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Un visiteur
4,5
Publiée le 26 octobre 2020
Jubilatoire. Une excellente surprise: une comédie a priori classique servie par un brillantissime trio d'actrices et de très bonnes jeunes comédiennes...où les codes éclatent crescendo pour la plus grande joie du spectateur. Un film drôle, féministe, beau, documenté et intelligent.
Quelques bonnes idées dans ce film presque totalement féminin et féministe mais le propos de base de la comédie qui était suffisant s'égare et le final est assez indigeste. Une reconstitution de la fin des années 1960 qui laissait pourtant augurer mieux avec à certains moment un style un peu vaudevillesque porté par un bon Edouard Baer et une Yolande Moreau truculente. Mais on passe finalement d'un d'excès: maniérisme et idée de la soumission de l'épouse à un autre : une liberté sans nuance et sans retenue et c'est assez navrant, bourré de clichés et d'une forme de modernité juste grotesque. Un mélange de genres qui finit en eau de boudin.
Manque de rythme ; humour un peu mais pas assez présent ; la libération des femmes arrive comme un cheveux sur la soupe à la fin sans transition ; les personnages sont très superficiels, pas assez travaillés. Les acteurs sont charmants, mais on a l'impression d'avoir perdu son temps :(
Sympathique comédie sur le féminisme des années 60, au moins plus marrant que le néo d’aujourd’hui et ses délire. Les actrices, toutes à contre-emploi, sont remarquables de drôlerie et les deux acteurs de service benêts ou vicieux à souhait. Dommage que le rythme ne s’emballe jamais et qu’un peu de souffle manque au scénario malgré le tonus de Juliette Binoche. Martin Provost me semble plus à l’aise dans des films comme Séraphine. Mais le film reste une comédie très au dessus de la moyenne. Profitons-en !
Je suis assez surpris de voir les critiques négatives s'acharner sur les côtés "vintage", "féministe" ou "peu crédibles" de ce film qui dès le début annone clairement la couleur, celle d'une pochade sur un thème qui ne prétend ni au réalisme documentaire, ni au sérieux du sujet ou à la neutralité. Ce film puise dans des thèmes -met en lumière des façons de vivre et des situations qui ne sont pas si éloignées dans le temps et hélas, pas si caricaturales que cela- et en joue. On est ensuite libre d'aimer ou pas, mais à aucun moment, on n'essaie de nous vendre ce qui est à l'écran pour autre chose que ce que c’est : du cinéma, de la "mise en scène", enrobée d'humour et saupoudré des inévitables envolées de Édouard Baer. Et, si ce n'est clairement pas le "film du siècle", j'ai tout de même passé en le regardant une agréable soirée.
Encore un de ces films français donneur de leçon, nombrilisme, et totalement caricatural. Un malaise du début à la fin du film ou la dernière scène style comédie musicale est affligeante. Triste de voir une actrice comme Juliette Binoche être obligé de figurer l'affiche de navets récurant que lui propose le cinama français. Il serait temps de remplacer ces producteurs, réalisateurs emboutbës dans leur médiocrité par une nouvelle vague qui ferait le ménage.
On aurait pu sur ce sujet en faire des tonnes dans un réalisme dramatique, le choix a été au contraire d'adopter un ton plus léger... Pour autant ce n'est pas une comédie, le sujet de fond qu'il ne doit pas être sous-estimé. Ca se passe en Alsace qui est une région qui aime bien garder ses traditions et son savoir culinaire, ce n'est pas anodin non plus.il faut aussi penser que cette époque remonte à peine à 50 ans et que le droit de vote des femmes n'a que 25 ans de plus....
C’est dans une époque pas si lointaine où nous emmène Martin Provost, quelque part entre l’éducation et l’émancipation de femmes, conditionnées aux tâches ménagères. Les succès de « Séraphine » et de « Sage Femme » confirment davantage son désir de rendre hommage à celles qui n’ont pas eu autant de visibilités ou de possibilités de s’exprimer, vis-à-vis d’une domination masculine ou sociale étouffante. A l’image de l’école ménagère, que l’on s’évertue à définir les valeurs point par point, il existe donc des nuances et un certain goût pour la révolte, à l’aube de l’année 1968. La Capitale devient alors le siège de tous les conflits, mais également de tous les fantasmes, choses que les jeunes filles du foyer partagent et que les plus matures redoutent. Et il faudra compter l’appui d’un humour positif et sarcastique pour se laisser séduire, mais serait-il judicieux de s’y attarder ?
