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Un visiteur
2,5
Publiée le 5 mai 2009
Le film que je n'aurais jamais regardé si on ne m'avait pas prêté le dvd sans me demander mon avis. Mais je l'ai regardé sans broncher et avec intérêt. The Wall, c'est l'OVNI du siècle. Un film tout en poésie dramatique, bourré d'images métaphoriques et d'intensité dramatique. Impossible de le décrire assez bien pour vous donner une idée de ce à quoi ça ressemble. En tout cas ce film est réservé à un public averti, et ce n'est certainement pas de simples amateurs de cinéma qui arriveront à l'apprécier. Au rayon qualités : une certaine profondeur dans le propos, alliée au triste exposé de la descente aux enfers d'un homme, sur fond de critique, et une patte graphique réussie dans son genre. Au rayon "défauts" : le côté très déstructuré du film (faut suivre!), un film qui paraitrait limite abstrait pour le spectateur qui ne serait pas plongé dedans. De plus le côté très glauque n'arrange rien. En résumé, Pink Floyd - The Wall c'est une FORME plus que déroutante au service d'un excellent FOND. Un film à ne pas forcément recommander, sauf pour les fans. (La moyenne de 4 étoiles n'est pas là pour rien!). Une sorte d'avis à double tranchant en ce qui me concerne. Mon opinion n'est donc pas objective, ce qui ne m'empêche pas de l'exprimer. PS : le peu que je connais Pink Floyd j'aime bien, en tout cas ça a de la personnalité (retranscrite dans le film).
Jamais vu ça. Pour ne pas trop s'étendre, on va dire qu'on a là un clip de 1h35 avec une bande son 100% pink floyd, avec une richesse de messages digne des plus grands chefs d'oeuvres (j'ai pensé notamment au clip "do the evolution" (de pearl jam) pendant le film). Des centaines de symboles, une bande son qui déchire, des acteurs admirablement dirigés et jouant superbement... Alan Parker est décidément un grand monsieur. Un ofni tout simplement indispensable à toute personne aimant le cinéma. Un jusqu'auboutisme pareil, ça ne se voit pas toutes les décennies.
Un film culte,que dire de plus. Difficile de traduire la réussite de ce chef d'oeuvres par des mots tant cela devient inutile. Ce film est un chef d'oeuvres sombre,depressif,mené d'une main de maitre par la prestation epoustouflante de Bob Geldorf,et la musique des Floyd. Un film qui restera à jamais graver dans mon esprit.
Un énorme trip sur fond de Pink Floyd filmé par Alan Parker avec des séquences animés complètement bluffantes, j'achète les yeux fermés. Presque 30 ans plus tard, le film n'a pas vieilli. Voilà ce que donne la conjugaison de deux talents au sommet de leur art, un film impérissable. On n'y touche pas !!
"Pink Floyd the Wall", un nom mythique pour un groupe mythique, un nom qui fait rêver, et pourtant... C'est un film sortant des schémas conventionnels surtout : sans dialogues véritables, tout se raconte à travers la musique des Floyd et des paroles hautement significatives de Waters, le tout s'harmonisant vraiment bien. En plus de cela les animations s'intègrent parfaitement à la narration, porteuses de sens, elles nous plongent un peu plus dans le cauchemare éveillé que vit Pink le héros, dans le chaos de son esprit toujours emprisonné par ce mur qu'il s'est construit autour de ses sentiment. Là où ça se gâte, c'est l'effet un peu trop surrenchère d'effets spéciaux, de plans rapprochés, bref de stylisation. En outre le défaut majeure que je ne cesse de reprocher à cet album titanesque des Floyd et que l'on retrouve dans le film est bien sûr sa lourdeur, qui le rend étouffant, presque indigeste : nulle place au moindre soupçon d'humour, de légèreté. Bien sûr Waters n'a pas écrit The Wall dans cet esprit là, exorcisant tous les boulets qu'il se traînait au pied depuis l'enfance, on y voit successivement la mort de son père, la présence étouffante de sa mère, le poids du succès et même une référence à la folie ou du moins à la dépression de Syd Barrett, leader original d groupe qui tout comme Pink s'était rasé la tête et les sourcils. Alors trop impliqués dans son projet au point d'harasser son propre public ? "Pink Floyd The Wall" serait plutôt un film à voir par petites séquences, tout comme l'album et non pas d'un coup au risque de le trouver trop long. A noter également que l'acteur jouant Pink manque furieusement de charisme. Bref, beaucoup d'idées et de moments de grâce, mais aussi beaucoup de lourdeur et de maladresse, mais les Floyd resteront toujours les Floyd, avant-guardistes et créateurs de génie, une nouvelle brique les élevant une fois de plus au-dessus des autres
