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Frédéric M.
241 abonnés
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4,0
Publiée le 19 novembre 2022
Film à l'ambiance très singulière, c'est lent mais ça reste convaincant et ça fait réfléchir. Nous ne sommes pas si loin de cette possibilité de robot domestique ménager. Les acteurs sont tous bons.. La photographie est magnifique. Et une très belle bande son. Le film a fait un passage éclair au cinéma, mais il aurait une meilleure campagne de publicité. Pour les amoureux de westword, un film à découvrir..
After Yang est ce genre de film difficile à appréhender. C'est comme mettre en pause un moment pour réfléchir. Réfléchir à la vie, au sens de la famille, au deuil, à l'existence, aux façons de voir les choses, de penser. L'intrigue repose là-dessus : si on pouvait voir à travers le regard d'un proche, entrevoir ce qu'il pense, ressent, une autre perspective qui donne du recul sur tout. La mise en scène n'est pas spectaculaire, pas mal de plans fixes, mais les images sont belles, les voix des acteurs sont douces et mélancoliques. C'est un film très posé, dans la réflexion. Je pense que pour rentrer dedans, il faut aussi rentrer en vous, mêler le film à vos expériences de vie liées aux thèmes abordés. Si vous vous laissez porter comme moi, vous en ressortirez calme et apaisé. Mais si vous chercher du divertissement sans connexion avec vous, il va vous paraître interminable ! Bref, un voyage intérieur sur écran, un cauchemar statique pour les réfractaires.
Une expérience sensorielle d'une zenitude et d'une beauté folles. Il faut accepter de se laisser happer, de suivre son rythme indolent, le film est magnifié par le travail sur le son et les images. Colin Farrell est beau, sobre et bon. Avec "After Yang" A24 offre encore une proposition originale, cette fois sans violence, mais au contraire, par une réflexion d'une douceur absolue sur le deuil, la conscience des machines. Comme un poème qui se situerait dans un futur serein, empruntant beaucoup à la culture coréenne.
Cette zénitude cotonneuse qui enveloppe le récit, d'abord curieusement assortie au genre SF d'anticipation, finit un peu par lasser en contaminant l'ensemble d'une mollesse neurasthénique. Mais le sujet - qui tend à dénoncer une déshumanisation des humains et de leurs rapports, au profit de robots qui retiendraient des informations et développeraient des intentions, des sentiments, à l'insu de leurs propriétaires - fascinant et inépuisable, permet de se laisser embarquer dans ce rythme languissant qui tantôt participe de la fascination exercée, tantôt agace et empêche l'adhésion. Dans l'ensemble, que l'on soit réceptif ou non, le film manque cruellement d'efficacité, se révèle un peu trop poseur, se complait dans son atmosphère ouatée et néglige ses enjeux. Mais le geste mérite d'être salué!
Le seul intérêt du film est son générique d'introduction plutôt pas mal artistiquement parlant. Pour le reste on a droit à 90 minutes qui semblent interminables. C'est long, lent, chiant, pseudo-intellectuel.. Absolument aucun intérêt
Un film sur le deuil d'une certaine élégance formelle mais d'une vacuité abyssale et d'un ennui profond. Certes, on est content de retrouver Colin Farrell mais on le préfère dans des rôles plus habités et moins sophistiqués.
Qui est le film ? Deuxième long métrage de Kogonada après Columbus (2017), After Yang (2021) confirme l’intérêt du réalisateur pour une mise en scène contemplative où l’espace et le temps deviennent des matières dramatiques à part entière. Sur le papier, le film est une œuvre de science-fiction domestique : dans un futur proche, une famille tente de réparer Yang, un androïde « grand frère » conçu pour accompagner leur fille adoptive. Mais derrière la promesse de la réparation se dessine un récit beaucoup plus vaste sur la mémoire, la perte et ce qui fait qu’une vie, humaine ou non.
Que cherche-t-il à dire ? Kogonada ne se contente pas d’interroger l’IA comme outil narratif. Il déplace la question vers un terrain intime : comment nos souvenirs, nos identités culturelles et nos relations survivent-ils à l’absence ? Yang devient le réceptacle d’une mémoire partagée, et sa panne contraint la famille à revisiter ce qu’il représentait — un lien, un médiateur culturel, un témoin silencieux des moments insignifiants qui, rétrospectivement, sont ceux qui comptent.
Par quels moyens ? Plans fixes, lumière douce filtrée, temporalité étirée : chaque image ressemble à une photographie que l’on aurait peur d’abîmer. Cette esthétique ne se contente pas de séduire l’œil : elle matérialise la fragilité des souvenirs, leur tendance à se recomposer avec le temps. En regardant ces plans, on a l’impression de consulter un album familial.
Yang ne vit pas par programmation, mais par accumulation de liens. Il a appris à ressentir — ou à simuler le ressenti par immersion dans la vie familiale. Ce positionnement brouille la frontière entre mémoire biologique et mémoire technique, au point que l’on se demande si ses souvenirs valent moins que ceux des humains.
La fille adoptive est d’origine chinoise, et c’est Yang qui lui transmet la langue et les traditions. Ce choix scénaristique questionne la médiation culturelle : qu’est-ce qu’une culture apprise par un artefact ? Peut-elle exister sans contact organique avec un groupe vivant ? Kogonada en fait une interrogation douce, jamais didactique.
Quand la famille accède aux enregistrements de Yang, elle découvre non pas des moments spectaculaires, mais des gestes infimes : une lumière du matin, un rire dans la cuisine. Le film fait de ces détails le véritable matériau de la mémoire affective, en opposition au spectaculaire que la science-fiction privilégie souvent.
