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MARIE-FRANCOISE R
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2,0
Publiée le 23 octobre 2021
Un désordre complet du montage qui enlève tout intérêt au film et empêche toute émotion car on se préoccupe tout du long de décrypter l'histoire vraie et l'histoire imaginée et de replacer les événements dans l'ordre afin de comprendre et peut-être de ressentir ce que vit cette femme ! Par exemple on ne sait pas pourquoi elle se saoule donc on ne sait pas si c'est par ennui ou pour s'émanciper et en sortant du film on se dit : " ah! c'est à cause du chagrin, j'aurais dû être émue, mais c'est trop tard !!!!
Voici un film bouleversant. Face à un deuil impossible, une femme, une mère, n'a d'autres choix que de s'inventer des trajectoires imaginaires. Nous sommes perdus avec elle, meurtrie avec elle, pris dans le tourbillon d'un imaginaire qui ne peut plus complètement se raccrocher au réel (enfin à un réel dit de cinéma, bien linéaire et ficelé). Le jeu des acteurs est magnifique (Vicky Kreps en tête évidemment), le talent d'Amalric (malgré quelques petites affèteries ici ou là) subtil et puissant. La rencontre improbable entre un mélo à la Douglas Sirk et un montage à la Resnais (époque Je t'aime Je t'aime). Et tout fonctionne parfaitement, tout est juste et puissant.
Si le film peut être confondant notamment au début, lorsque la nature des événements que traverse l'héroïne est incertaine, il faut s'accrocher car dès lors que l'histoire se précise, le film devient proprement bouleversant. Une fresque onirique qui laisse beaucoup de marges d'interprétation au spectateur dans laquelle on peut facilement se perdre entre le réel et l'imaginaire. J'y ai vu un film sur le deuil, le déni et surtout une ode à la Vie, la vie de famille, telle qu'elle peut être sublimée et idéalisée lorsque ce qui était évident hier et source de joie s'effondre. Vicky Krieps est extraordinaire dans le rôle.
"Serre moi fort" souligne l'une des plus grandes questions du cinéma "peut-on apprécier un film dans tout comprendre ?"
Moi qui ne suit pas très partisans de ces films qui peuvent avoir des revers snobs, j'ai été totalement porter pendant 1h30 entre rêve et réalité. entre les souvenirs de cette mère de famille, le fantasme qu'elle s'invente, les longs moments de douces contemplations.
ça fait beaucoup de bien en réalité, de ne pas tout comprendre.
Je suis bon public, mais j'ai failli arrêter le film au bout de 10mn. En fait, seule la dernière demi-heure du film vaut la peine pour le twist. Pour le reste, c'est lent et ça tourne en rond. Dommage, parce que l'idée est bonne.
Ce n'est vraiment pas à quoi je suis habitué, mais c'était plus intéressant et émouvant. La façon dont est racontée l'histoire est vraiment original, et on est assez vite confus sur le déroulé des événements. Le plus gros problème du film est qu'on réussi à "tout" comprendre vers les 2/3 du film, et le 3ème perd un peu de son intérêt. Malgré ça, c'est suffisamment bien fait pour qu'on garde un petit doute jusqu'à la fin. Une bonne expérience.
Serre-moi fort observe une conscience en mouvement, tentant de rester fonctionnelle face à une réalité qui lui échappe. Un film fragile et puissant, qui touche autant par son dispositif que par la manière dont il installe progressivement son trouble.
Mathieu Amalric propose ici une expérience sensorielle davantage qu’un récit linéaire. La mise en scène épouse l’état intérieur du personnage à travers une narration fragmentée et instable. Le réel s’y dérobe sans cesse, recomposé par la subjectivité, la mémoire et le déni. Accepter ce flottement est essentiel pour entrer dans un film qui privilégie la perception et l’état mental à toute logique explicative.
Sur le fond, Serre-moi fort travaille la perte et la sidération intérieure qui l’accompagne, sans jamais les formuler explicitement. Le mouvement constant, les déplacements et les situations répétées ne traduisent pas une avancée, mais une manière de se maintenir. Avancer devient un réflexe, une façon de repousser ce qui ne peut pas encore être affronté. Le film montre comment l’esprit peut recomposer le réel pour le rendre supportable, quitte à en brouiller durablement les contours.
Le film interroge aussi l’idée d’aller de l’avant. Bouger ne signifie pas changer, et les espaces traversés ne fonctionnent jamais comme des lieux de résolution. Routes et paysages ouverts prolongent un état intérieur figé, donnant l’illusion du mouvement sans transformation réelle.
De mon côté, j’ai été profondément touché, notamment dans sa dernière partie, où l’émotion m’a clairement submergé. J’ai beaucoup apprécié l’audace de la proposition, la cohérence du dispositif et la direction d’actrice, étroitement liée à la mise en scène. Serre-moi fort ne cherche pas la séduction immédiate, mais s’impose dans la durée et gagne à être revu. Une fois certaines clés en tête, le film devient plus lisible sans perdre sa charge émotionnelle.
