La Poison
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Touka Speed
Touka Speed

24 abonnés 240 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 janvier 2026
Excellent film. Michel Simon est magistral. La réalisation de Guitry est du grand art. L'idée du générique à l'oral et personnalisé est une sacré trouvaille.
Lilali_111
Lilali_111

5 abonnés 356 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 novembre 2025
Un film qui surprend, et qui marque !
La scène du tribunal est tout simplement magistrale : un cynisme savoureux, une ironie mordante, et cette idée de parallèle avec les enfants qui réinventent la scène est d’une intelligence rare. C’est là que le film atteint son sommet, et qu’il s’impose comme une œuvre à part.
Le reste du film, sans être à la hauteur de ce moment d’anthologie, reste solide et bien mené. Mais c’est bien cette scène qui fait toute la différence, et qui transforme une bonne réalisation en une expérience mémorable.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 174 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 décembre 2024
Paul & Blandine Braconnier sont mari et femme, ils ne se supportent plus au point de n’avoir qu’une idée derrière la tête, trouver le moyen de supprimer l’autre sans risque…

La Poison (1951) à l’originalité de s’ouvrir sur 5 minutes de prégénérique durant lequel le réalisateur fait l’éloge de ses comédiens, techniciens et de son film (les mauvaises langues diront qu’il avait le melon au point de se gargariser). Après cette ouverture on-ne-peut-plus originale, Sacha Guitry met en scène une sympathique comédie noire sur fond de crise conjugale (voire même d'homicide conjugal), qui se moque ouvertement de la justice.

Tournée en un temps record (11 jours !), ce petit film se regarde sans déplaisir et vaut assurément le coup d’oeil ne serait-ce que pour l’interprétation de Michel Simon & Germaine Reuver (à noter enfin, la courte apparition de Louis de Funès (36 ans) dans un tout petit rôle, avant qu’il ne devienne la star que l’on connaît tous).

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Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 novembre 2024
À l’heure de la médiatisation galopante des homicides, de l’héroïsation paradoxale des tueurs en série comme en témoigne la floraison d’émissions et de séries consacrées à ces sujets sur les chaînes télévisées ainsi que sur les différentes plateformes, revoir La Poison rappelle à quel point le geste artistique de Sacha Guitry, théâtral et cinématographique, résonne avec notre actualité. Le film condense de façon magistrale des thématiques aussi complexes que les relations entre les hommes et les femmes, l’opposition entre ruralité provinciale et urbanité parisienne où les mondanités voilent la cruauté des gestes et des mots campagnards, l’influence des médias dans la représentation et la banalisation du crime.
En effet, le cinéaste veille à entremêler deux intrigues a priori distinctes, celle d’un avocat renommé dont l’interview radiophonique marque les esprits et suscite de nombreuses polémiques, celle d’un horticulteur n’en pouvant plus de son épouse alcoolique, sale et revêche ; la convergence a lieu dans spoiler: le projet du meurtre
, lors d’une séquence d’aveux qui s’avère être en réalité une séquence truquée puisque rien n’a encore eu lieu. Un tel stratagème, digne du théâtre de boulevard – qui repose essentiellement sur les faux-semblants au sein d’un microcosme bourgeois, ici incarné par l’avocat, qui aussitôt implose et révèle sa nature hypocrite –, produit un retournement de situation d’autant plus sulfureux qu’il se fait renversement des forces en présence : ce n’est plus maître Aubanel qui, du haut de son expérience, de sa notoriété et de sa fortune, dirige un client considéré comme brave et mal dégrossi, mais bien ce dernier qui se joue des apparences pour prendre le pouvoir. La séquence au tribunal montre un Paul Louis Victor Braconnier plus éloquent encore que le juge, « braconnant » les jurés si ce n’est tout l’espace judiciaire, et qui obtiendra gain de cause par ses propres moyens ; son avocat apparaît au second plan, visiblement dépassé par ce parvenu. spoiler: Le triomphe du coupable compose
une clausule immorale, renforcée par un montage vif alternant les plans de plaidoirie et ceux redoublant cette dernière par des enfants en train de jouer. Daniel Auteuil semble s’en être souvenu en réalisant Le Fil (2024).
D’une intelligence rare, La Poison laisse le champ libre aux comédiens, en particulier à Michel Simon, impeccable dans les ambiguïtés demandées par son rôle. Sa noirceur tonale et son cynisme trouvent, à n’en pas douter, leur source dans l’état de Sacha Guitry au moment de la conception : la maladie et le souvenir douloureux d’une incarcération de deux mois succédant à la Libération nourrissent un désir de subversion que l’artiste explicite dès le début par ses propres mots – il a reconstitué la cellule de la prison d’après nature… Une œuvre brillante.
Peter Franckson
Peter Franckson

