Note moyenne
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Bon. Regarder un film où Léa Seydoux se trouve dans pratiquement toutes les scènes, alors que cette actrice m'évoque une profonde antipathie, ce n'était peut-être pas l'idée du siècle. Mais je pense qu'indépendamment de l'actrice principale, "France" reste un long-métrage très bancal.
On s'intéresse donc à France de Meurs, journaliste TV à succès. Elle est sur son petit nuage, jusqu'au jour où elle renverse un coursier. Un événement presque anodin, qui de fil en aiguille va la conduire à une profonde dépression et remise en question.
J'avoue ne pas avoir bien saisi l'intérêt du film. Certes, Bruno Dumont critique la TV spectacle, la mégalomanie des reporters TV, et la célébrité. Sauf que, non seulement ce n'est pas fait avec grande subtilité ni habileté. Mais on voit des films mieux faits et plus profonds sur ces sujets depuis au moins les années 70.
La trame dramatique autour de France m'a laissé de glace. Une bonne partie des scènes n'ont pas grand impact sur le récit, et auraient pu être retirées sans mal. En l'état ça dure plus de 2h10, beaucoup trop long pour ce qui est raconté. La durée n'empêche pas les personnages secondaires de rester... complètement secondaires.
Cette assistante incarnée par Blanche Gardin, qui restera au statut de cynique admirative. Ce coursier blessé et ses parents, qui seront évacués du scénario. Ce mari odieux et ce fils quasi absent à l'écran, dont on se moque éperdument du sort.
Et puis sur la forme ce n'est guère brillant. L'image est montrée de manière très clinique, numérique et froide. Avec des passages techniquement très peu convaincants. Ces faux paysages de scènes de guerre. Cette intro où l'on nous fait croire par bricolage que France interviewe Macron : on n'y croit pas une seconde, de simples détournements par remontage sur Youtube sont bien mieux réalisés. Le pompon revenant aux séquences en véhicules où les projections/fond verts se voient comme le nez au milieu du visage.
En fait je m'attendais à un film a minima potable où Léa Seydoux me taperait sur les nerfs. Finalement c'est un oeuvre totalement dispensable dont Léa Seydoux est peut-être le seul atout...
On s'intéresse donc à France de Meurs, journaliste TV à succès. Elle est sur son petit nuage, jusqu'au jour où elle renverse un coursier. Un événement presque anodin, qui de fil en aiguille va la conduire à une profonde dépression et remise en question.
J'avoue ne pas avoir bien saisi l'intérêt du film. Certes, Bruno Dumont critique la TV spectacle, la mégalomanie des reporters TV, et la célébrité. Sauf que, non seulement ce n'est pas fait avec grande subtilité ni habileté. Mais on voit des films mieux faits et plus profonds sur ces sujets depuis au moins les années 70.
La trame dramatique autour de France m'a laissé de glace. Une bonne partie des scènes n'ont pas grand impact sur le récit, et auraient pu être retirées sans mal. En l'état ça dure plus de 2h10, beaucoup trop long pour ce qui est raconté. La durée n'empêche pas les personnages secondaires de rester... complètement secondaires.
Cette assistante incarnée par Blanche Gardin, qui restera au statut de cynique admirative. Ce coursier blessé et ses parents, qui seront évacués du scénario. Ce mari odieux et ce fils quasi absent à l'écran, dont on se moque éperdument du sort.
Et puis sur la forme ce n'est guère brillant. L'image est montrée de manière très clinique, numérique et froide. Avec des passages techniquement très peu convaincants. Ces faux paysages de scènes de guerre. Cette intro où l'on nous fait croire par bricolage que France interviewe Macron : on n'y croit pas une seconde, de simples détournements par remontage sur Youtube sont bien mieux réalisés. Le pompon revenant aux séquences en véhicules où les projections/fond verts se voient comme le nez au milieu du visage.
En fait je m'attendais à un film a minima potable où Léa Seydoux me taperait sur les nerfs. Finalement c'est un oeuvre totalement dispensable dont Léa Seydoux est peut-être le seul atout...
