La famille Van der Beck dirige depuis plusieurs générations, dans une demeure cossue des Vosges, une école ménagère qui enseigne à quelques jeunes filles à devenir de bonnes épouses. Mais quand son directeur (François Berléand) décède brutalement, il revient à son épouse (Juliette Binoche) de reprendre seule les rênes de l'établissement. Pour la seconder, elle ne peut guère compter que sur sa belle-sœur (Yolande Moreau), chargée des cours de cuisine, et sur une religieuse (Noémie Lvovsky) pénétrée des préceptes d'un autre temps. Le défi s'annonce difficile à relever : l'établissement se révèle grevé de dettes et le vent de révolte qui balaie la France en mai 68 pousse les jeunes filles à la rebellion. Mais Paulette van der Beck peut compter sur le soutien de son banquier (Edouard Baer) qui fut jadis son premier amour.
Les écoles ménagères ont existé. On y enseignait à des jeunes filles d'origine souvent modeste, auxquelles l'accès à l'enseignement général avait été refusé la cuisine, la couture, la puériculture, l'hygiène…
Dans une veine qui n'est pas sans rappeler "Les Choristes" de Christophe Barratier, Martin Provost ("Sage femme", "Violette", "Séraphine"…) en ressuscite la mémoire pour gentiment s'en moquer. La cible est facile tant rétrograde était l'enseignement qui y était dispensé. Considérer "La Bonne Épouse" comme un brûlot féministe à l'heure où #MeToo et l'affaire Polanski rebattent les cartes des relations hommes-femmes est sans doute excessif. Sa seule ambition est de faire rire.
Et c'est bien là que le bât blesse. Il y a certes dans le film quelques scènes drôles. Sa bande-annonce les a pour la majorité déflorées. Dans une salle remplie de spectateurs hilares du troisième âge, les outrances de Juliette Binoche (dont je ne comprends, après l'avoir vu dans le calamiteux "Ma Loute", comment on peut penser qu'elle ait le moindre potentiel comique), les roucoulades de Yolande Moreau, les beuglantes de Noémie Lvovsky et la partition sans surprise d'Edouard Baer ne m'ont pas arraché un sourire. Est-ce le signe que je suis désespérément cul-serré ? ou - hypothèse plus optimiste que je préfère largement - que je n'ai pas encore atteint l'âge où ces pitreries pas drôles me feront rire ?
Ce film est un véritable ravissement. Mené tambour battant par un magnifique trio féminin, Juliette Binoche, Noémie Lvovsky et Yolande Moreau, toutes 3 plus excellentes que jamais, ce récit riche en situations désopilantes et dotée de dialogues savoureux, vous ravira le cœur et tous les sens. Je n’ai pas seulement aimé, j’ai adoré !
Enfin un film où les femmes ne sont pas des seconds rôles ! Merci et Bravo à l'équipe ! Une belle histoire qui met en scène une période forte de notre histoire : les femmes se libèrent et réinventent la société. Comme quoi toute tradition, toute culture peut changer ! Merci à ces femmes.
Un film qui se dit féministe mais qui en réalité ne l'est en rien .Une accumulation de clichés grotesques et une histoire prévisible, sans parler du message final contradictoire. Une recréation de l'époque totalement irréaliste (par exemple je suis assez sûre que le tie and dye n'existait pas en 67 -68 ).Et enfin un mot sur la chanson/danse finale , ni les paroles ni la musique ni la chorégraphie ne peuvent être sauver , les acteurs atteignent un sommet de ridicule , c'est d'ailleurs assez surprenant que Juliette Binoche est accepté de faire ça. Bref une soit disante comédie qui ne fait rire que par son ridicule non voulu et un film féministe qui n'est même pas cohérent dans son propos .
