La Nuit du loup-garou
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ronny1
ronny1

55 abonnés 913 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 juin 2017
La nuit du loup garou est une nouvelle réussite dans la démarche de la Hammer de renouveler le genre dans les années cinquante et soixante. En se démarquant de la narration habituelle des films d’épouvante, Terence Fisher réalise une œuvre quelque peu déroutante pour l’époque. En choisissant de montrer une histoire d’amour rendue impossible par les transformations du héros en loup garou et qui se terminera en tragédie sur fond de tyrannie aristocratique, il rappelle le contre-pied de La fiancée de Frankenstein de James Whale (les monstres ne sont pas ceux annoncés). Mais contrairement à ce dernier, la peinture sociale est omniprésente du début (la procréation), à la fin. Autre surprise du film, et pas la moindre, le rôle principal est confié à un acteur inconnu à l’époque : Oliver Reed (magnifiquement maquillé en loup garou par Roy Ashton) qui jusqu’alors avait uniquement joué les utilités dans quelques films.
Caine78

7 756 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 octobre 2010
L'un des meilleurs fleurons de la Hammer. On apprécie rapidement le travail de Terence Fisher , que ce soit au niveau de sa rigueur quant à la reconstitution historique, qu'il a doublé d'une atmosphère assez bien rendu, ou par sa manière de renouveler de manière assez intelligente et soignée ce mythe du loup-garou. Par ailleurs, il est vrai que l'on a du mal à être totalement captivé par l'ensemble, tant parfois certaines scènes trainent en longueur, et on peut être légèrement déçu par un final qu'on aurait pu attendre un peu plus grandiose. Cela dit, on est vraiment séduit par la belle histoire d'amour qui double l'aspect fantastique, ainsi que le réel effort pour jouer de la suggestion, ce qu'il fait souvent bien. Une assez belle réussite.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 21 décembre 2011
Les décors sont beau et tout les acteurs sont très bon dans chacun de leur roles, plus la superbe mise en scène de Fisher. Mais le coté kitsch du loup garou plus le coté trop catho du film est un peu ennuyant. La meilleure scène, c'est quand il se transforme adulte en loup- garou et qu'il tue des personnes.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 7 février 2012
Excellent ce loup garou de la hammer. Bien moins impressionnant que ceux d underworld ou de celui de Londres mais pour une production des années 60 c est très intéressant pour autant qu on aime les vieux films dans ce genre.
VERTIGO
VERTIGO

7 abonnés 413 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 février 2026
Avec un budget 100 moins élevé que Wolfman qui passait le même soir sur TCM ce film de la Hammer est 100 fois meilleur avec un vrai scénario, de vrais acteurs, un vrai réalisateur. Bref un vrai bon film. Un film d'horreur de type dit "réaliste" grâce à un changement de directeur de la photographie pour des raisons financières (l'ancien pourtant excellent prenait trop de temps pour mettre au point sa photo). Ce fut i=un énorme succès à sa sortie en particulier chez les cinéphiles de la science-fiction et du film d'horreur. Ce fut une rupture dans l'histoire de la Hammer et du cinéma d'horreur et de science-fiction. E premier grand rôle dans un grand film de la Hammer pour Oliver Reed que l’on trouvait trop grand jusqu’ici. Il y en aura beaucoup d'autres par la suite.
Jean Mariage
Jean Mariage

1 abonné 99 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 mai 2026
Il faut insister sur l’étonnante modernité de cette relecture du thème du loup-garou par Fisher. Car si le film conserve un certain nombre d’éléments traditionnels (pleine lune, balle d’argent…), il s’en éloigne surtout pour proposer une véritable métaphore sociale.
Ce n’est pas une morsure ou une intervention surnaturelle qui condamne Leon à devenir une bête, mais bien un processus de déshumanisation. Celle-ci trouve son origine dans les agissements d’un aristocrate décadent, cruel et pervers, le marquis Siniestro. Les dialogues (mal rendus par les sous-titres) sont à cet égard très explicites : lors des humiliations infligées au mendiant, futur père de Leon, revient sans cesse le terme « pet » (animal domestique), jusqu’à faire de cet homme une créature ravalée au rang de bête.
Le même mécanisme est à l’œuvre chez la mère de Leon : réduite à un objet sexuel, elle réagit par un meurtre d’une violence « animale ». Le fait qu’elle soit muette n’est évidemment pas anodin : privée de parole, elle est déjà exclue de l’humanité, assimilée à une créature instinctive. Fisher construit ainsi une chaîne de déshumanisation où la violence sociale engendre la monstruosité.
Le tragique du film est que Léon ne pourra pas échapper à cette malédiction d’origine sociale. Les exploiteurs ôtent aux exploités leur humanité, malgré tous les efforts de ceux qui tenteront de l'aider. En effet, si seul l'amour qu'on lui porte peut vaincre la haine qui l'a engendré, cet amour sera de nouveau contrarié par une question de classe sociale. Il est ici encore remarquable que la première transformation de Léon en loup-garou survienne juste après que celle qu'il aime (et qui l'aime aussi) lui ait avoué qu'elle ne pourrait jamais l'épouser car elle est destinée par son père à un nobliau du coin.
Cette humanité — perdue dès l’origine par l’injustice sociale, partiellement restaurée par l’amour de la famille qui l'adopte, puis de nouveau anéantie par l'injustice sociale — ne sera même pas retrouvée dans la mort. Contrairement à la tradition du genre, le monstre ne redevient pas humain après avoir été tué par une balle d'argent. L’aliénation est totale, irréversible, et confère au film une dimension profondément pessimiste, presque politique.
La seule réserve que l’on pourrait formuler concerne le choix de situer l’action en Espagne, ce qui rend peu crédible cette galerie de « personnages espagnols » incarnés par des acteurs britanniques bien typés et parlant un anglais impeccable. Mais cette convention, liée aux contraintes budgétaires de la Hammer — qui réutilisait ici des décors espagnols prévus pour un film sur l’Inquisition finalement abandonné — pèse finalement peu face à la puissance symbolique et à l’intelligence du propos.
Un des sommets du fantastique Hammer, où le mythe du loup-garou devient le révélateur d’une violence sociale profondément enracinée.
Marceau 59
Marceau 59

22 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 octobre 2025
Mais oui le maquillage loup garou fait date, mais oui l'hémoglobine fait coulis de tomate, mais quand même, ça fleure bon les vieilles productions des années 60.
Ras le bol du numérique à toutes les sauces et qui ne nous fiche pas plus les pétoches pour autant à nous qui en avons tant ou trop vu.
Vive les maquillages fastidieux ! Vive le coulis de tomate ! Vive ces acteurs qui en faisaient trop ! ( Quoi qu' Oliver REED est quand même fabuleux.)
Tiens au fait ; j'ai complètement oublié de mentionner " La Hammer " comme tout le monde.
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