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julcine
30 abonnés
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5,0
Publiée le 19 mai 2021
Quel plaisir de retrouver Emmanuelle Beart dans un beau film sensible. Elle s'abandonne dans chaque plan, je l'ai retrouvée comme je l'aimais dans "un cœur en hiver" ou "les enfants du désordre". Certes, ce métrage n'est pas aussi maîtrisé que ces chefs-d'œuvre pré-cités mais il possède de nombreuses qualités. Pour un premier film, cela donne envie de continuer à le suivre...
Emmanuelle Béart signe enfin son retour sur les grands écrans. Elle a muri. Elle est devenue cette femme qui assume le passage des ans, sans pour autant renoncer à la sensualité et à la beauté. Dans le film, elle s'entoure de jeunes gens, des étudiants en faculté d'allemand, qui débordent de vitalité sexuelle et affective. Elle s'immisce malgré elle dans ce groupe, en y prenant à la fois la place d'intruse et de conquérante. "L'étreinte" est un film sur la renaissance émotionnelle d'une quarantenaire, que la vie qu'on imagine jusqu'alors plutôt aisée, a contrariée avec un décès. L'héroïne se retrouve dans une demeure ancienne, dans le même village d'ailleurs où Duras passait ses vacances et ses week-ends.
"L'étreinte" est un premier film. En cela, diriger une Emmanuelle Béart qui a tant embelli le cinéma français est osé, d'autant quand il s'agit d'un retour sur les écrans. La comédienne habite tout le récit malgré les inévitables défauts d'écriture d'une première œuvre. Le scénario se heurte en effet à incohérences, des invraisemblances, et des hasards (qui n'en sont a priori pas) mais qui alourdissent considérablement la cohérence de l'histoire. Mais Béart s'invite dans cette histoire avec une telle volonté, une telle sincérité qu'on finit par mettre de côté les défauts d'écriture majeurs.
"L'étreinte" annonce en tous les cas l'éclosion d'un cinéaste. On lui espère une belle carrière avec des Muses comme Emmanuelle Béart dont la profondeur et le talent n'ont pas pris une ride.
J'ai bien aimé ce film dans lequel on se sent proche des personnages grâce à une caméra constamment en mouvement. Toutefois, je préfère lorsque certaines scènes sont sous-entendues ou non montrées, ce qui permet la tendresse et la délicatesse des sentiments.
Ce type de sujet est censé faire passer des émotions aux spectateurs mais là ça ne prend pas. Ça ne s'explique pas trop, sauf à refaire tout le scénario, mais c'est comme ça. Un genre de cinéma dit d'auteur, ce qui pour un premier long métrage est toujours risqué. Pour l'auteur et le spectateur ! Au final ennuyeux. Très ennuyeux. C'est un film du Festival d’Angoulême. Étonnant, on se croirait dans un certain genre de sélection pour Cannes.
Quelle joie de retourner au cinéma avec un premier film d’un tel niveau! Ludovic Bergery met en scène avec une subtilité et une maitrise incroyables le parcours de cette femme incarnée par Emmanuelle Béart, extraordinaire de justesse et d’engagement. Elle retrouve enfin ici un rôle à sa mesure, on ne l’avait plus vue comme ça depuis de nombreuses années. Le film est sensible, émouvant, radical, drôle aussi... un grand cinéaste est né.
Très bon film, c'est la dure réalité de la vie pour ceux qui cherchent l'amour véritable aujourd'hui, très bonne interprétation de Emmanuelle Béart... bien vu !
Sans films depuis 7 mois comme tous les Français, c'est par le film "L'étreinte" que j'ai repris le chemin des salles. J'ai été très déçu par ce film. Les personnages sonnent creux et faux, les scènes sont inexistantes et ce n'est pas très bien filmé. Dommage pour Emmanuelle Béart dont c'est le retour et dont on préférera encore le film de Sautet "Un cœur en hiver".
Dans ce film, on suit l'errance de cette femme qui cherche à reconstruire sa vie après la perte de son mari. Malgré la bonne interprétation d'Emmanuelle BEART, je n'ai pas trouvé beaucoup d'intérêt dans ce film assez moyen dans son ensemble et dont la réalisation et le scénario un peu cahotiques ne donne pas suffisamment d'ampleur à cette histoire dramatique.
