After Yang
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Dois-Je Le voir ?

411 abonnés 1 862 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 juillet 2022
C’est une réalisation de Kogonada qui adapte la nouvelle Saying Goodbye to Yang d'Alexander Weinstein. After Yang a été présenté dans la sélection Un Certain regard du Festival de Cannes 2021.

Des affiches soigneusement travaillées, un casting avec Collin Farrell, et surtout une ambiance qui fait mouche, sont les pierres angulaires qui attirent pour voir After Yang. Il faut dire que le contexte futuriste est une pure réussite. Tout est bien pensé sans pour autant apporter de la lourdeur dans l'intrigue. On se fond parfaitement dans l'histoire produite par la réputée société A24 Films.

La première chose qui vient en tête est la beauté de la réalisation. Du début à la fin, c'est sublime. Que ce soit la photographie ou le montage, chaque détail est pensé. Il y a un véritable travail pour offrir une expérience permettant de s'élever. À ce niveau-là, c'est donc un total régal. Cela va grandement faciliter la tâche dans l'exploitation des différentes thématiques. Elles sont nombreuses à être amenées et surtout profondes. À travers les différentes situations vont être abordés le sens de la vie, de la mort, la force de l'amour, les liens de parenté, d'où l'on vient, où l’on va... Le panorama des pensées va donc être large.

On pourrait même dire qu’il y en trop tant elles sont vastes. After Yang nécessite plusieurs visionnages pour être bien digéré. De plus, certains passages ne sont pas des plus faciles à aborder. On pense notamment à la scène où Yang échange avec Jake autour du thé. Cela fait penser au passage de la tarte dans A Ghost Story, qui pour la petite anecdote était distribué déjà par A24 Films. Un moment long et fort de sens, mais qui par sa lenteur peut en rejeter plus d'un. Nous n’étions pas loin du chef-d'œuvre quand on considère le nombre d'éléments brillants, mais il aurait juste fallu les doser plus justement.

Surtout que le casting est génial. Colin Farrell donne beaucoup de profondeur à son personnage et l'interprète parfaitement. Il veut instaurer toute une remise en cause d'un système préétabli. Les autres acteurs vont apporter leur touche dans le cheminement intellectuel. Jodie Turner-Smith et Malea Emma Tjandrawidjaja sont géniales. On remarque aussi l'excellente performance de Justin H. Min dans la peau du robot. Une satisfaction après s’être révélé dans la série Umbrella Academy. L’androïde va être au sein de toutes les intrigues et permet le développement de beaucoup de réflexions.
FaRem

10 571 abonnés 11 464 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 juin 2022
"After Yang" se déroule dans un avenir proche à l'ère des "techno-sapiens", des androïdes faisant partie intégrante de la famille. Ici, il n'est pas question d'un robot qui aiderait à faire les tâches ménagères, mais bien d'un membre de la famille. Lorsque Yang cesse de fonctionner, c'est toute la famille qui touchée, de la petite de Mika, qui perd son grand-frère et mentor, à Jake, le père qui se démène pour le réparer. Avec son nouveau film, Kogonada aborde des thèmes assez communs comme le deuil ou la famille lorsqu'il est question de l'équilibre familial ou de culture et d'héritage concernant la petite fille, mais amène une réflexion plus poétique et philosophique lorsque l'on se plonge dans les souvenirs de Yang. On découvre un garçon qui s'interroge sur sa propre identité, sur son rôle de frère, sur ses différences avec les humains. À travers cette conscience et ces souvenirs explorés, le réalisateur donne son âme et son humanité à cet androïde, qui est le cœur de cette famille. Si les personnages restent impassibles mis à part la petite fille, il s'agit d'une histoire étonnamment touchante et humaine, le tout dans une ambiance mélancolique et onirique. En somme, c'est vraiment pas mal.
Julien Chevillard
Julien Chevillard

195 abonnés 181 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 juin 2022
l s'agit de l'adaptation de la nouvelle américaine Saying Goodbye to Yang d'Alexander Weinstein Le film est présenté dans la section Un certain regard du festival de Cannes 2021 En février 2019, on révèle que Colin Farrell est engagé dans un rôle principal dans After Yang, Dans un futur proche, où la mode est marquée par des androïdes domestiques sous forme humaine qui sont considérés comme des nounous, Jake (Colin Farrell) et sa fille tentent de sauver Yang (Justin H. Min), leur robot devenu inerte
Ciné-13
Ciné-13

