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Patjob
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3,5
Publiée le 31 juillet 2022
C’est souvent sur une idée géniale que Woody Allen a construit ses films. C’est, une fois de plus, le cas ici : le personnage principal, un nouveau double du réalisateur, projette ses rêves, ses peurs, ses problèmes et ses fantasmes dans des scènes célèbres de grands classiques du cinéma, mises à sa « sauce ». Ce personnage, Mort Rifkin, arrive à Saint Sébastien pour le festival de cinéma qui s’y déroule ; mais son festival à lui sera constitué de ses films intérieurs. Cet aspect confère au film un aspect ludique, où le cinéphile prend plaisir à reconnaître les classiques en question, et à voir la manière dont ils ont été revisités. Mais la réalisation n’est pas à la hauteur de l’idée, et l’autre aspect du film, la comédie sentimentale, est moins intéressant, avec un scénario banal, et des situations plutôt réchauffées. Globalement le film manque de rythme et de tonus. Allen détient toutefois une recette : celle de créer de la mélancolie. Il y parvient en fin de film, quand c’est la fin du festival officiel, la fin du séjour et des illusions de Mort Rifkin, peut-être la fin du cinéma que le réalisateur admire, peut-être la fin de son propre cinéma. Et c’est quand même émouvant de voir un intellectuel cartésien vieillissant, ne considérant que les questions « fondamentales et sérieuses », ressentir le bonheur de vivre à l’occasion d’une simple escapade amicale en compagnie d’une jeune femme qui fait renaître en lui un sentiment amoureux.
N'en déplaise à de nombreuses personnes j'aime les films de WA. Celui-ci n'est pas le meilleur. Il lui manque un petit quelque chose que je ne saurais définir. Et pourtant le travail est propre et les clins d'œil cinématographiques plaisants. Trop sage peut-être.
Il y a 3 bijoux dans le dernier film de Woody Allen. D'abord le film, ensuite la belle ville de San Sebastian au Pays Basque espagnol et son amour du cinéma européen du temps de la Nouvelle vague. L'histoire du film est sans prétention, c'est du pur Woody Allen mais au sommet de son humour et de sa vision du couple et de la galerie de personnages : le couple Mort et Sue qui par usure se tourne elle pour un metteur en scène français prétentieux et lui pour une jeune femme pleine de fraîcheur. Les 3 relations sont pleines d'humour et donnent lieu à des scènes très cocasses. Le film se déroulant pendant le festival de cinéma de San Sebastian, Woody Allen par des rêves de son personnage Mort en profite pour revisiter le cinéma européen et particulièrement la Nouvelle vague et on sent tout son amour pour Fellini, Truffaut, Lelouche, Godard, Bergman, Visconti et Bunuel. Tous ceux là valent pour lui son Maître à penser Orson Welles apparaissant lui aussi dans les rêves à travers le célèbre Rosebud. Bref, on se régale pendant une heure et demi dans ce qui sera probablement un des derniers Woody Allen.
Lorsque Woody Allen a annoncer la réalisation de «Rifkin’s Festival», je me disais que ce serai compliquer pour le cinéaste new yorkais de rebondir après le coût d’éclat revigorant que fut «Un Jour de Pluie à New York» et avant lui «Wonder Wheel». Comme ça l’air de rien, j’espérais que ce 50ème long-métrage renoue avec une certaine verve tout en offrant quelques choses de plus contemporain, audacieux etc...Il n’en est malheureusement pas le cas. Le souci, ce ne sont pas les acteurs qui dans l’ensemble sont tous très bon, même si Gena Gherson qui tire son épingle du jeu face à tous. Le soucis n'est pas les dialogues toujours ciselés de Woody Allen, qui cela sent un peu le réchauffer et est moins mémorable et tape à l’œil, ce n’est pas le travail sur la photographie de Vittorio Storaro toujours magnifique... Les problèmes de ce film, c’est l’intrigue qui est archi-classique et ne sort guerre du lot quand on connaît le travail du réalisateur, ce sont les personnages qui ne sont plus que des caricatures d’eux-mêmes, et c’est Allen qui cabotine. Avec «Rifkin’s Festival» : Woody Allen ne propose rien de nouveau et original. C’est un film bateau, sympa si c’est le premier film que l’on regarde du réalisateur, mais pour les amateurs, on reste forcément sur sa faim et on est déçu. Au final, c’est un film assez mineur. Woody Allen ne peut pas terminer sa carrière sur un navet de la sorte, alors on espère que le suivant sera mieux à défaut d’être un chef d’œuvre.
L'intrigue de Rifkin's Festival n'a pas vraiment d'intérêt, et malgré les 1h30 ça semble interminable. De plus j'ai du mal à trouver crédible le personnage principal, il y a un décalage avec les personnages féminins bien plus jeunes et séduisantes...
Un bon Woody Allen, dommage qu'il ne joue pas dedans ! Un film qui donne envie de revoir les films de la nouvelle vague en plus et d'aller à San Sebastian. Bons acteurs, seul Louis Garrel m'a un peu déçu, mais c'est peut etre volontaire. Christoph Walz excellent dans son role de La Mort et ses conseils pour ne pas le revoir trop tôt, Sergi Lopez en peintre déjanté parfait. Seul le prénom du héros "Mort" est un peu gênant pour les français... J'ai passé un bon moment comme dans les derniers WA.
