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    Nomadland
    note moyenne
    3,9
    3188 notes dont 244 critiques
    répartition des 244 critiques par note
    29 critiques
    96 critiques
    55 critiques
    42 critiques
    11 critiques
    11 critiques
    Votre avis sur Nomadland ?

    244 critiques spectateurs

    Kev T
    Kev T

    Suivre son activité 23 abonnés Lire ses 628 critiques

    3,0
    Publiée le 30 juillet 2021
    Film poétique et quasiment documentaire qui nous transporte sans prétention. McDormand tient une prestation irréprochable.
    Catherine V.
    Catherine V.

    Suivre son activité 20 abonnés Lire ses 563 critiques

    4,0
    Publiée le 17 avril 2021
    L’action de Nomadland (basé sur le livre Nomadland: Surviving America in the Twenty-First Century de Jessica Bruder, paru en 2017) se déroule après la grande crise des subprimes de 2008. Depuis la fermeture de l’usine de gypse d’Empire, au Nevada, où Fern (Frances McDormand) travaillait, la ville est devenue fantomatique. Elle va alors choisir de se débrouiller en dehors d’un système qui semble ne plus pouvoir rien lui offrir.

    Si certains spectateurs ont trouvé que le film, et son histoire, exposaient une ”philosophie naïve”, et si je reconnais moi même que ce n’est bien sûr pas du Ken Loach, la réalisatrice Chloé Zhao se garde bien, toutefois, de ne proposer qu’une vision idyllique, de cette traversée du continent, du Dakota du Sud jusqu’à la Californie.

    Elle s’est intéressée à une Amérique désenchantée, à celle des laissés-pour-compte. Cependant, si certains ”nomades” sont partis vivre de la sorte en quête d’eux-mêmes, abandonnant le matérialisme de notre société, on peut noter aussi que la moyenne d’âge de ces ”nomades” est assez élevée. Il s’agit de retraités, pour beaucoup, qui n’ont, et après avoir travaillé pourtant des années, pas eu les moyens de conserver leur maison, voire de payer un loyer. Elle ne dépeint donc pas avec mièvrerie une vie qui ne serait faussement que ”paradisiaque”.

    Pour certains, faire ce choix d’une vie aussi dépouillée de biens matériels ne peut être vraiment souhaitée tant ça dépasse leur entendement de trouver des avantages à ce type d’existence. Ils ne peuvent que ”subir” mais en aucun cas y trouver un quelconque épanouissement.

    C’est hélas vrai qu’à notre époque où seule l’apparence de ce qu’on peut afficher compte, opter de vivre à contre courant en se séparant, au maximum, de tout ce qui est matériel n’est pas seulement singulier mais peut apparaître, pour plus d’un, carrément ”incompréhensible”.

    Fern va reprendre goût à la vie avec une communauté de gens, comme elles, qui, bien qu'ayant tout perdu, vont lui prouver qu'on peut encore être heureux.

    D'ailleurs, la fin de l’histoire nous montre une Fern qui décide de se séparer définitivement de tous ses souvenirs matériels (entreposés dans un garage/garde-meubles et qui "maintenaient" encore un ”lien” avec son ancienne vie) avouant à son ami qui, les récupérant, lui demande si elle veut vraiment s’en défaire : ”non je n’en ai plus besoin”.

    Elle retrouve ainsi sa liberté pour entamer une nouvelle étape de sa vie. On voit Fern une dernière fois revenir dans les locaux de l'entreprise (laissée à l'abandon) où elle travaillait, avec son mari, et revenir aussi dans la maison qui fut la leur comme pour lui dire adieu et tourner la page définitivement de ce qui fut sa vie d’avant.

    Avec ce final, je n'ai plus m'interdire de penser à la phrase de Louis Vigée ”Je suis riche des biens dont je sais me passer”.

    Nomadland est à la fois un processus de deuil et une magnifique ode à la liberté, superbement photographiée et interprétée.