Ce long métrage qui raconte la vie de France, journaliste vedette de télé, m'a moyennement intéressé. Certe la charmante Léa Seydoux joue particulièrement bien en passant par toutes les émotions. Mais, le scénario un peu confus et décousu nous laisse parfois perplexe et on a hâte que la fin du film arrive.
La journaliste vedette France De Meurs rencontre dans les toilettes une capitaliste venue assister à un repas de riches qui lui demande si elle est de droite ou de gauche.
Toute la problématique du film tient dans cette réplique. Voilà ce qui agite le microscope parisien : on est tous pétés de tunes mais dans quel camp ? Visiblement c'est plus cool d'être de gauche mais pas trop pauvre quand même.
Pathétique.
Toute la problématique du film tient dans cette réplique. Voilà ce qui agite le microscope parisien : on est tous pétés de tunes mais dans quel camp ? Visiblement c'est plus cool d'être de gauche mais pas trop pauvre quand même.
Pathétique.
Des longueurs bien lourdes, un scénario fade, des interprétations médiocres, un film raté, pas crédible.
Une sorte de satire de la société contemporaine et tout particulièrement du milieu des médias. Mais tout cela est très lourd, outrancier, caricatural, on n’arrive pas adhérer. L’on dirait un cinéma parfumé à la naphtaline, très ennuyeux, moribond, des dialogues qui sonnent complètement faux.
Même les acteurs sont très mauvais et n’arrivent pas à trouver le ton. Léa Seydoux, que j’aime pourtant beaucoup, tient son plus mauvais rôle, elle joue faux, elle pleure, elle crise, elle est hors ton , dans chacune de ses scènes, un désastre absolu. On a de la peine pour elle.
Et en plus une certaine prétention néo- intellectuelle pour un film indigeste.
Même les acteurs sont très mauvais et n’arrivent pas à trouver le ton. Léa Seydoux, que j’aime pourtant beaucoup, tient son plus mauvais rôle, elle joue faux, elle pleure, elle crise, elle est hors ton , dans chacune de ses scènes, un désastre absolu. On a de la peine pour elle.
Et en plus une certaine prétention néo- intellectuelle pour un film indigeste.
L'art de Dumont me touche toujours autant. Il parle à l'être spirituel, à l'humain, au spectateur qui a gardé son âme ou qui la reconquière, qui ne savait peut-être même pas qu'il en avait une.
. A TOUTE L'EQUIPE DU FILM ET A LEUR COURAGE sacrée aventure, sacrée Léa SEYDOUX
. A TOUTE L'EQUIPE DU FILM ET A LEUR COURAGE sacrée aventure, sacrée Léa SEYDOUX
la vraie vie, les vrais gens... la vie inventée et les acteurs, tout ça en parallèle et en rencontres aussi...c'est sûrement là tout l'art de ...ce regard en surplomb et dedans, vrai et délirant à la fois...reste qu'il y a des longueurs...Léa Seydoux est exceptionnelle comme d'habitude, aussi ... une photo magnifique, la forêt violette et verte, je ne pensais pas qu'une forêt pouvait être violette... les fringues, ces couleurs saturées...B. Gardin aussi est top, ...c'est le personnage qui met la balle au centre....et nous on navigue
France avance comme une satire glacée et volontairement désincarnée, observant son sujet à distance constante. Le film prétend disséquer son époque, mais semble surtout prisonnier de son propre dispositif, incapable de dépasser l’énoncé de ses intentions.
Avant de le voir, il est important de savoir qu’il repose sur une approche résolument théorique, presque abstraite, qui peut rapidement devenir éprouvante. Bruno Dumont refuse toute forme de réalisme ou de lisibilité au profit d’une satire lourde et appuyée, où le grotesque finit par écraser toute nuance. Les situations s’enchaînent sans véritable respiration, les personnages demeurent à l’état de figures conceptuelles, et le jeu extrêmement stylisé empêche toute implication émotionnelle. Le film impose une distance permanente, mais peine à transformer ce parti pris en regard structuré, donnant souvent l’impression de répéter mécaniquement son principe.