172 abonnés 1 422 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 juin 2022
Belle atmosphère avec cet univers futuriste au bord de la dystopie, avec clones et techno-sapiens qui jouent le rôle de frères et de soeurs. YANG fait partie intégrante de la famille jusqu'à la défaillance technique qui traumatise la petite soeur.
LAO TSEU est cité plusieurs fois, maître de la réflexion philosophique chinoise. Le parcours de la mémoire et des souvenirs de YANG génère des séquences graphiques splendides spectaculaires. Les décors sont aussi futuristes et singuliers.
On reste un peu sur la fin, enveloppés par des musiques envoûtantes et tranquillisantes. Pas mal du tout!
traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 avril 2022
Un film où l'on cite Lao Tseu et où l'on discute suavement de la mystérieuse nature du thé ne saurait être anodin. L'ambiance de After Yang, très particulière, dans la douceur et la mélancolie, rappellera quelque chose à ceux qui ont lu le dernier roman du Nobel Kazuo Ishiguro, l'énigmatique Klara et le soleil. Ce n'est sans doute pas un hasard si les deux œuvres, étiquetées SF, sont signées d'un écrivain britannique aux origines japonaises et d'un réalisateur américain aux racines coréennes. Si le film s'intitule After Yang, c'est peut-être pour mieux retrouver le Yin, dans une contemplation ô combien délicate, sur les thèmes de la famille et des souvenirs, suscités par la présence et la défaillance d'un Techno-sapiens, révélateur, au sens photographique du terme, de nos valeurs et émotions humaines. Tout n'est pas explicable dans le film, et c'est tant mieux, dans ce monde immédiat qui se profile où les connexions de toutes sortes ne semblent pas davantage qu'un moyen d'activer l'iceberg de nos sentiments, en partie enfouis sous l'urgence du temps et l'ambition d'avoir plutôt que d'être. Récit poétique, philosophique et sage méditation, After Yang a certainement de quoi laisser dubitatif, dans le sens où il laisse planer une certaine brume dans ses intentions. Mais c'est précisément sa part opaque qui lui donne sa ténébreuse beauté.
Coric Bernard

455 abonnés 851 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 avril 2022
Ce film de science-fiction raconte l’histoire d’un androïde qui tombe en panne. Bien sûr, c’est très original et parfois poétique, mais au final ce n’est guère palpitant et cela devient même plutôt ennuyeux au cours du déroulement du film.

Bernard CORIC
Naughty Doc

1 041 abonnés 530 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 mars 2022
Après le tendre Columbus, le retour de Kogonada !
Un bien beau film de SF intimiste, où notre futur multi-ethnique m'a fait penser à un mix de Her, Ex Machina, The Tree of Life et Blade Runner
Techno-sapiens et clones co-existent dans des familles recomposées, et le métrage nous invite à suivre un père (Colin Farrell) tentant de reparer Yang (fils androide), lui meme techo-sapiens asiatique utilisé comme grand-frere de Mika (fille adoptive chinoise) pour qu'elle puisse mieux se connecter a ses racines
Et tout le film jouera sur la découverte des mémoires de Yang, qui tel un Replicant, questionne son humanité, son ethnie (qu'est-ce qui fait que je suis asiatique), ses sentiments...et donc la nature humaine

C'est sensible, beau, et malgré un budget riquiqui, brin ils arrivent a créer un monde futuriste crédible (dont l'influence asiatique n'est là encore pas s'en rappeler du K.Dick)

Je trouve juste dommage que le film n'aille pas plus loin dans son exploration thématique, et que le recit fait pas mal de surplace dans son dernier acte. Mais bon ça fait plaisir de voir un bon film de SF singulier et authentique

