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    Nomadland
    note moyenne
    3,9
    3167 notes dont 243 critiques
    répartition des 243 critiques par note
    29 critiques
    95 critiques
    55 critiques
    42 critiques
    11 critiques
    11 critiques
    Votre avis sur Nomadland ?

    243 critiques spectateurs

    QuelquesFilms.fr
    QuelquesFilms.fr

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    4,0
    Publiée le 12 juin 2021
    C’est l’envers du rêve américain, ou peut-être un nouveau rêve, celui de “pionniers” des temps modernes, comme dit un personnage du film. On est en tout cas en marge de l’actuel american way of life, du côté des laissés-pour-compte d’un système économique et social chaotique, du côté de ceux qui adopté, par choix ou par contrainte, un mode de vie alternatif. Sur la route. On est dans l’Amérique des vans, des petits boulots, du troc et de la débrouille. Il est beaucoup question de pertes et de vides, mais aussi de liberté et d’une fraternité nouvelle.
    C’est Frances McDormand, productrice et actrice du film, qui est allée chercher Chloé Zhao (The Rider) pour mettre en scène cette histoire adaptée d’un livre d’une journaliste (Jessica Bruder). Bon choix. La réalisatrice aborde le sujet avec simplicité et humilité, à hauteur d’hommes et de femmes, captant avec un souci d’authenticité leur quotidien, leurs joies et leurs peines, la rudesse de leurs conditions de vie tout autant que la beauté des paysages qu’ils traversent. C’est du cinéma intimiste dans de grands espaces. Minimaliste et ample. On apprécie la sensibilité de la cinéaste, qui transpire à l’écran. Pudeur et empathie. Humanisme délicatement émouvant. Justesse épurée. Pas de pamphlet sociopolitique ici, mais un réalisme pointilliste qui dit le monde d’aujourd’hui, ses errances, ses impasses, ses espoirs. Une poésie de l’essentiel. Chloé Zhao a le regard subtil des gens discrets.
    ATHMOS.ONER
    ATHMOS.ONER

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    4,5
    Publiée le 16 juin 2021
    Effectuer un road trip dans l’immensité des étendues sauvages Américaines est souvent lié à une exploration touristique. Pourtant, il est de ceux qui n’ont d’autres choix que de tailler la route pour aller de petits boulots précaires à des travaux saisonniers. Bien entendu, vacanciers et travailleurs profitent tous deux des magnifiques paysages aux couleurs à couper le souffle. Cependant, les touristes seront des tâches hautes en couleurs et souvent bruyantes alors que nos travailleurs de l’ombre s’apparenterons plus à des fantômes d’une conquête de l’Ouest devenue conquête de travail partout sur le territoire.
    Ils passent le long des routes et vivent dans leur Vans aménagés, loin des quartiers huppés et des cités dortoirs.
    Avec « Nomadland », Chloé Zhao prouve une fois de plus qu’elle connait bien l’Amérique profonde. Pas celle des caricatures, non ; celle d’un esprit d’exploration, de courage, de partage et de liberté.
    Les laissés pour compte devenus, bon gré mal grés, nomades, se croisent, font du troc, échangent des bons plans et font un pied de nez à l’American Dream, même s’ils doivent travailler durement pour obtenir quelques dollars.

    Bercé par les superbes compositions de Ludovico Einaudi, charmé par la beauté formelle des images de Joshua James Richards et totalement convaincu par la réalisation et le souci d’authenticité de Chloé, nous ne pouvons que savourer ce road movie atmosphérique et poignant.

    Nous suivons les péripéties de France McDormand qui campe superbement une anti-héroïne très digne malgré sa situation instable, libre, déterminée et résolument courageuse.
    On pouvait s’attendre à une vie solitaire et désemparée, on découvre un groupe en marge, très conscient et terre à terre, on savoure de la douceur entre les douleurs.
    Contemplation, rires et larmes sont au programme, comme lors d’une soirée intense autour d’un feu de camp où l’on découvre de magnifiques leçons de vie.
    Gentilbordelais
    Gentilbordelais

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    1,5
    Publiée le 12 avril 2021
    Loin du rêve américain, une observation de la vie nomade (plus subie que choisie), des laissés-pour-compte. De ces quelques personnages, malmenés par la vie, on assiste à "l'art" de la débrouille, à la solidarité. Pour autant, après le constat, le film, platonique, ne provoque aucune émotion. Très décevant sur le plan cinématographique.
    Stig H.
    Stig H.

