L'Etreinte
Note moyenne
2,4
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71 critiques spectateurs

5
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critiquas in veritate
critiquas in veritate

1 abonné 21 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 juin 2021
Film magnifique, et rayonnant par sa simplicité et sa justesse.
Emmanuelle Béart livre à la caméra, avec génie, une interprétation tout en pudeur mais aussi tout en limpidité. Son jeu est sobre, et elle offre son personnage avec une sorte de clarté opaque qui, depuis l'écran, nous éblouit. Clarté, car on comprend tout de ce qui la meut et traverse ; opaque, car c'est de l'ordre du non-dit, non-exprimé - de l'invisible.
Tout sonne donc juste dans ce premier film. Il ne souffre pas de lourdeur, ni de prétention. On peut totalement s'identifier avec ce personnage de femme de cinquante ans, même si on n'est soi-même ni femme, ni cinquantenaire!
D'ailleurs, les autres personnages sont également très réussis, et profonds, quoique secondaires : on a l'impression de les reconnaître, de les connaître.
C'est un film sur le mystère le plus courant qui soit : une personne, qui cherche à aimer et être aimée, et qui, à la fois, sait intimement et ne sait pas du tout comment faire. Un magnifique film d'amour, sans bavardages, et qui montre, de la part du réalisateur, une grande sensibilité. Merci!
Hanuman
Hanuman

6 abonnés 20 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 22 juillet 2021
Pourquoi vouloir délibérément infliger aux spectateurs une telle souffrance ? Film très long avec une succession de séquences sans réelle cohérence.Je me suis suis ennuyé ferme.Première fois que je vois dans un film un placement de produit pour un antirétroviral contre le VIH-1 et le VIH-2.
Ginere
Ginere

2 abonnés 32 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 juin 2021
Très décevant. L'histoire est sans intérêt, on ne peut entrer en empathie avec l'héroïne et surtout le jeu d'Emmanuelle Béart est plat. Quel dommage pour mon premier film après cette longue période de privation.
L'AlsacienParisien

686 abonnés 1 431 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 juin 2021
"L'étreinte" a tout du cliché du film français : on peut lui reprocher ses dialogues très épurés, ses scènes intimistes et quotidiennes où il ne passe pas grand chose, son absence de musique, sa réalisation sobre et passe-partout... Mais pourtant, ce premier film du comédien Ludovic Bergery se révèle étonnamment appréciable par la présence d'Emmanuelle Béart qui donne à voir un portrait de femme émouvant qui surmonte un deuil et tente de se reconnecter à elle-même. Cette dernière a perdu son mari et décide de s'installer à Versailles afin de reprendre des études en littérature germanique. On ne sait pas grand chose de son passé, on le devine seulement. On la sent à part, en perpétuel décalage, s'adaptant à un monde où les codes relationnels ont bien changé. Sa rencontre avec un groupe d'étudiants décomplexés dans sa promo ne fait que creuser l'écart générationnel et sa quête de désir. Car en abordant le processus de deuil (de l'être aimé et de la jeunesse), le réalisateur parle d'éveil des sens et d'élans de vie oubliés. Il y a de très belles scènes claires-obscures pour signifier cette prise de conscience. Emmanuelle Béart, dans ce rôle de femme éteinte pendant des années, apporte un bagage émotionnel lourd et juste pour donner vie à cette femme en transition. On la sent abimée, à fleur de peau, maladroite, hésitante, triste, imprudente, libre et elle permet au film de ne jamais sombrer dans l'ennui. Mais surtout, elle y apporte ses peurs et ses doutes, et cela se ressent dans son jeu très organique et incarné. De femme passive, elle ouvre les yeux et réalise qu'elle peut agir et c'est par une succession d'états d'âme et de mises en danger que le film trouve sa réelle valeur. Les seconds rôles, ici, n'ont que peu d'importance et s'oublient comme des fantômes qui ont permis au personnage de se reconstruire. Intimiste, imparfait et troublant, "L'Étreinte" est une errance qui s'efforce de retrouver son amour-propre.
Gfa Cro
Gfa Cro

59 abonnés 576 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 3 juin 2021
Vu le 20210521, avis le 20210603

Le film m'a plutôt ennuyé. Je ne m'y suis que peu intéressé malgré le plaisir de voir Emmanuelle Béart à l'écran. Je n'ai pas compris le but du film, ce qu'il essaie de raconter.

