Note moyenne
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Aie. Vraiment des le début ça sens le roussi et plus le film avance plus je l'ai trouvé ridicule. Mauvaise surprise.
Trop populiste, trop incohérent, trop laid, trop cheap, Bruno Dumont signe (encore une fois) le film de trop!
Et il réussit le challenge de réussir à rendre moche Léa Seydoux (qui se donne à fond mais n'y est quand même pas tout le temps excellente). On se demande ou a bien pu passer le budget, pas dans les décors en tout cas, peut-être dans l'effet spécial avec Macron au début qui n'apporte pas grand chose au film.
Un film plein de mensonges et de banalités sur le monde du journalisme (il n'y a pas si longtemps le film avec Tina Fey Whisky Tango Foxtrot était bien meilleur) qu'on dirait écrit par tous les pourfendeurs des élites, tous ces anti-vaccin qui agressent des journalistes de BFM TV ou France Télévision dans leurs manifs réactionnaires.
A éviter!
Et il réussit le challenge de réussir à rendre moche Léa Seydoux (qui se donne à fond mais n'y est quand même pas tout le temps excellente). On se demande ou a bien pu passer le budget, pas dans les décors en tout cas, peut-être dans l'effet spécial avec Macron au début qui n'apporte pas grand chose au film.
Un film plein de mensonges et de banalités sur le monde du journalisme (il n'y a pas si longtemps le film avec Tina Fey Whisky Tango Foxtrot était bien meilleur) qu'on dirait écrit par tous les pourfendeurs des élites, tous ces anti-vaccin qui agressent des journalistes de BFM TV ou France Télévision dans leurs manifs réactionnaires.
A éviter!
Quel gâchis !!! Que de longueurs !!! Satyre ??? Bien ratée à mon goût ! Pas une once d'humour ! J'ai failli partir avant la fin du film !
Il m'étonnerait fort que la presse et les médias soutiennent beaucoup ce film. Il faut dire qu'il s'agit ici d'un assassinat en règle d'une partie de la profession qui n'aime pas beaucoup être remise en cause. Celle des journalistes vedettes notamment. Porté vraisemblablement par une défiance généralisée de l'opinion à leur 'égard , Bruno Dumont a décidé de s'atteler au sujet. Cette défiance est elle oui ou non justifiée ? Pour Dumont ça ne fait pas de doute. A ma connaissance, le cinéma français ne s'était jamais vraiment tourné vers une critique aussi frontale du journalisme de télévision. Sidney Lumet avait en son temps ( 1978, je crois) donné son point de vue dans son formidable "network". Il s'agit ici du portrait au vitriol d'une jeune et jolie journaliste vedette du journal de la chaîne I, prénommée France. Le succès, monte sacrément à la tête et parfois ( on reste optimiste) les vecteurs de l'information sont d'une éthique douteuse. C'est, au passage le point le plus gênant, surtout pour le citoyen qui cherche à s'informer sérieusement. Après tout , les inconvénients du vedettariat et ses conséquences sur la vie personnelle on peut les éviter, tout simplement en cessant de s'exposer ! Bref, il y a beaucoup plus grave dans la vie. Cet aspect est donc bien secondaire dans le film. Maintenant, au plan artistique et technique : j'aime l'intégralité de la filmographie de Dumont que j'avais commencé à
découvrir lors de la sortie en salles de son premier opus " la vie de Jésus "( il obtint la caméra d'or au festival de Cannes). Ce réalisateur, ancien professeur de philosophie de 63 ans aujourd'hui ( ca compte aujourd'hui , vu l'inculture qui atteint généralement le nouveau monde du cinéma français- il y a quelques rares exceptions heureusement)
après avoir exclusivement tourné avec des acteurs non professionnels, dirige de plus en plus des acteurs professionnels. Binoche, Lucchini et ici Lea Seydoux sont passés devant sa caméra. Mlle Seydoux, qui n'est pas une actrice que j'affectionne particulièrement, pour son jeu au registre étroit, est ici tout à fait à la hauteur et c'est tant mieux pour nous. Je dois reconnaître que je ne l'avais encore jamais vu à ce niveau. Blanche Gardin elle, est plus vraie que nature dans son rôle d'assistante et son interprétation est excellente. Si la réalisation est assez plate, le film est rythmé, captivant et ne souffre à mes yeux d'aucune longueur. C'est finalement un film grand public qui ne prend pas ses spectateurs pour des imbéciles et possède même une vertu pédagogique. On relèvera le clin d'oeil de Dumont à ses premiers films à
la fin de "France ". Le film est à voir. Mais reconnaissons que Dumont a fait beaucoup mieux. Parmi ses meilleures réalisations, je recommanderai " l'humanité " (selon moi son chef-d'oeuvre) , ainsi que "la vie de Jésus " et "Flandres". Mais reconnaissons que ces films sont beaucoup moins commerciaux que "France" ou que "le p'ti quinquin" et s'adressent à un public quand même plus confidentiel. Au vu des critiques observées sur le site, "france" semble diviser le public. Rien que pour ça, je pense qu'il vaut la peine de le voir. Il vous permettra sans aucun doute de poursuivre le débat après la projection. Ce n'est déjà pas si mal .
