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Agnes L.
229 abonnés
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3,0
Publiée le 21 juillet 2025
Une approche idéologique de la grande bourgeoisie et du clergé catholique. Ce drame est très bien joué et les dialogues sont savoureux. Cependant, difficile d'adhérer à la philosophie sous jacente.
Voici un titre qui s'applique de manière méta au casting de ce drame où chacun tient son rang à la perfection, du patriarche Jean Gabin au second couteau Bernard Blier en passant par un fantasque Pierre Brasseur qui se délecte manifestement de cet emploi. A la pertinence de ces choix se lient une réalisation sobre mais explicite, un décor rutilant mais froid, une écriture ciselée de dialogues sautillants mais désabusés. Ainsi que l'annonce ironiquement le sermon introductif, l'intrigue illustre les manigances, les manipulations, les malhonnêtetés d'une empire familial ancré dans divers domaines de pouvoir (finances, commerce, presse) - réalité à la modernité pérenne... Usant d'un retournement tragique plaçant ce récit intime dans la lignée de pièces antiques, l'atmosphère oscille entre un parfum suranné renforcé par son noir et blanc dépassé et une satire acerbe à la pointe réflexive d'actualité. Du bel ouvrage.
Très bon film sur les aléas de la famille, les bons , les véreux .... Gabin nous en met plein les dents avec des dialogues au petits oignons... La prestation de Pierre Brasseur est très bonne en cousin pourri à souhait... Blier fidèle à lui même et le jeune Jean Desailly s'en sort avec les honneurs... Mais quand on s'attaque au patriarche on s'attend pas à ce qu'il prépare
"Les Grandes familles" est une réalisation solide de Denys de La Patellière, portée par un formidable Jean Gabin, un excellent Bernard Blier et un remarquable Pierre Brasseur. Le scénario, centré sur les tensions de pouvoir entre argent et famille, reste captivant, même si les scènes expliquant la vente et les achats des actions sont (de mon point de vue ) un peu complexes pour un non initié, ce qui m’a dérangé. Le point fort du film est sans nul doute l'excellente performance des acteurs principaux. 6/10
Du grand Gabin!! Très bien joué, moeurs bien étudiées, hypocrisie et affaires au rendez vous. Bien sûr, forcément un peu caricatural !! Malheureusement toujours d'actualité mais en pire, mondialisation oblige !!
Ce film aborde avec brio le thème des 'grandes familles' et, par conséquent, les luttes de pouvoir entre leurs membres. Peu de films traitent de ce sujet complexe, souvent réservé aux biopics. Cependant, cette histoire est bien construite et l'on suit avec plaisir cette bataille où se mêlent sentiments familiaux, apparences trompeuses, bonnes manières, manipulations et perfidie. Dans cette lutte de pouvoir où tous les coups sont permis, il n'y a finalement pas de véritable vainqueur, tant chacun y laisse des plumes.
Ce qui manque dans ce film c'est l'aspect mafieux et criminel des grandes fortunes qu'elles soient industrielles ou financières. C'est bien dans la tradition française bourgeoise dans le respect des pouvoirs de l'argent. Je préfère de loin le film Wall Street d'Oliver Stone dont le père était financier à Wall Street. Oliver Stone qui venait de la droite Républicaine en ayant été volontaire pour la guerre du Vietnam et qui a voté Reagan à sa première élection a commencé à changer de bord avec le film Salvador, puis Platoon, puis JFK et une multitude de documentaires sur Castro, Chavez, Lula, etc...et une interview de Poutine. Ce film "Les grandes familles" est complaisant avec le capitalisme et la haute bourgeoisie. Un film bien bourgeois en fait.
Gabin dans son meilleur rôle pour moi, c est très subtil, dramatique, les différentes personnalités s'affrontent sans sentiments dans le monde de la bon moment.
On oublie les invraisemblances, comme la peine très dissimulée de Gabin après le suicide de son fils, et les personnages caricaturaux, et on ne retiendra que l’hypnotisme créé par une formidable troupe d’ acteurs , tout le long du film et c’est bien ce qu’on attend du cinéma…Une évasion. Nb: il faudra que l’on m’explique comment les ordres de bourse étaient comptabilisés dans le vacarme ambiants de la corbeille.
