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Fodscraft
30 abonnés
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4,0
Publiée le 13 décembre 2021
Fern a perdu son mari par le passé. Elle a également perdu son travail, comme la plupart des habitants d'Epire, ville ouvrière du Nevada, quand l'usine ferme suite à un accident. Elle décide de vivre dans son van et part sur les routes, vivotant de petit boulot et côtoyant une population itinérante désœuvrée. Drame social aux nombreux prix, Nomadland les mérite. C'est sans pathos qu'il décrit la vie des laissés pour compte, qui ont perdus leur argent, leur santé, leur travail, et à qui le système américain ne permet pas de se retrouver. C'est aussi l'histoire émouvante de Fern, qui fait son voyage initiatique pour se retrouver dans ce road movie spoiler: qui finit où il commence . Chloé Zhao, la réalisatrice, sublime la grandeur des paysages, où se plonge littéralement le personnage principal, avide de se perdre, de se diluer dans ces étendues. Un très beau film, humain.
« Nomadland » nous parle avec beaucoup d'intelligence et de pudeur de la crise économique qui égratigne, depuis bien des années, le fameux « rêve Américain ». On y suit une femme d'une soixantaine d'années, qui vient de perdre son mari et qui décide de « prendre la route » à bord d'un Van aménagé. L'histoire pourrait être totalement dramatique, pourtant, la beauté des paysages, la liberté de ce mode de vie... mais surtout la qualité des gens que rencontre l'héroïne pousse vraiment à la réflexion. La réalisatrice Chloé Zhao (d'origine Chinoise mais résidente Américaine) nous dépeint une vision réaliste, intime et passionnante d'une certaine partie de la population des États-Unis qu'on appelle désormais les « Nomades ». Souvent âgés, oubliés de la société, il se rassemblent et se regroupent... un peu comme les anciens colons qui ont construit leur pays. Le long de la route, ils font preuve d'une belle solidarité et d'une philosophie qui force le respect, avec un retour aux anciennes valeurs qui me paraît intéressante, tant sur le fond que sur la forme. Les Oscars semblent d'ailleurs en accord avec moi, puisqu'ils ont jugé bon de récompenser le film de trois grands prix... ceux du meilleur film, de la meilleure réalisatrice et aussi (le plus évident pour moi) de la meilleure actrice. Il faut reconnaître que Frances McDormand est juste incroyable dans le rôle principal. Alors, ne soyez pas timides.... foncez : « on se retrouvera sur la route ! »
Un road trip documentaire ... Oui, c'est un bon film, mais il n'est pas, non plus, le film de la décennie. Les images sont superbes, Frances McDormand habite le personnage principal, quant aux autres, ils sont typiques à souhait. Le rythme est lent, avec des silences expressifs et cela convient bien au sujet traité. Le scénario tient la route certes, mais pour moi, ça reste un peu trop gentillet et un peu trop "tendance".
Beau film, esthétiquement irréprochable et avec un B.O douce et berçante. Malheureusement, le film est un peu trop misérabiliste à mon goût. Néanmoins, ça reste un beau film, porté par une Frances McDormand toujours parfaite.
dégoulinage de bons sentiments dégoulinage de culpabilité contre le "système" étalage de la misère est cela la recette pour gagner des prix et recevoir les louanges de la critique ? imagine t on un film faisant l'éloge de la beauté et de la richesse et recevant autant de lauriers ?
Beau! La dernière phrase « dédiée à ceux qui ont dû partir » résume bien l'intention du film d'honorer les personnes qui vivent comme des nomades et portent en elles le sens du « chez-soi ». La photographie est très belle, le jeu de l'actrice principale est émouvant et l'Oscar du meilleur film est mérité, le regarder c'est comme méditer sur la vie, la mort et la perte.
Un film sans fioriture qui t'envoie en pleine figure la vie des travailleurs pauvres outre-atlantique qui vivent sur les routes dans leurs voitures. La société les a oubliés mais eux sont là les uns pour les autres. Avec une Frances Mac Dormand criante de vérité. C'est triste et beau à la fois.
Un film très émouvant et d'une très grande sensibilité. Il oscille entre contemplation, drame, road-movie. Il permet de se rendre compte des conditions de vie des nomades américains, certes. Mais c'est ce qui me touche est cet aspect contemplatif dans de superbes décors. La comédienne principale joue avec une sobriété exemplaire. Juste un regard, une expression du visage, une façon de se tenir, suffisent. A la fin du film, il nous reste un tas de souvenirs émouvants :spoiler: les photos de famille qu'elle regarde en diapo, le face à face avec la mer, son histoire avec son mari, les vies des nomades qu'elle rencontre, une manière de vivre que d'autres ne comprennent pas, sa vie solitaire, ses souvenirs, les poupées et le père Noël à coté de son lit, le petit feu d'artifice qu'elle allume et contemple seule pour les fêtes de fin d'année , etc (il y en a tant d'autres de ces scènes). Je ne pourrais pas le regarder deux fois : il y a trop de charge émotionnelle.
Un film dédié à tous ceux qui se retrouvent du mauvais côté de la barrière dans la vie. Les perdants, les perdus, les marginaux, les sans-abris, les nomades... Une oeuvre qui met un gros coup de projecteur sur ce style de vie difficile, sans pathos, le tout sous une sublime photographie.
Une ode efficace au refus de l'enracinement, à la vie en communauté. Peu de refus du système économique -les nomades que nous rencontrons travaillent souvent pour Amazon- mais un amour des paysages qui changent et une crainte de se laisser enfermer.
Frances McDormand, l'actrice qui joue Fern, nous ressemble un peu. Qu'elle serait notre réaction si elle appartenait, chez nous à nos "gens du voyage".
La réalisatrice d'origine chinoise Chloé Zhao filme une Amérique superbe (du point de vue de la richesse des paysages qu'elel filme) et déchirante comme peu de cinéastes américians savent le faire actuellement. Avec une succession de scènes courtes, toujours justes, souvent émouvantes, Chloé Zhao dresse le portrait d'une amérique délaissée socialmeent et economiquement. Jamais tentée par le pathos, le film offre même parfois quelques lueurs d'espoir. Mise en scène lumineuse, scénario très bien écrit, le film bénéficie aussi d'une magnifique interprère, Frances Mac Dormand qui avec peu d'effets, donne une réelle épaisseur à son personnage dont l'empathie crève l'écran.
Je suis sortie complètement envoutée par ce film. Nomadland retrace la vie d'une veuve qui, enchainant les petits boulots, vit dans une grande précarité. Ce drame psychologique est tout simplement à mon sens grandiose. La photographie est divine, les couleurs et la mise en scène pensées au millimètre près. Ce film laisse pleinement la place au spectateur d'appréhender la protagoniste et de s'immiscer dans sa psychologie. C'est beau, vrai, et ça traite d'un sujet très peu médiatisé qui mérite toute notre attention...
Je ne suis pas parvenu à m'attacher à ce road movies un peu particulier: l'idée paraissait bonne et pourtant ll'ennui gagne assez vite faute peut-être d'un manque de rebonds dans l'action.