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4,0
Publiée le 10 septembre 2019
L'une des oeuvres majeures de Sacha Guitry! Film après film, ce grand amoureux du thèâtre ne cessa de dèmontrer son immense talent! Dans "La poison", une question se pose inèvitablement! A savoir comment supprimer sa propre èpouse qui boit trois litres de vin par jour en prenant la justice à son propre piège ? Michel Simon, en monstre sacrè qu'il ètait, livre ici une performance èblouissante et unique de bougon mariè à une femme qui a l'allure et les manières d'un homme! C'est noir, grinçant à souhait et surtout très drôle! La dècadence d'un couple selon Guitry, avec une prise par plan pour Simon et un tournage de onze jours seulement! A l'arrivèe, "La poison" est un grand classique du cinèma français! Louis de Funès y joue même les seconds rôles! Un remake assez rèussi a d'ailleurs vu le jour en 2001, "Un crime au paradis", avec l'excellent trio Villeret / Balasko / Dussolier...
La poison, est un film de son temps, qui a le mérite de traiter d’expériences sociales toujours d'actualité. L'humour noir est parfois pesant et la trame du scenario très prédictible. L'introduction de Guitry est lourde : A passer rapidement. L'ambiance musicale baroque fait mal aux oreilles. Un bon point pour le réalisme des situations conjugales ... Ça sent le vécu
L'amour n'est plus ! "La poison" est un drame flirtant avec l'humour noir signé Sacha Guitry. Le couple bat de l'aile, le couple ne peut clairement plus s'encadrer, finalement le couple n'en est plus un, et chacun sera prêt à tout, et surtout au pire, pour retrouver le bonheur. Mieux vaut être seul que mal accompagné ! Un remake nommé "Un crime au paradis" verra d'ailleurs le jour en 2001 avec Jacques Villeret et Josiane Balasko.
J’avais très envie de découvrir l’œuvre originelle de Sacha Guitry de laquelle s’était inspiré "Un crime au Paradis". Ce qui est frappant, c’est qu’en regardant évoluer Michel Simon, j’ai cru voir le regretté Jacques Villeret qui a pris le rôle bien des années plus tard. D'ailleurs, si vous regardez les deux films dans la chronologie de leur date de sortie il y a fort à parier que vous reverrez Michel Simon en Jacques Villeret. Leur jeu est très proche, c’est stupéfiant ! Il en va de même pour Germaine Reuvier et Josiane Balasko. En regardant "La poison", je me suis aperçu que la trame du film de Sacha Guitry avait été respectée lors du remake, bien que la version 1951 soit moins complète. Parce que Sacha Guitry est allé à l’essentiel, ce qui a le don de rendre son film plus percutant, ou si vous préférez plus incisif. En effet, les spectateurs d’aujourd’hui connaissent sans doute davantage "Un crime au Paradis", réactualisé au goût du jour avec brio, en prenant soin de développer certaines parties. Aussi l’internaute cinéphile Gourmetdefilms a raison : "on a besoin de quelques minutes pour s’habituer à celui-là, avant d’être absorbé dedans !" J’irai un peu plus loin en disant qu’on a besoin d’un peu de temps. Oui l’adaptation au métrage de Guitry demande du temps car on voit le cinéaste en personne présenter les uns après les autres tous ceux qui ont contribué au tournage de ce film, de la production aux acteurs. C’est d’ailleurs assez désarçonnant car j’ai moi-même pensé qu’il y avait un souci d’enregistrement sur le DVD. Il n’en est rien, vous êtes maintenant prévenus. Les dialogues ciselés de Guitry sont là pour nous aider à entrer dans sa comédie grinçante, avec quelques répliques qui font mouche ! « J’en peux plus de ma femme. – Ah ? et qu’est que vous lui reprochez ? – D’être là. – Il ne fallait pas l’y mettre ! » Savoureux. Des dialogues au service d’un scénario novateur, limite insensé (du moins pour l’époque), dans lequel le mariage est assassiné par un grand coup d’opportunisme de la part d’un homme faussement naïf, lequel est marié à une femme dont le côté virago est amplifié par un alcoolisme notoire. Les avocats aveuglés par le sensationnalisme et le renom s’en retrouvent apostrophés, et la justice en prend au passage pour son grade aussi au cours du procès. Un procès qui tourne au pamphlet juridico-judiciaire. L’humour à la fois noir et caustique est donc au rendez-vous, jouant ainsi un vilain tour aux partis pris, aux idées reçues, et rappelle le fait que rien n’est jamais acquis d’avance. "La poison" est donc une œuvre cinglante dans laquelle on prendra un malin plaisir à suivre tous les petits et ô combien savoureux cabotinages de Michel Simon, heureux comme pas permis de parvenir à rebondir avec autant d’aisance et d’intelligence sur les propos émanant tantôt de son avocat, tantôt des autres membres du tribunal. Ça en est presque jouissif, même si on sait pertinemment qu’un procès ne se déroulerait jamais de la sorte. Mais bon, on ne peut pas être vraiment surpris par le ton employé, déjà visible dans les textes de présentation lors du générique du début. A noter également la bonne prestation de Pauline Carton qui, dans les traits de la mercière, ne se prive pas de faire un carton plein (ho !ho ! sans vilain jeu de mots bien sûr !) sur les commérages qu’on a souvent pu constater dans les petits villages de la France profonde. Quant à la présence de Louis de Funès, elle est bien trop anecdotique pour que je m’y attarde plus longtemps, mais au moins, même s’il a multiplié les petits rôles depuis sa première apparition à l’écran, ça nous permet de constater qu’il a commencé au bas de l’échelle avent de devenir l’immense star française de la comédie hexagonale. "La poison" : un film à découvrir et/ou à redécouvrir pour son propos politiquement incorrect. Remarquablement osé, pour l'époque !!