On ressent un discours engagé, mais la démonstration peine à convaincre de bout en bout et avec tous les bouts. En effet, bien que l’on cède rapidement plus de place à gent féminine, on ne cherche pas fondamentalement l’unité avant une conclusion peu solennelle, mais qui aura l’audace de marquer la joie de vivre et le droit de jouir d’une liberté intouchable. Les pensionnaires n’auront pas forcément le développement souhaité, notamment autour de sujets comme le mariage arrangé ou l’homosexualité. Il y avait de quoi convoquer plus de sensibilité dans l’évolution de la société. On lorgne donc du côté de vétéranes, comme la directrice des lieux Paulette Van Der Beck (Juliette Binoche), la cuisinière et belle-sœur Gilberte (Yolande Moreau) ou la Sœur anticommuniste Marie-Thérèse (Noémie Lvovsky). Chacune à sa façon, sera confrontée à ses propres principes ou ses rêveries. La désillusion devient donc un privilège et ces femmes convergent ainsi un peu plus vers le trésor qui leur était interdit.
L’égalité des sexes est en marche et la vitalité du foyer en témoigne, mais il reste du chemin avant d’y parvenir. Ce détachement aux doctrines patriarcales n’est qu’une étape, qui soulève un peu de naïveté, chose que l’on s’approprie même aujourd’hui alors que les choses avancent si peu. Mais il faut un début à tout et c’est avec ce genre de flottement qu’on se surprend à sourire ou à en rire, sans jugement, mais par compréhension. Le devoir conjugal étant restrictif, les nuances que l’on apporte suffisent à poser quelques réflexions sur ces pratiques que l’on détourne au nom du social et au nom du privée, au-delà des provinces et autres territoires désenchantés. Le message passe bien, mais quant au discours en lui-même, c’est plus délicat. Le film ne semble pas vouloir plonger dans ses ouvertures dramatiques, sous peine de faire retomber une tension saisissante et régie par un burlesque que l’on ne réfute pas. Pourtant, outre le retour explosif et poétique d’André (Edouard Baer), la narration manque parfois de justesse pour ces moments forts et nuancés que l’on nous promet, l’instant d’un baiser inapproprié mais révélateur d’un conservatisme, ou bien d’un revirement louable mais parfois surréaliste.
« La Bonne Epouse » fait donc le portrait d’une France divisée et qui portera les premières luttes féministes jusqu’aux portes de Paris, sanctuaire d’espoir et de renouveau pour les femmes, quel que soit son rang ou sa condition. On ne peut se tromper en regardant comment ces demoiselles d’une école ménagère parviennent à rompre un lien psychologique avec un régime de l’asservissement. Les intentions sont honorables, dommage que l’on survole certains sujets ou que l’on délaisse certains personnages au fort potentiel dramatique. Il reste tout de même assez de sincérité pour que la comédie fonctionne, le temps d’un bouleversement des mœurs.
Pourquoi l'histoire avec Édouard Baer vient-elle tout foutre en l'air avec ses longueurs interminables et incohérentes ?
Le film aurait gagné tellement s'il s'était concentré sur son sujet principal... A savoir le machisme et le sexisme de cette époque, qui n'est pas du tout exagéré et qui existe toujours encore un peu de manière plus discrète.
J'aurais préféré que la "révolution" arrive autrement...
PS : ce n'est pas surjoué, c'est le ton de l'époque...
A quoi ai-je assisté ? une version fantasmée du monde "d'avant", à croire que la Ftance des années 60 n'était guère au dessus de l'Afghanistan... des clichés exagérés et un final qui confine au grotesque, quel dommage.
Quelle déception C est plat, sur joué au possible On ne rit pas Sujet mal voire pas traité Un très mauvais moment et depuis longtemps Ne comprend pas du tout les notes presse
Caricature des foyers d'éducation féminine des années pré-70. Caricature autant que critique de la condition quasi militaire dans laquelle les femmes apprenaient à devenir de "bonnes épouses" pour leurs maris. Sans être mauvais, c'est pas non plus transcendant. Le très bon choix de casting fait beaucoup dans la bonne exécution du film. J. Binoche et N. Lvovsky excellentes dans leur rôle, Baer toujours aussi bon et constant, les filles jouent plutôt bien également. J'ai eu par contre plus de mal avec celui de Y. Moreau que j'adore et qui n'est clairement pas dans son meilleur rôle ici. Tout le comique du film tient dans ses détails, ses comportements, ses situations, il y a énormément de second degré. Mais passé la première moitié le film devient long et ennuyeux. L'histoire ne se renouvelle pas, part dans une romance niaise et finit par nous perdre. Une scène finale grotesque même si révélatrice des réalités de l'époque. Un film moyen sans plus