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    Nomadland
    note moyenne
    3,8
    1531 notes dont 134 critiques
    répartition des 134 critiques par note
    17 critiques
    46 critiques
    38 critiques
    21 critiques
    6 critiques
    6 critiques
    Votre avis sur Nomadland ?

    134 critiques spectateurs

    selenie
    selenie

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    3,0
    Publiée le 22 avril 2021
    On suit donc Fern/McDormands dans un quotidien bien peu attrayant, et si elle n'a plus de toit à proprement parlé ni de boulot à plein temps on constate que l'adage "métro-boulot-dodo" va aussi à merveille à ces nomades tant le bonheur semble dissous dans un environnement où la nature s'impose comme un écrin salvateur. On oscille entre le contemplatif à la Terrence Malick et le côté social à la Ken Loach mais sans l'onirisme de l'un et sans la critique et/ou le point de vue de l'autre. C'est le gros point faible du film... Ou pas, si on part du principe que cette sorte de neutralité peut permettre aussi de laisser le spectateur se faire sa propre opinion. En conclusion un joli film, forcément émouvant avec ces messages plein d'humanité mais qui pêche aussi par une complaisance qui peut laisser perplexe.
    Site : Selenie
    traversay1
    traversay1

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    4,0
    Publiée le 24 janvier 2021
    Il serait intéressant qu'un jour Chloé Zhao se penche sur son pays natal, la Chine, mais en attendant son regard cinématographique est depuis ses débuts concentré sur sa patrie d'adoption et plus particulièrement sur les déclassés et les laissés pour compte, symboles de la décrépitude du rêve américain. Nomadland est son film le plus facile d'accès, d'une certaine manière, après une entrée en matière typique d'un certain cinéma indépendant américain, très proche du documentaire. Mais la fiction et l'approfondissement du personnage principal, Fern, une veuve sexagénaire qui dort dans son van et va d'un emploi provisoire à un autre, gagnent de plus en plus de terrain et attachent davantage. Liberté, solidarité, précarité se mêlent dans un film qui force peu à peu les cadenas intimes posés par son héroïne, à la solitude choisie, émaillée de rencontres de passage, certaines se répétant sans que son indépendance ne soit remise en question. Sur sa route, Fern ne voit que bienveillance à son égard, humanité et prévenance et sans doute pourrait-on arguer que le tableau est un peu trop idyllique car même le travail chez un géant du e-commerce semble parfait. Cela et aussi une musique un peu trop mièvre empêchent de considérer Nomadland comme une œuvre 100% réaliste. Mais peu importe, au fond, car le cinéma de Chloé Zhao est toujours empreint de poésie, de mélancolie, de quiétude et de lyrisme tranquille qui se retrouvent dans les grands espaces de l'ouest américain, comme un rappel de la petitesse de nos existences humaines face à la permanence des paysages.
    ffred
    ffred

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    4,5
    Publiée le 9 juin 2021
    Déjà archi-favori pour les Oscars en avril prochain, Nomadland rafle pour l'instant touts les récompenses. Et à raison. Tout est réussi. La mise en scène est d’une belle sobriété, alliée à un scénario aussi subtil que pudique. Que dire de l’interprétation. Frances McDormand (coproductrice) est une fois de plus formidable, tout en retenue. Elle s’est fortement impliquée allant jusqu’à vivre dans un camping-car et travailler à l’usine pendant plusieurs mois. En route pour une troisième statuette. On oubliera pas la musique et les images, superbes. Ce troisième film de Chloé Zhao, aussi scénariste, productrice et monteuse, à nouveau sur des laissés pour compte de l’Amérique est un film poignant et intense, assez contemplatif, d’une grande beauté et d’une poésie. Une excellente surprise. Voilà pour l'instant le plus beau film de l’année.
    Jorik V
    Jorik V

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    4,0
    Publiée le 23 avril 2021
    Le voici le film primé de partout et le favori dans la course aux Oscars de cette année si particulière et il faut avouer que les louanges qui lui sont attribuées sont pleinement méritées. « Nomadland » se positionne, toutes proportions gardées, comme le « Into the Wild » de cette décennie en vantant les mérites de la vie des gens qui vivent sur la route. Mais ici, le film se pare d’un constat social fort sur les oubliés du rêve américain quand le film de Sean Penn se concentrait davantage sur la communion avec la nature. Chloë Zaho coche toutes les cases d’une œuvre réussie et marquante. On est en immersion totale avec le personnage principal magnifiquement incarné par la stupéfiante Frances McDormand, clairement favorite pour l’Oscar de la meilleure actrice. Au-dessus de tout qualificatif, elle est au-delà de toute interprétation : elle est et vit comme son personnage. Le rôle d’une vie et qui couronne une belle carrière.



