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Un grand film, certes une critique qui force le trait du système médiatique actuel, très drôle et cynique, mais aussi le portrait complexe d'une journaliste star de plus en plus cahotante.
Si vous vous attendez à une critique féroce du milieu des journalistes....ce que j'avais cru comprendre en écoutant une interview du réalisateur...vous serez déçus .Par contre si vous appréciez la plastique de Léa Seudoux et le rouge à lèvres rouge vif, vous serez gâté.
donc oui...plutôt déçue de ce film...sans véritable scénario où parfois on a l'impression de juxtaposition de scénettes. de gros plats qui durent une éternité...eh oui..pour présenter à Cannes un film il faut en faire .Bon, quelques brides sympathiques et bien vues....pour 2 étoiles peu méritées...et 2h de film pour ça ...
donc oui...plutôt déçue de ce film...sans véritable scénario où parfois on a l'impression de juxtaposition de scénettes. de gros plats qui durent une éternité...eh oui..pour présenter à Cannes un film il faut en faire .Bon, quelques brides sympathiques et bien vues....pour 2 étoiles peu méritées...et 2h de film pour ça ...
Très déçue après avoir lu des critiques dithyrambiques dans la presse. On ne sait pas où le réalisateur veut en venir. Léa seydoux est très bien filmée et le scénario tient sur son physique. Tout sonne creux.
Un super moment de cinéma. Bruno Dumont revient avec une satire passionnante de notre société. Léa Seydoux est incroyable dans ce rôle. Pascal P.
Bruno Dumont a trois choses à dire:
1) Les journalistes télé sont des ordures cyniques.
2) Les célébrités doivent faire énormément de photos.
3) Une femme malheureuse pleure beaucoup.
Un film monotone et déprimant avec un humour poussif, même Blanche Gardin n'est pas drôle...
1) Les journalistes télé sont des ordures cyniques.
2) Les célébrités doivent faire énormément de photos.
3) Une femme malheureuse pleure beaucoup.
Un film monotone et déprimant avec un humour poussif, même Blanche Gardin n'est pas drôle...
Quelle déception! !!!! le sujet était bien choisi , Léa Seydoux est excellente ainsi que blanche gardin mais ce sont les seules.
Pas d’acteurs autour d’elles, les scènes traînent en longueur, la caméra aussi. Ça restera dans ma tête tellement le film était ennuyeux. À éviter
Pas d’acteurs autour d’elles, les scènes traînent en longueur, la caméra aussi. Ça restera dans ma tête tellement le film était ennuyeux. À éviter
Je connais peu l'oeuvre de Bruno Dumont, n'en ayant vu, avant ce "France", que "Camille Claudel, 1915" (2013) et "Ma Loute" (2016). Ces deux films avaient en commun de vraies qualités esthétiques, grâce au travail remarquable du directeur de la photographie, Guillaume Deffontaines. Rien de tel ici - la photo, signée David Chambille, n'a rien d'esthétique - sauf si l'on vise une esthétisation de la laideur.
Pour la 3e fois consécutive, Dumont scénarise sur Péguy. Ce qui coulait de source avec "Jeannette" et "Jeanne" (2017 et 2019) - d'Arc ! Mais là, d'emblée, on s'étonne, car le propos est contemporain, et il s'agit de la vie (par tableaux) d'une créature des médias ! Le (très) posthume - publié en 1952 (quand CP est mort, au combat, en septembre 1914 - une des premières victimes de la Grande guerre), "Par ce demi-clair matin", est ici adapté - par l'intellectuel Dumont.
"France De Meurs" (Léa Seydoux) est une présentatrice vedette d'une chaîne du cable, dont la spécialité est d'animer une émission hebdomadaire, où elle diffuse des reportages réalisés par elle, suivis d'un débat. Son thème de prédilection étant la guerre et ses drames humains, pendant et après (dont les "crises migratoires" incessantes, découlant des conflits).
Où est Péguy là-dedans ? Quand on sait que le recueil de manuscrits inédits jusqu'au début des années 50, source revendiquée d'inspiration du cinéaste, est pour partie constitué de deux suites de "Notre Patrie" (1905), on fait le lien avec l'héroïne journaliste, qui se prénomme... "France". La jeune femme vit une vie de carton-pâte, dans des décors de carton-pâte, verse même des larmes de carton-pâte... Elle est, en montre permanente du fait de sa notoriété de carton-pâte, emblématique de notre société factice, superficielle, en trompe-l'oeil. Jusqu'à ce que la mécanique bien réglée de cette existence vide vienne à se gripper spoiler: (un premier accident - elle renverse un jeune homme ; elle démissionne ; elle part se "resourcer" en Suisse, façon "Montagne magique" et y vit une passion ; qui n'est qu'illusion, le séducteur étant un chasseur de scoops ; elle reprend, avec peine, ses activités ; un deuxième accident - ses mari et enfant y périssent...), jusqu'à la rédemption, forcément doloriste..
