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    Nomadland
    note moyenne
    3,9
    3188 notes dont 244 critiques
    répartition des 244 critiques par note
    29 critiques
    96 critiques
    55 critiques
    42 critiques
    11 critiques
    11 critiques
    Votre avis sur Nomadland ?

    244 critiques spectateurs

    elriad
    elriad

    Suivre son activité 205 abonnés Lire ses 1 511 critiques

    4,0
    Publiée le 23 février 2021
    Lion d'or mérité au festival de Venise, ce " Nomadland" filmé sans pathos aucun pose sa caméra témoin au milieu de ceux qui ont tout perdu lors de la crise de 2008. L'immense comédienne Frances McDormand ( inoubliable dans " 3 Billboards, Les Panneaux de la vengeance " ) prouve une fois de plus combien elle se fond littéralement dans ses personnages. Les amateurs de cinéma de Ken Loach pourront retrouver les thèmes chers au réalisateur dans ce road-movie austère et profondément humain, fait de rencontres, de choix de vie, et de doctrine anti-capitaliste. Un film sincère qui va droit au cœur.
    CinÉmotion
    CinÉmotion

    Suivre son activité 54 abonnés Lire ses 173 critiques

    2,5
    Publiée le 26 juin 2021
    Alors là, je suis complètement passé à côté de ce film, ou je suis complètement déçu ou les deux, je ne sais pas mais clairement je n'ai ressenti que très peu d'émotions, tout m'a paru si long et si lent. C'est fou, car clairement, l'histoire, la thématique et la bande-annonce me laissait vraiment pensé à ce que j'adhère sans problème au film mais ça n'a pas pris.
    Alors attention, les images sont belles, la musique de Ludovico Einaudi sublime, Frances McDormand est extraordinaire comme actrice, mais j'ai trouvé que son personnage était trop lisse. Alors oui il s'agit d'une femme nomade, qui a tout perdu et qui tente de se retrouver auprès des autres, mais j'ai trouvé la psychologie et la trajectoire du personnage assez rectiligne, sans vraiment de grandes scènes pivots pour la faire évoluer vers quelque chose de différent. Tout est assez linéaire. On rencontre beaucoup de personnages différents sur sa route, avec qui elle interagit et créer des liens, mais chacun de ces passages me semble trop court pour vraiment s'attacher aux scènes et aux personnes. Clairement, ce film qui semblait être pour moi une boule d'énergie émotionnelle, m'a simplement paru lisse et frustrant.
    Même par rapport à la direction artistique, j'ai trouvé que les plans de paysages et globalement tous les plans larges des lieux extérieurs, et la façon dont Fern est ancré dans ces différents lieux, somptueusement filmé, avec vraiment de très beaux plans et une belle photographie, autant j'ai trouvé que la façon de filmer les interactions entre les personnages, et tous les moments intimes etc, vraiment trop "documentaire" pour que cela ait un impact émotionnel sur moi. Il y a même des cuts assez violents, des ruptures de l'axe des 180, qui effectivement fait très "documentaire" mais qui moi, pour le coup, m'a perturbé et ne m'a pas permis d'entrer complètement en phase avec la poésie que le film veut soulever.
    D'un point de vue très objectif, je ne suis pas sûr que le film mérite autant tous ces prix, sur l'aspect visuel et de mise en scène... mais je peux comprendre qu'il ait eu un impact sur le fond de l'histoire.
    PeterPan123
    PeterPan123

    Suivre son activité 23 abonnés Lire ses 35 critiques

    5,0
    Publiée le 10 juin 2021
    A la suite de la fermeture de son emploi et de la mort de son mari, une femme quitte sa maison et parcours les USA avec son camion aménagé. Sur sa route, elle va cumuler les jobs et les rencontres.
    J'avais peur en regardant ce film de tomber sur encore un film social et larmoyant. Si l'émotion est présente, je retiens surtout les rencontres, la dignité de cette femme et son jeu tout en intériorité, la beauté et la majesté des paysages.
    C'est un film un peu nostalgique et contemplatif sur des hommes et des femmes qui ont choisi une vie différente.
    Yves G.
    Yves G.