On a vite un cours d'allemand non traduit conséquent pour qui ne parle pas allemand C'est plutôt bien fait car ça passe assez vite, mais cela demande au spectateur de la confiance. D'emblée, le film se montre exigent pour le spectateur qui doit accepter qu'il aura de l'allemand non traduit, et probablement pas qu'un peu dans le film. Et donc, des choses qu'il ne comprend pas.

Très rapidement, Margaux se fait emmener en voiture en soirée étudiante. Son chauffeur qui l'a croisée probablement une fois avant, lui révèle son homosexualité alors qu'il la cache aux autres étudiants de leur groupe. C'est maladroit, totalement improbable. Cela passe très mal et indispose pour le reste du film. D'autant plus que ce cours d'allemand qui précède demande de l'indulgence au spectateur et que le film se montre juste après paresseux sur la crédibilité.

Lorsqu'elle va à la pharmacie acheter des préservatif, au moment du passage piéton, on voit que le fond est flou. Je trouve l'image décevante et j'aurais préféré une image nette sur tous les plans.

Ensuite, il y a une scène dans un bar. Lorsque Margaux s'exprime, il y a beaucoup de "ah non" et elle reprend sa réponse. J'ai trouvé cela pas mal, cela donne du caractère à Margaux. Indécision, recherche d'exactitude, de précision, démarche de sincérité.

La discussion sur la sexualité de Karl, c'est le retour à la vie de margaux, sa vie est normale, elle est intégrée dans un groupe. elle s'y sent bien.

La soirée à la piscine, c'est un plan foireux. L'occasion pour Margaux que finalement, même intégrée avec les autres membres du groupe, elle est à part, isolée. Cela lui rappelle probablement l'échec de satentative de reprendre en main sa vie sexuelle.

Eric -> il ne la raccompagne pas, c'est KO. Elle ne veut pas de vie de couple, de mariage.

On voit alors Margaux passer devant son ancienne classe -> peut être que klaus continue à l'attirer, à moins que ce soit pour montrer l'attachement de Margaux à son ancien groupe d'étude.

On a alors une scène d'étreinte, avec la caméra qui bouge beaucoup et des flous. Bof. Un peu classique, sans grand intérêt. On peut noter à ce moment le contraste avec la lumière cruelle qui éclaire margaux quand il va dans la salle de bain. Là, c'est elle qui demande à le revoir. sa réponse est cruelle et en fait un personnage intriguant, intéressant. Il n'a rien à faire d'elle, c'est sans attache ni promesse. On pouvait le deviner précédemment avec la maillot de foot et sa façon d'enlever ses chaussettes.

2ème rendez-vous. Elle demande l'embrasser je crois, à dormir et à parler. son prénom et son numéro de téléphone. Etonnant que dès le second rendez-vous elle soit dans l'attachement alors qu'avec d'autres hommes, elle ne l'était pas.(le film le montre aussi parce qu'elle réécoute Marcia Baila). La transition n'est pas très crédible, trop rapide et pas assez étayée / expliquée.

Pareil, lorsqu'elle le guette à son travail. Il n'y a pas de raison qu'elle connaisse ses heures, par où il passe, etc.

Ensuite, on arrive encore à une scene improbable, la porte qui est ouverte et du coup elle peut entrer dans l'appartement d'Antony. Je ne trouve pas crédible qu'elle s'enfonce ainsi dans l'appartement, .. Bof, je n'y crois pas trop.

On arrive alors à l'hôtel. Le diner à l'hôtel, l'entrée en relation avec les clients de l'hôtel. Ca ne semble pas très crédible. Pourquoi ont ils accès à une maison et dormir à l'hôtel ? Je comprends que cela pourrait théoriquement arriver, qu'un membre d'un colloque soit un local, que comme par hasard, il n'y a personne chez lui et qu'il puisse inviter du monde à l'improviste chez lui. C'est quand même assez improbable.

A ce moment là du film, j'ai réalisé que je trouvais finalement plutôt bien que Thibaut n'aie pas une homosexualité marquée, visible.Dans le film, il n'estg pas forcément identifié par sa seule homosexualité. Ce qui le fait exister dans le film, c'est qu'il a une relation d'amitié avec margaux (même si elle est un peu trop exagére, peu crédible). Ce n'est pas son homosexualité sa caractéristique principale. Cela m'a semblé bien.

