Les Leçons Persanes
Note moyenne
4,0
1196 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

110 critiques spectateurs

5
14 critiques
4
48 critiques
3
35 critiques
2
8 critiques
1
4 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
NardoBordo
NardoBordo

16 abonnés 198 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 janvier 2022
Un rôle très fort pour "Nahuel Perez Biscayart" (120 Battements...). La fine supercherie poussée à l'extrême, l'espoir de sauver sa peau. Du "farci" totalement inventé à l'aide, et grâce, aux registres nazi qui en feront un témoignage historique. Un camp reconstitué qui vous déchire, angoisse, rempli de bons salauds... La fin est directe, juste, tranchée ! Accompagné par une bande son des plus fine.
defleppard

483 abonnés 3 675 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 juillet 2022
Très beau film, émouvant se basant sur les atrocités de la seconde guerre mondiale, une réalisation qui tient la route, quatre étoiles.
Bmr Mam
Bmr Mam

10 abonnés 83 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 mars 2023
Les leçons persanes : voilà bien un film cosmopolite ! Une production partagée entre russes, allemands et biélorusses, un réalisateur ukrainien, un acteur argentin ! Et j'en oublie certainement.
Le sujet est au diapason : en 1942, dans un camp de transit vers la Pologne, un juif belge croit échapper au peloton d'exécution en se faisant passer pour un persan. Ça tombe bien puisque le commandant du camp veut apprendre le farsi pour ouvrir un restaurant à Téhéran après la guerre.
Pour les leçons, le petit juif apeuré invente des mots dans un pseudo-farsi. Le plus difficile sera de retenir tous ces mots inventés au fil des semaines : à la moindre erreur la supercherie sera éventée et ce sera le peloton d'exécution.
Il trouvera une belle astuce mnémotechnique qui plus tard, donnera au film une fin émouvante.
Le film vaut pour ces quelques belles scènes autour des mots et le duo d'acteurs : entre le petit juif et le commandant SS, va se nouer une trouble relation ambigüe et complexe, quelque part entre défi et amitié.
Le film renouvelle un peu le genre avec ce sujet original (inspiré d'une nouvelle parue récemment) mais aurait peut-être gagné à être épuré de quelques à-côtés moins utiles (les histoires à la cuisine avec les femmes, ...).
Toroxind
Toroxind

5 abonnés 33 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 juin 2022
Film très orignal qui pour une fois montre les allemands comme des personnes embarqués dans une guerre sans trop savoir pourquoi; l’idée du scenario est surprenante et les acteurs excellents.
L'homme sans nom
L'homme sans nom

178 abonnés 1 182 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 janvier 2022
Par son rythme lent, son intrigue simple, sa tension décroissante au fil du récit ou encore sa réalisation peu dynamique, Les leçons persanes ne plaira pas à tout le monde. Personnellement je vois plus de qualité que de défauts. J'ai passé 2h sans m'ennuyer car totalement pris par l'histoire qui bien qu'elle se ramollit en milieu du film, demeure très intéressante. Le jeu d'acteur est exceptionnel, porté par un duo que je ne connaissais pas. Les dialogues sont très réussis et les personnages ont une vraie évolution. Malheusement, la fin oublie de conclure l'arc narratif de certains personnages. Surtout, Les leçons persanes aborde différemment une époque maintes fois développé. Une lecture non-manichéenne l'extermination des juifs par les nazis, agissant plus par embrigadement que véritable conviction idéologique. Peu à peu, on apprend plus sur les personnages dont Gilles, super attachant malgré ses actions lâches et égoïstes. On épouse son point de vue, découvrant les horreurs de la guerre, amenant sa propre réflexion sur sa position et sa culpabilité. Un humour distillé de-ci de-là, étonnant pour ce genre de film mais qui fonctionne bien.

