« Nomadland » nous parle avec beaucoup d'intelligence et de pudeur de la crise économique qui égratigne, depuis bien des années, le fameux « rêve Américain ». On y suit une femme d'une soixantaine d'années, qui vient de perdre son mari et qui décide de « prendre la route » à bord d'un Van aménagé. L'histoire pourrait être totalement dramatique, pourtant, la beauté des paysages, la liberté de ce mode de vie... mais surtout la qualité des gens que rencontre l'héroïne pousse vraiment à la réflexion. La réalisatrice Chloé Zhao (d'origine Chinoise mais résidente Américaine) nous dépeint une vision réaliste, intime et passionnante d'une certaine partie de la population des États-Unis qu'on appelle désormais les « Nomades ». Souvent âgés, oubliés de la société, il se rassemblent et se regroupent... un peu comme les anciens colons qui ont construit leur pays. Le long de la route, ils font preuve d'une belle solidarité et d'une philosophie qui force le respect, avec un retour aux anciennes valeurs qui me paraît intéressante, tant sur le fond que sur la forme. Les Oscars semblent d'ailleurs en accord avec moi, puisqu'ils ont jugé bon de récompenser le film de trois grands prix... ceux du meilleur film, de la meilleure réalisatrice et aussi (le plus évident pour moi) de la meilleure actrice. Il faut reconnaître que Frances McDormand est juste incroyable dans le rôle principal. Alors, ne soyez pas timides.... foncez : « on se retrouvera sur la route ! »
A travers cette critique de la société capitaliste actuelle, on suivra les pérégrinations de Fern, une femme que la vie n’a pas gâtée et qui depuis la mort de son mari et l’effondrement ouvrier de sa ville Empire, vit désormais dans son van bricolé par ses soins, allant de petit boulot en petit boulot. Malgré tout, elle a choisi de vivre car la beauté de ce qui l’entoure et ses rencontres vont lui prouver que le bonheur est ailleurs. Ce film quasiment documentaire nous montre l’envers du décor de l’Eldorado américain à travers le témoignage de ces milliers d’itinérants qui comme Fern, essaient de trouver un sens à leur vie après avoir beaucoup perdu. D’une beauté rare, magnifié par les vers de William Shakespeare, un grand film !
Ce film a le mérite de mettre en lumière la vie de travailleurs pauvres américains qui vivent de petits boulots et de déménagements fréquents à bord de leur van ; c’est aussi, en creux, celui d’un système social peu aidant où chacun doit se prendre en main pour s’en sortir. Malheureusement, le film n’est pas assez critique vis-à-vis de ce système capitaliste qui montre bien ici ses limites. Frances McDormand se met littéralement à nue dans ce road movie et nous donne à ressentir l’ambivalence entre la liberté et la vulnérabilité des personnages croqués. Malheureusement, le film, tout auréolé qu’il est de ses oscars du meilleur film et de la meilleure réalisatrice, manque sérieusement de rythme. Alors, c’est beau – les grands espaces, de magnifiques paysages naturels – mais c’est lent.
Nomadland est un film monté à la manière d'un documentaire. D'ailleurs Swankie et Linda May jouent leur propre rôle à l'écran. Nomadland se penche sur les laissés pour compte des crises économiques et industrielles des USA. Mais il ne s'agit pas de critiquer le capitalisme dans un film fort en gueule ou politisé. Il s'agit bien plutôt de rendre hommage aux Nomads, ces personnes qui ont mis tout ce qu'ils avaient dans un camping car ou un mini van pour parcourir les routes à la recherche de petits boulots souvent saisonniers et de lieux où ils peuvent stationner. Nomadland a donc largement l'accent de la vérité et offre de très belles images, dans une ambiance quasi contemplative et paradoxale: le fait d'être en mini-van et mobile leur permet de profiter de lieux et de paysages que la majorité des gens ne verront jamais, mais s'ils là, c'est dans une situation de précarité extrême. AU-delà de ça, le film, sans être activement pessimiste, laisse une impression amère au spectateur. Si vous voyez le film un vendredi ou un samedi, que vous êtes seul-e et/ou déprimé, c'est lourd à porter...