Cette exigence a toutefois son revers. La narration volontairement opaque et le rythme parfois lent peuvent dérouter, surtout au début. Le film demande un véritable lâcher-prise, sans lequel il peut sembler hermétique. Mais cette résistance à la compréhension immédiate fait pleinement partie de son geste.
Serre-moi fort s’impose ainsi comme une œuvre sensible et exigeante, qui transforme le drame en expérience mentale et perceptive, laissant au spectateur le soin de ressentir plutôt que d’analyser.
Je comprends l'intention...mais à visionner c'est long, c'est lent, c'est vide...peut-être était-ce la volonté du réalisateur justement, qu'on ressente la même chose que le personnage principal. C'est ce que j'appelle un film artistique, un parti pris très particulier, une œuvre. Mais ce n'est pas forcément fait pour tenir le spectateur, ou procurer un effet spécifique. Au début on est pris dans l'histoire mais sitôt qu'on a l'intuition de ce qui se joue, c'est très long car il ne se passe rien. Je n'ai pas été touchée, je n'ai pas ressenti d'émotion, juste un sentiment très désagréable, et l'agacement dû à la musique des notes de piano répétitives. Mais encore une fois je comprends la volonté là aussi: ces notes résonnent de façon incessantes dans la tête de cette maman...Avis donc mitigé entre la reconnaissance de l'artistique et mon ennui en tant que spectatrice. J'aurais aimé voir plus de rapports entre les personnages, voir leur passé heureux, pour m'attacher à eux.
Excellent film, je ne sais pas comment le commenter sans dévoiler l'histoire. Beaucoup de finesse, d'intelligence, une musique présente avec justesse, des personnages peints avec profondeur, je recommande ce film que j'ai adoré.
Ça commence par une femme qui s'en va, on se dit "Bon une classique rupture " mais on découvre peu à peu qu'il y a plus que ça. Émouvant, déroutant, un bon moment de cinéma. Vicky Krieps remarquable
"Si, par ailleurs, une personne prétend avoir pris du plaisir à la vision de ce film, l'ayant ou non compris, pas de doute, c'est une masochiste : ce film est non seulement incompréhensible pour le commun des mortels, il est aussi prétentieux, irritant, désagréable et d'un ennui ... mortel". (critique de velocio)
On n'est pas obligé d'être masochiste pour avoir pris un immense plaisir à voir ce film qui est par ailleurs parfaitement compréhensible ! ! Reste que pour un film qui mélange réalité et imaginaire, c'est effectivement moins explicite que le Magnifique (de Broca et Belmondo). Pas besoin cependant de se crever les méninges : il faut juste accepter qu'il faut un peu de temps pour que la clarté se fasse dans ce que l'on voit à l'écran. Mais pourquoi faudrait-il que tout soit limpide dès le départ dans un film qui nous narre le cheminement d'un personnage qui ne se fait pas à la réalité de sa situation et cherche dans l'imaginaire à prolonger ce qu'elle a perdu. Grand merci à M. Amalric qui nous donne à voir un film sensible, subtil, envoutant et qui ne donne pas dans la facilité du "je vais tout vous expliquer" de certains cinéastes. Envoutante aussi Vicky Krieps toute en intériorité comme elle l'était déjà dans l'amirable Phantom Thread. Un film à voir sauf si l'on n'aime la narration linéaire, le clinquant, le démonstratif et le rationnel à tout crin, se privant ainsi du délice de la beauté étrange de l'imaginaire.
**** attention spoiler **** Ça vaut peut être le coup de savoir des le début que c'est l'histoire d'un deuil impossible et d'une attente. Le film qui peut paraître décousu prend alors tout son sens. Plein de tristesse joyeuse et de poésie. Émouvant et magnifique interprétation de Vicky Kriebs. Et de jeunes pianistes bluffantes de virtuosité.
Ennuyeux, incompréhensible, sans émotion c'est un fiasco. Pourtant l'idée est originale mais la mise en scène et la direction des acteurs ne sont pas à la hauteur.
déjà il faut comprendre l'histoire qui n'est pas évidente c'est une femme qui perd son mari et ses 2 enfants dans un accident de montagne après le drame , elle part dans un road movie en voiture pour reprendre le dessus et dans son périple se mélange le va et vient de sa mémoire et sa vie réelle actuelle c'est filmé avec talent tous les acteurs sont bons et crédibles ma note 4/5 et je n'ai pas regretté les 5 € du billet
Plus je vois des films scénarisés ou réalisés par Amalric, moins j'apprécie l'artiste intello, et je crois, l'homme. Dommage car j'adorais l'acteur. Revenir à davantage de simplicité, d'action, et de vérité, lui ferait du bien. Une nouvelle fois, il nous présente film inutilement confus, souvent poseur et trop maniéré, incohérent pendant longtemps, prétentieux par sa construction alambiquée, et surtout : ennuyeux à mourir. Dommage pour l'excellente actrice principale. Un énième 'film d'auteur' monté pour parler à un public de critiques blasés et/ou intellos à Cannes, il semble que même ceux ci ne se soient pas laissés flatter: il est reparti bredouille.