Shadow in the Cloud démarre bien, et est intéressant dans ses 20 premières minutes
Sur un scénario de Max Landis (Chronicle, Bright), on est évidemment dans un mélange des genres qui fait très plaisir : en pleine WW2, une femme est à bord d'un avion entièrement constitué d'hommes. Bientôt une attaque aérienne japonaise viendra mettre le dawa, en plus d'une entité maléfique surnaturelle.
Bref,l'ambiance se pose,on est sur du mini-budget mais la réalisation se veut carrée, mettant en scène la trop rare Chloe Moretz (depuis Kick-Ass et Hugo) en femme badass et déterminée (mais aussi faillible). En plus, d'entrée de jeu le mystère infuse via cette boîte qu'elle transporte, sa mission inconnue du spectateur et des autres membres de l'avion (qui il faut le dire, sont tous des gros beaufs à peu de choses près).
Bref un canevas qui sent bon l'exploitation 80's, surtout que la toute première partie en huis-clos renvoie au superbe Cauchemar à 20 000 pieds de Twilight Zone, avec cette forme simiesque dont la silhouette menaçante se détache à l'extérieur de la carlingue.
Puis patatra
on verse vers le Z fauché, aux situations et réactions des persos toutes plus improbables les unes que les autres. Passée le teasing de la créature, on se retrouve face à un babouin Cloverfieldesque aux CGI douteux et au design ultra lambda. Le film n'arrive pas vraiment à maitriser ses variations de ton, la réalisation se veut moins maitrisée quand on veut aller vers le spectaculaire, et in fine les 2 versants du film (réalistico-fantastique) s'avèrent déceptifs.
Heureusement le film est rythmé tout au long de ses 1h20, Chloe Moretz est bien dans son rôle, et quelques petites idées nous réveille.
Pas de quoi sauter au plafond, et je conseille largement le film Overlord sorti en 2018 qui lui assurait bien dans le même genre !
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3,0
Publiée le 8 janvier 2021
Une femme embarque dans un avion militaire avec un mystérieux colis dont la contenance est classée confidentielle. Alors que les hommes se montrent rapidement lourds à son encontre, cela va rapidement devenir le dernier des soucis de Maud lorsque l'avion est attaqué par les Japonais et par quelque chose d'encore plus surprenant pour l'époque. "Shadow in the Cloud" est un film d'action surnaturel au message notamment féministe. L'action se déroule principalement dans les airs et en huis clos, donc les événements s'enchainent vite, ce qui fait que l'on ne s'ennuie pas. De toute manière, comment s'ennuyer avec tout ce que propose la réalisatrice... Elle arrive toujours à surprendre avec des révélations ou des surprises farfelues. Ne vous attendez pas à voir un film de guerre classique, ce n'est absolument pas un film qui cherche à être réaliste. Il ne cherche pas non plus à être drôle, je ne crois pas du moins. C'est juste un film complètement débridé où absolument tout peut arriver. Et c'est ce qui le rend divertissant puisque l'on ne sait jamais à quoi s'attendre. Un rythme soutenu, des scènes d'action rocambolesques et une bande-son efficace font de ce film un divertissement sympathique à condition que l'on ne le prenne pas au sérieux.
Petite pépite cinématographique néo-zélandaise passée sous les Radars au milieu de blockbusters souvent décevants (tepanet lol), Shadow In the cloud est pour moi une des meilleures surprise des 5 dernières années, l'ambiance est excellente malgré un léger manque de moyens, la mise en scène m'a rappelé par moments ces BD d'aviation de la seconde guerre mondiale (Buck Danny, Biggles, etc...).
Faut dire que le dernier huis-clos dans un B-17 que j'ai apprécié était "La mascotte" (Histoires Fantastiques, réalisé par Spielberg himself), la barre était assez haute, et pourtant ce film a su me tenir en haleine jusqu'au bout, une ambiance savamment mise en place avec une tension qui monte progressivement, la réalisatrice surfe brillamment entre action, rebondissements et fantastique, pour nous tenir en haleine jusqu'au bout du bout !
Une Chloé Grace Moretz au mieux de sa forme qui se démène au beau milieu de cette bande de mâles patibulaires mais presque, des personnages taillés à l’emporte pièce mais qui restent crédibles, des scènes d’action assez jouissives, le film ne pas dans la dentelle mais plutôt dans le 100 % efficace, et le pari est réussi, jusqu’au générique de fin : "Hounds of Love" de Kate Bush qui arrive comme la cerise au sommet d’un délicieux gâteau, j’ai adoré !
Mais que c'est lourd, dans le fond comme dans la forme.
Et pourtant, le film possédait un certain potentiel dans ses premières minutes, rappelant un peu l'épisode "La Mascotte" (réalisé par Spielberg) de la série "Histoires Fantastiques". La déception n'en est que plus grande. Une série B du pauvre, discours féministe (écrit au tractopelle) inclus.