découvrir lors de la sortie en salles de son premier opus " la vie de Jésus "( il obtint la caméra d'or au festival de Cannes). Ce réalisateur, ancien professeur de philosophie de 63 ans aujourd'hui ( ca compte aujourd'hui , vu l'inculture qui atteint généralement le nouveau monde du cinéma français- il y a quelques rares exceptions heureusement)
après avoir exclusivement tourné avec des acteurs non professionnels, dirige de plus en plus des acteurs professionnels. Binoche, Lucchini et ici Lea Seydoux sont passés devant sa caméra. Mlle Seydoux, qui n'est pas une actrice que j'affectionne particulièrement, pour son jeu au registre étroit, est ici tout à fait à la hauteur et c'est tant mieux pour nous. Je dois reconnaître que je ne l'avais encore jamais vu à ce niveau. Blanche Gardin elle, est plus vraie que nature dans son rôle d'assistante et son interprétation est excellente. Si la réalisation est assez plate, le film est rythmé, captivant et ne souffre à mes yeux d'aucune longueur. C'est finalement un film grand public qui ne prend pas ses spectateurs pour des imbéciles et possède même une vertu pédagogique. On relèvera le clin d'oeil de Dumont à ses premiers films à
la fin de "France ". Le film est à voir. Mais reconnaissons que Dumont a fait beaucoup mieux. Parmi ses meilleures réalisations, je recommanderai " l'humanité " (selon moi son chef-d'oeuvre) , ainsi que "la vie de Jésus " et "Flandres". Mais reconnaissons que ces films sont beaucoup moins commerciaux que "France" ou que "le p'ti quinquin" et s'adressent à un public quand même plus confidentiel. Au vu des critiques observées sur le site, "france" semble diviser le public. Rien que pour ça, je pense qu'il vaut la peine de le voir. Il vous permettra sans aucun doute de poursuivre le débat après la projection. Ce n'est déjà pas si mal .
Certes ce film est déconcertant, surtout que c'est mon premier Dumont qui a pour réputation de ne pas faire les films les plus accessibles. Mais tout d'abord je commencerai par dire que la musique de Christophe (ou faite en sa mémoire) est absolument magnifique et joue beaucoup à la qualité esthétique du film. Je tire également mon chapeau à Blanche Gardin qui a su tirer le côté comédie vers le haut avec de bonnes apparitions. Ensuite, que dire de Lea Seydoux : très juste, elle ira jusqu'à métamorphoser son visage dans la scène de la voiture, ressemblant fort à un personnage de Miyazaki dans sa monstruosité.
Dans ce film, on se met réellement à la place d'une star en comprenant toute la laideur que cela incombe: ce ne sont que des produits de consommation, oubliables et oublies, remplaçables et remplacés, en témoigne la scène dans la salle de bain lors de la réunion du syndicat patronnal. Ici, nous ne sommes pas dans la dénonciation pure, du point de vue du peuple, des médias actuels et de leurs méfaits mais dans l'histoire d'une femme déchirée entre sa soif de pouvoir et de popularité, et sa volonté de vivre une vie vertueuse, heureuse. Les scènes de reportage sont également très bien faites, avec un rythme et la dualité de l'âme de France ouvertement représentée.
