Dans un jardin qu'on dirait éternel
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Véronique P.
Véronique P.

48 abonnés 129 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 mai 2021
Culture, traditions, pudeur à l'antipode de la France. Belle histoire, interprétation & décors magiques.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 30 août 2020
Magnifique. J'ai adoré ce film. Contemplatif mais jamais ennuyeux, parfois très drôle. Les images sont superbes. Jeux d'acteurs remarquables.
Jean C.
Jean C.

7 abonnés 29 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 septembre 2020
trés beau et poétique tythmé par la nature et le calen drier japonais bon film mais un peu trop lent
norman06

425 abonnés 1 823 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 septembre 2020
La première partie peut agacer par la préciosité de son ton et un rituel culinaire que l'on a déjà maintes vu au cinéma, chez Gabriel Axel ou Naomi Kawase par exemple. Et puis le métrage glisse vers davantage d'émotion dans la seconde partie, dès que le scénario bifurque sur les tourments du personnage principal. Au final, ce joli film japonais n'a pas la puissance des chefs-d’œuvre de Ozu ou Naruse mais se laisse voir avec un plaisir certain.
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

176 abonnés 567 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 septembre 2020
Ai vu l'admirable film japonais de Tatsushi Ômori, "Dans un jardin qu'on dirait éternel". Un des plus beaux films sur l'apprentissage. Nous suivons pendant 1h40 au rythme des saisons et pendant un certain nombre d'années Noriko et Michiko deux jeunes femmes de 20 ans qui par refus du mariage arrangé, du monde de l'entreprise et du formatage obligé vont suivre l'enseignement de Maitre Takeda spécialiste de la Cérémonie du Thé. Film qui sait admirablement faire vivre le silence, où les bruits des objets, de la pluie, des pas sont une vraie partition de musique, où la répétition des gestes est une vraie chorégraphie au rythme de la respiration. Quelle leçon de cinéma et de vie que ce long métrage magnifiquement abouti. Noriko s'accoutume à ne pas apprendre avec le cerveau mais laisser le corps s'imprégner, elle constate qu'on peut avoir l'impression de maitriser et tout à coup être dans la brume la plus totale, que la perfection du geste arrive toute seule en son temps et qu'il faut faire confiance à la mémoire corporelle. Le long métrage qui est d'une grande délicatesse et poésie n'est pas dénuée d'humour lors de nombreuses scènes cocasses. Kiki Kirin dans le rôle de Maitre Takeda est absolument magnifique. Cette actrice que l'on a vu régulièrement dans de nombreux films japonais est d'une grande sobriété et la poésie du film lui doit beaucoup. C'était là le dernier rôle d'une actrice qui n'avait que 15 ans de carrière et qui est partie trop tôt. Vivre au rythme des saisons et apprécier chaque geste que l'on fait, arrêter de se poser des questions inutiles et apprendre à respirer pour maitriser son corps, apprendre à l'autre est apprendre sur soi-même : quelles belles leçons de vie et d'humilité. "Dans un jardin qu'on dirait éternel" nous offre un très beau voyage de sérénité et de quiétude en plus d'être un grand film au cadre précis, aux mouvements de caméra rigoureux et à la photographie somptueuse.
Caine78

7 756 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 septembre 2020
Je ne vous cache pas qu'il n'était nullement prévu au programme, ce « Dans un jardin qu'on dirait éternel », vu uniquement pour faire plaisir à une personne en ayant fait sa priorité du maigre programme actuellement dans les salles obscures. Il est difficile pour moi de critiquer un tel film tant celui-ci n'est pas forcément le cinéma que j'aime, devant lequel je ressens du plaisir. Cela écrit, au vu du synopsis pour le moins peu excitant, je dois dire que ce n'était pas si mal. Esthétiquement, d'abord, même si ce n'était vraiment pas ma plus grande crainte : que ce soit le travail sur la lumière, la construction des plans, une photographie du plus bel effet ou cette manière de saisir les décors intérieurs comme extérieurs avec beaucoup de grâce, la réussite s'avère stimulante pour les sens, à l'image d'une bande-originale aussi discrète qu'élégante. Si Tatsushi Omori est donc un technicien de talent, j'avoue être moins convaincu par celui qu'il a pour raconter une histoire. Alors c'est vrai : je me suis beaucoup moins ennuyé que je le craignais, même si ce rythme lent, parfois contemplatif a de quoi lasser quelque peu le spectateur, notamment à travers les multiples démonstrations concernant l'art du thé, certes logiques au vu du propos, mais quand même assez longues et omniprésentes : au moins le réalisateur a t-il eu la bonne idée d'y intégrer un peu d'humour. Je suis encore plus circonspect sur toutes ces citations se voulant « profondes » tenant surtout de la banalité spoiler: (le récurrent « chaque jour est un bon jour » en tête)
, toujours dans une logique « émerveillons-nous de la beauté du monde » certes sympathique mais très limitée, témoignant probablement aussi, à divers niveaux, de l'importante (trop?) différence entre nos deux cultures. Sans doute aurait-il fallu aussi donner plus d'importance aux personnages entourant l'héroïne, puisqu'hormis ses parents, sa cousine et, bien sûr, madame Takeda, peu trouvent réellement leur place dans l'histoire, se contentant souvent de brèves apparitions. Dommage, car si la relation de Noriko avec son enseignante ne m'a pas vraiment touchée, trouvant le comportement de cette dernière trop distant voire légèrement contradictoire, celles avec sa cousine et ses parents ne manquent pas de charme lorsqu'elles apparaissent à l'écran. Reste une sensible réflexion sur le temps, certes un peu bateau, mais suffisamment douce à travers ce joli portrait de femme pour qu'on y adhère un minimum, comme en témoigne les propos de l'héroïne sur spoiler: « La Strada », vu beaucoup trop jeune avant qu'elle ne le redécouvre avec émerveillement
. Qui sait, peut-être moi aussi redécouvrirais-je dans quinze ans ce film délicat avec un regard nouveau, même si je crains que celui-ci reste un peu trop éloigné de mes goûts habituels...
ANDRÉ T.
ANDRÉ T.