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    0,5
    Publiée le 27 avril 2021
    Nomadland est un film qui exploite sans vergogne le terrible quotidien de travailleurs américains misérables pour mettre en valeur une histoire nombriliste et soporifique dont l'absence de mise en scène est à peine masquée par la répétition indigeste des gros plans de Frances McDormand. Les symboles bien lourds égrenés dans le scénario et tous les ressorts narratifs de l'histoire sont tellement prévisibles qu'on a l'impression d'un concours de clichés. Enfin, ces "nomades" pauvres qui courent après les contrats de travail, État après État, comédiens non professionnels qui auraient pu être le cœur vibrant d'un film réellement émouvant sont juste exploités par la réalisatrice pour faire de la figuration et servir son regard opportuniste, bourgeois et politiquement correct : le triptyque parfait pour gagner aux Oscars en ce moment. Après une heure de ce naufrage, on hésite entre sommeil et nausée. A fuir !
    🎬 RENGER 📼
    🎬 RENGER 📼

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    3,0
    Publiée le 21 juin 2021
    Après l’effondrement économique de la cité ouvrière d’Empire au Nevada et le décès de son époux, Fern décide de tout plaquer et prendre la route au volant de son van aménagé en camping-car. Elle devient alors une « nomade de l’emploi » en sillonnant les routes US à la recherche du moindre job.

    A l’image de la crise de 2008 (la crise des subprimes) où des milliers d’américains se sont retrouvés sans boulot, voir sans domicile, obligés de vivre dans leur propre voiture ou camping-car, Fern incarne parfaitement toute cette frange de la population de l’Amérique profonde et de laissés pour compte, dont on ne parle pas. Devenant ainsi des nomades économiques, qui se battent jour après jour pour tenter de survivre à une époque où le nomadisme devient pour certains une raison de vivre, non pas par choix mais par obligation.

    La cinéaste Chloé Zhao (The Rider - 2018) adapte ici avec brio le roman éponyme de Jessica Bruder et en retranscrit un très beau drame sociétal. Nomadland (2020) n’est pas simplement un road-trip, mais aussi et surtout, une quête vers la liberté sous la forme d’une transhumance où des milliers de chômeurs se retrouvent en plein désert à bord de leurs vans, jonglant d’un job à l’autre, d’une mission chez Amazon (le "Picking", les petites mains qui préparent les commandes) en passant par divers petits boulots trouvés ici et là (chez l’épicier du coin ou le resto-routier).

    Une très belle immersion, avec un côté docu-vérité qui transparait à chaque instant et pour cause, bon nombre des figurants dans le film sont de véritables nomades ayant dû faire face à la crise économique. Il en résulte un très beau drame, tout en sobriété, touchant et sincère (couronné par un Oscar du Meilleur film & de la Meilleure actrice), brillamment interprété par Frances McDormand.

    ► http://bit.ly/CinephileNostalGeek ★ http://twitter.com/B_Renger ◄
    Bénédicte B
    Bénédicte B

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    1,5
    Publiée le 29 juin 2021
    Il n'y a dans ce film aucune histoire, aucun scénario, aucun rebondissement, aucun fil à suivre, rien. ll s'agit seulement d'une succession de saynètes et je me suis donc ennuyée de bout en bout. Ma fille (20 ans) s'est quant à elle carrément endormie. Aussi : 3 Oscars dont meilleur film ? Et Lion d'or à Venise, avec ça ? Malgré tout mon respect pour la grande Frances McDormand, ce palmarès impressionnant est tout à fait incompréhensible. Comme il est incompréhensible qu’il soit permis qu'un long-métrage de prestige et distribué à l’international puisse être une telle publicité pour Amazon, omniprésent et présenté comme "l'ami des miséreux".
    Pascal
    Pascal