Voilà ! J'ai enfin vu le film que depuis un an je voulais découvrir. Pink Floyd-The Wall est pour moi, en tant que fan des Pink Floyd, un pur bonheur, une réussite incontestable de Alan Parker (Midnight Express; Mississippi Burning). Presqu'aucun dialogue, ce film illustre chacune des chansons du groupe de rock de l'album "The Wall" dans un opéra visuel imcomparable, une poésie pleine de noirceur où Pink, personnage au passé troublé et devenu rock star, commence sa descente aux enfers en sombrant dans son esprit tourmenté et un monde irréel et cruel via une dépendance aux drogues dures. Tout ce qu'on pouvait attendre de ce film y est. Un des films les plus stylés, les plus rocks, les plus noirs, les plus esthétiques, les plus poétiques que j'ai pu voir pour le moment. Un grand chef d'oeuvre.
Le monde vu par Pink Floyd et par ses proches est bien différent. Traumatisé par le décès de son père pendant la guerre, il s'insurge contre le système et essaye de combattre tant bien que mal les démons qui l'habitent depuis toujours. Si c'est vrai en tout cas cela fait un peu froid dans le dos. Le film montre avec froideur l'enfance de Pink et avec sarcasmes sa vie d'après.
Vraiment exceptionnel comme film. Alan Parker "adapte" le chef d'oeuvre musical The Wall des Pink Floyd. Sa réalisation est somptueuse. Un choc visuel..... et sonore!
Construit selon un long clip d'une heure et demi, "The Wall" (1982) est un bijou cinématographique dans son genre, une perle rare à d'abord mettre entre les mains des fans de Pink Floyd. La musique domine l'oeuvre, les plages de l'album du même nom y étant retranscrites. Or, on aurait pu craindre un défilé d'images sans rapport avec la musique mais aucunement car il s'agit avant tout d'un drame puissant suivant la destinée d'un homme dont l'enfermement paranoïaque a gagné la conscience, bouleversée par des délires schizophrènes permanents provoqués par une enfance traumatisante. Certains titres comme "Mother", "Another brick in the wall" ou "Confortably numb" sont magnifiquement mis en images et résonnent génialement faisant hérisser nos poils. S'il est vrai que l'oeuvre est emprunte d'un pessimisme redoutablement contagieux (Mieux vaut-il être préparé quant à sa vision) on ne peut qu'admirer le travail splendide d'un cinéaste délivrant un hommage vibrant à l'un des groupes les plus créatifs de l'histoire de la musique. Indispensable.
En 1979 sors ce qui sera l'un des albums les plus réputés de Pink Floyd avec "The Dark Side of the Moon", "The Wall". Trois ans plus tard, le réalisateur de "Midnight Express", Alan Parker, décide de transposer cet album concept en un film supervisé par Roger Waters, alors leader des Pink Floyd. Dénué quasiment de toutes répliques, l'histoire opte pour un traitement original: la musique. C'est au rythme des morceaux de l'album "The Wall" que la vie de Pink, rock star en pleine crise de schyzophrénie, y est racontée, jusqu'à sa lente descente aux enfers. L'utilisation abondante de la musique des Floyd est à la fois un atout comme un point faible. Les adeptes du groupe ressentiront toutes les émotions transmises par le choc des images et le psychédélisme de la musique tandis que les autres s'ennuiront ferme devant ce long clip d'une heure et demi. Néanmoins il serait dommage de passer à côté du message que partage le film qui évoque, comme l'est l'album, les démons de Roger Waters. Vis à vis de l'ambiance, Parker a réussi son coup. La dimension dans laquelle évolue le film est opressante, angoissante, à la fois parallèle d'un monde "live" rempli d'absurdités et d'injustices, et d'un monde "animé" ou la folie, la mysanthropie et le côté psychédélique font surface avec des dessins hallucinatoires. Chose qui perd de son intérêt les 30 dernières minutes ou une fois la crise de Pink ayant atteint son paroxysme, le film s'enlise dans une répétitivité musicale et scénaristique. Dommage car "The Wall" représente un des pamphlets les plus intelligent à propos de la société actuelle qui pousse la plupart des individus à bout, qui perd son rythme et sa force dans sa dernière moitiée.
