Un film assez vide, le quotidien de cette nomade n'es guère palpitante dans son approche tout du moins, peu importe les situations que ce soit ses différents jobs ou rencontres, on n'a doit à toujours la même façade sans émotion de la part de Frances McDormand difficile donc de s'investir en tant que spectateur. De plus ces fameuses rencontres Chloé Zhao les filment inlassablement de la même manière pendant 2h hormis quelques plans façons documentaires, sur des discussions qui ne nous apprennent pas grand-chose sur les personnages. Reste les paysages plutôt bien filmé mais qui reste de façon globale aussi monotone que le sujet. La musique de Einaudi est par contre réussi. Un film tout de même très surestimé qui interpelle sur son nombre de récompenses.
Avec "Nomadland", Chloé Zhao entend faire entendre la voix des déclassés, des premières victimes de la crise économique et plus particulièrement de ceux qui font le choix de prendre la route en tournant le dos au système. Le film possède plusieurs atouts dont le premier est inévitablement sa photographie. Des paysages léchés, une lumière magnifiquement travaillée qui démontrent un véritable savoir-faire cinématographique. Frances McDormand livre en suite une nouvelle prestation de haut vol. Dommage que le fond du sujet ne soit pas aussi consistant. Car la question qu’on se pose après l’énumération de ces deux qualités est : et après ? La cinéaste ne fait qu’enchaînera les situations d’esquisses, comme interrompues au moment où cela devenait plus intéressant. Rien de nouveau sous le soleil, si ce n'est un long-métrage qui tourne un peu en rond. Un film visuellement beau mais qui perd en singularité par son sujet non approfondi. Inabouti.
Nomadland aurait-il eu l’Oscar du meilleur film s’il était sorti une autre année ? En effet, l’édition 2021 de la récompense suprême du cinéma américain a fortement souffert de l’épidémie de Covid-19 et du report d’énormément de films de qualité. Le long-métrage de Chloé Zhao est vraiment représentatif de ce problème car, s'ill est bien interprété et mis en scène, il est assez peu marquant. Rappelant un certain type de cinéma européen (on peut penser aux œuvres de Ken Loach et des frères Dardenne en moins bien), il possède une certaine valeur documentaire (le sujet du nomadisme lié aux fermetures d’usines aux Etats-Unis étant un sujet quasi-inexistant au cinéma) mais ne va pas réellement au-delà. Le long-métrage, n’ayant pratiquement pas d’intrigue, on peut rapidement s’ennuyer et surtout se dire que l’on aurait facilement pu couper une bonne demi-heure sans que cela change quoi que ce soit au récit, ce qui sur un film de moins de deux heures est tout de même problématique. Si on ajoute à cela une certaine tendance au misérabilisme, on peut réellement penser que malgré ses qualités, il y a de fortes chances que Nomadland serait passé inaperçu aux Oscars s’il avait concouru dans une autre édition (même si on aurait facilement pu lui préférer dans celle-ci des films comme Mank, The Father ou Promising young woman) et s’il n’avait pas été distribué par une Searchlight Pictures récemment rachetée par Disney.
Nomadland est un joli film, sensible et joliment filmé, très bien interprété par Frances McDormand qui livre une prestations très émouvante et juste. L'actrice va à la rencontre de vraies nomades qui apportent une vraie authenticité au film. Néanmoins le film est sur le plan scénaristique assez faible, il suit un parcours trop balisé pour convaincre pleinement avec certains passages obligés et une musique mélo qui surligne trop les émotions du personnage. Le film est sobre mais ressemble parfois un peu à un croisement de Into the wild et three billboards. Il y a néanmoins des très belles scènes desquelles se dégage une certaine poésie. Pas le grand film attendu mais une œuvre plaisante. Attendons de voir ce que Chloe Zaho va faire en entrant dans l'écurie Marvel.
Dans une lumière diffuse créant des plans proches de tableaux se détache l'image d'une fragile puissance de Frances McDormand dont le charisme naturel porte l'émotion de ce drame de la perte, tant financière que personnelle. A l'instar de la musique country, nostalgique et virile, ce périple met en scène des individus en souffrance mais résilients et optimistes, tel David Strathairn et les comédiens non professionnels pourtant imposants de justesse, tout en pudeur. Ces terres de nomades à la fois exilés et aventuriers nous offrent une vision différente du voyage, tant intime qu'itinérant à travers l'entrelacement de parcours (de vies). Une ode à la touchante mélancolie.
Un point de vue surprenant, philosophique et émouvant sur le nomadisme. Au travers du parcours physique et psychique de Fern (quelle interprétation de Frances McDormand !), ce mode de vie que l’on imagine souvent subit et austère se révèle sous un jour différent. Quand il est choisi, malgré sa rudesse, c’est surtout un monde d’entraide, de rencontre, de liberté, de proximité avec la nature. A noter sur le plan technique la qualité de la réalisation et de la photo.
