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Entre nous, plus France que Colombie, le film aurait pu être tourné dans le Nord, aucune différence, ni scénaristique, ni formelle, ni culturelle….Les acteurs manquent d'émotion, c'est pauvrement mise en scène, rien de dynamique ni d'esthétique...Proche d'un téléfilm pour France 3...En plus le scénario est indigent
spoiler:
(maman a un cancer)
çà ne fait pas du cinéma. Entourloupe sur le titre en français...Le film n'a rien d'incroyable lui...Grosse déception. Pas conseillé ce pas vers l'uniformité de production donc l'ennui
çà ne fait pas du cinéma. Entourloupe sur le titre en français...Le film n'a rien d'incroyable lui...Grosse déception. Pas conseillé ce pas vers l'uniformité de production donc l'ennui
Un film tout aussi incroyable que son titre. Un regard, des dialogues percutants, des personnages incarnés avec force conviction et subtilité. Un sujet délicat mais traité sans concession ni larmoyance. A voir absolument.
Attachant portrait de femme, le film n'échappe cependant pas à une certaine banalité de situations et de réalisation. Le récit se laisse toutefois voir sans ennui.
Réalisateur colombien de 36 ans, Franco Lolli a fait ses études de cinéma en France, au sein de la Fémis, département réalisation, promotion 2007. En 2013, "Gente de bien", son premier long métrage, avait été présenté à la Semaine de la Critique cannoise. L’an dernier, "Une mère incroyable", son deuxième long métrage a fait l’ouverture de cette même Semaine de la Critique. Dans Une mère incroyable, Franco Lolli nous immerge dans une Colombie plutôt bourgeoise, une Colombie sans violence, sans fusillade, sans misère. En fait, la Colombie du milieu dans lequel il a été élevé, sa Colombie. Mais être dans une situation plutôt aisée ne met pas pour autant à l’abri des problèmes. C’est ainsi que Silvia, la quarantaine, entretient des rapports conflictuels avec sa mère et se retrouve impliquée, dans son travail d’avocate, dans une affaire de corruption. Letitia, la mère de Silvia, une femme d’une soixantaine d’années, est malade d’un très grave cancer du poumon, mais cela ne l’empêche ni de fumer comme un pompier dès qu’elle quitte l’hôpital, ni de refuser la poursuite d’une chimio, ni de se disputer véhémentement avec Silvia, à qui elle reproche, entre autre, d’ « avoir fait un bébé toute seule », en l’occurrence un fils, Antonio. Travaillant comme avocate dans le public et accusée de corruption dans l’attribution d’un marché public, Silvia se retrouve un jour, lors d’une émission de radio, face à un interviewer pugnace avec qui elle a des mots assez durs, mais avec qui elle va initier une relation lorsque, plus tard, elle va le rencontrer dans une soirée. Le titre original du film, ""Litigante", mot espagnol dont la traduction en français est plaideur, fait référence au métier de Silvia : avocate. Une référence qui n’a pas été conservée dans le titre en français : "Une mère incroyable". Mais, au fait, de quelle mère s’agit-il ? S’agit-il de Letitia, cette sexagénaire dont la fin est proche mais qui a néanmoins conservé un caractère bien affirmé et une grande vitalité ? S’agit-il de Silvia, qui est également une mère et qui s’efforce de faire front face à l’adversité ? Mais, que ce soit Letitia ou Silvia, s’agit-il pour autant d’une mère incroyable ? En fait, la force du film, son intérêt principal, c’est plutôt de nous montrer comment des femmes ordinaires se comportent face à des situations extraordinaires !
Petit à petit, le cinéma sud-américain s’installe sur les écrans des festivals. Après le Brésil, l’Argentine et le Chili, voici la Colombie qui, avec des films comme L’étreinte du serpent et Les oiseaux de passage et, maintenant, Une mère incroyable, prend une place notable dans la filmographie mondiale.
Petit à petit, le cinéma sud-américain s’installe sur les écrans des festivals. Après le Brésil, l’Argentine et le Chili, voici la Colombie qui, avec des films comme L’étreinte du serpent et Les oiseaux de passage et, maintenant, Une mère incroyable, prend une place notable dans la filmographie mondiale.
Silvia est "Une mère incroyable" (c'est ainsi qu'elle est qualifiée par son nouvel amoureux) mais elle est aussi une femme qui travaille et s'assume et une fille qui vit mal la maladie de celle qui lui a donné le jour. Après Gente de bien, le nouveau film du colombien Franco Lolli dresse un portrait de femme dont le réalisme est frappant, son inspiration est autobiographique, mais nourri au carburant de la fiction mêlant l'intime et le social. S'il est vrai qu'Une mère incroyable s'approche dangereusement du mélodrame pesant, il s'en échappe cependant par la qualité de son écriture, la fluidité de sa mise en scène et la souplesse de son montage. Sans oublier une pointe d'humour et des dialogues hauts en couleur où l'héroïne et sa propre mère s'assènent quelques vérités teintées de fiel. Pour autant, Lolli manifeste une grande tendresse pour les femmes de son film même s'il évite soigneusement d'en faire des saintes. Silvia fait ce qu'elle peut, mère célibataire qui traverse les moments difficiles de sa vie avec une certaine dignité, et l'interprétation de Carolina Sanin est en tous points parfaite, d'une sobriété exemplaire
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