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lecinema_clem
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0,5
Publiée le 7 octobre 2020
S'agissant de l'humour, je suis de nature bon public. Mais ici, le principal soucis de cette comédie (et pas des moindres), c'est que ce n'est pas drôle. Difficile donc d'apporter de grandes louanges. C'est du réchauffé : on imagine d'avance les scènes loufoques et « drôles » entre Antoinette et Patrick, son âne. Le film est plein de niaiseries inutiles. J'ai également noté plusieurs faux raccords (spoiler: par exemple, un saladier disparaissant d'un plan à un autre). On peut essayer de se consoler avec les beaux paysages des Cévennes.
Ce film est un bonbon, une bulle d'air, une parenthèse enchantée..... je peux continuer ! Vraiment, voir un film comme celui-ci en ce moment, cela fait un bien fou ! Alors merci à tous les anges qui y ont contribué et surtout merci à Patrick !!!
La bande son et L.Calamy, en instit cruchaude, sauvent le film du naufrage. Le scénario est indigent et les dialogues d'une pauvreté confondante. Profondément ennuyeux.
Les loueurs d'ânes et le conseil régional ont sans doute sponsorisé ce film, dans l'attente de retombées. Une vrai nunucherie! Je reste interrogatif sur les critiques élogieuses des professionnels. Celles des spectateurs est moins enthousiasme. Tout est convenu, formaté pour un public de bobos des villes voulant s'éponger le cerveau des miasmes du covid, et oubliant leur esprit critique pour cette daube qu'on peut voir en famille, avant d'aller réserver dans les Cévennes. Au moins cette promotion est hexagonale, suggère que l'aventure est à deux pas de chez vous, sans avoir besoin d'aller au bout du monde. C'est le coté positif. Les ratages et les incompréhensions du tourisme n'auront donc pas à être traitées, comme dans ce beau reportage sur Cuba, qu'est "Epicentro". Les malentendus sont ici d'un autre ordre, hors ceux de la comédie. Impossible d'échapper cinq minutes à l'impression que j'étais sur un plateau de cinéma en voyant ce navet, à coté duquel " la vache et le prisonnier" font figure de chef d'œuvre. Scénario inexistant. Gags dignes de la série des "Charlots", pour ceux qui se souviennent de ces nanards français des années 70.
Seul le cadre est dans son rôle. On préférera relire Stevenson plutôt que d'aller perdre son temps; Si les critiques sur les films étrangers me paraissent parfois bien sévères, mais néanmoins souvent bien étayées, autant je ne fais aucune confiance maintenant dans les analyses des dernières sorties. Il semble qu'une étrange complaisance envers nos productions insipides, laissant apparaitre un vrai esprit de corps entre copains, vivant tous dans la même ville: Paris. Il serait temps que certaines boites de production, et les critiques prennent le large, et mettent les bouts, pourquoi pas dans les Cevennes.
Un film sympathique mais vraiment pas original. Laure calamy a certes le rôle-titre mais on lui donne finalement toujours le même rôle de la maîtresse évaporée , et hysterisante. Elle mérite mieux et a déjà fait beaucoup mieux notamment dans Ava. Le film n'est pas désagréable mais très prévisible, il manque un souffle visuel ( malgré les beaux paysages aucune poésie ne s'en dégage), et un souffle de liberté tout court. Cela se veut le film d'une émancipation et d'un parcours initiatique mais je n'ai quasiment rien ressenti de libérateur. Pas désagréable mais franchement faible. Dommage.
Stevenson ne reconnaîtrait pas ces Cévennes là. Antoinette n'est d'ailleurs pas dans les Cévennes, elle dans un mélo fade et gnangnan qui n'amuse qu'elle. Plusieurs scènes sont d'une grande niaiserie - telles le prologue à l'école ou le réveil en forêt avec lapin, hibou, renard et biche de service. Les amourettes de notre instit en vadrouille sont aussi improbables qu'ennuyeuses. Au fond, le seul qui tienne bien son rôle, c'est l'âne. Stevenson, reviens !
Antoinette dans les Cévennes est un film innocent, un film qui ne ferait pas de mal à une mouche, une sorte de doudou, de baume au cœur à défaut d'être du grand cinéma... et c'est déjà pas si mal...
C'est le genre de film où j'ai du mal à comprendre qu'on ne puisse pas trouver ça au moins un poil sympathique. Tout est fait pour passer un bon moment, les personnages sont bien développés, bon forcément la Antoinette en tête, mais on a quelques seconds rôles bien sympathiques comme Eléonore la femme de son amant. Disons que le film est plutôt bien écrit et donc chaque personnage même très annexe à l'histoire a sa personnalité. J'aime ainsi particulièrement la blonde qui semble très suspicieuse au plan d'Antoinette pour retrouver son amant et qui condamne fermement. On sent qu'il a dû lui arriver une mésaventure similaire ou qu'elle a peur que ça lui arrive. Le film est rempli de petits rôles comme ça qui ont juste quelques répliques, mais qui sont assez peu banals pour qu'on s'en souvienne et pour que ça ajoute du malaise au malaise (et donc qu'on se marre bien).
Parce que oui le film est profondément gênant... J'ai caché mes yeux à plusieurs reprises. Cette histoire d'adultère atteint quand même assez rapidement des sommets dans la gêne, entre le comportement d'Antoinette et le jugement des autres randonneurs, il n'y a rien qui va...
