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Zorglubu
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3,0
Publiée le 13 mars 2024
Une BO exceptionnelle mais un film un peu trop ésotérique pour moi. Il n’en reste pas moins que l’acteur principal du film est vraiment bon : Franz Rogowski à retenir. L’ensemble est pas mal sans plus.
Disco Boy met en parallèle deux histoires. La première, c'est celle de Jomo (Morr N'Diaye), jeune révolutionnaire au Nigéria, et de sa soeur Udoka (Laëtitia Ky). Tous deux sont également danseurs. De l'autre côté, Alekseï (Franz Rogowski), biélorusse taciturne, venant d'entrer illégalement en France. Sans papiers, il s'engage dans la Légion étrangère, motivé par l'obtention d'un titre de séjour. Il est envoyé au combat dans le delta du Niger, contre le mouvement écologiste dont fait partie Jomo.
L'attention particulière portée aux images et à la lumière donne lieu à un premier film visuellement stupéfiant. Les corps sont magnifiquement mis en scène, notamment dans les scènes de danse; les mouvements sont soulignés par les jeux de lumière et rythmés par une BO électro efficace, signée Vitalic. Cependant, j'ai globalement trouvé que les images avaient pris le pas sur le scénario, qui me laisse plusieurs questions sans réponses, mais cela vient aussi du caractère poétique et mystérieux du récit. Mais si l'intrigue s'essouffle, la beauté des plans, elle, ne faiblit jamais.
Retrouvez l'intégralité de ma critique: https://mariusmirone.wixsite.com/chimeres/post/disco-boy-la-puissance-du-corps
A la recherche de l'identification d'une trame dans ce film on fini par ne rien trouver dans un imbroglio d'histoires. Pourtant équipé d'un écran hd et 4k plus de la moitié du film est tourné dans le noir total, on n'y voit rien mais vraiment rien. Et pourtant il y aurait des choses á voir mais comme nombre de réalisateurs celui lá aussi veut certainement nous laisser une part de réflexion et de liberté intellectuelle. La musique est souvent atonale et le scénario se calque á une forme contemporaine de cinéma. Nous voilá alors confrontés á un film un peu documentaire, un peu indépendant, un peu intellectualisé grossièrement. Un peu de tout mais finalement pas convaincant.
« Si tu as peur, tu restes à la maison ». C’est par ces mots qu’Aleksei répond à son commandant. De Biélorussie il a rejoint la France pour s’engager dans la Légion étrangère. Sans famille, il est totalement libre. Envoyé en mission dans le delta du Niger, il va au-devant d’autres hommes. Dans son village à la nuit tombée, Jomo danse avec sa sœur Udoka, une danse proche de la transe. Révolutionnaire, il s’oppose par les armes aux compagnies pétrolières qui ravagent leurs espaces de vie. Dans ses fantasmes, il se rêve en Disco Boy d’une boîte de nuit occidentale. Le film électro est habité par la BO de Vitalic. Son qui participe à l’immersion dans un visuel éblouissant de couleurs et de sensations. On ne peut s’empêcher de penser à « Ni le ciel ni la terre » de Clément Cogitore dont l’affiche solarisée laissait entrevoir un choix osé de captation d'images. Choix qui donne une dimension mystique puissante à l’intrigue. A travers la forêt, le réalisateur nous immerge aux côtés des légionnaires dans le souvenir guerrier d’Apocalypse Now, mais aussi Beau Travail de Claire Denis, ou encore Mauvais Sang de Leos Carax. Le corps est central dans le film à travers la danse, les déplacements ou les exercices militaires, bien avant les mots dont le personnage principal se passe aisément. Il apparaît vierge, prêt à embrasser un destin, à moins que ça ne soit un esprit. Aleksei sans papier ni identité, traverse les fleuves et les frontières, comme le film qui nous fait voyager à travers certaines œuvres de cinéma. Disco Boy repose complètement sur un acteur remarquable, Franz Rogowski. Lui-même danseur et chorégraphe, il sait se positionner devant la caméra et jouer avec le mouvement. Il a une belle filmographie à son actif dont « Transit », « Une valse dans les allées » ou encore « Ondine » plus récemment. Ses traits empreints de douceur et l’étrangeté de sa diction liée à une fente labiale opérée dans ses jeunes années, contribuent à son charme si singulier. Le film est le premier long métrage d’un réalisateur italien. Il a pu être produit dans le cadre d’un programme de résidence d’artistes, et c’est heureux tant l’œuvre est personnelle. Entre réalisme et fantastique, la magie opère.
Adoré. Une transe qui dure jusqu'au générique final. La musique m'a emportée. L'histoire est elliptique comme un mantra. Il faut se laisser porter par le grondement
J’ai vraiment eu l’impression d’avoir perdu mon temps. Le récit est inexistant, c’est abscons. On ne comprend rien ( moi du moins) Il n’y a pas de suite narrative. Ce sont des bouts de scènes rajoutées les unes aux autres sans cohérence ni explications. L’image est sombre et sinistre. Les personnages ne sont pas attachants. Les séances de danse dans une espèce de temple sont énigmatiques et ne riment à rien sauf peut être a signifier leur insignifiance par rapport à la cruauté de la guerre et des méfaits de la colonisation. Ce film sera vite oublié.
Là on tient un metteur en scène qui sort du lot.... Il y a des idées de mise en scène, où il joue avec la caméra thermique, qui donnent au film une dimension nouvelle. Le choix de Vitalic pour la musique est brillant, on a envie d'écouter le morceau composé pour le film pendant plusieurs semaines après le visionnage du film. Les décors valent le détour également. A quand son prochain long métrage ?
Un bijou cinématographique: montage, photographie, musique, il vous emporte. Les couleurs comme sur l'affiche rouge vif sur fond froid, musique électronique intense, émotion des personnages silencieuse et forte.
Une ambiance au départ intrigante puis on s ennuie. L acteur principal est toutefois parfait. La photo soignée. Musique intéressante. Mais au final on se perd dans un scénario peu consistant. Pompeux avec un sentiment d ennui et de déception. Dommage l originalité est là.
un film envoutant, une photographie exceptionnelle ! .. Franz Rogowsky, acteur, danseur, remarquable dans son interprétation Une bande son prenante, irréprochable composée par Vitalic ! Ours d'argent au festival de Berlin, ce n'est pas pour rien; à voir et revoir absolument
Film extrêmement audacieux, traitant de la Légion Étrangère et s'attaquant aux ravages écologiques causés par les multinationales. Film à la fois politique et artistique. Et oui, certes, Franz Rogowski nous embarque et nous fait subtilement basculer avec lui mais merci à Morr N'Diaye pour son envoûtement et les frissons transmis par son énergie et son discours, si justes. Enfin je félicite l'artiste ivoirienne Laëtitia Ky, dont je suis le travail de près et que j'ai été heureuse de découvrir dans ce grand film. Si vous ne la connaissez pas encore, jetez un œil. Merci enfin à son réalisateur Giacomo Abbruzzese que nous allons maintenant suivre de près !