Beaucoup diront que les réflexions ne sont pas innovantes, et c'est vrai, mais la performance de Lea Seydoux, la musique et la tristesse profonde du film valent le détour.
Dans ce film, on se met réellement à la place d'une star en comprenant toute la laideur que cela incombe: ce ne sont que des produits de consommation, oubliables et oublies, remplaçables et remplacés, en témoigne la scène dans la salle de bain lors de la réunion du syndicat patronnal. Ici, nous ne sommes pas dans la dénonciation pure, du point de vue du peuple, des médias actuels et de leurs méfaits mais dans l'histoire d'une femme déchirée entre sa soif de pouvoir et de popularité, et sa volonté de vivre une vie vertueuse, heureuse. Les scènes de reportage sont également très bien faites, avec un rythme et la dualité de l'âme de France ouvertement représentée.
Beaucoup diront que les réflexions ne sont pas innovantes, et c'est vrai, mais la performance de Lea Seydoux, la musique et la tristesse profonde du film valent le détour.
C'est INTERMINABLE , les personnages ne suscitent aucune empathie , le sujet intéressant au demeurant aurait mérité un trait plus beaucoup plus fin , on se lasse vite .
A voir si vous êtes fan de mode Vuitton dont Léa Seydoux est une des égéries : vêtements, sacs, chaussures , bijoux ,malles tout y passe ...
A voir si vous êtes fan de mode Vuitton dont Léa Seydoux est une des égéries : vêtements, sacs, chaussures , bijoux ,malles tout y passe ...
On a l'impression que le réalisateur s'est rendu compte au montage de la faiblesse de son opus.
Il a donc tout misé sur le jeu de l'actrice.
De ce fait, les (superbes) émotions jouées par Léa finissent par s'apparenter à des simagrées
Il a donc tout misé sur le jeu de l'actrice.
De ce fait, les (superbes) émotions jouées par Léa finissent par s'apparenter à des simagrées
je me suis ennuyé pendant 2h, ca tire en longueur plusieurs fois dans le film. parfois j'étais mal alaise
Un cinéma atypique : qu’on aime ou qu’on n’aime pas le cinéma de Bruno Dumont, atypique est le qualificatif sur lequel tout le monde pourra se retrouver. Lui qui, en 1977, à l’âge de 19 ans, n’a pas réussi à intégrer l’Institut des hautes études cinématographiques (IDHEC), a commencé la réalisation par des documentaires et des films d’entreprise. C’est en 1996 qu’il réalise "La vie de Jésus" son premier long métrage de fiction, un film qui obtient le prix Jean Vigo en 1997 ainsi qu’une mention à la Caméra d’or de Cannes 1997. "L’humanité", son 2ème long métrage, reçoit le grand prix du jury du festival de Cannes 1999. Il en sera de même pour "Flandres" en 2006. Très longtemps, Bruno Dumont a privilégié une région, la sienne, le nord de la France, et l’absence de grandes figures du cinéma dans ses castings, préférant travailler avec des non-professionnels. Toutefois, en 2013, Bruno Dumont a fait appel à Juliette Binoche pour interpréter le rôle de Camille Claudel dans "Camille Claudel 1915". « J’ai toujours fait d’un paysan un paysan et d’une artiste une artiste. L’artiste Juliette Binoche m’aide à cerner l’artiste Camille Claudel », explique-t-il. Dans "Ma loute", en 2016, on retrouve Juliette Binoche, ainsi que Fabrice Luchini et Valeria Bruni Tedeschi. Pour "France", en compétition au Festival de Cannes 2021, Bruno Dumont a de nouveau fait appel à des « stars », Léa Seydoux, Blanche Gardin, Benjamin Biolay, mais aussi Juliane Köhler, très connue de l’autre côté du Rhin. C’est un film à charge contre une certaine forme de télévision que Bruno Dumont a réalisé pour ce film plus « normal » que les précédents. Malheureusement, le résultat n’est pas assez sévère en ce qui concerne le fond et beaucoup trop exagéré en ce qui concerne la forme, tout particulièrement concernant le jeu de Léa Seydoux et de Blanche Gardin.