On a plein de situations vraiment drôles qui découlent de ça, rien que la séquence d'ouverture avec les élèves d'Antoinette qui chantent une chanson pour son amant, c'est quelque chose.
Et puis mine de rien, c'est une belle pub pour les Cévennes, ça donne envie d'y aller (avec l'âne, évidemment). Le film est attendrissant, on se prend de sympathie pour cette Antoinette, ses déboires et vu que le personnage est bien écrit on finit par bien la connaître et ses réactions semblent logiques et ça permet d'épouser son point de vue.
Après on a quelques passages obligés, le pétage de plomb sur l'âne qui n'avance pas (assez drôle, même si ça aurait pu aller encore plus loin), ou bien la fin assez prévisible et dispensable. Le film n'est pas spécialement original dans son déroulement, pas plus qu'il n'est particulièrement bien réalisé (j'aurais aimé plus de longs plans fixes durant les dialogues pour bien montré la gêne absolue), mais il débarque comme son personnage principal avec tellement de fougue qu'on finit par se laisser totalement emporter et délivre ainsi une comédie tout à fait respectable, drôle et mignonne comme tout.
Un film qui mettra sans aucun doute de bonne humeur un grand nombre de spectateur. Le personnage principal est rafraîchissant et drôle, la participation de Patrick joue sur le côté ironique d'une situation déjà loufoque. Une comédie pleine d'émotions.
En cette période troublée, voici un film qui fait du bien. Rempli d'humour et de personnages attachants, "Antoinette dans les Cévennes" est un road-movie touchant et plein de vie, qui ne tombe jamais dans les clichés ou les redites. Ici c'est l’énergie des acteurs qui est contagieuse.
Film délicat, plein de finesse où un âne, compagnon de route d'une jeune amoureuse, aide la jeune fille à trouver le bon compagnon. Les images sont belles, la musique parfaite et le conte, tiré d'une oeuvre du 19è siècle, très bien raconté grâce à, des acteurs habités. Réjouissant.
On mettra au crédit de ce film la beauté des paysages cévenols, et l'abattage de Laure Calamy qui se dépense sans compter, frôlant parfois dangereusement le surjeu. Côté scénario, c'est en revanche un schéma des plus basiques, mis en scène de façon très sobre, avec des personnages secondaires sans réelle originalité. Arrive un moment où l'on regarde un peu la montre en attendant la petite surprise qui ne vient pas vraiment. Ça occupe une soirée sans vraiment faire d'éclat ni laisser un souvenir impérissable.
Cela faisait si longtemps que je n'avais pas ri à ce point. Du plaisir et de la joie; Laure Calamy est sans contexte l'ambassadrice de l'humour et porte un scénario et des dialogues hilarants. Génial ! César de la meilleure actrice en février prochain, ce sera mon vote.
Film sympathique qui m'a fait découvrir les Cévennes que je ne connais pas et surtout cette amitié qui lie l'âne, Patrick, et Antoinette. C'est touchant, des moments drôles sans trop de longueurs (pour une fois). Un agréable moment.
C'est impossible de faire encore des films sur des marivaudages aussi mal fichus... C'est inintéressant au maximum : pas drôle, pas touchant, très ennuyeux. Ce n'est pas du cinéma, c'est un film ficelé pour passer à la télé à 21H00. Autant rester chez soi.
En 23 ans (depuis son diplôme de la Fémis), Caroline Vignal aura donc commis 2 courts métrages, et deux longs - que séparent 20 ans ! Son CV étant complété par quelques scénarios pour le cinéma et la télévision, écrits pour d'autres. Puisque la dame est d'abord scénariste, voyons un peu ce que vaut l'histoire de "Antoinette dans les Cévennes"... Antoinette Lapouge (Laure Calamy), institutrice, milieu de quarantaine, célibataire et bréhaigne, plutôt coeur d'artichaut, entretient une liaison avec un parent d'élève, Vladimir (Benjamin Lavernhe). Très déçue d'apprendre que son amant part en randonnée avec femme (Eléonore, alias Olivia Côte) et enfant, alors qu'elle pensait commencer ses vacances avec lui, dans un Paris pour touristes, elle lui emboîte le pas (connaissant vaguement son emploi du temps), et se retrouve dans les Cévennes, sur le GR dit "route de Stevenson", dans la société (diurne) du seul "Patrick" (un âne irlandais, au naturel plutôt rétif, dont elle fait son confident !). Va-t-elle y croiser Vladimir & co ?... La dame, déjà mûre, mais résolument accrochée à ses illusions, va faire, en accéléré (une petite semaine) un nouvel (et salutaire) apprentissage sentimental... Voilà pour l'ambition "littéraire" de CV. Pourquoi pas ? Mais l'affaire est petitement menée, côtés psychologique et dramaturgique. Et la réalisation piétine vite. Sans aller jusqu'à y voir une ânerie.... l'intérêt est faible, et les "péripéties" téléphonées. Quant à Laure Calamy, elle ferait merveille en Bécassine - mais l'avoir distribuée en héritière de R-LS semble franchement inapproprié. Seuls les trois ânes qui assurent le rôle de "Patrick" méritent le détour.