J'ai clairement préféré les deux premiers films de Chloe Zhao, que j'avais adorés, et qui étaient, disons: plus folkloriques, folklorique ne devant pas être pris ici dans un sens péjoratif! Nomadland étant, disons, moins aimable. Nous pénétrons, dans Nomadland, dans l'univers d'une étrange communauté qui se croise, se sépare, se retrouve, avec un extraordinaire sens de l'entraide et du partage: ce sont pour la plupart des personnes âgées dont la ridicule retraite ne permet pas l'acquisition ou la location d'une maison: alors ils vivent dan leur van, plus ou moins bien aménagé, migrant d'un camp à un autre au hasard de leurs envies ou de la possibilité d'un petit boulot. Après la fermeture de l'usine d'Empire (Nevada, je ne soupçonnais pas que les hivers dans le Nevada puissent être aussi froids!), qui signe la mort de la petite ville, usine où travaillait le mari de Fern, après la maladie et la mort de celui ci, elle prend la route; elle n'a pas d'argent, rien qu'une retraite minable après une vie de travail; et surtout, elle n'envisage pas de s'enraciner ailleurs que là où elle a été heureuse avec son mari. Alors elle prend la route, s'installe dans des campings pour mobil home, travaille chez Amazon (un cauchemar ces kilomètres de colis!!) puis comme gardienne d'un autre camp dans les Badlands, le Dinosaur camp, évidemment, puis à la cuisine d'un fast-food, et fait de belles rencontres pleines d'amour de la vie, comme Linda (Linda May), ou d'acceptation de la mort, comme Swankie (Charlène Swankie). Il y a bien aussi, parmi tous ces amis, un homme qui ferait bien un peu de route à ses côtés, Dave (Daid Strathairn). Mais non: Fern continuera à tracer sa route. Finalement, cet univers est bien plus dépaysant que celui des rodéos ou des amérindiens, et comme c'est étrange qu'il ait été réalisé par une si jeune femme.... Miss Zhao a une belle carrière devant elle! Quel talent! Il y a la beauté de ces routes au milieu de nulle part, entre des chaines de collines ou de montagnes arides, qui nous émerveillent tant quand on roule à l'ouest des US où on a l'impression que la nature est plus vaste qu'ailleurs. Frances McDormand est de tous les plans, acceptant de s'enlaidir avec un courage rare, si naturelle et si expressive qu'elle nous épatera toujours, et qui mérite tous les Oscars du monde!
Nomadland raconte l'histoire de ces nouveaux nomades que les crises économiques ont jetés sur les routes, de ces personnes exclues du mirage capitaliste, ces petites mains de l'ultra-libéralisme qui naviguent d'un état à l'autre en fonction des récoltes de betteraves et de pommes de terre. Où pour répondre aux demandes de mains-d'œuvre ponctuelles d'Amazon qui cyniquement leur "offre" un endroit pour garer leurs camionnettes aménagées pour mieux les en chasser une fois que les fêtes consuméristes sont passées et les colis envoyés. Comme à chacun de ses films Chloé Zhao orchestre sa mise en scène sur un fil ténu entre fiction et documentaire, Frances Mc Dormand jouant sa partition au milieu de "vrais gens" dont on partage l'histoire, et elle est exceptionnelle. Nomadland est très émouvant, sans jamais sombrer dans le pathos, le parcours de vie de ces personnes marginalisées est souvent difficile mais aucun système économique, même le plus pourri soit-il, ne pourra jamais tuer l'entraide et les moments de joie et de partage qui existent entre eux. Sur le terreau de la précarité nait même un sentiment de liberté absolue où l'important n'est pas ce que l'on a mais ce que l'on est, où l'on ne dit jamais "adieu" aux gens que l'on croise mais toujours "à plus tard". Avec la beauté vertigineuse des paysages américains, le piano discret de Ludovic Einaudi, la mise en scène sensorielle, naturaliste et surtout fabuleuse de Chloé Zhao, l'interprétation magistrale de tous ses protagonistes, Nomadland atteint la perfection et marquera durablement. Un film magnifique sur ceux qui sont partis sur les routes où partis pour de bon....à voir absolument. Update du 16/06/21 (après l'avoir vu sur grand écran) Cocteau disait qu'un Chef D'Oeuvre est une bataille gagnée contre la mort. Avec Nomadland Chloé Zhao gagne les batailles passées, présentes et à venir, annihile la mort et devient éternelle. Tout le monde n'aimera pas ce film et tant mieux les trésors ne sont pas faits pour être partagés.