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    4,0
    Publiée le 9 juin 2021
    Après la mort de son mari, après la fermeture de l'usine où elle travaillait avec lui qui provoqua la désertion de leur petite ville du nord du Nevada, Fern (Frances McDormand), la soixantaine, n'a d'autre solution que de quitter sa maison et de s'installer rudimentairement dans sa camionnette. Le temps des fêtes de fin d'année, elle trouve un emploi chez Amazon avant de prendre la route. Au Dakota du Sud, elle travaille dans un parc national puis va faire la récolte des betteraves au Nebraska. Sur sa route, Ferne croise d'autres vagabonds qui, comme elle, par choix de vie ou par nécessité, refusent de se sédentariser.

    "Nomadland" arrive - enfin - sur nos écrans, précédé d'une réputation écrasante. Lion d'Or à Venise, quatre BAFTA, deux "Golden Globes" et surtout trois Oscars dont celui de la meilleur réalisation pour Chloé Zhao et celui de la meilleure actrice pour Frances McDormand (son troisième, excusez du peu, après "Fargo" et "Three Billboards"). N'en jetez plus ! la coupe est pleine !

    Tant de louanges laissent augurer un chef d'oeuvre... et risquent immanquablement de frustrer les espérances des spectateurs. Car, pour le dire d'une phrase, si "Nomadland" est certainement un bon film, ce n'est pas un grand film qui mériterait sa place au Panthéon du cinéma à côté de "Parasite", "Moonlight", "Twelve years a Slave" ou "La la Land" (ah... zut .... La la land s'est vu souffler l'Oscar du meilleur film par "Moonlight" justement).

    "Nomadland" a plusieurs défauts.
    Le premier, diront les anti-Modernes, est d'être un peu trop à la mode. Son sujet fleure bon l'anti-trumpisme qui, à tort ou à raison, a fait florès pendant quatre ans à Hollywood. Rien de tel que de filmer l'Amérique pauvre, celle des "working poor", des "white trash", des minorités discriminées pour ravir les suffrages aux Oscars.
    Les anti-féministes en rajouteront une couche : si Chloé Zhao a emporté la statuette, c'est en raison de son genre, pour que l'Académie qui n'avait jusqu'alors couronné qu'une seule femme dans cette catégorie (Kathryn Bigelow pour l'oubliable "Démineurs") se rachète une respectabilité.
    Les autres - et j'en fais partie - diront qu'ils se sont ennuyés, que ce film de cent-huit minutes, qui enfile à la queue leu leu les épisodes interchangeables et souvent répétitifs de l'odyssée de Fern, aurait pu sans préjudice en durer vingt de plus ou de moins.
    Enfin d'aucuns renâcleront aux récompenses qui pleuvent sur la tête de Frances McDormand que la caméra ne quitte pas d'une semelle et qui ne fait pas grand-chose sinon regarder le soleil se coucher sur les plaines désolées du Grand Ouest américain. Sa prestation, diront-ils, est honnête, mais ne mérite pas de la placer au-dessus de Meryl Streep, d'Ingrid Bergman ou de Bette Davis qui n'ont jamais réussi à décrocher leur troisième statuette aux Oscars

    Ces arguments sont recevables. Mais ils ne sont pas fondés.
    "Nomadland" est un film modeste, qui refuse le sensationnel. Chloé Zhao refuse la facilité qui aurait consisté à ajouter à la vie de Fern des rebondissements dramatiques (une agression une nuit dans son van ? les retrouvailles lacrymales avec un fils ou une fille perdue de vue ?). Elle utilise une base documentaire - l'enquête de Jessica Bruder sur les "Van Dwellers", ces Américains, souvent âgés qui ont quitté leur maison pour prendre la route - pour en faire une fiction élégiaque où souffle la poésie qui traversait déjà ses précédents films : "The Rider" (2017) et "Les chansons que mes frères m'ont apprises" (2015).