Cerise sur le gateau : BO par Ryuichi Sakamoto !
Audrey L

806 abonnés 2 857 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 juillet 2021
Au Festival de Cannes, toute la salle Debussy était unanime : "C'était bien, même si on n'a rien compris". C'est avec une certaine sympathie pour ce film aux acteurs investis, aux jolis flashbacks (bien qu'au montage en bazar), et avec une envie d'innover dans le visuel (les filtres de couleurs), qu'on avoue qu'After Yang nous a souvent perdu avec son intrigue futuriste mêlée à une esthétique qui a "un peu fumé" ("Un Certain Regard" oblige...). On n'a toujours pas compris ce délire de "familles composées" (en fait, les membres ne sont pas parents entre eux... mais comment sont-ils choisis ? Pour quoi faire ?) qui font des concours de danse avec d'autres familles, dont l'enjeu semble important (lequel ? On n'en sait rien), sur filtres de couleurs criardes (ne nous demandez pas, on n'a rien compris). Et l'on peut aussi se demander pourquoi le père est d'abord obnubilé par la réparation de son robot de famille (on pense alors qu'il s'agit de l'intrigue, l'épopée du père pour sauver le robot), pour au final oublier bien vite cet aspect du scénario pour simplement enchaîner des flashbacks jusqu'à la fin du film... Une symbolique de la résignation à la perte d'un être cher, le deuil qui passe par une multitude de nostalgie et de souvenirs ? On essaie de combler les trous avec notre interprétation, bien humblement. On aurait eu besoin que la fin ne vienne pas si brutalement, qu'elle nous donne quelques pistes pour conclure, surtout qu'elle ne nous laisse pas plantés au milieu de nos réflexions, car à demander les avis des voisins de siège, on n'a pas eu les mêmes interprétations (avec de sacrés écarts, ce qui est déroutant)... Le rythme était très bien défendu, l'esthétique intéressante, le casting bien choisi jusqu'à la petite fille (adorable), mais on aurait encore plus aimé comprendre le film. Un bon cru, malgré nos doutes sur notre compréhension à la sortie.
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 décembre 2021
Une première cannoise réussite est une première qui ose tout et qui mesure tout par son propos et sa forme qui l'enrobe. Le second long de Kogonada coche toutes ces cases, avec un bonus certain à sa mise en scène soignée et en accord parfait avec son ambiance à la fois relaxante, ténébreuse et dynamique. De cette manière, il concilie plusieurs genres, sans qu'ils ne se fassent obstacle, sans qu’ils ne se dénaturent les uns des autres. C'est un paradis perdu, au cœur d'une "réalité virtuelle" qui nous interpelle, car nous y sommes déjà plongés. Le numérique est partout et les donnes prennent bien des formes inattendues. Mais comment ce genre d'information nous connecte les uns aux autres et comment peut-on y percevoir notre culture, nos origines et nos sentiments, constamment assistés par la présence d'une technologie omniprésente ? L'œuvre y répond avec grâce et sagesse.

De nombreuses familles recherchent une forme de synchronisation, une harmonie parfaite, une symétrie parfaite. C'est ainsi que l'on ouvre sur l’une d’elles, dont on apprend la perte de l'un d'eux. Oui, l'un d'eux. Ce sont des mots que le réalisateur apprécie manier à leur juste valeur, que ce soit dans une ouverture électriquement pop ou dans la sérénité des infusions de thés. Tout est une affaire de symbole, une affaire de famille, morcelée par la diversité, mais unis dans une étroite bulle, qui les ramène toujours à Yang. Fils admirable, grand frère admirable, le récit nous interroge sur sa condition de vie et de la conception qu'il a de la vie. Un détour par les réplicants de "Blade Runner", ou encore par "Her", n'est pas anodin, mais ce que l'on cherche à capter, ce sont les sentiments qu'il aura parsemés, tout le long du deuil familial.

Le techno-sapien est avant tout conçu comme une boîte à données, mais dont la nature flirte à la frontière de l'amour et de la dépendance qu'il représente. Yang (Justin H. Min) constitue ainsi un miroir, celui de l'Homme, émotif et qui recherchera sans cesse à combler une affection. Mika (Malea Emma Tjandrawidjaja), est une fille adoptée, qui a elle-même adopté son frère, un accompagnateur, un confident. Il est le noyau fort d'une famille qui tient absolument à l'inscrire dans son histoire. Une photo dans les champs et une compétition de danse ne sont que des illustrations mineures qui justifient sa présence et sa mutation au cours de sa traversée du désert. Et par le biais de Jake (Colin Farrell) et de son épouse Kyra (Jodie Turner-Smith), nous avons le sentiment fort de projeter ce besoin de réparer l'androïde, afin de rétablir l'équilibre. Les choses ne sont donc pas si faciles dans cette brumeuse aventure, qui n'hésite pas à se heurter au thriller ou à la romance, sans oublier son éveil de conscience comme point de départ.

Ainsi, c'est dans la fraîcheur et une originalité à mordre une grosse par de réflexions sur la base de données sentimentales. "After Yang" transpire de passion de bout en bout et ne laisse aux protagonistes que l'espoir et la mélancolie pour se délivrer. Ce curieux mélange lyrique et savoureux accepte ainsi sa part de condition humaine, finalement affectée par l'entité numérique, qu'elle chérit, qu'elle partage et qui rend souvent service et soulagement à ceux qui comprennent le point de vue de l'émancipation.
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