Sans être ultra marquant, Les leçons persanes reste très agréable à regarder quand on sait à quoi s'attendre. Il deborde d'humanisme et d'émotion. Il m'a d'ailleurs fait monté des larmes aux yeux, fait assez rare pour être souligné.
Théo
Théo

8 abonnés 131 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 janvier 2022
Le film démarre sur un postulat qui peut sembler assez fou, assez invraisemblable : se proclamer perse au moment d’une fusillade. Il y avait plus de chance que le film se termine en deux minutes, plutôt qu’un capitaine de camp recherche activement un perse. Wolfgang Kohlhaase, auteur de la nouvelle dont le film est tiré, a voulu dans son œuvre apporter une touche réaliste, il s’est donc énormément renseigné sur les camps de transits et leurs détenus. Les leçons persanes en a fait une adaptation fidèle, ce qui apporte au film une ambiance plus dramatique, plus froide. Cette même ambiance qui va être réchauffée par la relation particulière qui se créera entre les deux hommes, au point de voir des agitations sur la vraie origine de Giles. Une tension constante basée sur la relation conflictuelle des personnages, une atrocité à cette époque de ne pouvoir vivre uniquement grâce à son cerveau.

L’histoire va être sans cesse bousculée par de nouveaux évènements, qui viennent rajouter un coup de boost et un coup de pression à Giles, mais aussi au spectateur. On découvre une histoire d’amitié grandissante au même titre que les leçons s’enchainent et avancent. C’est avec toujours plus de ruse, que notre protagoniste va jouer de ses talents pour survivre et nous montrer que parfois la limite entre la vie est la mort peut parfois se jouer au caractère et à la bonne envie des capitaines. Le jeu d’acteur permet au film de voler encore plus haut. L’histoire reste assez calme à en oublier la guerre, mais assez intense, pour que le stress, combiné à l’incroyable jeu du duo Biscayart / Eidinger, nous plonge dans cette double chasse de connaissance et de survie.

Un homme prêt à tout pour garder la vie. Un capitaine à la soif de parler Farsi.
TangoCritiqueTrop
TangoCritiqueTrop

6 abonnés 15 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 janvier 2022
Que n’a-t-on jamais dit, montré ou raconté sur les guerres, de sorte qu’un nouveau film sur le sujet n’apparaisse d’emblée complètement essoré ? Si ce long-métrage de Vadim Perelman renouvelle pourtant ce genre, ce n’est pas par la vision qu’il aborde de 39-45 : des nazis, dans un camp, qui commettent de nombreuses atrocités sur les prisonniers, sans pitié, comme des robots effectuants une tâche quotidienne – la routine habituelle. C’est plutôt pour avoir peint, à travers le personnage de Gilles (Nahuel Pérez Biscayart), un réel petit compte, montrant ce juif obligé de renier son identité et devant s’en réinventer une pour échapper aux griffes des allemands. Se faisant ainsi passer pour un persan, il est momentanément sauvé puisque l’un des chefs du camp souhaite apprendre le farsi. Alors contraint pour sa survie, Gilles se retrouve à inventer une langue pour l’enseigner au capitaine SS (Lars Eidinger), non sans difficulté puisqu’il ne faut pas élever les soupçons. Rarement le cinéma récent, parlant de la guerre, avait fait preuve d’une telle capacité d’euphorie et d’empathie que dans ce film allègre et virevoltant.

À la guerre, qui a ici tous des aspects réalistes : le camp de transit, le temps de passage des prisonniers, les décisions des allemands face aux avancées américaines, s’oppose l’histoire de Gilles, presque irréaliste. Une histoire insensée, précisément parce qu’il a fallu au protagoniste du courage, de la chance, de la rapidité d’esprit et de l’aide pour échapper à l’implacable poursuites des fascistes allemands et leurs partisans. Ça fait en effet beaucoup pour un seul homme malgré le fait qu’il existe des centaines d’histoires similaires, dans lesquelles des personnes parviennent à s’en sortir grâce à leur intelligence et à leur débrouillardise. Mais, ces dernières ne lient surement pas la guerre à elles, pour dans le même temps que de dérouler ce conte, la guerre frappe de plein fouet le spectateur, tout en ayant un impact atténué. C’est là la force du film.

