Un bon film , solide , bien construit très bien joué , tous les acteurs sont parfaits , que ce soit le héros principal acteur argentin , ou les acteurs allemands. Un sujet original, pour une thématique délicate, mais bien traitée ici. Une émotion sobre , dans le même esprit que le film de R; Benigni " la vie est belle"
Ce film est un chef d'oeuvre. Cela fait des années que je n'ai pas vu un film aussi excellent. Les acteurs pourtant totalement inconnus sont à couper le souffle. D'ailleurs, à tous les niveaux, c'est tout le film qui est à couper le souffle. C'est une véritable perle et je ne comprends pas pourquoi l'on n'entend pas davantage parler de ce film d'une profondeur incontestable. Je comprends encore moins les critiques diatribes d'une certaine presse. Pour moi c'est LE film de ces dernières années. Il mériterait toutes les récompenses du monde mais personne n'en parle. Drôle de monde!
J'ai hésité à aller voir ce film car la bande annonce, la période historique, la seconde guerre mondiale, la thématique, tout me disait : il va être dur.... Il l'est, et ce dès les toutes premières scènes, brutales, ignobles, révoltantes ... Et c'est là qu'on commence à trembler pour Gilles. Il est question de survie, de peur, de douleur, d'horreur. Et dans ce camp de transit, monde sombre, se vivent pourtant des amourettes, de la jalousie, des traîtrises et aussi de l'amitié, de la solidarité. Il y est surtout narré cette relation, toute en ambiguïté entre l'allemand le capitaine SS et Reza Joon. Qui a le pouvoir ? Le maître ou l'élève ? C'est un film qui touche, qui remue et malgré la dureté, la cruauté, je ne regrette pas de l'avoir visionné. La scène finale est d'une infinie souffrance... J'avais pu retenir jusque là mes larmes, plus horrifiée que triste, mais ce dernier plan est d'une vraie puissance : cette voix dans le silence, ces regards "25...30 mille ... " .
Ce film tirée d'une nouvelle Allemande, est de bonnes factures mais propose une vision et un propos nauséabond, ponctué d'une esthétique au service de la violence dans les camp et avec des intrigues secondaires appuyant cela, et qui sont en elle-même pas intéressante. Seuls les acteurs s'en sorte et propose une bonne performance. Sinon, je le déconseille franchement.
Les acteurs sont convaincants mais le film est sans subtilité et peu crédible. Tout est stéréotypé, les personnages comme les décors. De plus la musique et la photographie ne m’ont pas emballées. Cela en devient ennuyeux. Quelle déception!
De Vadim Perelman (2022). Un sujet vu, revu et re re vu ! Qui n'ajoute rien. Peu ou pas d'émotions vu que trop de choses paraissent sinon invraisemblables sinon artificielles. Il y a eu dans cette période des situations à la fois invraisemblables et incroyables. Certes mais là on n'y croit que très peu . La faute à un récit un peu plat, sans grande portée , à de nombreuses erreurs ou mélange historique. Au camp qui à la première image (l'entrée) ressemblerait à Buchenwald mais dont l'intérieur n'y ressemble pas. De plus le film est pollué par des histoires secondaires des gardiens , histoires qui sonnent faux! Mais surtout qui diluent l'aspect dramatique du film. Les gardiens SS sont même montrés presque sympathiques pour certains! En pleine horreur exterminatrice. La seule qualité du film réside dans le duel de deux grands acteurs. L'allemand Lars Eidinger et l'excellent jeune Nahuel Pérez Biscayart vu dans '' 100 battements par minutes''.
Le scénario recèle quelques bonnes idées mais pas de quoi nourrir un film de 2h qui ne fait qu’exploiter une espèce de syndrome de Stockholm réciproque et malsain. Du vu et revu. Dans ce duo si le soldat nazi est plutôt convaincant, le prisonnier juif est lui à la peine. Et c’est encore pire concernant les rôles secondaires qui pêchent par leur superficialité.
Adapté d'une nouvelle, "Les leçons persanes" nous emporte dans l'invention d'une langue par un jeune homme qui l'enseigne à un nazi pour survivre dans un camp de travail. Ça parait fou et pourtant ça marche. Bien sur, l'histoire est semée de rebondissements plus ou moins convaincant mais arrive a nous maintenir accroché. La réalisation, très académique, est réussie. Le casting est bien trouvé. On se prend au jeu et on ne voit pas passé le temps. Une belle surprise.
Je pensais que tout avait été déjà écrit sur la seconde guerre ... et bien non ! Beaucoup aimé cette histoire qui se crée entre ce SS qui aime cuisiner et ce pauvre hère qui craint de mourir à chaque heure qui passe... j'aurais aimé encore plus d'ambiguïté pour davantage d'émotion mais j'ai trouvé le récit assez atypique et très bien filmé!