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    1,0
    Publiée le 10 juin 2021
    Avant toutes choses, je n'ai rien contre le cinéma qui traite des désastres que produit la société de libre-échange ( Ainsi, j'aime les films de Loach, de Guedigian et de Stéphane Brize). J'avais vu lors de sa sortie "the rider" film précédent de C Zaho et je m'étais promis de ne plus aller voir un film de cette réalisatrice. Porté par les prix ( Oscar et lion d'or à Venise en 2020), qu'a remporté Nomadland, je décide d'aller tout de même voir ce film. Mal m'en a pris. Je reconnais que "nomadland "est un peu meilleur que "the rider", mais quel ennui, là encore !. Pour ne pas être trop désagréable, je sauverai les dernières 15 minutes de "nomadland " et aussi quelques scènes éparses, certes peu nombreuses . Le film manque cruellement de rythme et meme si le point de départ est intéressant, le scénario est finalement proche de la vacuité. Quant aux dialogues, ils sont inconsistants pour la plupart. La bande son est plutôt réussie, mais tout ceci est vraiment très maigre. J'avais lu une critique de "Nomadland" qui faisait référence au film de Sean Penn "into the wild" que j'avais beaucoup aimé. Ce n est vraiment pas gentil pour Sean Penn, car le film de Chloé Zaho n'arrive pas à la semelle des chaussures d"into the wild". L'actrice principale Frances Mc Dormand ést à la ville l'épouse d'un des frères Coen : ceci explique t il cela ? Je l'ignore. En tout cas , selon moi un film très largement survendu. On se souviendra du film d'Agnes Varda "sans toit ni loi" lui aussi lion d'or à Venise qui peut faire penser à "Nomadland" Mais là encore la référence plus ancienne était très supérieure à ce "nomadland". Terminons par des références aux films de Mallick que j'ai lues dans une critique de "Télérama ". Moi qui aime les films de Mallick que je suis depuis la sortie de son premier opus et venant de la critique professionnelle, les bras m'en tombent.
    gimliamideselfes
    gimliamideselfes

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    2,5
    Publiée le 10 juin 2021
    Il y a de belles images, bien soignées, ça pourrait faire de belles cartes postales ? Mais après ?

    Parce qu'en vrai voir un film sur des déclassés aux États-Unis, tentant de se persuader qu'ils ne sont pas des sans abris vivant dans une précarité immense, ça m'intéresse, mais ce qu'en fait Chloé Zhao ne me parle juste pas.
    C'est un film gentil, lisse, où il ne se passe pas grand chose, où les conversations inconséquentes s'étalent sur quasiment deux heures. Je ne suis pas certain de comprendre le projet. Parce qu'en fait à la fin du film si j'ai appris des choses sur le passé du personnage de Frances McDormand, je ne sais rien d'elle, de quelle femme elle est, j'ai eu cette désagréable impression de voir un avatar totalement creux qui fait ce qu'on lui dit de faire : là tu es triste, là tu t'amuses... Mais que tout ça était désincarné...

    Je ne suis pas du tout investi émotionnellement dans le film, aucune situation ne dure assez longtemps pour qu'on ressente quelque chose, pour que quelque chose se développe...
    Elle rencontre des gens, on sent qu'ils passent du temps ensemble (Zhao abuse de l'ellipse on ne sait jamais réellement quand on est (ni où d'ailleurs), combien de temps se sont écoulés, il faut le deviner), mais le film semble se refuser d'explorer un peu ses personnages.

    Je veux dire qu'on a une vieille dame qui veut lui donner des conseils : il te faut une roue de secours, il faut repeindre ton camion... et on sent bien que McDormand n'en veut pas, que ça la saoule, mais le film n'en fait rien, il ne va pas plus loin... Alors que c'est quelque chose de très vrai comme situation et d'universel d'avoir quelqu'un de plus âgé qui te dit comment tu devrais faire les choses quand bien même on n'en a juste pas envie et qu'on veut juste faire à notre façon.