79 abonnés 1 343 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 mai 2024
A partir de l’histoire du couple Braconnier, Paul (Michel SIMON, prodigieux et auquel le réalisateur lit une dédicace lors du générique), horticulteur près d’Evreux (Eure) et Blandine (Germaine REUVER), alcoolique, qui ne se supportent plus au bout de 30 ans de mariage, et dont chacun souhaite la mort de l’autre ( spoiler: Blandine a acheté de la mort-aux-rats
), Sacha Guitry réalise un film anarchiste [dans l’esprit de « Monsieur Verdoux » (1947) de Charlie Chaplin], anticlérical et grinçant sur la justice (inspiré par ses ennuis judiciaires à la Libération) et la radio.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 mars 2024
Sacha Guitry n'a sans doute jamais affiché autant de cynisme et de pessimisme que dans cette farce noire. Il y a un vrai désenchantement dans la peinture conjugale du couple des Braconnier, comme si l'auteur se plaisait à montrer l'avilissement de l'être humain davantage que la dégradation de la relation amoureuse ou conjugale. L'amertume se mesure derrière les insolences misogynes et les bons mots, dont Guitry a recours moins souvent, me semble-t-il, que par ailleurs, et on sent bien tout le mépris que lui inspire la société, provinciale en particulier, dont il moque la médiocrité populaire, la stupidité collective et l'esprit de clocher.

Le personnage de Michel Simon illustre la dualité du ton, tour à tour fantaisiste et dramatique, par sa nature sympathique et drôle autant que par ses sentiments cruels, féroces qui le conduisent à projeter le meurtre de sa femme. spoiler: Crime dont la réalisation, portée par un humour noir souvent brillant, prend une proportion comique singulière par le fait qu'il est précédé d'une "répétition générale" (Braconnier consultant son avocat par avance).

De toute évidence, "La poison" puise son inspiration dans ce qui apparait un règlement de compte, plus qu'une critique, avec la justice, à laquelle Guitry semble refuser le droit de juger. Il lui oppose, dans la scène du procès, le bon sens, voire la logique scandaleuse, de l'accusé Braconnier; lequel mène lui-même un débat irréaliste. On y décèle comme une odeur de poujadisme bourgeois, relevé par la causticité de l'auteur et par son impertinence provocatrice. Ses problèmes à la Libération n'y sont pas étrangers probablement...
Napoléon
Napoléon

181 abonnés 1 628 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 janvier 2024
Une interprétation millimétrée avec des dialogues hilarants. Certaines scènes sont d'une énorme tension humoristique. Pour un film qui arrive en plus à devenir une critique et une satire de la justice, en critiquant à la fois sa starification et son incompétence par moments.
Bernard D.
Bernard D.

129 abonnés 613 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 janvier 2024
Quel plaisir de découvrir sur grand écran dans une version restaurée « La poison », film de Sacha Guitry sorti en 1951 … et dont le remake est « Un crime au paradis » de Jean Becker sorti en 2001. Dans « La poison », c’est Michel Simon qui tient le rôle de Paul Braconnier, horticulteur à Remonville, un petit village isolé en déperdition près d’Evreux, et qui rêve de tuer son épouse acariâtre. Michel Simon est extrêmement brillant dans ce rôle et lors de son procès il s’avère plus ironique et caustique que Jacques Villeret avec même quelques coups de griffes contre la justice. Blandine, son épouse, est interprétée par Germaine Reuver avec un rôle moins développé que celui tenu par Josiane Balasko dans le film de Becker … cf. probablement la misogynie de Guitry. L’avocat au 100 acquittements - Maître Aubanel – est interprété par Jean Debucourt de la Comédie-Française avec autant de finesse que André Dussollier mais « La Poison » annonçait le risque de la médiatisation des avocats. Le rôle de la vieille institutrice joué par Suzanne Flon n’existe pas dans le film de Guitry et est « partagé » entre le curé du village et une jeune fleuriste. A noter parmi les villageois enchantés car ce meurtre fait revivre leur village et son commerce… un certain Louis de Funès !
Michel Simon a imposé une seule prise par scène et ce film a donc été tourné en 11 jours avec comme souvent un générique « présenté » par Guitry avec un mot pour tous les acteurs et techniciens dont Pauline Carton qui a su parfaitement reconstituer la cellule de prison que Guitry a connu après la guerre !
Un film qu’il faut voir – je pense – après avoir vu « Un crime au Paradis » pour mieux saisir encore toute la richesse du film de Guitry.
Tiocof
Tiocof