Comme c'est du Dumont, c'est très long (inutilement, d'au moins 30 min sur 2 h 20). Ce n'est pas d'un abord facile, non plus (entre satire, drame - et même cocasserie farcesque, façon "Ma Loute" : dans la posture du "choeur", dans cette tonalité, Blanche Gardin, en assistante personnelle - réjouissante - le tout articulé et monté sans agrément particulier pour le spectateur)... De "France de Meurs" à "France (notre patrie), demeure".
Au global, déconcertant, voire agaçant ! Mais incontestablement cohérent, et même roboratif et décapant.
D'aucuns, qui n'ont pas spécialement aimé, cherchent à sauver au moins Mlle Seydoux (de la plupart des plans) - pour ma part, je ne l'apprécie décidément pas, et son jeu d'actrice est au contraire un net bémol, pour moi !
Pour la 3e fois consécutive, Dumont scénarise sur Péguy. Ce qui coulait de source avec "Jeannette" et "Jeanne" (2017 et 2019) - d'Arc ! Mais là, d'emblée, on s'étonne, car le propos est contemporain, et il s'agit de la vie (par tableaux) d'une créature des médias ! Le (très) posthume - publié en 1952 (quand CP est mort, au combat, en septembre 1914 - une des premières victimes de la Grande guerre), "Par ce demi-clair matin", est ici adapté - par l'intellectuel Dumont.
"France De Meurs" (Léa Seydoux) est une présentatrice vedette d'une chaîne du cable, dont la spécialité est d'animer une émission hebdomadaire, où elle diffuse des reportages réalisés par elle, suivis d'un débat. Son thème de prédilection étant la guerre et ses drames humains, pendant et après (dont les "crises migratoires" incessantes, découlant des conflits).
Où est Péguy là-dedans ? Quand on sait que le recueil de manuscrits inédits jusqu'au début des années 50, source revendiquée d'inspiration du cinéaste, est pour partie constitué de deux suites de "Notre Patrie" (1905), on fait le lien avec l'héroïne journaliste, qui se prénomme... "France". La jeune femme vit une vie de carton-pâte, dans des décors de carton-pâte, verse même des larmes de carton-pâte... Elle est, en montre permanente du fait de sa notoriété de carton-pâte, emblématique de notre société factice, superficielle, en trompe-l'oeil. Jusqu'à ce que la mécanique bien réglée de cette existence vide vienne à se gripper spoiler: (un premier accident - elle renverse un jeune homme ; elle démissionne ; elle part se "resourcer" en Suisse, façon "Montagne magique" et y vit une passion ; qui n'est qu'illusion, le séducteur étant un chasseur de scoops ; elle reprend, avec peine, ses activités ; un deuxième accident - ses mari et enfant y périssent...), jusqu'à la rédemption, forcément doloriste..
Comme c'est du Dumont, c'est très long (inutilement, d'au moins 30 min sur 2 h 20). Ce n'est pas d'un abord facile, non plus (entre satire, drame - et même cocasserie farcesque, façon "Ma Loute" : dans la posture du "choeur", dans cette tonalité, Blanche Gardin, en assistante personnelle - réjouissante - le tout articulé et monté sans agrément particulier pour le spectateur)... De "France de Meurs" à "France (notre patrie), demeure".
Au global, déconcertant, voire agaçant ! Mais incontestablement cohérent, et même roboratif et décapant.
D'aucuns, qui n'ont pas spécialement aimé, cherchent à sauver au moins Mlle Seydoux (de la plupart des plans) - pour ma part, je ne l'apprécie décidément pas, et son jeu d'actrice est au contraire un net bémol, pour moi !
Film étonnant sur la vacuité des images, la perte de sens, le désert de l'amour, les classes sociales. On peut croire ou penser que le système televisuel a besoin d'une guerre civile en France. Ce système s'arrête devant le mémorial pour une enfant martyrisée. Relire Peguy et Debord peut être indispensable après ce film sur la monstruosité et le delittement de notre pays. Il se termine sur un acte de violence symbolique lourd de menace.
On est sur un ratage total, à l'exception de la performance Lea Seydoux mais ca ne rattrape pas le tout. Ce film est incohérent dans l'histoire et la réalité qu'il présente, ce qui rend impossible de s'y plonger. On se retrouve à rire à des moments à priori non voulus.