Le sujet, le contexte et la tonalité choisis laissaient présager un grand film entre rappel historique, tragédie et suspense implacable. Et bien c’est à une œuvre tiède et guère palpitante que l’on aura finalement affaire. Dès le départ, quelque chose de fondamental cloche : on ne croit pas une seconde à ce postulat de base. En effet, il semble tout de même improbable qu’un officier nazi fasse confiance de la sorte à un prisonnier sans plus de preuves corroborant ce qu’il recherche. Quelques recherches de sa part, dans un dictionnaire ou un livre de langues, auraient facilement pu mettre à jour la duperie. Pour la crédibilité et la logique, on repassera. Et cela joue forcément contre le film et l’adhésion que peut avoir le spectateur. Et quand bien même on passe outre, après tout on est au cinéma, cette intrigue centrale enchaîne pas mal d’autres facilités et d’invraisemblances.
En outre, tout cela est de facture fort académique à tous niveaux. Par exemple, en ce qui concerne les péripéties et la narration, on n’est jamais surpris. « Les leçons persanes » déroule donc son intrigue, certes peu commune à la base, mais ne parvient jamais à la transcender, à la rendre soit captivante, soit déchirante. Et pourtant, il y avait du potentiel, il faut l’admettre. C’est donc de manière distraite et peu engagée que l’on regarde cette œuvre qui se veut imposante mais qui s’avère au final assez mineure. Et on a même presque hâte que le film se termine, le résultat n’étant pas vraiment à la hauteur des attentes du spectateur et de l’ambition de ses instigateurs. La mise en scène est fonctionnelle sans être laide, elle se contente d’illustrer. C’est donc visuellement tout aussi académique que sur le fond. On se console donc avec le duel d’acteurs dont certains échanges parviennent sporadiquement à capter notre attention mais c’est paradoxalement dans les intrigues secondaires que le film va peut-être plus nous intéresser...
En effet, les confrontations entre cet officier SS avide d’apprendre la langue persane, le farsi, et ce prisonnier juif qui se fait passer pour ce qu’il n’est pas pour rester en vie deviennent vite redondants et baissent en intensité plus le film avance. Comme si Perelman mettait en scène une idée qu’il n’arrivait pas à développer. D’où l’apparition de sous-intrigues mettant en scène les relations entre les officiers nazis, des intrigues de cour presque. Et celles-ci deviennent presque plus intéressantes. Du remplissage en forme d’enrobage, satellitaire au sujet principal, qui en détourne presque l’attention. Et cela occupe le vide laissée par un fil narratif qui se prend les pieds dans le tapis. Et vu le contexte, on s’attendait à être choqué, bousculé ou, au minimum, ému. Et bien pas du tout, tant d’œuvres étant passé par là avec bien plus de talent et d’affects. En bref, ce n’est pas désagréable mais c’est clairement décevant, mineur et guère emballant.
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Quel film sublime et bouleversant. Le scénario est incroyable et on se demande encore comment de telles atrocités ont pu avoir lieu pendant la guerre. Le casting est particulièrement bien choisie et mention spéciale à Nahuel Pérez Biscayart qui est touchant et tellement juste dans ce rôle. Un chef-d'œuvre de réussite qui nous nous montre ce pan sombre de l'histoire.
Par son rythme lent, son intrigue simple, sa tension décroissante au fil du récit ou encore sa réalisation peu dynamique, Les leçons persanes ne plaira pas à tout le monde. Personnellement je vois plus de qualité que de défauts. J'ai passé 2h sans m'ennuyer car totalement pris par l'histoire qui bien qu'elle se ramollit en milieu du film, demeure très intéressante. Le jeu d'acteur est exceptionnel, porté par un duo que je ne connaissais pas. Les dialogues sont très réussis et les personnages ont une vraie évolution. Malheusement, la fin oublie de conclure l'arc narratif de certains personnages. Surtout, Les leçons persanes aborde différemment une époque maintes fois développé. Une lecture non-manichéenne l'extermination des juifs par les nazis, agissant plus par embrigadement que véritable conviction idéologique. Peu à peu, on apprend plus sur les personnages dont Gilles, super attachant malgré ses actions lâches et égoïstes. On épouse son point de vue, découvrant les horreurs de la guerre, amenant sa propre réflexion sur sa position et sa culpabilité. Un humour distillé de-ci de-là, étonnant pour ce genre de film mais qui fonctionne bien.
Sans être ultra marquant, Les leçons persanes reste très agréable à regarder quand on sait à quoi s'attendre. Il deborde d'humanisme et d'émotion. Il m'a d'ailleurs fait monté des larmes aux yeux, fait assez rare pour être souligné.
Quoi de pire, le méchant fou dangereux de cinéma, ou l'être humain comme vous et moi, qui bascule dans l'horreur et s'y complaît ? Jusqu'où l'être humain peut-il aller pour sauver sa peau ? Qui mieux que Perez Biscayart et Eidinger pour incarner ces deux extrêmes ?