    "Nomadland" est un film qui m'a surpris et qui m'a interrogé.
    Les résumés que j'en avais lu me laissaient présager un livre sociologique, une illustration sinon une démonstration des ravages que la crise des subprimes puis les inégalités creusées par Trump avaient causées. Or, tel n'est pas le cas. Ou, pour être tout à fait exact, tel n'est peut-être pas le cas. Certes, Fern s'installe dans son van, nécessité faisant loi, faute d'autre alternative. Mais elle y trouve bientôt des habitudes et une liberté qu'elle chérit ("houseless but not homeless" résume-t-elle dans une formule parlante). Sur la route, en Arizona, elle croise toute une communauté de vagabonds qui ont fait le même choix qu'elle et embrassé le même mode de vie alternative. Fern pourrait y renoncer : en s'installant chez sa sœur qui lui ouvre les bras, ou chez Dave (épatant David Strathairn que l'interprétation de Frances McDormand a injustement éclipsé) qui lui ouvre son cœur. Elle n'en fait rien.

    Pour moi, "Nomadland" est moins un film sociologique qu'un film psychologique sinon métaphysique. Il interroge moins notre société que nos choix de vie individuels. C'est cette ambiguïté, cette richesse qui au bout du compte m'a plu dans ce film, contrebalançant l'ennui que sa langueur revendiquée avait fait naître.
     Kurosawa
    Kurosawa

    Suivre son activité 351 abonnés Lire ses 1 463 critiques

    2,0
    Publiée le 19 juillet 2021
    Auréolé d'un Lion d'or à la dernière Mostra de Venise et de trois Oscars (et pas des moindres), "Nomadland" arrive avec la réputation du film d'auteur indé "bouleversant qui réveille les consciences" ; or, le long-métrage de Chloé Zhao n'est pas très émouvant, la faute à une absence de parti pris autant idéologique que formel. Il y a quelque chose d'assez exaspérant dans cette manière égale d'alterner plans très larges et gros plans, comme s'il suffisait de répéter cette petite mécanique pour lier l'humain aux vastes paysages américains. Cela ne signifie pas que Zhao échoue toujours à rendre compte de la beauté de cette nature, mais il est regrettable qu'elle fasse semblant de découvrir cette connexion. Le film est le plus convaincant quand il adopte une démarche proche du documentaire, où il s'agit de voir comment les nomades vivent, quelles sont leurs conditions de vie, leur lien à la nature et aux autres. Dommage que la fiction soit si faible et que le personnage interprété par une Frances McDormand monolithique et peu attachante soit aussi peu consistant ; en effet, que Fern travaille à Amazon, vive en communauté au milieu du désert ou bien sous un toit, son humeur semble toujours égale : cette absence de critique, d'opinion, dit beaucoup de la fade neutralité dont fait preuve Chloé Zhao. En définitive, "Nomadland" est un film hautement surestimé, qui se montre trop rarement à la hauteur des gens qu'il filme.
    Audrey L
    Audrey L

