujets abordés. Le réalisateur-scénariste signe un film qui paraît bien vain car trop superficiel, qui manque de sel notamment parce qu'on y voit surtout un exercice de style qui arase le propos.
Site : Selenie
Site : Selenie
Chef d'œuvre !
Intelligent, sensible, caustique et juste, on retrouve le Bruno Dumont de Hadewijch.
Léa Seydoux est incroyable dans ce film, elle trouve ici son meilleur rôle. La psychologie opaque de son personnage est fascinante, et amène à une réflexion sur soi. Une remise en question.
Un film nécessaire à notre époque.
Oui... Elle pleure, la France !
Intelligent, sensible, caustique et juste, on retrouve le Bruno Dumont de Hadewijch.
Léa Seydoux est incroyable dans ce film, elle trouve ici son meilleur rôle. La psychologie opaque de son personnage est fascinante, et amène à une réflexion sur soi. Une remise en question.
Un film nécessaire à notre époque.
Oui... Elle pleure, la France !
- Meilleurs films
- Meilleurs films selon la presse