Vu le 20210521, avis le 20210603
Le film m'a plutôt ennuyé. Je ne m'y suis que peu intéressé malgré le plaisir de voir Emmanuelle Béart à l'écran. Je n'ai pas compris le but du film, ce qu'il essaie de raconter.
On a vite un cours d'allemand non traduit conséquent pour qui ne parle pas allemand C'est plutôt bien fait car ça passe assez vite, mais cela demande au spectateur de la confiance. D'emblée, le film se montre exigent pour le spectateur qui doit accepter qu'il aura de l'allemand non traduit, et probablement pas qu'un peu dans le film. Et donc, des choses qu'il ne comprend pas.
Très rapidement, Margaux se fait emmener en voiture en soirée étudiante. Son chauffeur qui l'a croisée probablement une fois avant, lui révèle son homosexualité alors qu'il la cache aux autres étudiants de leur groupe. C'est maladroit, totalement improbable. Cela passe très mal et indispose pour le reste du film. D'autant plus que ce cours d'allemand qui précède demande de l'indulgence au spectateur et que le film se montre juste après paresseux sur la crédibilité.
Lorsqu'elle va à la pharmacie acheter des préservatif, au moment du passage piéton, on voit que le fond est flou. Je trouve l'image décevante et j'aurais préféré une image nette sur tous les plans.
Ensuite, il y a une scène dans un bar. Lorsque Margaux s'exprime, il y a beaucoup de "ah non" et elle reprend sa réponse. J'ai trouvé cela pas mal, cela donne du caractère à Margaux. Indécision, recherche d'exactitude, de précision, démarche de sincérité.
La discussion sur la sexualité de Karl, c'est le retour à la vie de margaux, sa vie est normale, elle est intégrée dans un groupe. elle s'y sent bien.
La soirée à la piscine, c'est un plan foireux. L'occasion pour Margaux que finalement, même intégrée avec les autres membres du groupe, elle est à part, isolée. Cela lui rappelle probablement l'échec de satentative de reprendre en main sa vie sexuelle.
Eric -> il ne la raccompagne pas, c'est KO. Elle ne veut pas de vie de couple, de mariage.
On voit alors Margaux passer devant son ancienne classe -> peut être que klaus continue à l'attirer, à moins que ce soit pour montrer l'attachement de Margaux à son ancien groupe d'étude.
On a alors une scène d'étreinte, avec la caméra qui bouge beaucoup et des flous. Bof. Un peu classique, sans grand intérêt. On peut noter à ce moment le contraste avec la lumière cruelle qui éclaire margaux quand il va dans la salle de bain. Là, c'est elle qui demande à le revoir. sa réponse est cruelle et en fait un personnage intriguant, intéressant. Il n'a rien à faire d'elle, c'est sans attache ni promesse. On pouvait le deviner précédemment avec la maillot de foot et sa façon d'enlever ses chaussettes.
2ème rendez-vous. Elle demande l'embrasser je crois, à dormir et à parler. son prénom et son numéro de téléphone. Etonnant que dès le second rendez-vous elle soit dans l'attachement alors qu'avec d'autres hommes, elle ne l'était pas.(le film le montre aussi parce qu'elle réécoute Marcia Baila). La transition n'est pas très crédible, trop rapide et pas assez étayée / expliquée.
Pareil, lorsqu'elle le guette à son travail. Il n'y a pas de raison qu'elle connaisse ses heures, par où il passe, etc.
Ensuite, on arrive encore à une scene improbable, la porte qui est ouverte et du coup elle peut entrer dans l'appartement d'Antony. Je ne trouve pas crédible qu'elle s'enfonce ainsi dans l'appartement, .. Bof, je n'y crois pas trop.
On arrive alors à l'hôtel. Le diner à l'hôtel, l'entrée en relation avec les clients de l'hôtel. Ca ne semble pas très crédible. Pourquoi ont ils accès à une maison et dormir à l'hôtel ? Je comprends que cela pourrait théoriquement arriver, qu'un membre d'un colloque soit un local, que comme par hasard, il n'y a personne chez lui et qu'il puisse inviter du monde à l'improviste chez lui. C'est quand même assez improbable.
A ce moment là du film, j'ai réalisé que je trouvais finalement plutôt bien que Thibaut n'aie pas une homosexualité marquée, visible.Dans le film, il n'estg pas forcément identifié par sa seule homosexualité. Ce qui le fait exister dans le film, c'est qu'il a une relation d'amitié avec margaux (même si elle est un peu trop exagére, peu crédible). Ce n'est pas son homosexualité sa caractéristique principale. Cela m'a semblé bien.
Enfin le train, le temps a passé. Margaux refait sa vie, elle entre dans une stabilité dans laquelle elle peut s'épanouir. Du coup, le film raconte peut-être une forme de cheminement d'une femme qui cherche à s'oublier dnas le chagrin, de s'étourdir dans la vie. Comme ça ne fonctionne pas, elle finit par se ranger et refaire sa vie de façon plus conventionnelle. Pas sur que ce soit le but du film, et de toute façon, cela m'indiffère malheureusement un peu.
En résumé, le film me semble manquer d'une trame narrative, d'un objectif identifiable recherché par Margaux qui permettrait de suivre ses pérégrinations / de comprendre ce qui lui arrive. Au lieu de cela, des événements qui ne semblent pas donner d'image d'ensemble particulière s'accumulent et on perd vite l'intérêt de suivre le film.