94 abonnés 485 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 août 2020
Une merveille…..
Au début du film, quand se déroule sous nos yeux la cérémonie du thé, le temps se déroule à un autre rythme; de quoi prendre peur ?

Mais non, pour ces deux jeunes filles « sceptiques » c’est accepter de rentrer dans un autre monde…..ou pas !

La capacité de vivre au rythme des saisons et de la cérémonie du thé; de faire abstraction des contraintes de la vie quotidienne..(métro, boulot, dodo)
une sorte de « carpe diem » japonais….
poésie, aphorismes, art de la calligraphie, art de vivre; on finit par trouver, là où est l’essentiel…..
Madame Takeda apprend à Nariko, bien davantage que la cérémonie du thé....
Ninideslaux
Ninideslaux

105 abonnés 284 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 septembre 2020
            Pour ceux qui sont fascinés par le Japon, son passé, sa culture, ses traditions, qui se laisseront complètement envoûter, alors que les autres s'ennuieront ferme. Un quart de siècle de la vie d'une jeune femme, au cours duquel il ne se passe rien, que la fuite des saisons.... et la répétition incessante de cérémonies du thé. J'ai assisté déjà à ces cérémonies -la Maison de la Culture du Japon à Paris organise régulièrement des cours de thé- sans vraiment en comprendre la signification. Peut être ais-je un peu progressé, tout en restant encore complètement en surface.
Ces cérémonies sont diverses: la cérémonie du thé d'été n'est pas la même que celle du thé d'hiver, ou encore que celle du thé fort.... Mais chaque geste, chaque position est immuable, suit un rituel qui ne tolère aucun écart dans la position des doigts, aucun millimètre dans le repositionnement des objets -bouilloire, récipient d'eau froide, louche, fouet.... Par exemple, le pliage en trois de la petite serviette est précédé de toute une séquence ritualisée de pliages /dépliages, autrement dit, dès le début, vous vous sentez largué. Pourquoi? Parce que cela doit être comme cela, dit le Maître de thé. Ici le Maître de thé, le Professeur Takeda, est Kiki Kirin, vieille dame aux bandeaux gris que nous avons vue dans tous les films japonais, en particulier ceux de Kore-Eda, et qui vient malheureusement de disparaître.
Au début du film, Noriko (Haru Kuroki) est une adolescente timide, attachée à ses parents, qui ne sait pas trop quoi faire de sa vie et est plutôt mal à l'aise, sauf quand elle se retrouve avec son inséparable amie et cousine Michiko (Mikako Tabe) qui est, elle, extravertie et culottée, et qui a un projet d'existence bien défini: travailler un peu après la fac puis trouver un bon mari, fût-ce au prix d'un mariage arrangé, et avoir des enfants.... Les parents de Noriko suggèrent à leur fille de prendre des cours de thé. Pourquoi pas, dit Michiko ça doit être marrant (!!!) Et ainsi, les deux jeunes filles vont s'engager dans cet apprentissage sans fin, jusqu'à ce que Michiko se marie et change de ville, tandis que Noriko, déçue en amour, déçue professionnellement, persévère, mais ce n'est qu'après la mort de son père, cruellement vécue, qu'elle appréhende enfin dans sa chair le sens du kakemono (d'un des kakemonos, car madame Takeda les change en fonction des jours, des saisons....) "Chaque jour est un bon jour"
Elle comprend que que le bonheur de la vie est d'en appréhender chaque instant comme s'il était unique, le premier ou le dernier, ou encore l'unique parmi mille autres, et que seule la répétition permet cette préhension; elle sera, à son tour, maître de thé. Êtes vous prêts, occidentaux agités, à recevoir cet enseignement?
Parfois très beau, quelquefois drôle -vision irrésistible d'un troupeau de petites dames d'un certain âge, certaines ayant passé une fourrure sur leur kimono d'hiver,trottinant sur leurs socques vers une salle de conférences.... ce film nous ouvre vers une autre culture, très éloignée de la nôtre, mais oh combien fascinante.
Rnbman
Rnbman

