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Bertie Quincampoix
142 abonnés
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3,0
Publiée le 15 août 2023
Tourné sur plusieurs continents, Disco boy nous plonge dans l’histoire parallèle de deux jeunes hommes que le destin va faire se rencontrer, Aleksei, un Biélorusse enrôlé au sein de la Légion étrangère française et Jomo, un jeune Nigérian militant du Mouvement pour l’émancipation du delta du Niger (Mend). Très élégamment mis en scène – en particulier les séquences se déroulant au Nigéria – Disco boy s’inscrit avec ambition dans la lignée d’un cinéma contemplatif et onirique qu’on pourrait situer quelque part entre Clément Cogitore et Claire Denis, mais hélas sans jamais atteindre le niveau de ces cinéastes. Si ce premier long-métrage de l’Italien Giacomo Abbruzzese est plus qu’honorable, il souffre d’une progression artificielle et de séquences tape-à-l’œil dans lesquelles le réalisateur se regarde un peu filmer. Néanmoins tout à fait estimable.
C'est un film court (environ 90 min) et concis, dont le scénario, bien qu'un peu flou, peut se découper en quatre parties. Premièrement c'est l'arrivée en Europe de deux Biélorusses qui passent la frontière clandestinement. Deuxièmement on suit un des deux russophones dans ses débuts dans la Légion. Puis sa première mission au Niger. Et enfin son retour. C'est donc l'histoire de migrants qui sont de suite frappés par la mort. Et elle n'est pas jamais loin car en s'engageant dans l'armée on devient aussi soldat mais avec la promesse d'avoir un passeport français au bout de 5 ans. C'est le prix à payer. Le jeune soldat taciturne revient de sa mission cassé et perturbé et gêné par des hallucinations de ce qu'il a vu au Niger. La danse est un fil conducteur dans ce film, elle est présente au Niger puis de retour en France. Le film se termine par le jeune soldat qui danse comme au Niger dans une boite de nuit.
Un film entre genre contemplatif et étude de moeurs contemporaine. Ce film a obtenu le prix très "particulier" de Contribution Artistique Exceptionnelle, a la dernière Berlinale. On nous enseigne, la "Chance" que c'est, d'intégrer La légion Étrangère pour des dizaines de jeunes Hommes qui rêvent d'une vie Meilleure. Faut être un Bonhomme : au sens littéral du terme, pour être sélectionné. Mais parallèlement, on nous enseigne le quotidien de la MEND un groupe terroriste Nigerien, qui nous enseigne que pour ne pas être exploité par les "Blancs" et pouvoir diriger au mieux sa vie, l'excellence, la rigueur sont les clés... Franz Rogowski est toujours aussi agréable à regarder, dans tous les sens du terme, et nous conduit dans cet univers rude mais nécessaire. Une œuvre étrange mais elle a le mérite de nous émouvoir et nous dire que dans la vie, quelles que soient les difficultés toujours écouter son Coeur.
Un biélorusse qui a appris le français par le cinéma s'engage dans la légion étrangère. Un nigérian qui rêve de devenir un "disco boy" est à la tête d'une rébellion qui ne veut plus tendre l'autre joue. Quand ces deux solitudes se croisent, l'une va devenir le fantôme de l'autre. Entre expérimentations et hommage à Apocalypse Now et ses soldats hallucinés, voici un film fiévreux, abstrait et hypnotique idéalement mis en musique par Vitalic. C'est une première œuvre, ce qui force d'autant plus le respect, Giacomo Abbruzzese est un réalisateur à suivre, cela ne fait aucun doute.
Ce film met en scène la légion étrangère où de nombreux immigrés trouvent un toit quand ils ont l'étoffe pour supporter la discipline de fer de l'armée, le tout dans une bonne entente. Mais surtout il traite des répercussions psychologiques des soldats. C'est ainsi que le personnage de notre film, alors qu'il ne présentait aucune disposition à cela, se retrouve discoboy Je salue la performance de cet acteur allemand qui malgré un petit handicap phoniatrique, se distingue régulièrement par la pertinence de ses rôles. Quelques scènes originales, entre autre des combats nocturnes en infra rouge. Film original. A voir.