    C'est dommage... ça aurait donné de la consistance à ce monde, à ces personnages... En fait c'est comme si rien n'avait la moindre conséquence, jamais... peu importe qui elle rencontre, peu importe ce qu'elle fait, ce qu'elle dit, le film montre toujours et encore la même chose : des couchers de soleil... parfois on a une petite mélodie mélancolique qui vient accompagner le tout...

    Mais clairement il n'y a rien de nouveau qui nous est offert là. J'ai déjà vu ça, je connais tout ça... on se tape quand même pas mal de lieux communs, de banalités... le personnage qui est au bord de la mer et qui est tout content en écartant les bras... mais pitié, faut arrêter de faire ça, c'est plus possible (ou alors faut le faire autrement).

    Bref ce film me semble être un beau projet, mais qui tourne en rond, qui n'arrive pas à exploiter ses personnages, ses situations et surtout qui n'ose pas contrarier, troubler, c'est juste plat. J'ai vu ce film, je l'aurai oublié demain... Je ne dirais cependant que c'est mauvais, c'est juste que ça n'a aucun intérêt... C'est un film sage et poli, je suis sûr qu'il tient la porte et qu'il dit bonjour... par contre éveiller une émotion chez le spectateur, c'est une autre paire de manche...

    Parce qu'en fait le pire c'est que le film n'ose rien critiquer... La fille travaille chez Amazon pour la période de Noël et elle est toute contente, à aucun moment le film ne fait sentir une lassitude face à ce travail non qualifié totalement rébarbatif... jamais il ne montre les conditions de travail, non on a McDormand qui est tout sourire et qui salue tout le monde. Et je ne parle pas de montrer Amazon en monstre, mais juste de s'intéresser à ce que c'est que de travailler pour Amazon et de ne pas faire comme si c'était le paradis sur terre...

    C'est là le plus gros échec, en refusant de parler du travail, il échoue à être un film social qui dirait quelque chose sur son époque...

    Mais il reste les zolies cartes postales...
    Elisabeth G.
    Elisabeth G.

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    1,0
    Publiée le 14 juin 2021
    Un trop long documentaire sans émotion, une succession de scènes sans lien, qui ne disent rien et n'ont pas d'intérêt esthétique. Un film déprimant.
    La critique complète sur https://le-blog-d-elisabeth-g.blogspot.com/
    PLR
    PLR

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    1,5
    Publiée le 14 juin 2021
    Force est de relever que ce film a accumulé des récompenses prestigieuses et mis à part Venise (étonnant car c’est d’ordinaire une valeur sûre), attribuées par l’élite cinématographique américaine. Regard sur une partie de la société telle qu’elle est ou auto-flagellation bien pensante ? Je ne sais même pas s’il y a un message engagé comme un Ken Loach ou un Michael Moore par exemple auraient pu le faire passer sur un registre similaire. Non, à la réflexion il n’y a pas de message ou alors il est subliminal ! Pour les spectateurs de nos salles, il ne restera qu’un rappel (si on a oublié ou si on l’ignorait) qu’il y a des pauvres vieux aux U.S.A., même si ici c’est encore dans la catégorie sociale qui somme toute a les moyens de bourlinguer en van, forme de réminiscence de la vague hippie, au prix tout juste parfois de quelques petits boulots alimentaires ici ou là au gré des saisons et d'un semblant de vie en communauté, mais en pointillé seulement. Et des images de la profonde Amérique, la plus laide qui soit, sur le plan des paysages. Ennuyeux et soporifique au possible ! Vraiment désolé.
    AHEPBURN
    AHEPBURN

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    4,0
    Publiée le 12 juin 2021
    À dire vrai le film est sur le 1/3 vraiment très documentaire et lent. Ensuite on s'habitue et c'est vraiment intéressant et prenant. Les personnages sont attachants, les paysages sont beaux. Ce film respire la fraternité et la dénonciation du capitalisme. Frances impressionnante
    Jorik V
    Jorik V