Ce positionnement s’inscrit dans la période la plus burlesque et provocatrice du cinéaste, en rupture avec un cinéma autrefois plus austère. Ici pourtant, cette veine semble tourner à vide. Le recours à des figures contemporaines très identifiables et à une actrice emblématique crée un contraste superficiel, sans générer de tension durable ni de véritable acuité critique. Le film paraît refermé sur lui-même, plus préoccupé par la rigidité de son dispositif que par ce qu’il parvient réellement à formuler.
Les limites deviennent rapidement centrales. La satire s’alourdit à force d’insister, martelant son propos sans jamais le déplacer ni l’approfondir. La critique du monde médiatique reste étonnamment sommaire, réduite à des démonstrations répétitives où l’idée écrase toute complexité. Les personnages, volontairement privés d’épaisseur, demeurent abstraits, empêchant toute curiosité ou engagement réel. Ce refus assumé de la psychologie produit ici davantage de lassitude que de distance féconde.
Le dispositif formel accentue encore ce malaise. Le jeu très stylisé frôle souvent la raideur mécanique, comme si les corps n’étaient plus que des supports conceptuels. L’instabilité du ton, oscillant entre burlesque appuyé, tragique désincarné et abstraction froide, ne crée aucune tension productive. La durée devient alors un problème majeur, renforçant une impression persistante de répétition et de vacuité.
De mon côté, j’ai trouvé l’expérience pénible à mesure que le film avançait. Les plans longs, censés faire émerger un trouble ou une sensation, restent creux, sans rythme ni circulation émotionnelle. Même dans les moments supposément les plus chargés, rien ne se transmet. Les pleurs répétés du personnage central n’engendrent aucune résonance. La mise en scène confond durée et profondeur, insistance et intensité. France pleure beaucoup, mais nous restons froids, indifférents, maintenus à distance.
Sur le plan thématique, le film entend interroger la fabrication médiatique, la marchandisation de l’émotion, le vide des images et l’effacement du réel derrière la représentation. Il évoque également la solitude et la mise en scène permanente de soi. Mais ces pistes demeurent à l’état d’intentions, jamais réellement incarnées ni mises en tension.
France laisse ainsi l’impression d’un film persuadé de sa lucidité, mais incapable de transformer son dispositif en réflexion vivante. Une œuvre lourde, figée et stérile, dont la provocation annoncée se dissout dans la fatigue et l’ennui.
Avant de le voir, il est important de savoir qu’il repose sur une approche résolument théorique, presque abstraite, qui peut rapidement devenir éprouvante. Bruno Dumont refuse toute forme de réalisme ou de lisibilité au profit d’une satire lourde et appuyée, où le grotesque finit par écraser toute nuance. Les situations s’enchaînent sans véritable respiration, les personnages demeurent à l’état de figures conceptuelles, et le jeu extrêmement stylisé empêche toute implication émotionnelle. Le film impose une distance permanente, mais peine à transformer ce parti pris en regard structuré, donnant souvent l’impression de répéter mécaniquement son principe.
Ce positionnement s’inscrit dans la période la plus burlesque et provocatrice du cinéaste, en rupture avec un cinéma autrefois plus austère. Ici pourtant, cette veine semble tourner à vide. Le recours à des figures contemporaines très identifiables et à une actrice emblématique crée un contraste superficiel, sans générer de tension durable ni de véritable acuité critique. Le film paraît refermé sur lui-même, plus préoccupé par la rigidité de son dispositif que par ce qu’il parvient réellement à formuler.
Les limites deviennent rapidement centrales. La satire s’alourdit à force d’insister, martelant son propos sans jamais le déplacer ni l’approfondir. La critique du monde médiatique reste étonnamment sommaire, réduite à des démonstrations répétitives où l’idée écrase toute complexité. Les personnages, volontairement privés d’épaisseur, demeurent abstraits, empêchant toute curiosité ou engagement réel. Ce refus assumé de la psychologie produit ici davantage de lassitude que de distance féconde.
