La Bonne épouse
Note moyenne
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340 critiques spectateurs

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Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 septembre 2020
C’est dans une époque pas si lointaine où nous emmène Martin Provost, quelque part entre l’éducation et l’émancipation de femmes, conditionnées aux tâches ménagères. Les succès de « Séraphine » et de « Sage Femme » confirment davantage son désir de rendre hommage à celles qui n’ont pas eu autant de visibilités ou de possibilités de s’exprimer, vis-à-vis d’une domination masculine ou sociale étouffante. A l’image de l’école ménagère, que l’on s’évertue à définir les valeurs point par point, il existe donc des nuances et un certain goût pour la révolte, à l’aube de l’année 1968. La Capitale devient alors le siège de tous les conflits, mais également de tous les fantasmes, choses que les jeunes filles du foyer partagent et que les plus matures redoutent. Et il faudra compter l’appui d’un humour positif et sarcastique pour se laisser séduire, mais serait-il judicieux de s’y attarder ?

On ressent un discours engagé, mais la démonstration peine à convaincre de bout en bout et avec tous les bouts. En effet, bien que l’on cède rapidement plus de place à gent féminine, on ne cherche pas fondamentalement l’unité avant une conclusion peu solennelle, mais qui aura l’audace de marquer la joie de vivre et le droit de jouir d’une liberté intouchable. Les pensionnaires n’auront pas forcément le développement souhaité, notamment autour de sujets comme le mariage arrangé ou l’homosexualité. Il y avait de quoi convoquer plus de sensibilité dans l’évolution de la société. On lorgne donc du côté de vétéranes, comme la directrice des lieux Paulette Van Der Beck (Juliette Binoche), la cuisinière et belle-sœur Gilberte (Yolande Moreau) ou la Sœur anticommuniste Marie-Thérèse (Noémie Lvovsky). Chacune à sa façon, sera confrontée à ses propres principes ou ses rêveries. La désillusion devient donc un privilège et ces femmes convergent ainsi un peu plus vers le trésor qui leur était interdit.

L’égalité des sexes est en marche et la vitalité du foyer en témoigne, mais il reste du chemin avant d’y parvenir. Ce détachement aux doctrines patriarcales n’est qu’une étape, qui soulève un peu de naïveté, chose que l’on s’approprie même aujourd’hui alors que les choses avancent si peu. Mais il faut un début à tout et c’est avec ce genre de flottement qu’on se surprend à sourire ou à en rire, sans jugement, mais par compréhension. Le devoir conjugal étant restrictif, les nuances que l’on apporte suffisent à poser quelques réflexions sur ces pratiques que l’on détourne au nom du social et au nom du privée, au-delà des provinces et autres territoires désenchantés. Le message passe bien, mais quant au discours en lui-même, c’est plus délicat. Le film ne semble pas vouloir plonger dans ses ouvertures dramatiques, sous peine de faire retomber une tension saisissante et régie par un burlesque que l’on ne réfute pas. Pourtant, outre le retour explosif et poétique d’André (Edouard Baer), la narration manque parfois de justesse pour ces moments forts et nuancés que l’on nous promet, l’instant d’un baiser inapproprié mais révélateur d’un conservatisme, ou bien d’un revirement louable mais parfois surréaliste.

« La Bonne Epouse » fait donc le portrait d’une France divisée et qui portera les premières luttes féministes jusqu’aux portes de Paris, sanctuaire d’espoir et de renouveau pour les femmes, quel que soit son rang ou sa condition. On ne peut se tromper en regardant comment ces demoiselles d’une école ménagère parviennent à rompre un lien psychologique avec un régime de l’asservissement. Les intentions sont honorables, dommage que l’on survole certains sujets ou que l’on délaisse certains personnages au fort potentiel dramatique. Il reste tout de même assez de sincérité pour que la comédie fonctionne, le temps d’un bouleversement des mœurs.
defleppard

483 abonnés 3 675 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 septembre 2020
Une tranche de vie... avant l entrée du début du Mlf.... bien mais sans plus.... manque de plans variés.... 2 étoiles et demie.
mazou31
mazou31