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    4,0
    Publiée le 23 avril 2021
    Le voici le film primé de partout et le favori dans la course aux Oscars de cette année si particulière et il faut avouer que les louanges qui lui sont attribuées sont pleinement méritées. « Nomadland » se positionne, toutes proportions gardées, comme le « Into the Wild » de cette décennie en vantant les mérites de la vie des gens qui vivent sur la route. Mais ici, le film se pare d’un constat social fort sur les oubliés du rêve américain quand le film de Sean Penn se concentrait davantage sur la communion avec la nature. Chloë Zaho coche toutes les cases d’une œuvre réussie et marquante. On est en immersion totale avec le personnage principal magnifiquement incarné par la stupéfiante Frances McDormand, clairement favorite pour l’Oscar de la meilleure actrice. Au-dessus de tout qualificatif, elle est au-delà de toute interprétation : elle est et vit comme son personnage. Le rôle d’une vie et qui couronne une belle carrière.



    Dès les premières images on suit donc les traces de Fern, son personnage, et une année avec elle sur les routes américaines entre petits boulots de subsistance et rencontres avec d’autres nomades comme elle dans ces étendues immenses où se trouve des camps pour les gens de la route. La force du film est que toutes ces rencontres sonnent vraies. Et que les personnes croisées soient des acteurs non professionnels rajoute encore à l’authenticité du long-métrage et s’avère un choix plus que judicieux. Celles avec Swanky, déchirante, ou avec la malicieuse Linda May sonnent tellement justes qu’elles nous parviennent à nous émouvoir avec pas grand-chose. « Nomadland » est traversé de grâce et de poésie, grâce à des échanges humains simples et beaux et une atmosphère apaisante et qui convoque le mythe du road-movie américain. L’aspect contemplatif mais jamais poseur ou languissant, assortie de quelques notes de musique simple et pudiques, rend certains passages profondément envoûtants. Et jamais l’ennui nous guette, Zaho sait tempérer la longueur de ses plans toujours à la perfection. Il y a peut-être deux ou trois longueurs sur la fin mais ce n’est vraiment pas préjudiciable.



    Au-delà de la beauté évidente des images et de la manière dont la cinéaste sublime les grands espaces américains, « Nomadland » a du fond et un propos qui est développé en douceur. Le contexte de la crise économique et de ces gens obligés de vivre sur les routes pour différentes raisons est bien expliqué. Les bons comme les mauvais côtés de cette manière de (sur)vivre sont montrés naturellement et sans jugement aucun rendant le film à la fois fluide et profond. Il y a de jolis moments de vie, des moments de doute mais aussi des moments touchants d’une nostalgie indéfinissable. Tout nous parle et nous fait réfléchir en garantissant une évasion à tous les niveaux. « Nomadland » est une œuvre pure et incandescente où la magnificence de ce qu’on voit à l’écran et la magie des rapports humains et de l’entraide le dispute à la dure réalité économique d’un pays qui n’a que faire des laissés-pour-compte. Mais malgré cela, Fern et l’incarnation qu’en fait Frances McDormand donne envie de prendre la route et de vivre à ses côtés. Du grand cinéma généreux, fort et juste qui ravit les yeux et touche en plein cœur.



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    Christoblog
    Christoblog

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    5,0
    Publiée le 14 juin 2021
    Tous les films de Chloé Zhao possèdent plusieurs qualités en commun : une extrême attention aux protagonistes, une connexion à la nature qu'elle partage avec peu de cinéastes, et une mise en scène souple et déliée.

    Le résultat est ici tout à fait convaincant, comme l'étaient ses deux premiers films. Je craignais que sa collaboration avec une actrice de la renommée de Frances McDormand nuise aux qualités quasi-documentaires de son travail, mais il n'en rien. L'actrice multi-oscarisée se fond avec un naturel stupéfiant au milieu d'un casting où les personnages jouent leur propre rôle.

    Le résultat est d'une humanité rare. Le moindre geste d'attention (offrir un briquet, toucher la main, partager un feu) prend des proportions de sainteté, alors que la descente vers le Sud des Etat-Unis se transforme en une sorte d'épiphanie des marges.