Je vous propose deux exemples avec de gros SPOILER :
- la famille de l'accidenté qui est sensé etre démunie avec un salaire seulement pour tenir financièrement, vit dans un superbe pavillon de deux étages et large pièce avec grand jardin. J'imagine que l'absence de piscine et le fait qu'il ne vivent pas en plein Paris permet de justifier ce dénuement évoqué.
- l'accident de 2 personnages du film tourne au sketch des simpsons. Ils ne peuvent pas simplement faire un accident et tomber dans le ravin, non non il faut qu'il se fassent trainer par un camion qui les fera tomber dans ce ravin et ce a quoi on ajoute un incendie au cas où on avait pas compris qu'ils étaient morts avec des plans sur les deux personnages pendant cette chute, post chute et apres incendie.
Je vous propose deux exemples avec de gros SPOILER :
- la famille de l'accidenté qui est sensé etre démunie avec un salaire seulement pour tenir financièrement, vit dans un superbe pavillon de deux étages et large pièce avec grand jardin. J'imagine que l'absence de piscine et le fait qu'il ne vivent pas en plein Paris permet de justifier ce dénuement évoqué.
- l'accident de 2 personnages du film tourne au sketch des simpsons. Ils ne peuvent pas simplement faire un accident et tomber dans le ravin, non non il faut qu'il se fassent trainer par un camion qui les fera tomber dans ce ravin et ce a quoi on ajoute un incendie au cas où on avait pas compris qu'ils étaient morts avec des plans sur les deux personnages pendant cette chute, post chute et apres incendie.
Dumont nous donnes des leçons, à nous braves gens du petit peuple plongés dans l'obscurantisme de nos ignorances. C'est d'une bêtise assez maladroite, une morale complètement désuète. Ça se voudrait transgressif ou subversif, c'est juste d'une absence d’intelligence et de finesse assez inquiétante. Dumont devrait sortir un peu de chez lui, à force de vivre avec les acteurs de sa série niaise du nord, il perçoit les individus comme des crétins, et lui leur ouvre les yeux. D'une prétention incroyable ce navet.
excellent car ce film montre avec force l'artifisme médiatique des reportages censé être documentaire et surtout les repercussions et ravages de cette logique sur les femmes et les hommes.
Du grand Dumont !
je recommande à 200 %
Du grand Dumont !
je recommande à 200 %
Tout sonne faux dans ce film ridicule et décousu. Sur un sujet dont on comprend le sens et pour lequel on perçoit l'intention du réalisateur, il y avait beaucoup mieux à faire. Comment un tel navet a t-il pu figurer en compétition officielle à Cannes ?
Un miroir déformant sur la course à l'audimat et le culte de la personnalité qui annihile et enferme dans la prison dorée d'une infinie solitude.
Film extrême d'où tout espoir est absent quoique ???
Famille, entourage cramés sur l'autel du veau d'or et du narcissisme de se voir à l'écran de TV.
Film extrême d'où tout espoir est absent quoique ???
Famille, entourage cramés sur l'autel du veau d'or et du narcissisme de se voir à l'écran de TV.
Un visage perplexe n'est pas une impossibilité lorsqu'on ressort de "France" de Benoît Dumont, face à cette étrange montagne russe très en longueur.
Emprunt d'une volonté de délivrer à la fois une attaque cynique contre notre système médiatique, ne se résumant qu'à du cinéma où France est la réalisatrice, et un portrait humain de ces personnalités devenues si connues qu'elles ne sont plus que des spectres errants, incapable d'avoir un dialogue humanisé avec qui que ce soit, le film navigue. Il navigue constamment entre deux eaux, sans jamais vraiment échouer dans l'exercice, mais sans non plus frapper émotionnellement juste au point de nous emporter dans son histoire.
Si le film s'est vendu sur son attaque cynique, c'est bien le deuxième visage du film qui se trouve être le plus attrayant et le plus touchant, car s'il ne frappe pas tout le temps juste, ce deuxième visage s'avère extrêmement réel quand il touche là où ça fait mal.
À travers ce deuxième visage, Dumont nous parle de cette carapace, cette double identité de façade que l'on se créé et dont la force s'amplifie avec les réseaux sociaux. France ne tient plus, France se craquele, à travers certains dialogues, certains plans très touchants. Dommage encore une fois que ce soit amoindri par des moments plus faibles.
Visuellement, rien à dire le film est tout simplement magnifique, offrant de grandes images dans la hauteur très belles à regarder. Sur un plan musical, la bande-son est marquante mais laisse un goût triste amer quand on se rappelle que c'est la dernière proposition musicale qu'aura fait Christophe avant de mourir. Le casting réussi à porter le film, mais malheureusement pour Léa Seydoux et Benjamin Biolay, ils franchissent parfois la ligne entre une performance juste et une performance qui en fait trop.