Malgré un grand coup de vieux, le scénario demeure et a même été repris en grande partie dans "Un crime au paradis" de Jean Becker en 2000. Je ne suis pas fana de Michel Simon mais ici, il s'en tire bien et le film dispose de bons plaidoyer, surtout durant l'audience finale, certes naïve, mais amusante à entendre. Toujours un bon divertissement.
Tout ce qu'on attend d'un bon Guitry y est dans ce film. Avec une bonne dose d'inattendu quand on comprend de quelle façon Michel Simon va exploiter la justice, l'oeuvre retourne comme une chaussette (aussi banalement et aisément en tout cas) l'idée qu'on se fait de la logique des procédures judiciaires et des tribunaux. Dans cet écosystème scénaristique tellement applicable au présent que ça en est épatant, l'auteur propose des théories assez farfelues et pourtant tout à fait crédibilisées par des textes somptueux. Je m'arrête avant de parler des acteurs, sans quoi la liste des superlatifs dépassera largement la limite du supportable. Un mélange finalement explosif d'un étrange géant du théâtre et du choix de ses interprètes.
Guitry nous a si souvent habitué à la finesse qu’on a besoin d’un certain temps pour accepter la lourdeur et la vulgarité de ce drame. Mais, comme tout est voulu et maitrisé il faut savoir passer outre et même pardonner ces excès tant le spectacle populaire y trouve son compte, tant les dialogues sont brillants et tant l’intelligence est grande. Chaque français des années 50 pouvait profiter totalement de ce film sans pour autant être sorti de normal sup. Comme en plus tous les acteurs sont a complimenter et que l’on soit plus au cinéma qu’au théâtre il n’ y quasiment rien à critiquer. L’humour est présent de bout en bout à commencer par le pharmacien du village normand qui laisse compulser son ordonnancer à la mercière, une des commères de l’endroit. Celle ci ne se prive pas à sa lecture de commentaires ironiques sur ses concitoyens. Le reste est surtout l’affaire de Michel Simon qui par ses mimiques et ses dialogues savoureux provoque l’indignation de ses interlocuteurs. Jean Debucourt en sera la grande victime et le trio de juges n’échappera pas aux réflexions acerbes qui remettent en question la société d’après guerre. Pauline Carton refera un grand numéro lors du procès et Jeanne-Fusier-Gir agrémentera tout le long ses bouquets de fleurs de noms de fêtes appropriées à l’action. Albert Duvaleix en curé s’en donnera aussi à coeur joie. En vérité on rit beaucoup, on jubile intérieurement et on s’indigne fort peu devant autant de malhonnêteté intellectuelle. C’est surement cela une des recettes du succès de ce chef d’oeuvre de plus de 60 ans passés.
Un petit chef d'œuvre d'humour noir et de cynisme dans lequel tout le monde en prend pour son grade. La charge est intelligente et Michel Simon est tout simplement génial dans ce film, mais Germaine Reuver qui joue le rôle (fort ingrat) de Blandine est également assez fabuleuse. La scène du tribunal est grandiose et peut rivaliser haut la main avec celles de pas mal de films américains (pourtant grands amateurs de ce genre de choses). Les curieux auront noté la présence de De Funes parmi les petits rôles, mais ce détail ne mérité aucun commentaire particulier.
La partie du procès est particulièrement irrésistible. Même si le film est un peu daté, il est représentatif d'un époque ou la province rurale était une réalité pour autant le film évite les écueils de la caricature, vraiment je le recommande
Un scénario et des dialogues excellents signés Sacha Guitry, et un Michel Simon au top. Bref une petite perle un poil acide que l'on s'amuse à déguster. Lorsque l'on est habitué au très bon remake "un crime au Paradis" on a besoin de quelques minutes pour s'habituer à celui là, avant d'être absorbé dedans!
Tout commence par un générique mené par Guitry lui-même, qui apparaît à l'écran pour présenter un à un, ou presque, tous les collaborateurs du film, avec une dédicace spéciale à Michel Simon, très élogieuse (et très juste). Puis l'auteur laisse parler sa plume par l'intermédiaire de l'acteur principal, dont le phrasé naturel atténue parfaitement la "sur-élégance" parfois artificielle des dialogues du "maître" (c'est ainsi que certains acteurs s'adressent à Guitry au cours du générique). Voilà qui participe de la spontanéité du film, tout en maintenant un propos plein d'esprit (de mauvais esprit, devrait-on préciser). La Poison est donc l'un des films les moins théâtraux de Guitry et certainement l'un de ses meilleurs. L'intrigue, machiavélique et malicieuse, s'appuie sur la mécanique d'un crime parfait (via la manipulation d'un avocat) pour brocarder aussi bien les moeurs de province que la justice spectacle. En maniant avec habileté les paradoxes sociaux et moraux, en poussant la logique du personnage central jusqu'à son comble, avec un mélange d'humour noir, d'ironie et de cynisme, l'auteur finit par démontrer l'utilité et les bienfaits du crime, sur un plan social et économique. Le crime peut libérer des liens étriqués du mariage, renforcer la solidarité, développer la notoriété d'un village et sa prospérité, et faire vivre de nombreux corps de métiers, des gendarmes aux avocats... Tout cela est joyeusement amoral et jubilatoire.
Un couple se deteste au point de vouloir la mort l'un de l'autre. De son côté, l'homme essaye de trouver le moyen idéal pour eliminer sa femme, le tout traité sur un ton léger, et de redecouvrir la campagne de la vieille France des années 50. Mais sur la forme, ça a quand même beaucoup vieilli, d'où un ennui certain pendant le film.