    Bien sûr le film montre la pauvreté en lisière du rêve américain, comme le faisaient ceux de Chaplin et de Ford, et certains le verront probablement principalement sous cet angle, mais il est aussi (et pour moi surtout) une formidable ode à la liberté absolue, entre grâce et dénuement, trivial et sublime.

    La mise en scène de Zhao est confondante de beauté, enchaînant travellings inspirés, montage rythmé et gros plans émouvants, le tout dans des tonalités bleutées et grisâtres.

    Nomadland mérite tous ses prix, mais il est plus qu'un gagnant, il est un passeur.
    ConFucAmuS
    ConFucAmuS

    Suivre son activité 264 abonnés Lire ses 729 critiques

    3,5
    Publiée le 9 juin 2021
    Depuis son premier film (Les Chansons que mes frères m'ont apprises), Chloé Zhao entremêle si bien réalité et fiction qu'on s'en imprègne l'air de rien. Nomadland porte la marque de son auteure en cela qu'il convoque le spectre d'une Amérique fantasmée alors qu'il la dévoile dans sa vérité nue. Comme l'indique un personnage à mi-parcours, Fern (Frances McDormand, magnifique) et ses amis voyageurs prolongent un peu le mythe des pionniers en sillonnant le pays de part et d'autres. À la différence près que ces héritiers ne cherchent point de richesse à exploiter, mais simplement une communion avec la nature et entre tous.
    Qu'est ce qui différencie alors le film d'un documentaire, puisque le frontière est ténue comme le démontre Zhao au travers de toutes ses œuvres ? En creux, le sujet tourne bel et bien autour d'une partie de la nation déclassée par les transformations technologiques et les chocs économiques. Bienvenue dans une ère où on efface une ville aussi facilement qu'un millier d'employés. Mais tout cela passe d'abord par le voyage de son héroïne, et on ne peut pas plier la réalité face à un relais aussi puissant. En tant que spectateur, on épouse les perspectives de Fern. On assiste à tous ces petits riens qui font les grands touts : rencontres, petits boulots, échanges au coin du feu, entraide dans les aires, excursion dans la nature. Narrativement, le dispositif est réduit à sa part congrue et pourtant jamais Nomadland n'est trop contemplatif ou pas assez posé. Bon nombre d'images renvoient à un Americana desséché. Comme Fern. Malgré son apparente vitalité, elle-aussi semble coincée dans une boucle temporelle qui se rejoue quoi qu'il arrive, même si d'autres perspectives sont possibles.
    Zhao joue constamment sur un entre-deux qui donne au long-métrage un goût étrange, à la fois mélancolique et enjoué, profondément humaniste sans être pontifiant. À la sortie, on sera libre d'en tirer une conclusion résignée ou à l'inverse optimiste. J'ai plutôt tendance à penser que ces nomades sans attaches invitent à l'humilité et à se retrouver. En ce sens, Nomadland est une belle révérence, et un vrai moment de dépaysement, truffé de moments d'une grande beauté naturaliste, que ce soit en plan-large, à la courte focale ou dans les moments où le steadicam suit Fern dans l'agitation crépusculaire. Dépaysant oui, c'est le mot.
    elriad
    elriad

    Suivre son activité 205 abonnés Lire ses 1 511 critiques

    4,0
    Publiée le 23 février 2021
    Lion d'or mérité au festival de Venise, ce " Nomadland" filmé sans pathos aucun pose sa caméra témoin au milieu de ceux qui ont tout perdu lors de la crise de 2008. L'immense comédienne Frances McDormand ( inoubliable dans " 3 Billboards, Les Panneaux de la vengeance " ) prouve une fois de plus combien elle se fond littéralement dans ses personnages. Les amateurs de cinéma de Ken Loach pourront retrouver les thèmes chers au réalisateur dans ce road-movie austère et profondément humain, fait de rencontres, de choix de vie, et de doctrine anti-capitaliste. Un film sincère qui va droit au cœur.
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