Le dispositif formel accentue encore ce malaise. Le jeu très stylisé frôle souvent la raideur mécanique, comme si les corps n’étaient plus que des supports conceptuels. L’instabilité du ton, oscillant entre burlesque appuyé, tragique désincarné et abstraction froide, ne crée aucune tension productive. La durée devient alors un problème majeur, renforçant une impression persistante de répétition et de vacuité.
De mon côté, j’ai trouvé l’expérience pénible à mesure que le film avançait. Les plans longs, censés faire émerger un trouble ou une sensation, restent creux, sans rythme ni circulation émotionnelle. Même dans les moments supposément les plus chargés, rien ne se transmet. Les pleurs répétés du personnage central n’engendrent aucune résonance. La mise en scène confond durée et profondeur, insistance et intensité. France pleure beaucoup, mais nous restons froids, indifférents, maintenus à distance.
Sur le plan thématique, le film entend interroger la fabrication médiatique, la marchandisation de l’émotion, le vide des images et l’effacement du réel derrière la représentation. Il évoque également la solitude et la mise en scène permanente de soi. Mais ces pistes demeurent à l’état d’intentions, jamais réellement incarnées ni mises en tension.
France laisse ainsi l’impression d’un film persuadé de sa lucidité, mais incapable de transformer son dispositif en réflexion vivante. Une œuvre lourde, figée et stérile, dont la provocation annoncée se dissout dans la fatigue et l’ennui.
comme une tentative de profondeur, un choix de musique discutable, il y a comme un décalage entre une volonté de s'adonner au cliché du film d'auteur et les images qui en résultent... cela ne fonctionne pas malheureusement
Ce film français présente la caricature d'une journaliste qui veut se mettre en scène dans des reportages. Quand on a tout pour être heureuse et que ça ne suffit pas ,même une personnalité peut voir sa vie lui échapper. Une cure pour se soigner la fait se remettre en question. Le jeu des acteurs sont plutôt bon. Le film aurait pu être bien mieux ci déjà, l'énorme dramatisation incompréhensible qui a lieu avec l'accident avec le mec qui tombe de sa moto suite au choc et toute l'histoire autour irréaliste en plus d'être long et ennuyeux n'aurai pas eu lieu. Contrairement à beaucoup de monde, j'aime bien Léa Seydoux et je sais bien que c'était son rôle de faire ça mais elle chialait un peu trop souvent et en faisant des caisses.
Je l'ai quand même trouvé au final plutôt pas mal malgré ses innombrables défauts mais j'ai vraiment bien aimé suivre cette journaliste correspondante de guerre, manipulatrice, désespérée, adulée puis détruite.
Je l'ai quand même trouvé au final plutôt pas mal malgré ses innombrables défauts mais j'ai vraiment bien aimé suivre cette journaliste correspondante de guerre, manipulatrice, désespérée, adulée puis détruite.
Thème intéressant et qui aurait pu être un succès. Mais certaines scènes sont trop longues et d’autres peu crédibles. La mayonnaise ne prend pas
Bruno Dumont n'y va pas de main morte. Il maltraite la vaniteuse journaliste et star de la télévision France De Meurs (jeu de mots?) jusqu'à la caricature. Sur différents théâtres dramatiques, elle n'a aucun scrupule à mettre en scène l'information, à se mettre en scène, Une grande professionnelle comme on dit généralement dans le milieu du journalisme.
Léa Seydoux semble incarner à la fois cette femme détestable à beaucoup d'égards et le modèle de chaine d'info-spectacle répugnant dont Bruno Dumont fait une satire féroce (voir, aussi, Blanche Gardin, dans le rôle très vulgaire de l'assistante flagorneuse de France). Pas une satire à la façon de Jean Yanne évidemment, car Dumont le philosophe fait toujours planer dans son cinéma une idée du Mal et du Bien. Se peut-il qu'à la faveur d'un simple incident, France De Meurs, comme quelque humain touché par la grâce, apprenne l'empathie et la compassion?