Enfin le train, le temps a passé. Margaux refait sa vie, elle entre dans une stabilité dans laquelle elle peut s'épanouir. Du coup, le film raconte peut-être une forme de cheminement d'une femme qui cherche à s'oublier dnas le chagrin, de s'étourdir dans la vie. Comme ça ne fonctionne pas, elle finit par se ranger et refaire sa vie de façon plus conventionnelle. Pas sur que ce soit le but du film, et de toute façon, cela m'indiffère malheureusement un peu.

En résumé, le film me semble manquer d'une trame narrative, d'un objectif identifiable recherché par Margaux qui permettrait de suivre ses pérégrinations / de comprendre ce qui lui arrive. Au lieu de cela, des événements qui ne semblent pas donner d'image d'ensemble particulière s'accumulent et on perd vite l'intérêt de suivre le film.
Framas54
Framas54

19 abonnés 120 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 juin 2021
Est ce du cinéma vérité ? Mme Béart joue sobrement un rôle taillé pour elle, c.est celui d’une femme mûre.. et veuve, qui se reconstruit affectivement et sexuellement. Elle y parvient mais avec difficulté. Y a t il du cinéma ici, c’est toute la question.. eh oui, la vie est dure , le film supporterait un peu d’humour et de fantaisie..
Esama
Esama

1 critique Suivre son activité

1,0
Publiée le 25 mai 2021
Très déçue de ce film pour mon retour au cinéma. Circulez...il n’y a rien à voir ! En tout cas rien d’intéressant. J’ai voulu accompagner une amie qui avait été attirée par la présentation et pour une fois je n’ai pas regardé les avis. Bien mal m’en a pris. Si j’avais été seule je serai sortie bien avant la fin.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 25 mai 2021
Je n'ai jamais été aussi mal à l'aise en regardant un film au cinéma avec ma maman (65 ans)
Autant de scenes X est totalement déplacé
Aucune histoire aucune intrigue
Film d'un tel ennui à fuir
Violette Villard
Violette Villard

2 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 mai 2021
Un film hommage à Béart, à une certaine idée de ce que peut être vieillir sur les écrans pour une icône, Béart résonne avec Anna Thomson dans " Sue perdue in Manhattan " et autre Fiona d''Amos Kolleck. Portrait d'une femme déchue, hésitante, en re-appropriation d'elle-même, de ce que peut être désirer, caresser. Même si la mise en scène n'est pas toujours aussi dense que le jeu de son actrice, les 3 scènes d'étreintes avec les hommes ( Tibo Vanderborre et Yannick Choirat) sont filmées toute en subtiles sensibilités et donnent l'idée d'un autre film possible. C'est déjà un beau pari pour Ludovic Bergery: filmer le tressaillement des corps gauches, inconnus et nous inviter à rêver d'autres images possibles.
ramirezdavid
ramirezdavid

23 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 24 mai 2021
Vraiment dommage d'avoir regardé ce film pour un retour au cinéma, vide d'histoire, plat, rien à raconter
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 mai 2021
Les deuils constituent les écueils les plus visités et revisités dans tous les degrés d’art. Il est toujours aussi fascinant de constater comment certaines œuvres se les réapproprient ou offrent une portée symbolique aux sujets qu’elles empoignent. Ici, Ludovic Bergery démarre avec une grande passion pour cet épisode charnière dans la vie d’une comédienne, qui s’est perdue et dont le jeu ne suffisait plus à rendre possible la superposition à ses personnages. Difficile de retrouver une Emmanuelle Béart aussi magnétique que chez Claude Berri ou de François Ozon, mais la comédienne reste très sollicitée pour sa justesse renouvelée et à raison.

Margaux arrive en Île-de-France, hub de toutes les destinations et de toutes les possibilités. Pour cette veuve, mariée trop tôt, elle obtient l’opportunité de se remettre à l’eau et de vidanger cette peine qui la hante et qui lui manque à la fois. Au cœur même de sa psyché, ce sont bien ses désirs que l’on met en avant, car, au-delà de la perte d’un époux absent, d’autres « amants » viendront se greffer à son processus de guérison, qui ne se fera pas sans erreur et sans malheur. De cette façon, la sensibilité de la comédienne convient d’épouser cette frêle mélancolie et elle y parvient avec élégance. De même, le cadre ne perd jamais le point de vue charnel de Margaux, qui ne cesse de se faire malmener par ses émotions. A la recherche du bonheur serait une simplification effroyable que n’emprunte pas l’intrigue, du moins pas avec l’intensité qu’elle génère.

Un jeu de masques et d’illusions s’engage alors dans cette régression, qui sonne avec la délivrance que la femme d’âge mûr attendait depuis un moment. En renouant avec ses études, la sensation de retrouver une jeunesse perdue devrait faire évoluer sa position. Malheureusement, entre ses jeunes camarades qui ne connaissent aucune limite au plaisir et un enseignant dont le charme ne trompe personne, Margaux se laisse envahir par des pulsions, décrites comme adolescentes. Il y a tant à refaire, mais la plus importante de tout reste la libération de la parole, qu’elle trouvera finalement en présence d’Aurélien, interprétée par un Vincent Dedienne pertinent et qui s’opposent à toutes les convoitises de la femme. Les hommes inaccessibles la préoccupent sans qu’elle ne sache, qu’ils appartiennent au passé, qu’ils soient sincères, gentils, menteurs ou opportunistes.

Son parcours oscille inévitablement entre un thriller dangereux et un drame qui fait écho à ce dernier segment de vie d’une Béart bonifiée et sublimer par sa propre détresse, évidemment maîtrisée. La solitude et le silence ne sont plus que d’anciens refuges pour elle, tout comme Margaux, qui se doit d’affronter le monde et ses surprises. Des réseaux sociaux aux sites de rencontres, les interactions se font rares dans une société qui n’attendra jamais les plus passifs. « L’Etreinte » que l’héroïne guette questionne ainsi sur son rapport à l’amour, dont on se garde de mentionner par mégarde ou par crainte de bousculer la réalité dans laquelle nous plonge brutalement et sans gilet de sauvetage.
Francoise
Francoise

2 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 mai 2021
Sujet courageux et nécessaire. Emmanuelle Béart,trés crédible, nous embarque dans ses interrogations, ses tentatives naives et téméraires. Comment revivre ? Petit bémol, la fac d'avant Covid. Comme cela parait loin.
Dois-Je Le voir ?

411 abonnés 1 862 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 mai 2021
Margaux a perdu son mari et commence une nouvelle vie. Elle s’installe chez sa sœur et s’inscrit à l’université pour reprendre des études de littérature.

C'est le premier long métrage de Ludovic Bergery qui en a aussi écrit le scénario. Le film a été présenté en compétition au Festival du Film Francophone d'Angoulême 2020.

Ce n'était pas la sortie la plus attendue de la semaine, et pourtant je suis content d'avoir pris le temps de la voir. Ce drame a beau rester sur une base déjà vue, il va le faire bien et c'est important. Par contre, je n'ai pas compris pourquoi les passages en Allemand ne sont pas sous-titrés.

Sa plus grande force va se trouver dans le bon équilibre entre les différentes émotions. Les thématiques de bases sont assez sombres en tournant autour du deuil. On va avoir la solitude ou encore la remise en question de soi. J'avais peur de tomber dans un contenu mélodramatique à me faire déprimer dans cette grande salle de cinéma. Cependant, la dose d'espoir arrive par ces moments avec les camarades de cours. Alors certes ce n'est pas la grande éclate, mais c'est suffisant pour donner le sourire, et faire un contrepoids entre la nature de son personnage et ce vers quoi elle tend.

D'autant plus que Emmanuelle Béart est particulièrement douée pour faire ce style mélancolique. Sept ans après Les Yeux jaunes des crocodiles, elle brille de nouveau.

Cependant, je reste un peu déçu du traitement réservé à son personnage. J'ai l'impression que son développement était timide et que nous n'allions pas au fond des choses. Cela s'explique par une histoire standard mais qui a tout de même le mérite de bien se suivre.

Bien évidemment, il serait injuste de ne pas aussi dire tout le bien que j'ai pensé du casting secondaire. Je pense en tout premier lieu à Vincent Dedienne. Grâce à sa simplicité et son sourire chaleureux, il va être une bouée de sauvetage pour rester sans cesse en équilibre sans sombrer. Le reste des protagonistes sont plus discrets même si j'ai remarqué les prestations de Sandor Funtek et Yannick Choirat.
lionelb30

535 abonnés 2 905 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 mai 2021
Un assez beau portrait de femme avec pour une fois un rôle et jeu sobre qui convient bien a mme beart. Beau film sur la difficulté d'aimer ou de ré-aimer passé un certain age avec le cote parfois sordide des sites de rencontre. Bémol sur la réalisation camera a l’épaule souvent énervante.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 24 mai 2021
Histoire invraisemblable, avec des effets de caméra à donner le tournis...
Film sans intérêt, avec Emmanuelle Beart peu convaincante dans ce rôle de veuve à la dérive
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