    Frances McDormand, et David Strathairn, (dans un second rôle) sont les deux acteurs ”connus” car tout le reste du casting est composé de vrais nomades qui viennent y relater leur parcours et raconter leurs anecdotes. Notamment Bob Wells, jouant ici son propre rôle, connu pour sa chaîne YouTube, CheapRVLiving, où il vante les mérites de ce style de vie nomade (lui-même vivant dans un RV depuis 1995).
    Vinz1
    Vinz1

    Suivre son activité 41 abonnés Lire ses 1 486 critiques

    4,0
    Publiée le 9 juin 2021
    A travers cette critique de la société capitaliste actuelle, on suivra les pérégrinations de Fern, une femme que la vie n’a pas gâtée et qui depuis la mort de son mari et l’effondrement ouvrier de sa ville Empire, vit désormais dans son van bricolé par ses soins, allant de petit boulot en petit boulot. Malgré tout, elle a choisi de vivre car la beauté de ce qui l’entoure et ses rencontres vont lui prouver que le bonheur est ailleurs. Ce film quasiment documentaire nous montre l’envers du décor de l’Eldorado américain à travers le témoignage de ces milliers d’itinérants qui comme Fern, essaient de trouver un sens à leur vie après avoir beaucoup perdu. D’une beauté rare, magnifié par les vers de William Shakespeare, un grand film !
    Les choix de pauline
    Les choix de pauline

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    4,5
    Publiée le 7 juin 2021
    Un beau film! Poignant et doux. Un film qui distille mélancolie et solitude mais exhale aussi beaucoup de bienveillance. Pas de rebondissements sordides ou spectaculaires. Simplement la vie de braves gens qui retrouvent liberté et fraternité le long des routes américaines et se réapproprient humanité et dignité hors d'un système qui broie et recrache les petites gens au bout du rouleau. Un beau portrait de l'Amérique.
    cortomanu
    cortomanu

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    4,0
    Publiée le 18 juin 2021
    La route est un sujet iconique du cinéma américain et il est abordé ici dans une dimension contemporaine et sociale qu'on a pas l'habitude de voir souvent.
    Comme si Ken Loach devenait une femme et faisait un grand western contemplatif.
    C'est beau, sobre, voire dépouillé mais fin, sincère et sans esbroufe ni de mise en scène, scénario, photo, dialogue.
    Pourtant tout est bien là, et bien sûr Frances McDormand dans un rôle qui lui va comme un gant.
    Très beau film.
    Peter Franckson
    Peter Franckson

    Suivre son activité 15 abonnés Lire ses 808 critiques

    4,0
    Publiée le 16 juin 2021
    Adapté du livre « Survivre en Amérique en XXIe siècle » (2017) de la journaliste Jessica BRUDER, le film traite du monde des personnes nomades (non pas sans abri mais sans maison), souvent âgées (percevant une maigre retraite mensuelle de 500 $), allant d’Etat en Etat pour travailler (chez Amazon avant la période des fêtes de fin d’année puis dans des campings [parc national des Badlands (Dakota du sud)] ou des restaurants ou lors de la récolte des betteraves dans le Nebraska), se logeant dans leur van aménagé et se réunissant même annuellement à Quartz Site (Arizona) où ils apprennent à se débrouiller par eux-mêmes (réparation de pneus, gestion des W-C, etc.). C’est aussi le portrait d’une femme, Fern (Frances McDORMAND) qui a tout perdu, son travail (suite à la fermeture en janvier 2011 de l’usine d’extraction du gypse à Empire dans le Nevada), sa maison, son mari (Bo, décédé de maladie), sans enfant mais libre. C’est le portrait d’une certaine Amérique, peu connue, loin des clichés des pionniers du XIXe siècle. Le film est beaucoup plus proche de ceux de Ken Loach que de celui de John Ford, « Les raisins de la colère » (1940). La réalisation sobre, avec de belles images de Nature, à l’aube ou au crépuscule (grâce à son fidèle directeur britannique de la photographie, Joshua James RICHARDS) et la musique au piano du compositeur italien Ludovico EINAUDI, renforcent la puissance du sujet et justifient ses nombreuses récompenses.
    Adelme d'Otrante
    Adelme d'Otrante

    Suivre son activité 37 abonnés Lire ses 389 critiques

    5,0
    Publiée le 16 juin 2021
    Nomadland raconte l'histoire de ces nouveaux nomades que les crises économiques ont jetés sur les routes, de ces personnes exclues du mirage capitaliste, ces petites mains de l'ultra-libéralisme qui naviguent d'un état à l'autre en fonction des récoltes de betteraves et de pommes de terre. Où pour répondre aux demandes de mains-d'œuvre ponctuelles d'Amazon qui cyniquement leur "offre" un endroit pour garer leurs camionnettes aménagées pour mieux les en chasser une fois que les fêtes consuméristes sont passées et les colis envoyés. Comme à chacun de ses films Chloé Zhao orchestre sa mise en scène sur un fil ténu entre fiction et documentaire, Frances Mc Dormand jouant sa partition au milieu de "vrais gens" dont on partage l'histoire, et elle est exceptionnelle. Nomadland est très émouvant, sans jamais sombrer dans le pathos, le parcours de vie de ces personnes marginalisées est souvent difficile mais aucun système économique, même le plus pourri soit-il, ne pourra jamais tuer l'entraide et les moments de joie et de partage qui existent entre eux. Sur le terreau de la précarité nait même un sentiment de liberté absolue où l'important n'est pas ce que l'on a mais ce que l'on est, où l'on ne dit jamais "adieu" aux gens que l'on croise mais toujours "à plus tard". Avec la beauté vertigineuse des paysages américains, le piano discret de Ludovic Einaudi, la mise en scène sensorielle, naturaliste et surtout fabuleuse de Chloé Zhao, l'interprétation magistrale de tous ses protagonistes, Nomadland atteint la perfection et marquera durablement. Un film magnifique sur ceux qui sont partis sur les routes où partis pour de bon....à voir absolument.
    Update du 16/06/21 (après l'avoir vu sur grand écran)
    Cocteau disait qu'un Chef D'Oeuvre est une bataille gagnée contre la mort. Avec Nomadland Chloé Zhao gagne les batailles passées, présentes et à venir, annihile la mort et devient éternelle. Tout le monde n'aimera pas ce film et tant mieux les trésors ne sont pas faits pour être partagés.
    Ninideslaux
    Ninideslaux

    Suivre son activité 22 abonnés Lire ses 133 critiques

    3,5
    Publiée le 9 juin 2021
    J'ai clairement préféré les deux premiers films de Chloe Zhao, que j'avais adorés, et qui étaient, disons: plus folkloriques, folklorique ne devant pas être pris ici dans un sens péjoratif! Nomadland étant, disons, moins aimable.
    Nous pénétrons, dans Nomadland, dans l'univers d'une étrange communauté qui se croise, se sépare, se retrouve, avec un extraordinaire sens de l'entraide et du partage: ce sont pour la plupart des personnes âgées dont la ridicule retraite ne permet pas l'acquisition ou la location d'une maison: alors ils vivent dan leur van, plus ou moins bien aménagé, migrant d'un camp à un autre au hasard de leurs envies ou de la possibilité d'un petit boulot.
    Après la fermeture de l'usine d'Empire (Nevada, je ne soupçonnais pas que les hivers dans le Nevada puissent être aussi froids!), qui signe la mort de la petite ville, usine où travaillait le mari de Fern, après la maladie et la mort de celui ci, elle prend la route; elle n'a pas d'argent, rien qu'une retraite minable après une vie de travail; et surtout, elle n'envisage pas de s'enraciner ailleurs que là où elle a été heureuse avec son mari. Alors elle prend la route, s'installe dans des campings pour mobil home, travaille chez Amazon (un cauchemar ces kilomètres de colis!!) puis comme gardienne d'un autre camp dans les Badlands, le Dinosaur camp, évidemment, puis à la cuisine d'un fast-food, et fait de belles rencontres pleines d'amour de la vie, comme Linda (Linda May), ou d'acceptation de la mort, comme Swankie (Charlène Swankie). Il y a bien aussi, parmi tous ces amis, un homme qui ferait bien un peu de route à ses côtés, Dave (Daid Strathairn). Mais non: Fern continuera à tracer sa route.
    Finalement, cet univers est bien plus dépaysant que celui des rodéos ou des amérindiens, et comme c'est étrange qu'il ait été réalisé par une si jeune femme.... Miss Zhao a une belle carrière devant elle! Quel talent!
    Il y a la beauté de ces routes au milieu de nulle part, entre des chaines de collines ou de montagnes arides, qui nous émerveillent tant quand on roule à l'ouest des US où on a l'impression que la nature est plus vaste qu'ailleurs.
    Frances McDormand est de tous les plans, acceptant de s'enlaidir avec un courage rare, si naturelle et si expressive qu'elle nous épatera toujours, et qui mérite tous les Oscars du monde!
    Yves 4.
    Yves 4.

    Suivre son activité 48 abonnés Lire ses 483 critiques

    4,0
    Publiée le 5 juillet 2021
    Les TRibulations de la vie de nomade de Fern , qui vie en van , à travers l'Amérique profonde de Roots et parfois de misére sociale. Original , parfois inquiètant , voir des séniors travailler dans les entrepots d'Amazon, à méditer..
    Isabelle E.C.
    Isabelle E.C.

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    4,5
    Publiée le 12 juillet 2021
    Un beau films sur la décroissance, voulue ou subie, de belles images avec la recherche de la beauté des paysages de l'Ouest américains. La solidarité des communautés de voyageurs sans attache autre que leur van et les rencontres et les amitiés de passages. Frances McDormand très humaine et crédible, vraiment un beau moment de cinéma.
    CINETIM
    CINETIM

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    3,5
    Publiée le 22 avril 2021
    VUE EN AVANT-PREMIERE : Acclamé comme le nouveau messie aux USA, je me devais de regarder « Nomadland » le nouveau film évènement par Chloé Zhao. Et, j’en suis sorti assez mitiger, je dois avouer. Pas que le film soit mauvais en soi mais il y a tout de même quelques choses qui me chagrine.

    Après « UNE ODE AMERICAINE » : la réalisatrice d’origine asiatique brosse le portrait d’une femme sexagénaire qui perds son travail, et son mari et doit tenter de se reconstruire. En plus de vivre dans une certaine instabilité, du fait de la crise économique de 2008.

    Alors, tout d’abord le film se révèle brillant dans la critique sociale qu’il fait des Etats-Unis à ce moment. En effet, comme le proposer déjà l’œuvre mentionner plus haut de Ron Howard, le film tente de dépeindre avec une justice : le système économique d’une hyper-puissance mal ficelé par le prisme du personnage de Frane qui passe d’emplois en emplois, de rendez-vous de sécurité en rendez-vous, de paperasse en paperasse, en problèmes médicaux…le film offre une image très concrète de ce système de santé et économique très mal ficelé. On a même droit à toute une séquence qui dénonce le travail à la chaine des grosses entreprises dont ici Amazon.

    Le film propose ensuite un très beau portrait de femme, incarnée par la lauréate de 2 Oscars : Frances McDormand sur lequel le film se repose entièrement, et qui nous donne une performance habitée et pleine de sincérité.
    Les paysages sont magnifique mise en lumière par un très beau travail au niveau de la photographie, bien que les teintes soient très froides. Après «THE FEATHER» : Ludovico Einaudi qui est un très bon compositeur italien signe une belle partition. L’écriture est fine, certes.

    Pourtant, malgré tout j'ai eu du mal à rentrer dans le film. Je trouve qu'en effet la réalisation est trop académique. Extrêmement effacé même. A cet égard, je trouvais celle de Emerald Fennell pour PROMISSING YOUNG WOMAN plus ambitieuse, envolée et inspirée. Ici j’ai l’impression que Chloé Zhao ne croit pas en son projet, et ne souhaite pas s’affirmer. Alors lui donner, les meilleurs prix de réalisations, je trouve cela un peu trop facile…Je n’ai rien contre elle, ne la connaissant pas mais voilà. Mais le fait est qu’elle n’arrive pas à captiver son spectateur comme a pu le faire Emerald Fennell dernièrement, ou comme savent si bien le faire Cheyenne Carron, Angélina Jolie, Greta Gerwig…il y a quelques choses qui sonne faux chez elle, trop d’artifices.
    Ensuite ma problématique vient surtout du montage. Y’en a-t-il un ? C’est à se demander. On a l’impression que les séquences ont étaient mise les unes à la suite des autres, et le film enregistré. Il n’y a en effet aucune transition, des coupures de musiques en permanences…

    Vous penserez que je suis contre le film. Non, pas du tout. Mais j’avoue que je m’attendais à mieux, à plus audacieux, vu des critiques dithyrambiques. Le film n’est pas mal en soit, et je comprends que cette dernière tape plus dans le viseur des votants des Goldens Globes ou que ce soit pour le cas pour les Oscars, dimanche prochain. Mais il lui manque quelque chose pour captiver, tout à fait. Ce qui ne lui enlève en rien cette envie de dépeindre avec justice sa thématique. Ce film s’annonce comme un grand film et un drame féminin. Mais même le personnage de Frances McDormand n’est pas si bien décrit, on ne le connait pas vraiment, et on a du mal à se reconnaitre… Une belle œuvre mais pas un chef d’œuvre, pour moi. Après chacun ses avis.
    Julien Vasquez
    Julien Vasquez

    Suivre son activité 14 abonnés Lire ses 860 critiques

    4,0
    Publiée le 26 juillet 2021
    Un film remarquablement mature. Chloé Zhao montre les choses simplement et c'est bien là le plus compliqué.
    Petiot L
    Petiot L

    Suivre son activité 13 abonnés Lire ses 218 critiques

    4,0
    Publiée le 28 juin 2021
    Un film qui prend son temps, montrer des gens, des vies, des choix, ou pas....
    Lumière, musique et visages ; à voir sur grand écrans.
    Lent, mais d'utilité publique pour comprendre la société américaine, des régions, une certaine vision de l'Amérique que je je commaissais pas.
    Les cadrages sont chouettes aussi.
    Beau travail.
    Jonesss
    Jonesss

    Suivre son activité 34 abonnés Lire ses 10 critiques

    4,5
    Publiée le 26 juillet 2021
    Contemplatif et envoûtant on se laisse embarquer avec elle dans son van, ses histoires, sa vie... à voir de préférence sur grand écran.
    Jean-luc G
    Jean-luc G

    Suivre son activité 13 abonnés Lire ses 543 critiques

    4,0
    Publiée le 21 juin 2021
    Oui, vraiment Nomadland mérite plus qu'un détour et Frances Mcdormand vaut le voyage! L'air de rien, ce vrai-faux documentaire dévoile une face cachée de l'Amérique. Oui, le point de rupture de ces vies de travailleurs âgés est la crise de 2008, mais le sujet est ailleurs, car nous ne sommes pas en Europe, et encore moins en France. On voit brièvement les entrepôts Amazon, mais le propos ne vire pas au politique, et s'intéresse plutôt à la vie itinérante de ces marginaux de l'américan way of life. Un choix qui s'est imposé malgré eux, par nécessité économique, puis qui devient un mode de vie volontaire, une sorte de retour à l'esprit pionner américain. Pour survivre en dessous des radars, la solidarité, la débrouille, une vision positive de la vie sont de mise, et Fern les incarne avec pudeur et détermination. Les tentations existent pourtant de revenir dans le droit chemin, par exemple spoiler: habiter chez sa sœur, ou de répondre à l'invitation de l'ex routard Dave,
    mais non le souvenir de la vie passée avec Bo, le mari trépassé, l'horizon désertique, sont les plus forts et attirent ces lonesome people comme une lumière attire les insectes. Ce scénario de qualité s'accompagne d'une photographie grandiose, mais sans trop en rajouter, d'une bande son apaisée, et des acteurs non-professionnels criant d'humanité (Swankie et Linda May). Qu'une actrice non maquillée, non liftée de soixante ans peut être belle, parce qu'elle assume pleinement son physique, et ne perd rien de son sourire espiègle. Vous nous l'aviez expliqué à Lyon lors du Festival Lumière en 2019, Frances, vous tenez votre parole, quel plaisir pour nous. Cinéma - juin 2021
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