Au delà de la focale abordée pour traiter de la guerre, Les leçons persanes a une belle thématique, celle de la mémoire. Après le fait que l’ingéniosité prime chez un individu, le film fait l’éloge de tous les prisonniers morts dans ce camp et dont les noms, inscrits scrupuleusement dans les archives et les registres, ont été brûlés par les allemands avant l’arrivée des américains. En inventant le faux-farsi à partir des noms des présents dans le camp, Gilles les a immortalisé.

Vadim Perelman décrit également un relation complexe et inconfortable entre Gilles et le capitaine SS. Initialement basée sur des interêts mutuels, elle semble s’approfondir au fur et à mesure du film. Comme si malgré toutes les atrocités commises par le capitaine, tout le monde restait humain, tout le monde était capable d’aimer. Le réalisateur traite les deux individus sans différence, sans prise de position. Il pourrait très bien, de façon équitable , critiquer les actions des deux protagonistes, malgré leurs actes passés. Mais dans le film, on remarque surtout l’évolution du personnage de Koch, en voix d’humanisation depuis qu’il apprend cette nouvelle langue, qui malgré son originalité, permet à ce dernier de montrer certaines parts de lui qu’il ne pouvait pas exprimé en allemand. Grâce à cette humanisation, on commence même à éprouver de l’empathie pour Koch, le capitaine SS, qui reste malgré tout un être humain, capable d’aimer, d’être jaloux, d’avoir peur et ayant possiblement toutes les qualités humaines. Mais, là où le film est puissant, c’est en montrant que d’une, en commettant des actes barbares comme ça, il est impossible d’atteindre ce grade et c’est justement parce que ces êtres sont susceptibles d’avoir des qualités, que nous pourrions avoir, que leurs actes sont d’autant plus terrifiants.
(8/10)
Hi2816J.
Hi2816J.

8 abonnés 38 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 31 janvier 2022
Ce film tirée d'une nouvelle Allemande, est de bonnes factures mais propose une vision et un propos nauséabond, ponctué d'une esthétique au service de la violence dans les camp et avec des intrigues secondaires appuyant cela, et qui sont en elle-même pas intéressante. Seuls les acteurs s'en sorte et propose une bonne performance. Sinon, je le déconseille franchement.
Yetcha

1 081 abonnés 4 735 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 juillet 2022
Ils parviennent toujours à trouver des moyens de présenter la seconde guerre mondiale et les camps de concentration, c'est fou cette imagination. A priori non tirée d'une histoire vraie, la situation est folle et se termine d'une façon apaisante. Une belle surprise.
Gentilbordelais

402 abonnés 3 540 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 mai 2022
Avec un cinéaste qui s'est bien documenté auparavant, on prend le pouls de la condition des camps pendant la seconde guerre. La moindre opportunité pour survivre était à saisir et c'est surtout ce que dit le film. Néanmoins, en plus des scènes répétées d'apprentissage de la langue, une doublure française décridibilisante (notammentdes SS), ce drame n'a aucun rythme, peu de tension et de rebondissements notables. Les 30 dernières minutes sont plus intenses.
Fabien D
Fabien D

216 abonnés 1 270 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 janvier 2022
Les leçons persanes a le mérite de traiter d'un sujet original et de sortir un peu des sentiers battus du genre film historique sur la deuxième guerres mondiale. Si l'idée de base est excellente et magnifiquement servie par deux auteurs remarquables, le film manque clairement de tenu, se perdant dans des intrigues secondaires peu intéressantes et oubliant par moment de se reposer sur un scénario plus construit. Malgré des longueurs et le côté un peu cheap de la mise en scène trop consentuelle, l'histoire est assez passionnante pour séduire l'amateur d'histoire comme le novice. Bref, un film intéressant dans son propos mais convenu dans sa forme qui doit beaucoup à ses deux principaux auteurs remarquables de justesse.
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 février 2022
Gilles (Nahuel Perez Biscayart), le fils d’un rabbin anversois, est arrêté en France en 1942 alors qu’il tentait de quitter l’Europe. Il ne doit la vie sauve qu’à un réflexe désespéré : au moment d’être exécuté, il a brandi l’exemplaire d’un livre rare échangé à un autre prisonnier et a affirmé être persan. Il est aussitôt conduit dans un camp de concentration chez Klaus Koch, un officier nazi (Lars Eidinger) qui rêve d’ouvrir à Téhéran un restaurant après la guerre. En échange d’un poste en cuisine, Koch exige de Gilles qu’il lui apprenne le farsi. Comment diable le prisonnier réussira-t-il à enseigner à son bourreau une langue dont il ne connaît pas un traitre mot ?