107 abonnés 17 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 août 2020
Je ne dirais pas que le film au mauvais mais il faut vraiment s'accrocher. C'est lent, ce n'est pas passionnant...et on s'ennuie beaucoup. Oui, la réalisation est belle mais l'histoire doit suivre aussi autrement c'est vain.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 octobre 2021
« L’eau chaude sonne plus grave, l’eau froide, plus étincelante »
Si cela peut nous éclairer sur les petits plaisirs de la vie. Un peu comme Amélie Poulain.
Si cela peut nous faire prendre conscience du monde. La pleine conscience. C’est à la mode en ce moment.
Mais c’est aussi le récit d’une vocation et d’une vie entière consacrée à la tradition, le toucher délicat, l’immense respect des gestes délicats témoignant d’une douceur d’âme en vérité.
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 septembre 2020
Deux choses m'ont plu dans ce film. La première, c'est la découverte sur un mode quasi-documentaire de la cérémonie du thé. La seconde, c'est le sentiment du temps qui passe, assez bien rendu tout au long de ce long-métrage qui paraît d'ailleurs un peu plus long que ce qu'il est (1h40).

Pour le reste j'avoue avoir été un peu déçu, compte tenu des excellents retours lus ici ou là.

Il m'a semblé que les personnages étaient assez quelconques, les (rares) péripéties très maladroitement amenées (la scène finale avec le père) et les effets de mise en scènes plutôt laids (les gros plans sur la végétation). Je me suis pour ainsi dire ennuyé, et j'ai trouvé que le film me tenait en quelque sorte "à distance", en me proposant une image du Japon un peu trop conforme à ce qu'en attend un spectateur occidental.

Reste cependant un autre aspect intéressant à mentionner, même si je ne suis pas sûr qu'il soit intentionnel : on peut débattre avec soi-même en regardant le film. Je me suis parfois dit que ce que je voyais était une vision morale, voire philosophique (et proprement japonaise), du sentiment d'impermanence, et à d'autres moments que tout ce que le film montrait était aussi le fondement d'un Japon réactionnaire et fasciné par la discipline, qui a généré à la fois les samouraïs et l'adhésion au fascisme.

Mais ceci est sûrement une autre histoire.
Hotinhere

790 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 juillet 2021
L’initiation d’une jeune japonaise à l’art du thé. Une chronique apaisante, sensible, et délicate comme savent le faire les Japonais, mais pas super emballante.
lionelb30

535 abonnés 2 904 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 octobre 2020
Difficile pour le public européen. Très japonais donc avec cette culture ancestrale qui parait désuet mais avec une certaine philosophie de la vie. C'est lent , long mais paradoxalement parfois hypnotisant .
Fabien D
Fabien D

216 abonnés 1 270 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 octobre 2020
Dans un jardin qu'on dirait éternel est un film aussi lent que délicat. Une œuvre subtile sur le passage du temps et le sens de la vie qui vibre au rythme des cérémonies et des apprentissages. Kirin Kiki dans son dernier rôle est superbe de sobriété. Sa sagesse traverse l'écran et la dimension philosophique du film, bien qu'assez simple, fonctionne parfaitement. Alors si on aurait pu, sans doute, raccourcir certaines scènes et développer davantage certains points du scénario, le film est un bel haïku, apaisant et sensible, poétique et lumineux.
chas
chas

38 abonnés 180 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 septembre 2020
Avec ce film, l’art de préparer le thé révèle les secrets d’une sagesse au plus près d’une condition humaine exigeante et bienveillante.
Le moindre geste doit être élégant et à force d’être réfléchi permet à l’âme d’être attentive au monde, aux saisons, à la pluie, aux saveurs, au silence, aux autres.
« Chaque jour est un bon jour ». Un bol pour l’année du chien ne servira que tous les 12 ans.
La maîtresse du thé est l’actrice des « Délices de Tokyo »
http://blog-de-guy.blogspot.com/2016/03/les-delices-de-tokyo-naomi-kawase.html
Tant de simplicité permet d’accéder à la complexité en prenant la mesure du temps.
Délicatesse, méditation, attention, poésie, beauté, bonté, respect, sérénité, répétition.
Le titre dit bien : « qu’on dirait éternel », on voit le jardin par les portes coulissantes à franchir en faisant attention. La nature dicte le récit et les femmes mettent de la grâce dans chaque mouvement. « Oui ».
On en oublie les clameurs du présent et cette œuvre conçue avec l’amour du travail bien fait, en accord avec son sujet, se déguste comme les gâteaux originaux qui se prennent avant la boisson attentivement préparée, accordée aux circonstances.
Les traditions les plus codées permettent à une jeune fille de ce siècle, de surmonter les obstacles en évitant de tomber dans une zénitude niaise, pour devenir maître de sa vie.
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