Ce film fait un grand écart permanent entre la critique, assez bien vue, du monde des médias et la dépression personnelle de présentatrice star d'une chaîne d'info en continu.
Autant le premier aspect est sans concession et acéré sur le petit monde de la presse parisienne, autant le second confine au roman photos ou à la bluette.
Outre les spectateurs, Léa Seydoux, même toujours aussi envoûtante, est la première victime de ce grand écart. Elle pleure à tout bout de champ (mais comment fait-elle ?), grimace, prend la pause. La performance est réelle mais déphasée. C'est la conséquence d'un scénario, d'un montage,de dialogues et surtout d'une conduite d'actrice mal conçus.
Blanche Gardin, gouailleuse à l'excès comme d'habitude, fait le job.
Bref on peut s'en passer. Dommage, car le dessous des cartes du prime time était bien démonté.
Autant le premier aspect est sans concession et acéré sur le petit monde de la presse parisienne, autant le second confine au roman photos ou à la bluette.
Outre les spectateurs, Léa Seydoux, même toujours aussi envoûtante, est la première victime de ce grand écart. Elle pleure à tout bout de champ (mais comment fait-elle ?), grimace, prend la pause. La performance est réelle mais déphasée. C'est la conséquence d'un scénario, d'un montage,de dialogues et surtout d'une conduite d'actrice mal conçus.
Blanche Gardin, gouailleuse à l'excès comme d'habitude, fait le job.
Bref on peut s'en passer. Dommage, car le dessous des cartes du prime time était bien démonté.
rien ...il n'y a rien dans ce fim ....un vrai navet....scenario inexistant, acteurs bof bof, histoire 0
France de Meurs (Léa Seydoux) est la présentatrice vedette de I télé, une chaîne d'informations en continu. Elle anime des débats enflammés en direct, interpelle Macron à l'Elysée et part en reportage dans des zones en conflit. Mais ce vibrionisme fou cache en fait un vide abyssal.
Bruno Dumont occupe une place à part dans le cinéma français. Son cinéma, âpre et minimaliste, aspire à la fois à la grâce et à l'animalité - pour reprendre le titre d'un essai qui lui a été consacré. Cet ancien professeur de philosophie filme l'humain au scalpel. Originaire du Nord, il est resté fidèle à son terroir : "La Vie de Jésus" (1997), "L'Humanité" (1999), "Flandres" (2006) s'y déroulent. Il a aussi fait un pas de côté en racontant l'histoire de personnalités historiques : Camille Claudel, Jeanne d'Arc...
Avec "France", il s'attaque à tout autre affaire : les dérives de l'information en continu à travers le portrait sans concession d'une vedette du petit écran, dune Claire Chazal ou d'une Léa Salamé fantasmée.
Autant le dire tout net : la mayonnaise ne prend pas.
Pourtant, il en aurait fallu de peu que l'alchimie marche. Car Bruno Dumont a du talent. Son film se tient. Sa direction d'acteur est impeccable. Léa Seydoux - dont on a longtemps hésité à lui reconnaître du talent, suspectant que son succès tienne plus à sa filiation qu'à ses qualités - n'y a jamais été aussi bonne. Elle est de tous les plans, le teint de porcelaine, le rouge à lèvres vermillon impeccable, dans des tenues époustouflantes qui devraient valoir à "France" sans hésitation le prochain César des meilleurs costumes.
Mais l'ensemble fonctionne mal, comme si on avait voulu agencer des pièces qui, prises séparément sont d'excellente facture, mais n'ont rien à faire ensemble. Prenons un exemple : Rose Gardin. Elle fait son petit effet dans le rôle de Lou, la fidèle assistante de France. Elle y a la graine de folie et l'humour parfois trash qui ont fait sa célébrité. Mais, hélas, ces qualités là n'ont rien à voir dans le film et ne lui apportent rien. Idem pour Benjamin Biolay et sa beauté ténébreuse, qui semble se specialiser dans le rôle des époux sacrificiels après le rôle qu'iol tenait auprès de Chiara Mastroianni dans "Chambre 212". Idem aussi de la musique un brin envahissante de Christophe qui avait mieux sa place l'élégie moyenâgeuse de Jeanne qu'ici.