On le sait depuis longtemps, les films de l’immense Woody Allen sont à classer en deux catégories : les chefs d’œuvre et les films mineurs. Celui-ci fait partie de la seconde, mais quand il s’agit de Woody, « mineur » signifie encore très au dessus de la moyenne. Un couple d'Américains se rend au Festival du Film de Saint-Sébastien et tombe sous le charme de l'événement, de l'Espagne et de la magie qui émane des films. L'épouse a une liaison avec un brillant réalisateur français tandis que son mari tombe amoureux d’une belle Espagnole. 90 minutes délicieuses pour comédie romantique comme on en fait peu. Si vous n’aimez pas ça, n’en dégoûtez pas les autres. Moi, j’adore. Pour son 50ème film, Maître Woody revient vers l’Europe, l’Espagne plus précisément dù el n’était pas revenu depuis 2008 pour Vicky Cristina Barcelona. Si l’histoire est légère comme une plume, les dialogues sont comme toujours ciselés et San-Sebastian offre un cadre idyllique à ce marivaudage haut de gamme. La mélancolie reste le maître-mot de ce moment de grâce sublimé par l’image de Vittorio Storaro. Les moments virtuoses restent les rêves en noir et blanc du héros, autant d’hommages au cinéma classique en pastichant, Welles, Fellini, Bergman, Godard, Lelouch, Bunuel… Pour le reste – voix off, héros hypocondriaque, dialogues vachards, bande-son jazzy – on est bien chez Woody Allen, entre rêve et réalité, tout en nostalgie, dans ses sentiers battus et rebattus… Mais qu’est-ce que vous voulez, j’aime ça. Wallace Shawn, qui est avant tout un acteur de séries télé, hante les plateaux de cinéma depuis 1979 et un certain Manhattan… de Woody Allen. Les deux femmes, Elena Anaya et Gina Gershon, sont à croquer. Louis Garrel, Christoph Waltz, Sergi Lopez, complètent la distribution masculine. Tout ce petit monde prend visiblement un plaisir coupable à cabotiner avec légèreté dans le petit monde de Woody. Certains regretteront qu’il ne se renouvèle pas. Mais à 86 ans, chaque film ressemble à une page de testament. Sans surprise certes, mais comme un mets de roi, toujours délicieux.
Avec Rifkin’s Festival, à 86 ans, Woody Allen sort son 50ème film. Autant le dire d’emblée, il serait regrettable que celui-ci soit son film testamentaire car s’il se regarde sans déplaisir, il reprend ici tout ce que l’on sait déjà du cinéaste et n’apporte pas de singulière plus-value.
Rifkin’s festival est souvent très bavard. C’est un Woody Allen nous direz-vous. Ce qui donc ne pose pas de problème d’habitude, tant les dialogues sont véritablement pensés, et avec une finesse du trait archétypale et qui se veut anthropologique notamment évidemment des relations amoureuses, variation favorite du cinéaste. Sauf qu’en l’espèce, dans Rifkin’s Festival, ce qui est embêtant est le caractère hautement rébarbatif du bavardage en question, qui à force devient pénible. On a bien compris que Mort Rifkin (Wallace Shawn) se sentait perdu, désabusé, écœuré de la médiocrité humaine, que le temps arrêté du festival du film de San Sebastien allait mettre en exergue.
C’est un peu à l’image des scènes en noirs et blancs, incarnés par les rêveries hallucinatoires de Rifkin. En terme de mise en scène, l’idée est amusante, c’est ingénieux et clairement créatif. Sauf qu’au-delà du formel, l’objectif premier n’est sans doute pas atteint, car le récit ne décolle jamais dans ces moments, alors qu’on s’attend à du verre brisé et à « La porte de mon cœur grondera, sautera car la poudre et la foudre, c’est fait pour que les rats envahissent le monde. » (Tu verras, 1978 Claude Nougaro) et en fait on reste au quai des sempiternelles turpitudes de Rifkin et de son créateur. Ça cause, c’est marrant, mais il ne se passe pas grand-chose, même dans l’immobilité. On effleure par moment la tension et l’électricité d’un Vicky Cristina Barcelona (2008) du même auteur, qui laissait là s’exprimer des émotions qui se fêlaient, mais comme au final, cette atmosphère sensuelle et joueuse n’est qu’ébauchée, on est même un peu frustré, et on se dit que Woody Allen, un brin paresseux sur ce coup-là avec un vaudeville jazzy pépère, se repose sur son évident talent.
Et qu’il en est pourvu, car là où Rifkin’s festival devient bien plus captivant, est quand Woody Allen, autobiographique dans les interrogations que porte pour lui Rifkin, questionne le sens de la vie, les non choix, ceux qui n’en sont pas, et le ballet perpétuel du non-dit, alors que nous ne sommes que de passage.