Ce film a surement gagné aux Oscars dû à l'hipocrisie bien connue des américains, les bourgeois des oscars ont dû être choqués d'apprendre que dans leur pays il y avait des pauvres qui travaillent toute la journée pour une misère et que le pays a réduit un nombre incalculable de travailleurs à l'état de sans domiciles fixe. Nous, malheureusement, on le savait déjà. Film plat, scénario plat, Fern mange des nouilles, Fern coupe du bois, Fern fume des clopes, il y avait tellement mieux à faire sur ce sujet. Une éscroquerie.
Je n'ai jamais autant détesté un film. Je vais parler à titre personnelle. Aucune émotions, aucun attachement aux personnages, des morales sur la vie sortant de nulle part. Le film est pour moi une succession de moments de vie sans développement et sans intérêt
Beau film pour s'émerveiller sur des paysages américains désertiques avec 2/3 de ciel (et des aubes et crépuscules magiques), sous la douce et savoureuse musique de Ludovico Einaudi... Aussi intéressant pour ses portraits, tous très bien joués, de nomades, décalés de la société, mais solidaires et bons vivants. Une sorte de grande famille qui sort de l'ordinaire, à laquelle on ne correspond pas forcément, mais qu'on découvre par ce long-métrage.
Plébiscitée par les Oscars, je viens de regarder ce navet, une sorte de de road movie sale, des images inintéressantes d'une Amérique terne, une sorte de tranche de vie ou on regarde cette victime du capitalisme sombrer dans un univers psycho-sentimentalo-suicidaire. A moins d'être profondément dépressif, on a du mal à s'identifier au personnage, excepté son côté "en dehors de la société" qui la fait plus humaine. Aucune poésie, c'est brut, c'est triste, mal écrit, ça sent la crasse et le cinéma de bas niveau. Seule l'actrice principale arrive à se tirer de ce bourbier ou elle a eu le malheur de s'engager ! Il y a tant de personnes qui vivent en dehors du système et qui pourtant sont pleines de vie et fières d'en être sorties, pourquoi peindre une nature si sombre ? Est ce la mode des films dépressifs, intimistes, chiants ?
Je suis allé voir ce film, tout d'abord parce que je pensais qu'au vu des nombreuses récompenses, ce devait être un véritable chef-d'œuvre. Ensuite, je voulais aussi me laisser surprendre par le thème.
Mais alors quelle énorme déception que ce film. Le rythme de ce film est incroyablement lent et, désolé de le dire, profondément chiant. Ce film n'est qu'un tas de plans de paysages et de gros plans du visage de Frances McDormand.
J'ai vu plusieurs personnes quitter la salle après 30-45 minutes de film. J'avais envie de les suivre, mais par respect pour le film (et pour ma copine avec qui j'étais venue) et en espérant qu'il y aurait une montée en puissance du rythme et de l'intérêt, je suis resté.
Je déconseille très fortement ce film qui est le pire film que j'ai vu depuis très longtemps.
Honteux ? Est ce vraiment le mot adapté ? Je dirais plutôt horrible finalement. C’est bien mignon de voir une femme dans son van pendant 5/10min, mais voir la même chose pendant 1h45 ca ne va plus. On ne parlera même pas de la fin qui est comment dire, aussi désespérante que tout le film. Ce film est d’une lenteur abominable, aucun sentiment (pourtant je suis une grande sensible), sans objectif. Première fois que je dois résister pour ne pas m’endormir au cinéma. Pour un film étant récompensé par 3 oscars et ayant autant d’avis positifs je suis extrêmement déçue. A déconseiller !!!
Films vu bien heureusement pendant la fête du cinéma ! Ça ne m'a donc coûté que quatre euros pour un ennui terrible. D'une lourdeur absolue, la musique m'a définitivement achevée, je suis parti bien avant la fin ...
Ennuyeux à mourir ! Je ne comprends pas du tout cet emballement pour ce film ! Un spectateur a quitté la salle au milieu de la séance, et franchement j'ai hésité à faire pareil. Mais j'ai attendu pour voir si, enfin, il allait se passer quelque chose d'interessant dans ce film et surtout ce qui justifiait toutes les récompenses qu'il a reçues. Grosse déception !