    Suivre son activité 146 abonnés Lire ses 1 959 critiques

    4,0
    Publiée le 22 avril 2021
    Après son magnifique The Rider (qu'on avait découvert au Festival d'Alès, une séance subjugante) Chloé Zhao revient à la charge avec son envie de nous faire partager le quotidien des ruraux américains, à présent celui des nomades en caravane ou camionnette aménagée au strict minimum. Encore une fois, on s'est fait embarquer dans le voyage. Il faut dire que Nomadland s'offre un casting fabuleux, avec ses vrais nomades filmés naturellement (le générique leur rend bien hommage) qui ont des personnalités fortes et adorables, et en dégainant Frances McDormand (que l'on tient, subjectivement, comme l'une des plus grandes actrices modernes) dans un rôle qui la met littéralement à nu pour nous, sans aucune vulgarité mais au contraire pour souligner tout le dénuement choisi de ce mode de vie et l'amour des choses simples (sentir l'eau d'une rivière sur sa peau). On découvre totalement la façon de vivre des nomades, allant de petits boulots en galères, de problèmes techniques en marchés au puces, de rencontres au détour d'une place de parking qui changent une vie... D'ailleurs, certains récits de vie (dont on devine sans effort le vécu) nous brisent le cœur, nous font revoir nos habitudes à l'instant (on se dit "je vais peut-être plus profiter du présent, de mes proches, des pécules, des passions restées en suspens..."), et ce n'est pas la mise en scène amoureuse des grands espaces qui nous dissuadera de le faire. Quand on voit ces ciels azurés et rosis par le crépuscule, qui découpent un cactus ou un rocher majestueux au détour d'un sentier, sur une agréable petite musique tout en légèreté, on sentirait presque l'air frais nous arriver, et l'on n'a qu'une envie : mettre le réveil du lendemain au plus tôt, chausser ses santiags (baskets, ça marche aussi), pour aller voir ça de nous-même, et peut-être faire une rencontre intéressante, à l'instar des personnes-personnages du film. On ne reste pas non plus insensibles à la critique du régime social américain, qui traite ses vieillards comme des abandonnés, ne leur alloue qu'une retraite de misère (les forçant à travailler très tard, parfois jusqu'au dernier souffle) et ne couvre pas leurs frais médicaux. On comprend alors ces gens qui ont tout plaqué après le décès d'un proche (le conjoint, pour le personnage principal de McDormand) dans l'indifférence d'un système qui les a vampirisé jusqu'aux quatre planches (on reste émus par les histoires au coin du feu). Les camionnettes sont aussi un moyen de montrer un ras-le-bol d'appartenir à un pays qui ne vous appartient pas en retour, et Chloé Zhao semble n'avoir eu qu'à poser sa caméra (même si l'on sait qu'il n'en est rien, preuve en est de sa belle photographie et montage son) et laisser les histoires fortes des nomades faire le reste. On s'est agréablement laissé embarquer aux côtés de Frances McDormand dans cette belle communauté aux valeurs si touchantes, et à présent on se promet de ne pas attendre le coin du feu pour s'apercevoir qu'on n'a pas vécu, allez on chausse ses santiags et on profite. Message reçu, Chloé.
    Bertrand Barbaud
    Bertrand Barbaud

    Suivre son activité 29 abonnés Lire ses 225 critiques

    4,5
    Publiée le 7 mai 2021
    Le cinéma américain est, lui, toujours là, toujours vif, toujours debout... et heureusement qu'il est là. "Nomadland" est un drame poignant, subtil sur l'Amérique d'en bas. Aucun misérabilisme, aucun pathos, aucune revendication, aucune aigreur gauchiste ou socialisante dans ce portrait d'une femme courageuse et obstinée. Une façon de filmer élégante et douce qui laisse sans voix, des paysages magiques et une Frances Mac Dormand dans le rôle de sa vie.
    William Dardeau
    William Dardeau

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    3,5
    Publiée le 15 juin 2021
    Très belle réussite que ce film qui décrit la vie de personnes cabossées par la vie choisissant finalement de prendre la route en van pour tenter de renaître dans les grands espaces, en communiant avec la nature. Avec son directeur de la photographie attitré Joshua James Richards, déjà remarqué pour The rider, Chloé Zao démontre une nouvelle fois un talent impressionnant pour filmer les paysages grandioses de son pays d’adoption (on pense à Terence Mallick, c’est dire !). Mais Nomadland n’est pas (heureusement) qu’une suite de séquences documentaires grandioses, c’est aussi un film qui s’attache à suivre sans pathos la vie quotidienne de ces « hobos » modernes. On sent bien que Chloé Zao éprouve une grande tendresse pour ces personnages, et elle dirige Frances MacDormand (très bien, une nouvelle fois) avec une grande maîtrise. Evidemment certains ont trouvé que Nomadland ne dénonce pas assez les méfaits du capitalisme, et même, comble de l’horreur, trouve des qualités au modèle Amazon, qui d’une certaine manière, dépanne nos infortunés voyageurs. Chloé Zao n’est pas Kenneth Loach, ça se saurait ! Il ne faut pas écouter ces mauvais coucheurs qui voudraient refaire le film à leur idée, et se laisser aller à une rêverie forcément mélancolique en contemplant Nomadland pour ce qu’il est : un hymne aux déclassés solitaires et solidaires touchés par la grâce de la nature et finalement apaisés. Il est difficile de nier qu’à certains moments on les envie !
    Insp. Harry Callahan
    Insp. Harry Callahan