Un humour fin et jouissif qui rappelle l’excellent POTICHE d’il y a quelques années avec Catherine Deneuve. Ici Juliette Binoche est tout aussi drôle, impériale et brillante pour un scénario et une mise en scène toutefois bien originales. LA BONNE ÉPLOUSE rassemble, à la veille de la révolution soixante-huitarde, une brochette de jeunes femmes intégrant une institution devant les former exclusivement à devenir de bonnes ménagères tenant parfaitement leur maison et donc des épouses idéales pour leurs maris : et ce à tous les niveaux. Absolument délectable !
Simplement affligeant. Ce film est tellement mauvais qu'il motive ma première critique. N'y allez surtout pas ! Scénario inexistant, message convenu, tentatives comiques exacerbant le ridicule. J'admire les acteurs dont le professionnalisme a tenté de donner une épaisseur au néant.
Nul !! À fuir !! C'est surjoué, pas féministe du tout (contrairement à ce que tout le pitch et la promotion laisse entendre). L'apothéose étant le choix esthétique de la fin du film, qui est non seulement très mal intégré à l'ensemble, mais en plus très mal fait et vraiment gênant à regarder. Le seul qui tire un peu son épingle du jeu est Edouard Baer, si ce n'est que l'on sent l'influence de certains de ses précédents rôles cultes dans l'interprétation de son personnage.
Une comédie hilarante et magnifiquement interprétée en particulier par Juliette Binoche et Yolande Moreau. L'ambiance de fin des années 60 est très bien reconstituée et très artistiquement filmée. Nous avons eu la chance de le voir en avant première ce 8 marsn jour des droits de la femme.Très approprié
Comédie très agréable sur la condition féminine dans les années 60 et l'émancipation de l'après 68. Les 3 actrices principales sont excellentes (mention spéciale à Noémie Lovsky en bonne soeur), dommage que la romance avec Édouard Baer soit un peu loupée et sans réel intérêt pour l'histoire.
Un film pétillant et admirablement bien construit, émouvant et super drôle. Par moments il rappelle les Choristes parfois aussi il y a un peu de Potiche ou 8 Femmes de Ozon. Les décors sont magnifiques . Le trio d'actrices Lvovsky, Binoche, Moreau fait des étincelles, super casting pour les jeunes étudiantes, à coup sûr une ou deux futures grandes actrices dans le lot !
Caricatural et complètement à côté de la plaque ! Un humour, si on peut parler d'humour, pitoyable, grotesque. J'aime beaucoup la comédienne Juliette Binoche et suis désolé de la voir surjouer dans ce rôle ridicule à mille lieux de ce qu'étaient ces enseignantes. La mère d'un ami, a été cette "bonne épouse" qui n'avait rien à voir avec cette potiche. Et ses élèves n'avaient strictement rien à voir avec celles du film ! Rendons justice : le tapis à fleurs de la chambre, la robe de nuit, le tailleur strict, la coiffure et les chansons respectent l'époque. Bravo ! Formidable ! À part cela ... Quel dommage de voir Juliette Binoche dans ce film désolant qui se prétend féministe, mais que les personnes qui ont vécu dans les écoles à cette époque, trouvent insultant.
Un comédie revigorante sur l'émancipation féminine qui fait tellement de bien. Je n'avais pas connaissance de ses écoles ménagères, c'est tout simplement édifiant. Une comédie dans l'air du temps sur les prémices du féminisme à la veille de mai 68. Il est important de prendre conscience d'où l'on vient, du chemin déjà parcouru pour continuer à éveiller les esprits sur la condition de la femme dans notre société. Le trio d'actrices est vraiment hilarant chacune dans une partition très différente. Juliette Binoche s'essaie peu à la comédie et elle a tort, elle s'en sort remarquablement bien. Mention spéciale également à Edouard Baer toujours exquis et aux jeunes actrices, toutes remarquables. Une comédie populaire mais dans le sens noble du terme, comme on en voit malheureusement trop peu dans le cinéma français. Fonçez voir cette bonne épouse!