Il fait plaisir de revoir l’une des plus grandes actrices françaises faire son retour devant la caméra alors qu’elle avait pris ses distances avec le cinéma, comme malheureusement beaucoup de cette génération (Sophie Marceau, Isabelle Adjani, …). Et c’est tout à l’honneur de Ludovic Bergery de l’avoir fait sortir de sa retraite pour son premier film de cinéma. Dommage que « L’Étreinte » (drôle de titre quand on a vu le film puisqu’on ne voit pas de quelle étreinte il est fait allusion ici, ou plutôt laquelle en particulier) soit quelque peu décevant et que ces notes d’intention aboutissent à des promesses non tenues. C’est un beau portrait de femme au tournant de sa vie tout de même. Et de voir l’évolution d’une récente veuve qui va retrouver les bancs de l’université et réapprendre à découvrir son corps et sa sexualité a déjà été vu de nombreuses fois au cinéma (côté américain comme européen) mais le contexte étudiant de ce film et le retour de Béart lui donnent de l’intérêt à priori.
Malheureusement, les espoirs sont vite déçus et ce pour plusieurs raisons. Le scénario de Bergery manque de liant et surtout souffre de plusieurs approximations narratives dommageables et bien trop visibles pour être niées. Par exemple, le personnage de la sœur jouée par Eva Ionesco (troisième nom à apparaître au générique) a le droit à deux scènes et trois lignes de dialogue comme si on l’avait charcutée au montage ou qu’une partie du scénario avait été occultée dans la version finale. Ensuite, la relation amicale se liant entre le personnage principal de Margaux et celui de Vincent Dedienne, jeune étudient gay, est bien trop peu développée et n’apparaît pas crédible par manque de profondeur. D’un coup, sans plus d’explications, ils sont amis. C’est étrange et ces ellipses sur leurs rapports sont perturbantes, comme si, encore une fois il manquait des scènes. On peut ajouter que le passé, les désirs et les atermoiements de l’héroïne restent trop vagues pour permettre l’identification et la comprendre. Enfin, la réalisation n’est pas très racée et s’enlise dans une tristesse désagréable à l’œil. On peut donc parler d’une œuvre à trous, notamment pour les seconds rôles mal dégrossis.
Et même Emmanuelle Béart, pas forcément mauvaise, pâtit d’une direction d’acteurs un peu approximative. Elle semble errer dans le film comme un fantôme (même si la teneur du rôle peut en partie l’expliquer) mais on aurait aimé la retrouver plus flamboyante. Et les ravages de la chirurgie esthétique jouent sur ses expressions faciales et donc, conséquemment, sur son jeu… Dommage. Néanmoins, « L’Étreinte » n’est pas désagréable et contient de jolis moments notamment sexuels quand le personnage tente de renouer avec les plaisirs charnels. Et il y a quelques fulgurances comme la scène inattendue et très érotique de la piscine. On aime aussi le contexte de cette femme qui se retrouve avec des étudiants trente ans plus jeune qu’elle mais ce n’est pas toujours exploité au mieux. Ce n’est pas le drame intense ou l’autopsie psychologique chirurgicale d’une quinquagénaire qu’on pouvait attendre. Non, c’est même un peu terne et archétypal mais il y a de bonnes choses, scènes et dialogues qui permettent de ne pas trouver le film mauvais. Et peut-être que le réalisateur retravaillera son montage d’ici la sortie…
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Moins présente à l'écran depuis quelques années, faute de désir de sa part, Emmanuelle Béart est "de retour" avec L'étreinte, qui a été précédé de Merveilles à Montfermeil. Pas de chance, ce ne sont pas de très bons films même si dans le premier long-métrage de Ludovic Bergery elle est tout à fait remarquable en quadragénaire veuve et accablée, qui a du mal à redonner un sens à sa vie. Malgré sa performance, L'étreinte peine à nous passionner pour les états d'âme assez vagues de cette femme et surtout pour son comportement erratique. Sa connexion avec une bande de jeunes, avec lesquels elle partage des cours à l'université, semble parfaitement artificiel et, de toutes manières, le film ne s'intéresse guère à d'autres personnages qu'à celui de son héroïne. Ce film sur le deuil et la résilience manque un peu de tout dans une linéarité jamais rehaussée par une mise en scène désespérément plate. Il y a bien une poignée de scènes abouties mais l'ensemble aurait pu être tourné dans les années 70, sans que cela fasse une différence. Pour en revenir à Emmanuelle Béart, il est assez facile de comprendre pourquoi elle a accepté le rôle, qui sollicite d'elle un investissement corps et âme, sans se préserver aucunement. Une constante chez l'actrice, cette générosité de jeu, qui devrait lui valoir des louanges méritées. Dommage que cela soit au service d'un film autant dénué d'intensité et même d'émotion.