Au final, Rifkin’s Festival, s’il tourne parfois un peu trop sur lui-même, et flirte avec une caricature par moment édifiante, arrive parfois quand même à décoller et nous sert une variation pas inutile sur les turpitudes existentielles, et le moment de cinéma, dans la veine très classique de son auteur, est donc au final somme toute appréciable.
Nouvelle variation sur les mêmes thèmes chers à Woody Allen : le couple, le sens de la vie, la mort. S'il n'y a rien de nouveau sous le soleil de San Sebastian, on passe malgré un moment très plaisant. Car même s'il n'est pas plus surprenant que ça au niveau du scénario, ça reste du Woody, et c'est un niveau au dessus de tellement de comédies actuelles. C'est comme ça : à l'instar d'un Spielberg ou d'un Tarantino, des films moins bons de ces réal restent de grands films. Ici , on est en terrain connu , et on ne boude pas notre plaisir (il faut dire que le film se faisait attendre après moult reports ...) devant les dialogues toujours efficaces , les aphorismes lâchés ici et là, le point de vue cynique et désabusé délivré à travers le perso de Mort , alter-égo habituel du réalisateur. Un film qui apport une pierre a l'édifice de la filmo du génie new-yorkais, avec une touche audacieuse lui permettant de rendre hommage à ces maîtres cinéastes européens. D'ailleurs la reprise de la scène de Bergman et sa partie d'échec sur la plage avec la Mort incarnée par Christop Waltz conclut le film de très belle manière.
un Woody Allen mineur mais avec de beaux hommages à Citizen Kane, à bout de souffle, Jules et Jim, un homme et une femme, Persona, le 7eme sceau, et d'autres que je n'ai pas su identifier.
Nous sommes allés voir le film dans de bonnes dispositions, nous attendant à trouver une histoire amusante et divertissante, et pensant que, certes, le cinéaste est probablement une personne problématique, mais que ses films étaient probablement bons. Après une demi-heure environ, nous nous sommes regardés choqués par une succession de scènes malfaisantes d'apologie du harcèlement, d'objectification du corps des femmes, et de conversations entre vieux hommes libidineux élaborant des stratagèmes de capture de proies. J'exagère à peine. Bref, nous avons quitté la salle, fuyez.
j ai beaucoup aime ce woody allen ; certes on y retrouve ses themes habituels mais le decor de san sebastien , le jeu des acteurs , et en particulier wallace shawn que je ne cvonnaissais pas , fait qu on se laisse embarquer dans un moment plein d humour et de derision sur les choses de la vie et toujours ce petit fond musical jazzy !!!
Pas de grande surprise pour un Woody Allen, avec des allusions a de geads films reconnus. Mention speciale a Louis Garrel hillarrant en cineaste francais imbu de lui lui-même.
Mon dieu qu'ils sont vieux ! le couple a carrément 30 et 40 ans de trop. Woody Allen a la décence de ne plus apparaitre dans ses films, mais si c'est pour y mettre un acteur aussi vieux, ça ne vaut pas le coup, d'autant que l'acteur est "difficile à regarder" (politiquement correct). A 78 ans, il ne sait toujours pas ce qu'il veut faire de sa vie, vers quoi s'orienter ; 78 ans, c'est une blague ?? Quelle erreur de casting !
Il faudrait renoncer à faire une critique sur un film de Woody Allen tant les choses sont désormais établies: il y a les pour et il y a les contre! Je fais partie des "pour", autant le dire tout de suite. Comme ces amis que l'on revoit de temps à autre, qu'on trouve tantôt géniaux, tantôt pénibles mais qui restent des amis, souvent en souvenir du passé. Tels sont désormais les films de Woody Allen. Celui-ci n'est pas un chef d'oeuvre, c'est certain. Mais il y a l'humour, l'amour du réalisateur pour le cinéma. Ses amours cinématographiques (Bergman, Fellini, Truffaut, etc.) sont les mêmes que moi et, sans doute, que toute une génération de cinéphiles. Aussi, comment pourrais-je mépriser ces hommages, ces déclarations d'amour à des gens que j'ai idolâtrés? Le choix de Wallace Shawn pour le rôle principal n'est pas une bonne idée. Je l'ai trouvé faible, grimaçant, caricatural, sorte de double un peu raté du réalisateur. Un peu raté parce que sans séduction aucune alors que Woody, quand il joue dans ses films, même s'il peut crisper par son incroyable égocentrisme conserve toujours ce pouvoir de séduire par ses mimiques et ses attitudes. Wallace Shawn, traité d"'homoncule" dans Annie Hall (sauf erreur de ma part!,) est ici trop insignifiant pour entrainer l'adhésion. En revanche, les femmes sont parfaites, à commencer par Gina Gershon, dont, au fond, avec un mari pareil, on comprend qu'elle se laisse séduire par Louis Garrel. Pour le reste, beaucoup de blablas, des avis sur tel ou tel metteur en scène, une description peu amène sur un festival de cinéma et sa faune. Et puis, quand même, une visite d'un San Sebastian stupéfiant de beauté. Je connais cette ville que j'avais trouvée plutôt jolie. Mais là, la photo est simplement éblouissante et donne envie d'y retourner.