"France" raconte les dérives d'un système. Il met aussi en scène les failles d'une femme. Cette double dimension est le moteur du film. On lui donne sa chance pendant un moment, laissant à Bruno Dumont le bénéfice du doute. Mais, comme le public de Cannes qui lui a réservé un accueil mitigé (en sélection officielle, France est revenu bredouille), on décroche bientôt. La chute est longue : le film dure deux heures quatorze et aurait gagné à être amputé dun bon quart.
Bruno Dumont occupe une place à part dans le cinéma français. Son cinéma, âpre et minimaliste, aspire à la fois à la grâce et à l'animalité - pour reprendre le titre d'un essai qui lui a été consacré. Cet ancien professeur de philosophie filme l'humain au scalpel. Originaire du Nord, il est resté fidèle à son terroir : "La Vie de Jésus" (1997), "L'Humanité" (1999), "Flandres" (2006) s'y déroulent. Il a aussi fait un pas de côté en racontant l'histoire de personnalités historiques : Camille Claudel, Jeanne d'Arc...
Avec "France", il s'attaque à tout autre affaire : les dérives de l'information en continu à travers le portrait sans concession d'une vedette du petit écran, dune Claire Chazal ou d'une Léa Salamé fantasmée.
Autant le dire tout net : la mayonnaise ne prend pas.
Pourtant, il en aurait fallu de peu que l'alchimie marche. Car Bruno Dumont a du talent. Son film se tient. Sa direction d'acteur est impeccable. Léa Seydoux - dont on a longtemps hésité à lui reconnaître du talent, suspectant que son succès tienne plus à sa filiation qu'à ses qualités - n'y a jamais été aussi bonne. Elle est de tous les plans, le teint de porcelaine, le rouge à lèvres vermillon impeccable, dans des tenues époustouflantes qui devraient valoir à "France" sans hésitation le prochain César des meilleurs costumes.
Mais l'ensemble fonctionne mal, comme si on avait voulu agencer des pièces qui, prises séparément sont d'excellente facture, mais n'ont rien à faire ensemble. Prenons un exemple : Rose Gardin. Elle fait son petit effet dans le rôle de Lou, la fidèle assistante de France. Elle y a la graine de folie et l'humour parfois trash qui ont fait sa célébrité. Mais, hélas, ces qualités là n'ont rien à voir dans le film et ne lui apportent rien. Idem pour Benjamin Biolay et sa beauté ténébreuse, qui semble se specialiser dans le rôle des époux sacrificiels après le rôle qu'iol tenait auprès de Chiara Mastroianni dans "Chambre 212". Idem aussi de la musique un brin envahissante de Christophe qui avait mieux sa place l'élégie moyenâgeuse de Jeanne qu'ici.
"France" raconte les dérives d'un système. Il met aussi en scène les failles d'une femme. Cette double dimension est le moteur du film. On lui donne sa chance pendant un moment, laissant à Bruno Dumont le bénéfice du doute. Mais, comme le public de Cannes qui lui a réservé un accueil mitigé (en sélection officielle, France est revenu bredouille), on décroche bientôt. La chute est longue : le film dure deux heures quatorze et aurait gagné à être amputé dun bon quart.
J'aurai voulu en dire du bien ( j aime bien l'actrice Léa Seydoux et le réalisateur Bruno Dumont) mais là l'honnêteté m'oblige à vous prévenir que vous allez regretter d'être allé voir ce film ( et pourtant j'en ai vu une cinquantaine cet été donc j'ai eu matière à comparaison). Bruno Dumont a souhaité nous livrer un film aussi vulgaire, factice et moche visuellement que les émissions des chaînes d'informations. Soit. Mais sommens nous obligés d'aller voir ce navet-ovni. ? Sans compter les invraisemblances de scénario, comme ce prof de latin rencontré dans une pension pour riches en Suisse (France ne se pose jamais la question de ses moyens financiers...). Bref à ranger sur la même étagère que Titane et à oublier rapidement.