Comme le reste de sa filmographie, "France" est un film où Benoît Dumont brouille la frontière entre l'étrange et le classique pour désarmer le spectateur. C'est sûrement un de ses films ou ça a le plus de sens, tant les médias ont un problème amenant également à une frontière brouillée entre fiction et réalité, entre le masque des mots et le franc-parler. Imparfait mais intéressant, un peu trop long, mais ne se reposant pas sur ses bases, "France" peut mériter que vous jetiez votre regard sur son regard.
Emprunt d'une volonté de délivrer à la fois une attaque cynique contre notre système médiatique, ne se résumant qu'à du cinéma où France est la réalisatrice, et un portrait humain de ces personnalités devenues si connues qu'elles ne sont plus que des spectres errants, incapable d'avoir un dialogue humanisé avec qui que ce soit, le film navigue. Il navigue constamment entre deux eaux, sans jamais vraiment échouer dans l'exercice, mais sans non plus frapper émotionnellement juste au point de nous emporter dans son histoire.
Si le film s'est vendu sur son attaque cynique, c'est bien le deuxième visage du film qui se trouve être le plus attrayant et le plus touchant, car s'il ne frappe pas tout le temps juste, ce deuxième visage s'avère extrêmement réel quand il touche là où ça fait mal.
À travers ce deuxième visage, Dumont nous parle de cette carapace, cette double identité de façade que l'on se créé et dont la force s'amplifie avec les réseaux sociaux. France ne tient plus, France se craquele, à travers certains dialogues, certains plans très touchants. Dommage encore une fois que ce soit amoindri par des moments plus faibles.
Visuellement, rien à dire le film est tout simplement magnifique, offrant de grandes images dans la hauteur très belles à regarder. Sur un plan musical, la bande-son est marquante mais laisse un goût triste amer quand on se rappelle que c'est la dernière proposition musicale qu'aura fait Christophe avant de mourir. Le casting réussi à porter le film, mais malheureusement pour Léa Seydoux et Benjamin Biolay, ils franchissent parfois la ligne entre une performance juste et une performance qui en fait trop.
Comme le reste de sa filmographie, "France" est un film où Benoît Dumont brouille la frontière entre l'étrange et le classique pour désarmer le spectateur. C'est sûrement un de ses films ou ça a le plus de sens, tant les médias ont un problème amenant également à une frontière brouillée entre fiction et réalité, entre le masque des mots et le franc-parler. Imparfait mais intéressant, un peu trop long, mais ne se reposant pas sur ses bases, "France" peut mériter que vous jetiez votre regard sur son regard.
Il est quand même drôle qu'un grand nombre des spectateurs de France ne retient du film que sa satire au vitriol (hum) des journalistes télé élevés au rang de stars et des errements des chaînes d'information en continu. Non que cet aspect ne sot pas présent mais il n'est que la toile de fond, souvent outrancière (voir le personnage déplaisant incarné par Blanche Gardin) d'un beau portrait de femme, portée au pinacle, entourée de courtisans, imbue d'elle-même et de son pouvoir jusqu'à ce qu'arrive la dépression. De cette femme un peu bipolaire, actrice de son propre malaise, avec ses reportages sur le terrain savamment mis en scène, Dumont traque une psychologie complexe, partagée entre gloire et douleurs. Triste et célèbre, France évolue dans un monde factice (son appartement est hallucinant) jamais traité de manière réaliste mais comme dans un univers parallèle au notre, selon la manière coutumière du cinéaste, qui s'exprime avec des scènes poussées au-delà de leur durée normale, par le jeu gauche de nombre de protagonistes secondaires ou encore via les longs gros plans sur le visage de son héroïne, souvent en pleurs, qui traduisent peut-être aussi le regard amoureux que pose Dumont sur une Léa Seydoux prodigieuse et finalement émouvante. Le réalisateur n'est pas adepte de la vérité, il cherche plutôt à créer une autre authenticité très personnelle, qui a déjà agacé ou séduit, comme par exemple dans Hadewijch ou même Jeanne. Outre la musique superbe de Christophe, France est aussi un exercice de mise en scène parfois jubilatoire, avec en particulier la scène de l'accident. Là, encore, elle dure plus que de raison, presque poétique dans la tragédie. Alors, ne voir dans France qu'une charge violente contre les pratiques douteuses des débiteurs d'information à la chaîne et omettre toute la richesse stylistique et psychologique du film ne serait-il pas une grave erreur, en oubliant à quel point le réalisateur de La vie de Jésus est un électron libre dans le paysage cinématographique français ?
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