Le personnage se brouille volontiers et son cheminement est sinueux dans le scénario de Dumont. Léa Seydoux, brillante entre arrogance et fébrilité, compose une femme qui passe du narcissisme et du cynisme à une émotion vraie sans crier gare. Faut-il voir la grande bourgeoise hors-sol et la professionnelle de l'esbroufe lorsqu'elle arbore son rouge à lèvre rouge vif puis la femme sincère, lorsqu'elle s'en dépare?
L'ambivalence du personnage, sa capacité peut-être à entrevoir le malheur de l'humanité ne sont pas toujours faciles à cerner, ni les idées du réalisateur. Mais, ça, on s'y attend parce que le mystère, moins hiératique dans ce film, fait toujours partie de son cinéma.
Léa Seydoux semble incarner à la fois cette femme détestable à beaucoup d'égards et le modèle de chaine d'info-spectacle répugnant dont Bruno Dumont fait une satire féroce (voir, aussi, Blanche Gardin, dans le rôle très vulgaire de l'assistante flagorneuse de France). Pas une satire à la façon de Jean Yanne évidemment, car Dumont le philosophe fait toujours planer dans son cinéma une idée du Mal et du Bien. Se peut-il qu'à la faveur d'un simple incident, France De Meurs, comme quelque humain touché par la grâce, apprenne l'empathie et la compassion?
Le personnage se brouille volontiers et son cheminement est sinueux dans le scénario de Dumont. Léa Seydoux, brillante entre arrogance et fébrilité, compose une femme qui passe du narcissisme et du cynisme à une émotion vraie sans crier gare. Faut-il voir la grande bourgeoise hors-sol et la professionnelle de l'esbroufe lorsqu'elle arbore son rouge à lèvre rouge vif puis la femme sincère, lorsqu'elle s'en dépare?
L'ambivalence du personnage, sa capacité peut-être à entrevoir le malheur de l'humanité ne sont pas toujours faciles à cerner, ni les idées du réalisateur. Mais, ça, on s'y attend parce que le mystère, moins hiératique dans ce film, fait toujours partie de son cinéma.
Rare très bon film 1 expérience a tous les niveaux les façons de filmer la musique les décors le jeux des acteurs tout et étonnant et déroutant on en sort pas indemne film profond interroge si.on a 1 cerveau
Plus que la fatuité du monde de l’information, c’est avant tout une histoire de rédemption appuyée sur un magnifique portrait de femme jouée par Léa Seydoux brillante et humaine, sur une musique envoutante de Christophe. L’image du monde de l’information est décrite avec cruauté et cynisme au travers d’une mise en scène intimiste, appuyée par la plastique parfaire de l’actrice, tantôt maquillée comme une star, tantôt révélant sans artifices son âme. Une belle réussite.
Doit-on dire si c'est "France" qui n'est pas à mettre dans les toutes les mains, ou si c'est B.Dumont lui-même? Au deuxième doute, il est clair que le réalisateur nous a habitué à ses extravagances souvent jubilatoires, gênantes parfois, et difficilement accessible à qui n'est pas ouvert d'esprit. "France" est pourtant son film le plus ouvert, et celui qui (visuellement) bénéficie le plus de moyens. Pour autant, on aurait préféré de "France" plus de décalage et d'humour, que son sujet apportait pourtant sur un plateau. Le film demeure une satire sans complaisance sur la presse voyeuriste du scoop, et notre rapport à l'image, à nos écrans et aux paillettes de la célébrité. Et derrière le décor, la tension de la désillusion et de la spirale dépressive. Comme beaucoup de films de B.Dumont, il y a ici beaucoup de bordélique et de caustique, mais ici traités avec beaucoup de sérieux sur le fond qui ne suit pas toujours avec la forme: on sait qu'ici tout est esbroufe, mais B.Dumont ne semble pas vraiment en rire. Il y a un permanent décalage entre ce qu'il nous donne et ce qu'on ressent. Au centre de son film, L.Seydoux est au service de son réalisateur, malléable à souhait, dont certaines fulgurances impressionnent. A ces côtés, B.Gardin apporte ce souffle drôle et perfide que ce film manque parfois.
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