Dans la lignée de l'autre opera rock phare des seventies tommy,the wall est le temoignage brut d'une epoque revolue,où des projets aussi insensé que celui là pouvait jair de l'imagination debordante de ses inventeurs,où les decideurs étaient encore en phase avec le publique pour qui ils finançaient ses films!
Il n'y avait pas très longtemps que j'avais vu The Wall, et je m'étais ennuyé. Quel sot ! L'album est fantastique et Alan Parker a complètement compris dans quel délire le groupe était parti. Il dépeint la folie en rendant son film fou, créatif à outrance, puisant dans les métaphores visuelles comme on plonge dans les parties animées aux si magnifiques transitions, et le résultat est psychédélique, sans la dose de clichés que le terme revêt, ni les idées préconçues qu'on peut avoir dessus. Ses longs travellings et sa caméra très lente sont comme des aspirateurs à sensations, lesquelles ne sont pas alimentées par grand-chose – un acteur charismatique, des idées qui s'entrecroisent, un peu d'absurde –, mais cela suffit.
Je pense que j'étais passé à côté du film la première fois car c'est une œuvre psychologique qui ne s'en donne pas les airs. Et quand il nous happe, on n'a pas l'impression de réfléchir. Il faut pourtant être alerte pour détecter les allusions parsemant The Wall, et saisir le sens de ses circonvolutions et de ses références historiques. Rien de caché pour autant ; tout est là, comme un livre ouvert sur une langue qu'on comprend dès qu'on le veut bien. Jonglant avec l'oppression, un montage aussi mystérieux qu'énergique, et l'insanité mentale qui se mêle l'air de rien à des critiques du monde riches en parallèles, Parker nous fait rêver sans jamais trahir ni l'âme ni le propos de Pink Floyd. Quoique...
Déceptions : le film est trop court, ne contient pas assez des chansons de l'album, et laisse attendre un climax qu'on a l'impression de toujours avoir senti monter sans jamais le voir vraiment, rendant la fin décevante et presque choquante (un trait symptômatique de Parker à mon sens). Un peu comme s'il y avait un « plafond anti-Parker » qui l'empêchait d'accéder au véritable génie, et de faire des sensations vibrantes parcourant le film quelque chose de supernovique, une frontière bien dommageable qui empêche le talent de générer un chef-d'œuvre. C'est donc un film trop court dont la faiblesse initiale prend des airs de défaut, mais aurait-il suffit qu'il couvre tout l'album pour être un chef-d'œuvre ?
Magistral. L’univers de Pink Floyd est sublimement mis en image par Alan Parker, dans toute sa folie psychédélique et tourmentée. Je ne sais combien de pages il faudrait pour analyser cette œuvre. En tous les cas, The Wall demeure une expérience inoubliable, mais pas accessible à tous.
25 ans après sa sortie, le film garde tout son impact ! Le meilleur film musical, tout simplement ! La transcription d'A. Parker est totalement réussie et l'alliance image et musique constitue un univers terriblement immersif ! Splendide !
Très... "conceptuel" on dira. Un vidéo clip d'1h30. On navigue dans l'esprit torturé de son héros, entre souvenirs et fantasmes. Pour certains ce film est décousu, bordélique, vide; pour moi c'est une "fable psychédélique", faut pas trop chercher à comprendre... Ce qui est sûr c'est que ce film n'est pas à conseiller à tt le monde. Apprécier la musique de Pink Floyd et l'univers étrange de Roger Waters est presque indispensable si on veut l'apprécier à sa juste valeur, autrement on risque juste de se faire beaucoup... chier !