"Les Leçons persanes" a été fraichement accueilli par la critique. Elle lui reproche d’abord quelques approximations historiques, à commencer par ce camp de concentration censé être le camp du Struthof en Alsace, mais dont le portail est orné de la funeste inscription qui décorait celui de Buchenwald. Elle lui reproche ensuite ses personnages caricaturaux : des soldats nazis sadiques, des prisonniers faméliques et déshumanisés. Elle lui reproche enfin sa facture très classique et la façon démodée et malaisante dont il esthétise les camps de la mort.

C’est avec toutes ces préventions à l’esprit que je suis allé voir ce film, avec quelques semaines de retard sur sa sortie, le 19 janvier. M’attendant à être déçu, j’ai été agréablement surpris. Certes, "Les Leçons persanes" ne révèle guère de surprise par rapport au pitch qu’en fait la bande-annonce. Mais l’histoire, reconnaissons-le, est sacrément étonnante et on se demande pendant les deux heures qu’il dure, comment son héros se sortira de la supercherie qui lui a sauvé la vie.

"Les Leçons persanes" est servi par l’interprétation hors pair de son acteur principal, Nahuel Pérez Biscayart, la révélation de "120 battements par minute". Son jeu est incandescent. Cet acteur a l’étoffe d’une star. Il est entouré d’une brochette d’acteurs allemands qu’on avait déjà vus, notamment dans la série "Deutschland 83" / "Deutschland 86" : Jonas Nay, Alexander Beyer…

C’est la dernière scène des "Leçons persanes" qui a achevé de me convaincre. Je ne vous en dirai pas plus pour ne pas vous gâcher le plaisir de la découverte. Mais préparez vous à découvrir la plus belle fin que vous ayez vue depuis très longtemps au cinéma.
Agnes L.
Agnes L.

229 abonnés 2 011 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 avril 2025
Pendant deux heures, nous sommes tendus dans l'attente de la découverte de la supercherie. Comment faire pour inventer une langue imaginaire et l'apprendre à un officier SS. C'est ce que nous raconte ce film surprenant. L'acteur qui joue le rôle du prisonnier juif réussit à se faire passer pour moitié iranien et invente un vocabulaire en langue soi-disant farsi. Par moment, la situation est telle qu'on se surprend à avoir envie de rire et aussitôt, le contexte concentrationnaire revient. Un beau film jamais ennuyeux et qui en dit long sur les ressources humaines pour tenter de survivre coûte que coûte.
Uchroniqueur
Uchroniqueur

220 abonnés 2 578 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 juin 2024
"Les Leçons persanes", film historique germano-biélorusso-russe réalisé par Vadim Perelman, sorti en 2020.*
Adaptation de la pièce de théâtre radiophonique de Wolfgang Kohlhaase tirée de sa nouvelle,"Erfindung einer Sprache" (la création d'un langue).
Un scénario intéressant, un peu à la façon du conte (d'origine indoue, arabe et persane).
Un ingénieux stratagème d'un juif belge, raflé en 1942, pour retarder le plus tard possible l'échéance certainement fatale dans un camps de travail et de transit allemand.
Un film bien réalisé avec Nahuel Pérez Biscayart (un bon acteur) et Lars Eidinger.
Un film prenant qui tient en haleine.
Fabien S.

686 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 février 2023
Un très beau film sur les nazis et les déportés juifs avec Nahuel Perez Biscayart , Lars Eidinger ,Alexander Beyer, Jonas Nay.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse