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Verobisson
21 abonnés
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4,5
Publiée le 6 mai 2025
C’est un bon thriller, tendu et oppressant. Mais aussi film subtil , un récit atypique sur une idée très originale spoiler: (celle d’inventer une langue pour sauver sa peau)
IL vaut également pour le duel, devenu duo, de 2 acteurs bouleversant : : l’Argentin polyglotte aux grands yeux écarquillés Nahuel Pérez Biscayart et le comédien allemand Lars Eidinger qui finit par dépendre de sa victime Comme rarement , il décrit bien la vie ordinaire des allemands, avec ses idylles, ses haines, ses jalousies, entre soldats ou officiers, hommes et femmes et leur vie quotidienne Le final est une précieuse émotion, qui souligne le nécessaire devoir de mémoire…
Pendant deux heures, nous sommes tendus dans l'attente de la découverte de la supercherie. Comment faire pour inventer une langue imaginaire et l'apprendre à un officier SS. C'est ce que nous raconte ce film surprenant. L'acteur qui joue le rôle du prisonnier juif réussit à se faire passer pour moitié iranien et invente un vocabulaire en langue soi-disant farsi. Par moment, la situation est telle qu'on se surprend à avoir envie de rire et aussitôt, le contexte concentrationnaire revient. Un beau film jamais ennuyeux et qui en dit long sur les ressources humaines pour tenter de survivre coûte que coûte.
Un film mélangent stresse quotidien et humanité entre le personnage principale et l'officier. Bien dirigé narrativement qui laisse cette angoisse constente !
Un film de plus sur l'horreur des camps de concentration durant la guerre mais l'histoire est bien menée. J'ai beaucoup aimé. Ce jeune homme juif qui se fait passé pour un persan, qui invente une langue persanne et qui l'apprend à un officier nazi. Le film est dur par ce thème des camps nazi mais "original" par son histoire. Je le recommande, les acteurs sont talentueux.
"Les Leçons persanes", film historique germano-biélorusso-russe réalisé par Vadim Perelman, sorti en 2020.* Adaptation de la pièce de théâtre radiophonique de Wolfgang Kohlhaase tirée de sa nouvelle,"Erfindung einer Sprache" (la création d'un langue). Un scénario intéressant, un peu à la façon du conte (d'origine indoue, arabe et persane). Un ingénieux stratagème d'un juif belge, raflé en 1942, pour retarder le plus tard possible l'échéance certainement fatale dans un camps de travail et de transit allemand. Un film bien réalisé avec Nahuel Pérez Biscayart (un bon acteur) et Lars Eidinger. Un film prenant qui tient en haleine.
"Les leçons persanes", réalisé par Vadim Perelman, nous plonge dans un contexte historique poignant, celui de la Seconde Guerre mondiale, à travers un récit à la fois inventif et tragique. Le film repose sur la prémisse captivante d'un homme, Gilles, pris dans l'engrenage impitoyable de l'Holocauste, qui sauve sa vie par un mensonge audacieux, se faisant passer pour un Persan. Cette fiction de survie devient le pivot d'une relation complexe entre lui et le Hauptsturmführer Klaus Koch, qui se trouve dans la quête paradoxale d'une évasion culturelle en plein génocide.
La performance des acteurs principaux, Nahuel Pérez Biscayart et Lars Eidinger, apporte une profondeur remarquable à leurs personnages, transcendant les clichés potentiels pour explorer les nuances de l'humanité et de la cruauté, de la survie et de la manipulation. Leur interaction offre un aperçu fascinant de la dynamique de pouvoir et du désespoir, tissés dans le contexte sombre d'un camp de concentration, où chaque mot et chaque silence portent un poids immense.
La direction artistique du film mérite une mention spéciale, recréant avec soin l'ambiance oppressante des camps de transit nazis, inspirée notamment par le camp de Natzweiler-Struthof. Cette attention aux détails, couplée à une photographie sombre mais poignante, plonge le spectateur dans l'époque avec une authenticité qui force le respect, même si elle souligne par moments une certaine distance émotionnelle due à un rythme parfois inégal.
Bien que "Les leçons persanes" se distingue par son originalité narrative et son exploration de thèmes comme la mémoire, l'identité et la langue comme moyens de survie, il est par moments entravé par un manque de tension dramatique et une certaine prévisibilité dans le développement de ses intrigues secondaires. Ces éléments, tout en ne diminuant pas la portée globale du film, tempèrent son impact émotionnel et intellectuel, le positionnant dans un espace cinématographique qui, tout en étant respectueux et réfléchi, n'atteint pas toujours les sommets de son potentiel.
En définitive, "Les leçons persanes" est une œuvre cinématographique qui mérite l'attention pour sa proposition audacieuse et son exploration de la capacité de l'esprit humain à trouver des voies de survie dans les circonstances les plus désespérées. Il est à la fois un hommage à la résilience face à l'inhumanité et une méditation sur les limites de la compréhension mutuelle, encapsulées dans le microcosme d'un camp de transit nazi.
Il est difficile de ne pas penser au 'Pianiste' de Polanski en regardant ce film sobre, austère parfois. Le ton est globalement juste, la peur et la misère omniprésentes, et tout est bon pour sauver sa vie. Un film à voir.
Un film sur la guerre, un de plus encore ! Mais celui la est sorti du lot pour ma part et je l'ai trouvé extrêmement touchant. Les deux acteurs principaux jouent très bien et on s'y attache énormément. Vraiment, c'est un très beau film.
Le jeu de dupe prenant malgré pas mal de lacunes (réal académique et récit caricatural et invraisemblable) d’un faux Persan tentant de sauver sa peau dans un camp de concentration pendant la Guerre, porté par un duo d’acteurs convaincants.
Un film classique dans la forme qui raconte une histoire de survie. S’il n’offre rien de très notable dans sa mise en image il bénéficie d’un duel d’acteurs remarquables qui donnent vie et crédibilisent leurs personnages alors que l’on trouve ici ou là des invraisemblances dommageables.
Les leçons persanes : voilà bien un film cosmopolite ! Une production partagée entre russes, allemands et biélorusses, un réalisateur ukrainien, un acteur argentin ! Et j'en oublie certainement. Le sujet est au diapason : en 1942, dans un camp de transit vers la Pologne, un juif belge croit échapper au peloton d'exécution en se faisant passer pour un persan. Ça tombe bien puisque le commandant du camp veut apprendre le farsi pour ouvrir un restaurant à Téhéran après la guerre. Pour les leçons, le petit juif apeuré invente des mots dans un pseudo-farsi. Le plus difficile sera de retenir tous ces mots inventés au fil des semaines : à la moindre erreur la supercherie sera éventée et ce sera le peloton d'exécution. Il trouvera une belle astuce mnémotechnique qui plus tard, donnera au film une fin émouvante. Le film vaut pour ces quelques belles scènes autour des mots et le duo d'acteurs : entre le petit juif et le commandant SS, va se nouer une trouble relation ambigüe et complexe, quelque part entre défi et amitié. Le film renouvelle un peu le genre avec ce sujet original (inspiré d'une nouvelle parue récemment) mais aurait peut-être gagné à être épuré de quelques à-côtés moins utiles (les histoires à la cuisine avec les femmes, ...).
Le sujet sort des sentiers déjà bien battus qui traitent de cette époque , on pardonnera facilement quelques petits écarts non indispensables , le jeux des 2 comédiens principaux est magistral , l'image , la lumière, l'ambiance reconstituée fait qu'on s'immerge dans l'enfer pendant 2 heures , en prenant notre part de souffrances . Que l'on puisse penser qu'il est impossible que cette histoire dans laquelle on nous entraine est eut lieu ou non , n'enlève en rien au fait que ce film est a voir .
Vu en 2022 (le film est sorti en 2020) et revu sur DVD, le film de Vadim Perelman, germano-biélorusse-russe, est un petit bijou.
Son intrigue , si étrange, est ciselée comme une pierre précieuse. Tout est mesuré et rien se dépasse. La tension pendant le film est permanente car la vie du personnage principal, Gilles (Nahuel Perez Biscayart) tient à un fil, celui de la crédulité sans borne de l'officier allemand Klaus Koch (Lars Eidinger) qui le sollicite. Gilles, fils de Rabin, est raflé en 1942 par la gestapo. Il échappe miraculeusement à une exécution sommaire parce que, juste avant la fusillade, il a échangé un sandwich contre un livre du poète Saadi qui lui donne l'idée de dire qu'il est persan et non juif pour sauver sa peau à la dernière seconde ...
Or précisément le chef militaire du camp, cherche un locuteur en persan pour lui apprendre la langue car il rêve, après la guerre, d'ouvrir un restaurant à Téhéran. Le malheureux Gilles pour sauver sa vie va devoir inventer de toute pièce, entre les corvées et le risque d'être confondu à tout moment , une langue dont il ignore tout et qu'il doit apprendre et maîtriser pour en enseigner les rudiments à son élève qui est, de plus, très consciencieux ... Gilles va s'inspirer pour y parvenir des noms des détenus qu'il verra défiler sous ses yeux pendant presque trois ans et qui vont tous vers une mort certaine .
Le film se dénoue quand Gilles, sauvé par l'armée américaine , récite la liste de tous les noms qu'il a mémorisés et qui n'ont pas eu de sépultures tandis que Klaus Koch, qui a réussi à s'échapper, arrive à Téhéran en parlant un sabir que personne ne comprend ...
Vadim Perelman, né en 1963, americano-russe, peu prolixe (cf "La vie devant ses yeux" en 2008 avec Uma Thurman ) réussit un coup de maître tant le scénario (assez invraisemblable tout de même) , tiré d'une nouvelle de Wolfgang Kohlhaase, non traduite en français ( Erfindung einer Sprache) est original et solidement conduit. Là encore, prime la force de l'écriture qui lorsqu'elle est associée aux images donne à l'œuvre toute entière une élévation qui touche le spectateur en plein cœur. Le cinéma n'est alors jamais plus beau...