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    0,5
    Publiée le 16 juin 2021
    Une sorte de documentaire sur des gens qui vivent commes des nomades (comme insiste Frances "on n'est pas des SDF mais on ne vit pas dans une maison).

    Toute l'histoire raconte pourquoi pour rien au monde ils laisseraient leurs campings pour se poser dans une maison.

    Il ne suffit pas d'avoir une idée noble.

    Pendant 1h41 on voit défiler des paysages.

    Un vide sidéral.
    Bolatin13
    Bolatin13

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    1,0
    Publiée le 16 avril 2021
    Documentaire contemplatif interminable.
    Elle est indépendante, marginalisée et marginale. Elle côtoie des moments de vie avec d'autres marginaux.
    OK pour les beaux paysages et de la musique américaine enveloppante.
    Mais si on pouvait éviter les ablutions, les passages aux toilettes et les ramassages de détritus ce serait plus supportable.
    Quelques courts dialogues émouvants : avec sa soeur, avec des malades, avec un possible compagnon.
    Mais elle ne se séparera de son alliance... en vivant perpétuellement dans son passé.
    Sylvain P
    Sylvain P

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    5,0
    Publiée le 10 juin 2021
    Nomadland est une baffe cinématographique. Une femme ruinée décide d'adopter le mode de vie nomade, en vivant dans un van et en sillonant le magnifique continent nord-américain. Chloé Zhao, la réalisatrice, a la bonne idée d'entourer la fabuleuse Frances McDormand de véritables nomades, dont les histoires hérissent les poils. Le traitement de l'image, les paysages grandioses et la musique de Ludovico Einaudi sont superbes, dignes d'un Terrence Mallick. Après son déjà très réussi Les Chansons que mes frères m'ont apprises, elle met une pierre de plus au bel édifice de sa carrière et nous fait, en un mot, voyager.
    Michel C.
    Michel C.

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    3,5
    Publiée le 12 juin 2021
    Ce roadmovie, vaut d'abord et avant tout pour son interprète : Frances McDormand..... (Three Billboards : Les Panneaux de la vengeance...) Une "tronche" comme on dit pour les mec... Fern assure complètement, en toutes circonstances, au volant, au boulot lorsqu'elle en a un, dans les groupes où elle est très appréciée. Pourtant, ce film baigne dans une ambiance tristoune voire glauque, rien de trop drôle, et malgré cela, son mode de vie dans son Van aménagé, vieux et poussif, Fern nous gratifie d'un magnifique rôle ! Accompagné de superbes musiques et de belles photos mêmes sombres, sans jamais un brin de violence, la vie s'écoule loin de l'agitation, dans un certain prolongement de valeurs... Beaucoup de Nostalgie et de sincérité....!!**
    Ch De
    Ch De

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    0,5
    Publiée le 11 juin 2021
    Plébiscitée par les Oscars, je viens de regarder ce navet, une sorte de de road movie sale, des images inintéressantes d'une Amérique terne, une sorte de tranche de vie ou on regarde cette victime du capitalisme sombrer dans un univers psycho-sentimentalo-suicidaire. A moins d'être profondément dépressif, on a du mal à s'identifier au personnage, excepté son côté "en dehors de la société" qui la fait plus humaine. Aucune poésie, c'est brut, c'est triste, mal écrit, ça sent la crasse et le cinéma de bas niveau. Seule l'actrice principale arrive à se tirer de ce bourbier ou elle a eu le malheur de s'engager ! Il y a tant de personnes qui vivent en dehors du système et qui pourtant sont pleines de vie et fières d'en être sorties, pourquoi peindre une nature si sombre ? Est ce la mode des films dépressifs, intimistes, chiants ?
    L'AlsacienParisien
    L'AlsacienParisien

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    3,5
    Publiée le 14 juin 2021
    Au vu des nombreux prix que "Nomadland" a reçu, encensé de toutes parts, je m'attendais à recevoir une grosse claque. Visuellement, y'a pas à dire, ce road-movie dans l'Amérique des laissés-pour-compte offre un lot de panoramas magnifique et la réalisation de Chloé Zhao, mêlant intimement fiction et réalité, s'avère être un cinéma-vérité pur et fort. Mais pour ce qui est du reste, je suis resté quelque peu sur ma faim et j'avoue que "Nomadland" a su éveiller en moi que peu d'émotions. La faute sans doute à un côté américano-centré qui ne m'a pas trop parlé et à une interprétation quasi-documentaire, sans fulgurances ni débordements. Ceci se reflète également dans le scénario qui ne suis pas une trajectoire classique mais rend simplement compte d'un présent fait de hasards, de rencontres, d'introspection. Les rebondissements relèvent de l'intimité la plus enfouie, servi par le prisme authentique de ces acteurs qui partagent leurs véritables bagages de vie. On ne peut reprocher à cette plongée au coeur d'une réalité sociale de ne pas être plus spectaculaire que ce qu'elle n'est... Ce serait dénaturer tout le propos. Mais bon, pour ma part, bien que j'ai apprécié traverser ce morceau de vie de nomade marqué par la fatalité et la résilience, je n'ai pas été saisi ni ému au point de le considérer comme un chef-d'oeuvre. Ensuite, c'est pas bien de comparer, mais l'incarnation de Frances McDormand, étonnement, m'a nettement moins emballé que celle de Carey Mulligan dans "Promising Young Woman". Je m'attendais à autre chose sûrement, sur beaucoup de points. Mais je garderai tout de même en mémoire "Nomaldand" comme une ode à la liberté, un regard sur l'humanité oubliée des déserts américains, riche de sagesse et d'humilité.
    vidalger
    vidalger

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    3,0
    Publiée le 9 juin 2021
    Beaucoup d'emballement pour un film certes sympathique mais sans véritable scénario ni exceptionnelle maîtrise technique. L'histoire de cette femme au bord de la vieillesse qui, après le deuil de son mari et la fermeture - quel autre mot ? - de la ville industrielle sans intérêt dans laquelle elle a habité l'essentiel de sa vie dans un pavillon sans charme, prend la route à bord d'un van bricolé en caravane, ressortit davantage au genre du pseudo-documentaire qu'au film de fiction. On découvre la solidarité de ce petit monde de prolétaires de la route qui vadrouillent dans une Amérique de l'ouest éloignée des zones touristiques, qui vivotent en travaillant dans les centres Amazon, dans les parcs ou en ramassant des betteraves, tous, petits boulots mal payés et peu considérés. Souvent âgés, malades, désabusés, mais parfois se forgeant une philosophie positive, ces nouveaux (?) pauvres sont la face cachée d'une Amérique mythique, d'un pays où tout le monde a sa chance. Lointains reflets de ces chercheurs d'or épuisés ou des pionniers en chariots du 19eme siècle, ils ne sont que le produit, voire le résidu du capitalisme échevelé qui est peut-être le fondement de la première puissance économique mondiale.
    On peut comprendre que les habitants actuels des USA voient cette image avec l'effroi ou avec la sympathie que peut leur inspirer la crainte de tomber un jour à cette extrémité de devoir tout abandonner pour survivre.
    D'où sans doute la pluie de récompenses qui s'est déversée sur un film très moyen et sur une actrice loin du glamour hollywoodien.
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