Léa Seydoux pleure ici beaucoup mais son personnage - réellement assez caricatural- cherche aussi son malheur en cédant à tous les attraits et aux pièges qu'elle se créé elle-même.
Blanche Gardin interprète Lou son assistante personnelle, très influente, faux-cul à souhait, son "Sganarelle-en-jupon". Lou met parfaitement en lumière avec sa façon très pince-sans-rire le principe de ce que doit faire une star de la télé si elle veut réussir dans ce métier assez trash qu'est celui du journaliste-vedette au sein d'une chaîne de télé populaire où le pire peut se révéler être le meilleur avant d'être vite...oublié.
C’est globalement assez délectable.
Si cette larme à l’œil quasi permanente de Léa Seydoux alias « France de Meurs » peut finir par agacer le spectateur, le réalisateur démontre que cette émotion réelle de la journaliste apparait comme le meilleur moyen pour attendrir et fidéliser le spectateur de cette télé-spectacle. En effet la "star" évolue très courageusement sur le terrain des guerres multiples dans le monde, face aux pires catastrophes de l’humanité et les risques mortels de reportages apparaissent dans le film comme tout à fait réels. Cela génère mécaniquement beaucoup d’Audimat, donc de la publicité, donc de l'argent et de la célébrité. Célébrité qui deviendra progressivement insupportable à France elle-même, à son mari, à sa propre famille en perdition.
A noter le décor atroce de son immense appartement parisien qu'on imagine Place des Vosges à Paris, horriblement sombre, d'un mauvais goût poussé à l'extrême, décor qui joue aussi son rôle dans ce film très particulier.
Alors jusqu’à quel point France peut-elle réussir sans se détruire elle-même ?
J’avais beaucoup aimé le film « Ma Loute » du même réalisateur Bruno Dumont. On retrouve ici son style, sa signature, ses longs silences et les espaces cadrés bien prolongés pour mieux faire ressentir l’instant présent.
Le film a beaucoup de charme.
Blanche Gardin interprète Lou son assistante personnelle, très influente, faux-cul à souhait, son "Sganarelle-en-jupon". Lou met parfaitement en lumière avec sa façon très pince-sans-rire le principe de ce que doit faire une star de la télé si elle veut réussir dans ce métier assez trash qu'est celui du journaliste-vedette au sein d'une chaîne de télé populaire où le pire peut se révéler être le meilleur avant d'être vite...oublié.
C’est globalement assez délectable.
Si cette larme à l’œil quasi permanente de Léa Seydoux alias « France de Meurs » peut finir par agacer le spectateur, le réalisateur démontre que cette émotion réelle de la journaliste apparait comme le meilleur moyen pour attendrir et fidéliser le spectateur de cette télé-spectacle. En effet la "star" évolue très courageusement sur le terrain des guerres multiples dans le monde, face aux pires catastrophes de l’humanité et les risques mortels de reportages apparaissent dans le film comme tout à fait réels. Cela génère mécaniquement beaucoup d’Audimat, donc de la publicité, donc de l'argent et de la célébrité. Célébrité qui deviendra progressivement insupportable à France elle-même, à son mari, à sa propre famille en perdition.
A noter le décor atroce de son immense appartement parisien qu'on imagine Place des Vosges à Paris, horriblement sombre, d'un mauvais goût poussé à l'extrême, décor qui joue aussi son rôle dans ce film très particulier.
Alors jusqu’à quel point France peut-elle réussir sans se détruire elle-même ?
J’avais beaucoup aimé le film « Ma Loute » du même réalisateur Bruno Dumont. On retrouve ici son style, sa signature, ses longs silences et les espaces cadrés bien prolongés pour mieux faire ressentir l’instant présent.
Le film a beaucoup de charme.
Manque de rythme, tout est dit au bout de 20 minutes et il reste 1h50 de film...
Lea Seydoux de part son interprétation nous sauve d'un ennui complet.
Lea Seydoux de part son interprétation nous sauve d'un ennui complet.
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