    Dès les premières images on suit donc les traces de Fern, son personnage, et une année avec elle sur les routes américaines entre petits boulots de subsistance et rencontres avec d’autres nomades comme elle dans ces étendues immenses où se trouve des camps pour les gens de la route. La force du film est que toutes ces rencontres sonnent vraies. Et que les personnes croisées soient des acteurs non professionnels rajoute encore à l’authenticité du long-métrage et s’avère un choix plus que judicieux. Celles avec Swanky, déchirante, ou avec la malicieuse Linda May sonnent tellement justes qu’elles nous parviennent à nous émouvoir avec pas grand-chose. « Nomadland » est traversé de grâce et de poésie, grâce à des échanges humains simples et beaux et une atmosphère apaisante et qui convoque le mythe du road-movie américain. L’aspect contemplatif mais jamais poseur ou languissant, assortie de quelques notes de musique simple et pudiques, rend certains passages profondément envoûtants. Et jamais l’ennui nous guette, Zaho sait tempérer la longueur de ses plans toujours à la perfection. Il y a peut-être deux ou trois longueurs sur la fin mais ce n’est vraiment pas préjudiciable.



    Au-delà de la beauté évidente des images et de la manière dont la cinéaste sublime les grands espaces américains, « Nomadland » a du fond et un propos qui est développé en douceur. Le contexte de la crise économique et de ces gens obligés de vivre sur les routes pour différentes raisons est bien expliqué. Les bons comme les mauvais côtés de cette manière de (sur)vivre sont montrés naturellement et sans jugement aucun rendant le film à la fois fluide et profond. Il y a de jolis moments de vie, des moments de doute mais aussi des moments touchants d’une nostalgie indéfinissable. Tout nous parle et nous fait réfléchir en garantissant une évasion à tous les niveaux. « Nomadland » est une œuvre pure et incandescente où la magnificence de ce qu’on voit à l’écran et la magie des rapports humains et de l’entraide le dispute à la dure réalité économique d’un pays qui n’a que faire des laissés-pour-compte. Mais malgré cela, Fern et l’incarnation qu’en fait Frances McDormand donne envie de prendre la route et de vivre à ses côtés. Du grand cinéma généreux, fort et juste qui ravit les yeux et touche en plein cœur.



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    Clémentine K.
    Clémentine K.

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    3,5
    Publiée le 27 mai 2021
    La dure et émouvante fresque d'une dure réalité menée par une actrice principale brute, vraie et authentique. Ce film un peu au format documentaire fait part d'une des nombreuses injustices économiques américaines qu'on efface souvent dans notre perception de ce pays puissant, pourtant si dur avec sa classe moyenne et ouvrière.
    Gentilbordelais
    Gentilbordelais

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    1,5
    Publiée le 12 avril 2021
    Loin du rêve américain, une observation de la vie nomade (plus subie que choisie), des laissés-pour-compte. De ces quelques personnages, malmenés par la vie, on assiste à "l'art" de la débrouille, à la solidarité. Pour autant, après le constat, le film, platonique, ne provoque aucune émotion. Très décevant sur le plan cinématographique.
    Jonathan P
    Jonathan P

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    4,5
    Publiée le 10 mai 2021
    On découvre le cinéma de Chloé Zhao, en 2015 avec « Songs My Brothers Taught Me » en français « Les chansons que mes frères m’ont apprises « le film fait sa grande première à Sundance et passe aussi par Cannes, à la quinzaine des réalisateurs. Le premier film de Chloé Zhao, suit ici le destin de Johnny et de sa petite sœur Jashaun dans la réserve indienne de Pine Ridge. Réserve sioux du Dakota du Sud, où sera également tourné « The Rider ». Premier film inoubliable qui installe ici les bases de son cinéma, un cinéma au plus près de la vérité entre fiction et réalité qui recherche ou redécouvre son identité. À travers ces trois premiers films le thème de... boulevardducinema.com
    gabdias
    gabdias

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    4,0
    Publiée le 10 mai 2021
    Plongée brutale et touchante de l’Amérique profonde celles des nouveaux hippies, les nomades, ceux qui galèrent au quotidien pour survivre, sous fond de propagande politique sociale. Un film très personnel porté par l’époustouflante F.McDormand, on pourra lui reprocher un partie pris et un certain bavardage mais au film c’est un très grand film. Oscar du meilleur film mérité.
    SansCrierArt
    SansCrierArt

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    3,5
    Publiée le 24 mai 2021
    Dans le Nevada, l'entreprise qui a fait vivre pendant des décennies la ville d'Empire n'a pas résisté à la crise de 2008. Fern, récemment veuve, seule dans une ville morte elle aussi, aménage sa camionnette et prend la route vers une vie hors d'un système qui ne veut plus d'elle.

    Ils sont rares les films sociaux dans le cinéma d'Hollywood. A la façon d'un Ken Loach américain, Chloé Zhao fait le portrait de ces américains nomades qui habitent dans leur truck, vivant de petits boulots, choisissant leur destination en fonction des travaux saisonniers qu'ils pourront y glaner. Ce road movie fait la part belle aux paysages somptueux des grands espaces américains, à la force de l'entraide et de la communauté et laisse planer le doute sur les réelles raisons de ce nomadisme, choix de vie ou contrainte d'un système économique sans pitié. Sous le regard incrédule ou réprobateur de ceux qui croient encore au rêve américain, Fern choisie, semble t-il, une certaine forme de liberté.

    Frances Mc Dormand est, cette fois encore, parfaite dans le rôle de cette femme déterminée. Elle est également la productrice de ce film inspiré du livre Nomadland – Surviving America in the Twenty-First Century de la journaliste Jessica Bruder.

    Nomadland vient d'être récompensé de l'Oscar de la meilleure réalisatrice pour Chloé Zhao, du meilleur film et de la meilleure actrice pour Frances Mc Dormand.
    Guillaume
    Guillaume

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    2,0
    Publiée le 23 avril 2021
    "Nomadland", film aux multiples récompenses. Grandes légitimes donc.
    Mais déception à la hauteur de ces mêmes espérances. Si Frances McDormand incarne avec force ce personnage cabossé dans des décors où le seul silence se suffit souvent à lui-même, la monotonie narrative est désespérante. En un mot : on s'ennuie. Quelques scènes ou dialogues réveillent en vous votre humanité, mais c'est au prix d'une létargie prenant source dès le premier quart d'heure.
    elriad
    elriad

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    4,0
    Publiée le 23 février 2021
    Lion d'or mérité au festival de Venise, ce " Nomadland" filmé sans pathos aucun pose sa caméra témoin au milieu de ceux qui ont tout perdu lors de la crise de 2008. L'immense comédienne Frances McDormand ( inoubliable dans " 3 Billboards, Les Panneaux de la vengeance " ) prouve une fois de plus combien elle se fond littéralement dans ses personnages. Les amateurs de cinéma de Ken Loach pourront retrouver les thèmes chers au réalisateur dans ce road-movie austère et profondément humain, fait de rencontres, de choix de vie, et de doctrine anti-capitaliste. Un film sincère qui va droit au cœur.
    Shephard69
    Shephard69

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    4,5
    Publiée le 19 mai 2021
    Sur le sujet grave des victimes de la crise financière aux Etats-Unis qui ont tout perdu et se sont retrouvés sur la route, un long-métrage sans jugement ni parti pris qui alterne avec une grande justesse et une puissante force narrative les moments durs, poignants, parfaitement ancrés dans une réalité crue, hivernale et les séquences plus positives, proche du feel good movie, faites de rencontres, d'échanges exactement à la manière du film de Sean Penn "Into the wild". Un rythme un peu lent, contemplatif, une mise en scène assez académique, sans emphase inutile mais très proche de son thème et de ses protagonistes. Des personnages à la psychologie toute en subtilités, magnifiquement écrits avec une mention spéciale évidemment pour Frances MacDormand et David Strathairn. Une belle oeuvre touchante et sensible.
    Audrey L
    Audrey L