Simple et épuré tant dans le jeu que dans la réalisation. Duel au sommet entre un Gabin patriarche et un brasseur fourbe et bouffie d'orgueil. Des longueurs pour les non initiés comme moi au monde des boursicoteur mais l'ensemble est très bien écrit merci Audiard.
Un vieux film tourné en noir et blanc et comptant Jean Gabin dans sa distribution est-il nécessairement un bon film ? Hélas non.
Les "Grandes Familles" se prétend une adaptation du roman de Druon, mais ne met en image qu’un bref épisode de ce qui est, à l’origine, une véritable saga familiale et roman à thèse sur la destinée que l’on peut, sans déchoir, mettre dans sa bibliothèque à côté des Buddenbrook de Thomas Mann, œuvre qui fouille de façon intime et sans complaisance une galerie des personnages complexes, souvent odieux, mais finalement attachants.
Le film réduit tout cela à des vagues silhouettes (pauvre Professeur Lartois, totalement caricaturé) bien inutilement jouées par des Sôôôciétaires de la Côôômâââdie Françèèèèèse, comme aurait dit les Inconnus.
Seuls Jean Desailly et Pierre Brasseur parviennent à imposer un ton, une profondeur, ou au moins une exubérance dans le cas du second. Bernard Blier est excellent, mais son rôle est réduit à rien par le scénario (dans le roman, il est un enfant issu de la pauvreté la plus sordide qui deviendra ministre !)
Les autres ne font que tapisserie ; quant à Gabin, il est hélas déjà coincé dans ce personnage sans facette et à la personnalité monolithique qui caractérise presque toute sa filmographie d’après-guerre (Depuis la Bandera, la Grande Illusion, quelle chute ! Heureusement qu'il y eut le "Chat" !). Il aurait d’ailleurs été bien incapable, se dit-on, de jouer la décadence sénile du personnage tel que le décrit le roman. Ajoutons à cela, une mise en scène à plat, une bande musicale pompeuse, des dialogues pourtant signés Audiard mais qui sonnent souvent à côté…
Je n’aurais qu’un conseil concernant ce film : oubliez-le complétement et lisez le roman !
Toujours autant de plaisir à revoir Jean Gabin et Pierre Brasseur face a face dans cet affrontement entre le diable et le bon dieu ou malgré quelques clichés les dialogues de Michel Audiard nous font jubiler en s'accordant parfaitement sur la puissance et le rythme des acteurs qui semblent s'en donnent à cœur joie. Et cela reste surprenant mais on rit avec ce film, et c'est presque dérangeant tant la brutalité du dénouement reste un peu paradoxale avec ce fond de comédie qui domine le film entre ses dialogues percutants et ses réparties à la Beaumarchais.
je ne me lasse pas de regarder cet excellent film ou l'on ne s'ennuie pas même une minute. La distribution est exceptionnelle avec un Gabin parfait dans son rôle de patriarche, les autres acteurs franchement bien dans leurs baskets, dialogues d'Audiard croustillants, un déroulement du scénario agréable à suivre, BREF UN TRES BON FILM. Après l'interprétation des grandes familles à travers la société de l'époque et aussi le monde de la finance peut être diversement interprété, mais ce film à t il réellement vieilli ? à travers les PDG et les hauts fonctionnaires d'état ? peut être que non !
Film exceptionnel grâce à un Gabin impérial et glaçant. Desailly, Brasseur et Blier lui donnent le change évidemment.
J'ai apprécié le côté sobre du film, dans la réalisation, dans l'histoire racontée, dans le jeu des acteurs. Je n'ai pas tout compris à la bourse, je dois bien l'avouer. C'est pourtant l'une des forces du film, nous plonger dans un univers peu connu, froid et sans scrupules.
Le scénario n'est pas tout à fait convenu. On se doute de certaines choses mais d'autres pas.
C'est bien dialogué et cela mérite d'être vu, je dirais même qu'il faut le voir absolument pour une leçon d'acting des trois monstres du cinéma.