La quête initiale, réparer Yang, se dissout progressivement. Ce qui importe n’est pas de le « sauver » mais d’assimiler ce qu’il laisse derrière lui.
Où me situer ? Ce que j’admire, c’est la cohérence entre la forme et le fond : le rythme lent, l’attention aux détails, la douceur visuelle ne sont pas de simples choix esthétiques, mais une façon de nous placer dans le même état méditatif que les personnages. Si réserve il y a, elle tient à un certain hermétisme émotionnel : cette pudeur, si elle rend le film élégant, peut aussi laisser une distance avec le spectateur.
Quelle lecture en tirer ? After Yang n’est pas une fable sur la technologie, mais sur la mémoire comme prolongement de l’être. Kogonada montre que ce qui nous définit n’est pas notre matière mais les liens que nous tissons et les traces que nous laissons. En filigrane, il interroge la transmission culturelle, la valeur des souvenirs et notre rapport à la perte.
After Yang est un film d’une poésie rare, d’une délicatesse presque irréelle. Kogonada y explore avec une infinie douceur des thèmes vertigineux : le sens de l’existence, la conscience, ce qui définit profondément l’être humain, notre rapport au temps, à la mémoire, à la nature et à la perte. Mais jamais le film ne cherche à asséner ses réflexions. Il les dépose par petites touches, avec une grâce silencieuse, comme des nuages de lait se diffusant lentement dans une tasse de thé.
Chaque image semble respirer la contemplation. Le temps s’étire, les silences parlent, les regards portent davantage que les mots. Et derrière cette apparente simplicité se cache une méditation bouleversante sur la vie et sur ce qui demeure après la disparition d’un être cher. Le film questionne aussi l’après, la trace que nous laissons, les souvenirs qui continuent de vivre en nous, et cette frontière trouble entre l’humain et ce qui ne l’est pas.
Rarement un film de science-fiction m’aura touché avec une telle humanité. After Yang ne cherche pas le spectaculaire : il cherche l’émotion juste, la beauté discrète, l’écho intime. Et il y parvient magnifiquement. Un film profondément apaisant, mélancolique et lumineux, qui entre en résonance avec nos propres questionnements existentiels et continue d’habiter longtemps après le générique final.
Je ne suis pas étonné que les avis sur After Yang soient un peu mitigé car le film a un ton très calme, nostalgique et qui part dans des séquences qui partent plus vers le rêve ou les souvenirs, ce qui cassent très souvent le rythme de l’intrigue. Mais personnellement j’ai quand même réussi à apprécier, car les sentiments de l’androïde, sa recherche d’identité et le fait que son père découvre une facette de sa vie qu’après sa mort, ça rajoute une dose de poésie à un film qui est déjà très beau de par ses visuels et son ton « rêveur ». Non franchement un beau film ! Je recommande !
Même les réflexions en filigrane qui auraient pû être développées sur l'identité, la famille et l'éducation, le deuil, la mémoire, le rôle les robots et l'attachement que leur montre les humains dans les sociétés futuristes sont anéanties par un rythme lent, des dialogues murmurés, feutrés, une lumière constamment tamisée et le manque de dynamisme. On s'ennuie ferme, très ferme. J'adore Colin Farrel, j'ai failli m'endormir puis j'ai failli partir.
De très bonnes idées largement sous-exploitées, c’est dommage. Reste une belle photographie. Le plus : Idéal (en ces moments de canicule pénible) pour dormir profondément pendant une bonne heure et demie dans une salle bien climatisée, tranquille et parsemée.
Je m'attendais à mieux, en tout cas différent : la magie n'a pas totalement opéré. J'imaginais autre chose, plus SF, peut-être plus rythmé , même si je n'espérais pas un film d'action. J'hésite entre être très critique ou plus nuancée. Une trop grande multitude de thèmes abordés et donc pas forcément très aboutis . Des questionnements éthiques .... la notion de ce qu'est l'Homme ? Qu'est ce qui rend une existence plus importante qu'une autre ? Des humains peu démonstratifs qui semblent robotisés dans leur vie : pas d'émotions exprimées, pas de réelle tendresse. Le techno sapien aurait il plus de sentiments, bref serait plus humain que sa famille-employeuse. Les robots ont des souvenirs, une destinée, une âme, qui sont ils au fond ? Nos miroirs ? Nos espérances ? Il y a aussi l'histoire du deuil , de la perte d'un être, humain ou non. La place des parents ou de leurs substituts, nécessaires et nuisibles. L'interculturalité, la transmission, l'idée de son appartenance, quelles origines, quelles racines.... Beaucoup trop de questions et pour quelle finalité ? C'est brouillon et l' aspect philosophique / métaphysique reste flou , du coup le film m'a paru prétentieux. Ou alors je n'ai rien compris ... c'est encore possible ! Je finis sur du positif car en fait je ne peux pas totalement détester cette oeuvre. Visuellement épurée, esthétiquement réussie, poétique et mélancolique. Ce rythme zen, lenteur continuelle, reposante... trop ! aurais je fermé les yeux un instant pour rêvasser ? Quelques jolis moments, en particulier quand Yang illustre la généalogie à "sa petite sœur" dans un jardin. Un beau film harmonieux un peu crâneur...
La mise en scène est soignée et le récit original, doux et joli mais c'est un peu trop lent et il est dommage d'être tout du long du point de vue du père de famille.
Un robot familial tombe en panne ... ce qui fait de la peine, surtout à la petite fille adoptive. C est le scénario. Passe alors tout un processus pour savoir comment gérer cet événement, c est assez lent et l occasion d en faire un peu de philosophie autours, ça tue le rythme, ça en devient ennuyeux... au final ce qui aurait pu être une bonne idée voire un bon film avec sa distribution nous donne un résultat fatiguant... décevant.