Exactement comme pour le cas d'Annette de Leos Carax à sa sortie de Cannes, à une échelle bien moins étendue, le film se confronte à deux extrêmes. D'un côté les gens qui (comme moi) se sont laissés emporter par l'énergie et l'aplomb de ce film-trip et de l'autre ceux qui y ont vu un énième film de guerre sur la Légion Étrangère et qui par défaut n'ont pas apprécié une vision artistique qui bouscule, ne serait-ce que dans sa proposition, un thème déjà grandement exploité.
Si le film surprend, certes, il est néanmoins nécessaire de faire une relecture mentale en sortant de la salle, si vous n'êtes pas certains d'avoir tout compris ce n'est rien, le film n'est pas un cours de mathématique et vous n'aurez pas d'interrogation. En sachant cela, laissez vous simplement happer par une suggestion d'images et de séquences ,certaines éblouissantes, (le combat filmé en infrarouge, la première scène dans la boîte de nuit ou encore la danse autour du feu), qui, misent bout-à-bout et agrémentés d'une B.O. hypnotisante, vous plongera dans ce film en en sortant remué mais pas moins troublé.spoiler:
Des chorégraphies nocturnes à la Holly motors, des plans photos dignes de LaChapelle, un univers de solitude (dont la danse du légionnaire en clôture de film) qui ne peut qu'évoquer "Beau travail", mais le scénario reste un brin faiblard. Bref, un premier voyage au bout de la nuit, esthétique, mais un peu foutraque.
Mise en scène réaliste et maîtrisée de la virilité et de ses excès. Le film suggère quelques critiques sur notre société comme la surexploitation, la manipulation médiatique, le déracinement. Cependant les messages ne s'encombrent pas d'idéologie et laisse le spectateur libre de ses propres interprétations. La brutalité et la sauvagerie apparaissent sans complaisance diversitaire.
A la fois audacieux et poétique, Disco Boy questionne et nous invite au voyage. Destins croisés, frontières entre territoires extérieurs et intérieurs, entre monde visible et invisible, rêve et réalité, y sont abordés sous un œil nouveau. Un film emprunt d’espoir qui nous rappelle que nous sommes des êtres libres et reliés. La musique entêtante de Vitalic est un pont entre les personnages, elle agit et vit avec eux, jusqu’à la transe.
Le film est uniquement beau visuellement, et musicalement il laisse quand même une petite empreinte pour le reste de la journée, mais à part ça... il n'a rien a envier à d'autres métrages !
Le récit, s'il y en a un, n'est pas compréhensible, les scènes s'enchaînent sans vraiment de liens entre elles et je ne vois vraiment pas les propos à en tirer. Il y a une forte opposition entre Aleksei, soldat de la Légion étrangère, et Jomo, révolutionnaire. Puis une sorte de pseudo romance, ou du moins fascination, d'Aleksei envers une jeune femme proche de Jomo...
La boîte de nuit à l'air d'être un lieu important dans le film, vu que la plupart des personnages se rencontrent et font "connaissances" (si on peut appeler se regarder longuement ainsi) dans ce milieu.
Je reste énormément déçu de film, quand bien même je n'avais pas d'attente avant de le visionner...
L'histoire d'une désillusion, d'un rêve brisé, de duos séparés, et d'un couple réuni dans la douleur et la mémoire, Giacomo Abbruzzese signe un grand film critique et emprunte les yeux d'Aleksei (Franz Rogowski) pour montrer tout ça au spectateur. Un rapport à la danse qui rappelle Titane de Ducourneau ou Joyland de Saim Sadiq, des couleurs et une image qui rappelle Gaspar Noé. Bravo
J'ai eu très peur au début, avec une photographie plutôt moche, mais cela ne m'a finalement pas gêné, jusqu'à offrir même quelques belles images, et surtout, accompagnées sublimement par la musique de Vitalic. Le film est court et passe en plus très vite. Presque un clip. Je ne suis pas sûr d'avoir reçu le message qui devait être perçu. Les images sont en tête, ancrées, et c'est bien là l'important.
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