23 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 décembre 2023
Un bijou dans sa conception, son scénario mais aussi Et surtout le jeu des acteurs.
La découverte du cinéma de Guitry est pour moi une révélation.
Fan de la verve de Michel Simon et de Pauline Carton au tribunal.
Mention spéciale pour sa clairvoyance, sa modernité et son immoralité, Guitry génie de l'humour
Iggy bebs
Iggy bebs

10 abonnés 86 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 décembre 2023
un grand film de monsieur. Sacha Guitry, avec un immense Michel Simon,au sommet de son art, avec aussi un louis de fumes soit dans un petit rôle, mais ont desceller déjà son comique.
In Ciné Veritas
In Ciné Veritas

108 abonnés 922 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 novembre 2023
Sacha Guitry a réalisé pas moins d’une trentaine de longs-métrages en l’espace de près d’un quart de siècle (1935-1957). Un tiers de cette filmographie ressort en version restaurée dans les salles par l’entremise du distributeur Les Acacias qui vient ainsi rendre hommage au génie Guitry. Parmi les films mis à l’honneur dans cette rétrospective figure La poison réalisé en 1951 par l’illustre homme de théâtre. La seule lecture du synopsis met l’eau à la bouche. L’œuvre est vénéneuse à souhait et, sans ambages, constitue à nos yeux un modèle de cynisme noir. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com/2023/11/06/la-poison-simon-et-cynisme/
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 408 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 novembre 2023
La ressortie en salles d'une dizaine d'opus de Sacha Guitry permet de revoir " la poison" en conditions optimales.

A travers l'histoire d'un couple qui se hait ( le prétexte sera abordé plus tard par Granier Déferre " le chat" et Pialat " nous ne vieillirons pas ensemble") Guitry reprend ici la réflexion qu'il avait conduite dans " le roman d'un tricheur" : celui de la prospérité du vice et des malheurs de la vertu.

Certaines scènes sont des moments d'anthologie. Michel Simon est une fois encore exceptionnel et son interprétation met en valeur les dialogues caustiques qui prennent la morale à contre-pieds.

C'est parfois très drôle et souvent d'une grande universalité thématique. On notera la présence de Louis de Funès dans un petit rôle. Un classique du cinéma du patrimoine.
bobmorane63
bobmorane63

246 abonnés 2 210 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 juillet 2023
Une comédie noire réalisé par Sacha Guitry dont c'est le premier long métrage que je découvre de ce cinéaste et dont il me tarde de découvrir sa filmographie !
J'ai surtout regardé cette œuvre pour son acteur principal Michel Simon, un comédien dont je savoure souvent sa présence et qui est ici irrésistible. Un homme, vivant dans les alentours de la région Parisienne, ne supporte plus sa femme qui boit beaucoup de vins et pas que, laisse entendre qu'il allait peut être la tuer dans le village par les ragots et en entendant une émission de radio le soir à table va à la rencontre de l'avocat des ondes pour signaler le meurtre qu'il n'a pas encore commis mais le faire en étant malin avec la justice et la loi. Déjà, le générique de début, on voit Sacha Guitry présenter son casting et equipe technique en images, c'est spontanément original. "La poison" garde son charme de l'époque dans sa globalité, c'est bien écrit et réalisé. A noter dans les seconds rôles la présence de Louis De Funes et le reste du casting est impeccable. A voir.
Benoit G.
Benoit G.

1 abonné 3 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 8 décembre 2022
Je n'ai pas pu le regarder jusqu'à la fin tellement c'est ennuyeux.
L'intro où Guitry félicite son équipe est chiante et inutile.
Plein de séquences qui commencent et qui ne finissent pas, des scènes inutiles. C'est lent.
A part Michel Simon, les acteurs sont mauvais.
L'homme ne supporte plus sa femme alors qu'on ne la voit rien faire contre lui, spoiler: il l'a tue presque gratuitement.

Je préfère largement Un Crime au Paradis de Becker.
On surréstime beaucoup les films de Guitry je trouve.
Hotinhere

790 abonnés 5 464 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 janvier 2022
Signée Sacha Guitry et portée par le charisme de Michel Simon, une comédie de couple macabre et immorale, aux dialogues ciselés et savoureux teintés d’humour noir et de cynisme.
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