    Suivre son activité 120 abonnés Lire ses 1 952 critiques

    4,0
    Publiée le 22 avril 2021
    Après son magnifique The Rider (qu'on avait découvert au Festival d'Alès, une séance subjugante) Chloé Zhao revient à la charge avec son envie de nous faire partager le quotidien des ruraux américains, à présent celui des nomades en caravane ou camionnette aménagée au strict minimum. Encore une fois, on s'est fait embarquer dans le voyage. Il faut dire que Nomadland s'offre un casting fabuleux, avec ses vrais nomades filmés naturellement (le générique leur rend bien hommage) qui ont des personnalités fortes et adorables, et en dégainant Frances McDormand (que l'on tient, subjectivement, comme l'une des plus grandes actrices modernes) dans un rôle qui la met littéralement à nu pour nous, sans aucune vulgarité mais au contraire pour souligner tout le dénuement choisi de ce mode de vie et l'amour des choses simples (sentir l'eau d'une rivière sur sa peau). On découvre totalement la façon de vivre des nomades, allant de petits boulots en galères, de problèmes techniques en marchés au puces, de rencontres au détour d'une place de parking qui changent une vie... D'ailleurs, certains récits de vie (dont on devine sans effort le vécu) nous brisent le cœur, nous font revoir nos habitudes à l'instant (on se dit "je vais peut-être plus profiter du présent, de mes proches, des pécules, des passions restées en suspens..."), et ce n'est pas la mise en scène amoureuse des grands espaces qui nous dissuadera de le faire. Quand on voit ces ciels azurés et rosis par le crépuscule, qui découpent un cactus ou un rocher majestueux au détour d'un sentier, sur une agréable petite musique tout en légèreté, on sentirait presque l'air frais nous arriver, et l'on n'a qu'une envie : mettre le réveil du lendemain au plus tôt, chausser ses santiags (baskets, ça marche aussi), pour aller voir ça de nous-même, et peut-être faire une rencontre intéressante, à l'instar des personnes-personnages du film. On ne reste pas non plus insensibles à la critique du régime social américain, qui traite ses vieillards comme des abandonnés, ne leur alloue qu'une retraite de misère (les forçant à travailler très tard, parfois jusqu'au dernier souffle) et ne couvre pas leurs frais médicaux. On comprend alors ces gens qui ont tout plaqué après le décès d'un proche (le conjoint, pour le personnage principal de McDormand) dans l'indifférence d'un système qui les a vampirisé jusqu'aux quatre planches (on reste émus par les histoires au coin du feu). Les camionnettes sont aussi un moyen de montrer un ras-le-bol d'appartenir à un pays qui ne vous appartient pas en retour, et Chloé Zhao semble n'avoir eu qu'à poser sa caméra (même si l'on sait qu'il n'en est rien, preuve en est de sa belle photographie et montage son) et laisser les histoires fortes des nomades faire le reste. On s'est agréablement laissé embarquer aux côtés de Frances McDormand dans cette belle communauté aux valeurs si touchantes, et à présent on se promet de ne pas attendre le coin du feu pour s'apercevoir qu'on n'a pas vécu, allez on chausse ses santiags et on profite. Message reçu, Chloé.
    eldarkstone
    eldarkstone

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    3,5
    Publiée le 12 avril 2021
    Un beau film, humain et touchant, porté par une actrice incroyable, sur un mode de vie méconnu mais très bien porté ici a l'écran !
    CH1218
    CH1218

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    5,0
    Publiée le 8 juin 2021
    La vie de nomades, si certains la choisissent, d’autres pas vraiment et en subissent les aléas. Parcourant l’Ouest américain à bord de son vieux van aménagé (dont le splendide mais méconnu parc national des Badlands dans l’Etat du Dakota du Sud), Fern tente de survivre à une certaine détresse économique en faisant de petits mais parfois pénibles boulots ici et là. Voilà un film qui ne ment pas et qui n’édulcore nullement la vérité. Un film vrai, fort, bouleversant sur un mode de vie mais surtout sur une réalité sociale dramatique, dont les images et la musique viennent subtilement souligner de ses magnifiques prises de vues et de ses belles notes toute l’émotion du moment. Avec un regard profondément humain, Chloé Zhao s’immisce au sein d’une communauté dite "sans maison" dont la majorité interprète leur propre rôle et donne la possibilité à Frances McDormand de démontrer (mais cela est-il encore vraiment nécessaire ?) qu’elle est une immense actrice. N’ayant volé aucune des nombreuses récompenses qu’il a glané un peu partout, « Nomadland » est un très beau film qui touche au cœur. Personnellement, j’appelle ça un chef d’œuvre.
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