130 abonnés 1 361 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 octobre 2020
Sympathique comédie sur le féminisme des années 60, au moins plus marrant que le néo d’aujourd’hui et ses délire. Les actrices, toutes à contre-emploi, sont remarquables de drôlerie et les deux acteurs de service benêts ou vicieux à souhait. Dommage que le rythme ne s’emballe jamais et qu’un peu de souffle manque au scénario malgré le tonus de Juliette Binoche. Martin Provost me semble plus à l’aise dans des films comme Séraphine. Mais le film reste une comédie très au dessus de la moyenne. Profitons-en !
Philippe C
Philippe C

126 abonnés 1 186 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 février 2022
Un film léger et plutôt sympathique sur la transition soixante-huitarde concernant la vision et la place de la femme dans la société française, mais sans grande surprise, car on sent très vite ce qui va advenir à cette directrice d'école ménagère privée dés lors qu'elle perd son mari. Le film est trop centré sur cette directrice (au demeurant étonnante et épatante Juliette Binoche) et ne s'attarde pas assez sur les personnages secondaires que sont es adolescentes pensionnaires, la belle-sœur dévouée ( bonne Yolande Moreau) et fait l'impasse (budgétaire ?) sur ce qui va se passer à Paris en plaçant une scène finale de danse et chant pas si mal interprétée, mais un peu décalée par rapport au reste du film
stanley
stanley

83 abonnés 769 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 juillet 2020
La bonne épouse appartient à cette typologie de film qui échoue dans le traitement de son sujet principal et réussit dans l'accessoire. La façon de traiter le tremblement de terre de mai 1968 impliquant la liberté des moeurs et l'émancipation féminine n'est que pâteuse en accumulant les petites scènettes et allusions peu drôles. L'ennui gagne rapidement. Le vrai point de vue du cinéaste est absent. il ne se contente que d'extraits d'émission de radio d'époque et de vagues reconstitutions des faits de l'époque. Enfin, la scène de comédie musicale, un temps surprenante et contre intuitive au vu de ce qui précédait, s'essouffle et lasse vite. Pourtant, ce sont les parties les plus intimistes telles l'amour saphique des deux jeunes filles et la curieuse relation entre les deux toutereaux, qui évoque les comédies américaines anciennes, les plus réussies, assez drôles et inventives. Saluons les trois actrices, qui font ce qu'elles peuvent, soit du bon travail dans un film médiocre surtout si on le compare à la façon dont Louis Malle avait procédé pour évoquer mai 1968 dans Milou en mai.
lavie44
lavie44

54 abonnés 431 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 juillet 2020
Une vrai et belle surprise. C'est le premier que je vois à la suite du confinement et qu'est ce que ça fait plaisir de voir un bon film français.

Au delà de tout ça je trouve le sujet vraiment très bien amené et finement filmé.

A voir.
DomiMo C
DomiMo C

31 abonnés 144 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 septembre 2020
On aurait pu sur ce sujet en faire des tonnes dans un réalisme dramatique, le choix a été au contraire d'adopter un ton plus léger... Pour autant ce n'est pas une comédie, le sujet de fond qu'il ne doit pas être sous-estimé. Ca se passe en Alsace qui est une région qui aime bien garder ses traditions et son savoir culinaire, ce n'est pas anodin non plus.il faut aussi penser que cette époque remonte à peine à 50 ans et que le droit de vote des femmes n'a que 25 ans de plus....
jeanmarcd
jeanmarcd

14 abonnés 174 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 9 juillet 2020
À aucun moment on n'est pris par le film, beaucoup de scènes d'éducation ménagère semblent tirées des archives de L'INA.
La fin chantée tombe comme un cheveu sur la soupe.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 mars 2020
Après avoir réuni pour la première fois Catherine Frot et Catherine Deneuve dans “Sage Femme”, Martin Provost s’entoure de Juliette Binoche, Yolande Moreau et Noémie Lvovsky pour une comédie sur l’émancipation féminine à la fin des années 60. Les trois drôles de dames tiennent à bout de bras une école ménagère en faillite. Les élèves sont devenus rares et commencent à ressentir le vent de liberté de mai 68. Les femmes commencent peu à peu à exercer des activités professionnelles et de loisirs sans avoir besoin de l’autorisation de leur mari. Si “La bonne épouse” se veut un hommage aux femmes et à leur courage, la comédie ne fait qu’enchaîner les situations cocasses noyant ainsi de plus en plus son message. Bien entendu, les décors, les costumes et les actrices en roues libres font plaisir à voir, mais la légèreté rate également le coche de la subtilité jusqu’à plonger dans le ridicule avec sa dernière séquence musicale.
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ManoCornuta