Oscar du meilleur film, "Nomadland" n'en a pourtant pas forcément la carrure. Car en dépit de qualités indéniables (notamment l'authenticité des personnages et le casting), le scénario minimaliste ne permet pas toujours d'éviter un certain ennui de pointer.
Un film pour notre époque avec sa dose de paysage, d'écologie, de regard de braise face à une montage silencieuse... Rien de transcendantale, dans tous les cas. Un film pour Cannes..
Nomadland représente l'égoïsme américain dans toute sa splendeur ! Cette vision d'une Amérique pauvre, nomade, brisée par les crises successives, délaissée, incomprise a fait naitre une prise conscience aux élites votante des Oscars. Plutôt que de questionner le propos, le film ne fait que montrer la vie subie et rêvée de ces voyageurs en quête de petits boulots. Choqué, les Oscars ont donc décidé de remettre le prix à Nomadland, sans réellement chercher à comprendre si le film le méritait. Cet égocentrisme américain fait doucement rire, les différences exacerbées de richesse sociale sont bien connues à l'extérieur du pays de l'Oncle Sam et on s'amuse presque à constater que les américains soient également victime d'une certaine forme de migration des miséreux. L'actrice est bonne, comme de coutume, mais le film ne vaut même pas une nomination à cette cérémonie !
La réalisatrice d'origine chinoise Chloé Zhao filme une Amérique superbe (du point de vue de la richesse des paysages qu'elel filme) et déchirante comme peu de cinéastes américians savent le faire actuellement. Avec une succession de scènes courtes, toujours justes, souvent émouvantes, Chloé Zhao dresse le portrait d'une amérique délaissée socialmeent et economiquement. Jamais tentée par le pathos, le film offre même parfois quelques lueurs d'espoir. Mise en scène lumineuse, scénario très bien écrit, le film bénéficie aussi d'une magnifique interprère, Frances Mac Dormand qui avec peu d'effets, donne une réelle épaisseur à son personnage dont l'empathie crève l'écran.
"Nomadland" de Chloé Zhao avait obtenu un retentissant succès critique, jusqu'à remporter trois statuettes aux Oscars, et pas des moindres, avec Meilleur Film, Meilleur Réalisateur et Meilleure Actrice. Le film raconte la vie de « nomade » de Fern, qui a vécu l'effondrement économique de la ville dans laquelle elle vivait et la mort de son mari. Elle décide donc de vivre dans son van, avec lequel elle sillonne les grandes plaines américaines à la recherche de petits boulots, et rencontrant ainsi des nomades comme elle. Frances McDormand est franchement très crédible dans le rôle principal, les personnages secondaires étant visiblement interprétés par de vrais nomades. L'actrice semble se donner complètement dans sa performance, méritant probablement sa récompense, même s'il faut avouer que son rôle n'est pas non plus extrêmement marquant, à l'instar du film en général, qui propose de très belles images et une histoire assez touchante, mais qui manque probablement d'une véritable trame scénaristique pour sortir de ce qui semble presque être un documentaire. Les très beaux plans proposés par Chloé Zhao, éclairés à la lumière naturelle, renforce cette impression d'assister à un documentaire qui ne tient pas vraiment de propos de fond. Ce road trip donne néanmoins une image assez différente de l'Amérique que ce que montre Hollywood habituellement, et mérite véritablement le détour. "Nomadland" est un film atypique, mélancolique et plutôt captivant.
Il y a dans ce film, dans le destin de ces vies minuscules et "libres", la sensation de notre monde, de notre civilisation qui hocquette. On les sent écrasés par un système mais jamais ils ne se plaignent, ne se lamentent, ils se tiennent debout, droit, à l'étroit parfois dans leurs caravanes mais ils avancent et ils vivent ce qu'ils peuvent vivre de mieux. Nomadland est émouvant parce qu'il n'est le portrait que de'hommes et de femmes intenses, vibrants, qui jusqu'au bout garderont toute leur dignité. Perdus sur l'immensité de la Terre, fourmis travailleuses d'un système qui les exploite. Mais ça, jamais on ne le lira dans leurs yeux trop fiers. Magnfique et émouvant.
Je craignais le misérabilisme que je déteste au cinéma. En fait, si le sujet peut le laisser penser (des cabossés de la vie professionnelle se retrouvent à errer dans le pays en van pour des boulots précaires), j’ai vu dans ce film, réalisé par une jeune Chinoise, beaucoup de positif : certes, la vie de ces nomades est difficile, mais ils se connaissent, s’entraident, font la fête ensemble, ce que beaucoup de nantis ne réussissent pas. Une belle leçon de vie, un beau film, et une actrice, Frances Macdormand, absolument extraordinaire de naturel. A vraiment mérité ses Oscars.
Pas super gai c'est sur mais très bon film même si ce n'est pas original bien mis en scène et comme toujours frances Mc Dormand exellente quelle que soit le film dans le quel elle joue sujet on ne peu plus d'actualité aux USA