359 abonnés 3 068 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 septembre 2021
Comédie française intéressante sur ce qui fut longtemps le statut de la femme en France, portée par un casting sans réelle surprise mais dynamique. On regrettera toutefois que la subtilité du début ait été égarée au fil de la route, nous laissant dans un final d'une lourdeur postmoderne qui vient atténuer la bonne impression initiale, le film ayant été jusque-là presque sans fausse note. L'intrigue (si l'on peut dire) est assez convenue, mais l'écriture est fine et les comédiennes au diapason.
S5Clem
S5Clem

101 abonnés 543 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 septembre 2020
Caricature des foyers d'éducation féminine des années pré-70. Caricature autant que critique de la condition quasi militaire dans laquelle les femmes apprenaient à devenir de "bonnes épouses" pour leurs maris. Sans être mauvais, c'est pas non plus transcendant. Le très bon choix de casting fait beaucoup dans la bonne exécution du film. J. Binoche et N. Lvovsky excellentes dans leur rôle, Baer toujours aussi bon et constant, les filles jouent plutôt bien également. J'ai eu par contre plus de mal avec celui de Y. Moreau que j'adore et qui n'est clairement pas dans son meilleur rôle ici. Tout le comique du film tient dans ses détails, ses comportements, ses situations, il y a énormément de second degré. Mais passé la première moitié le film devient long et ennuyeux. L'histoire ne se renouvelle pas, part dans une romance niaise et finit par nous perdre. Une scène finale grotesque même si révélatrice des réalités de l'époque. Un film moyen sans plus
alain D.
alain D.

19 abonnés 218 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 février 2022
Un régal du début à la fin et une sacrée réflexion sur la condition de la femme des années 60. Heureusement que mai 68 est passé par là. Le trio infernal des 3 femmes superbement joué par les 3 vaut son pesant de réjouissances. Et le gynécée des grandes ados tient la route et offre de bons moments. Merci à M Provost pour ce film réussi !
Waka J.
Waka J.

42 abonnés 111 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 octobre 2020
Je suis assez surpris de voir les critiques négatives s'acharner sur les côtés "vintage", "féministe" ou "peu crédibles" de ce film qui dès le début annone clairement la couleur, celle d'une pochade sur un thème qui ne prétend ni au réalisme documentaire, ni au sérieux du sujet ou à la neutralité.
Ce film puise dans des thèmes -met en lumière des façons de vivre et des situations qui ne sont pas si éloignées dans le temps et hélas, pas si caricaturales que cela- et en joue.
On est ensuite libre d'aimer ou pas, mais à aucun moment, on n'essaie de nous vendre ce qui est à l'écran pour autre chose que ce que c’est : du cinéma, de la "mise en scène", enrobée d'humour et saupoudré des inévitables envolées de Édouard Baer.
Et, si ce n'est clairement pas le "film du siècle", j'ai tout de même passé en le regardant une agréable soirée.
Paul B
Paul B

89 abonnés 1 506 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 avril 2020
Si on ne s'attend pas à une comédie on ne peut qu'apprécier et c'est pour cela que ce film m'a un peu déçu.
S'il est vrai que certains passages sont drôles il est vrai aussi que tous les gags sont dans la bande-annonce.

Passé ce problème le film est très intéressant et montre qu'en terme de droits des femmes on vient de loin.

Avis aux philogynes ce film a des qualités.

Un film avec des qualités pas assez mises en avant et des défauts trop "valorisés".
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 14 mars 2020
Pourquoi faire dans l'outrance ? Ce film aurait pu être drôle mais il est insipide et lourd. Yolande Moreau ne sort pas de son personnage de "grosse gentille fille un peu simplette au grand cœur", ça lasse un peu. Juliette Binoche est vive et pétillante, mais elle surjoue comme tous les autres acteurs de ce film. Seule la fin brillante et inattendue m'a un peu réconciliée car là on est dans la vraie comédie créative.
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