Les Grandes familles
Note moyenne
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59 critiques spectateurs

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chrischambers86

16 164 abonnés 13 119 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 octobre 2015
La famille, avec ses bons et ses mauvais aspects, occupe une place importante dans l'histoire du 7ème art! Si un film tel que "Les grandes familles" de Denys de La Patellière insiste plus volontiers sur le bonheur familial, plus nombreux sont les films ayant pour cadre une famille dèsunie! Le rèalisateur d'"Un taxi pour Tobrouk" n'a pas vraiment lèsinè sur la distribution, èclatante à tout point de vue! De Jean Gabin qui n'èprouve aucun problème à endosser le costard du grand PDG Schoudler à l'excellent Bernard Blier en passant par Jean Desailly et Pierre Brasseur, tout le monde est à sa place! La rèalisation est de qualitè et les dècors y sont très soignès (la demeure des Schoudler en tête) avec cerise sur le gâteau les dialogues de Michel Audiard qu'on ne se lasse pas d'entendre quand Gabin èlève la voix : « Tu n'as rien à me permettre, ni à mon journal ni chez moi ! Pour permettre, il faut pouvoir interdire et être le patron ! Et le patron c'est moi ! »...Pourtant pour Audiard la tâche est nouvelle car il ne s'agit pas ici de faire parler un flic ou un truand mais plutôt de l'univers des grandes familles et celui des gros sous! A noter pour finir le petit rôle d'une future grande comèdienne : Emmanuelle Riva...
ER  9395
ER 9395

112 abonnés 1 337 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 septembre 2012
Un très grand classique du cinéma français de cette époque avec une interprétation exceptionnelle .
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 17 octobre 2007
Même si je fais partie de la jeune et nouvelle génération de cinéphiles, ce genre de réalisation en noir et blanc me ravit souvent bien plus que les productions d'aujourd'hui. J'ai été emporté par ce film par l'interprétation sans faute et inspirée de l'immense Jean Gabin, qui trouve ici un rôle nuancé et profond d'homme du monde. A placer très haut dans sa filmo.
dougray
dougray

274 abonnés 1 904 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 octobre 2012
Grand film étonnement oublié, "Les Grandes Familles" est, avant tout, une évocation saisissante de la haute bourgeoisie française des années 50, avec ses certitudes, ses réseaux et surtout la place qu’elle occupe aux différents échelons de la société. Le réalisateur Denys de la Patellière ne se limite cependant pas à un simple portrait et développe une intrigue plutôt originale où le patriarche de cette famille (magistral Jean Gabin) va vouloir assoir son autorité sur son fils (fragile Jean Desailly) en lui donnant une leçon aux conséquences désastreuses. En refusant de donner le beau rôle à sa star (dont le personnage est présenté sous un angle certes flamboyant mais au final peu flatteur), le film tire son épingle du jeu et évite le happy end simpliste vers lequel le scénario semblait se diriger. J’aurais d’ailleurs apprécié que le réalisateur enfonce davantage le clou de la culpabilité du chef de famille, qui intériorise un peu trop son chagrin. Les personnages sont cependant merveilleusement bien écrits et mettent en avant toutes les tenions, rancœurs et autres pouvoirs d’influence inhérents à ce milieu. Le casting est, bien évidemment, un autre atout incontestable du film puisqu’on retrouve une pléiade de seconds rôles formidables dont l’excellent Bernard Blier en secrétaire particulier et l’époustouflant Pierre Brasseur en cousin dépravé. Ces formidables acteurs sont servis par les magnifiques dialogues du grand maître Michel Audiard qui nous sert encore quelques perles ("Je suis pas contre des excuses... Je suis même prêt à en recevoir", "Dix couples chez toi, c'est une réception... chez moi, c'est une partouze !... Et l'lendemain, si nous avons des boutons, toi, c'est le homard, moi, c'est la vérole !"...). Comme d’habitude, on pourra toujours reprocher au film une mise en scène assez académique et une lenteur inhérentes aux vieilles productions… encore que ce problème est compensé ici par son interprétation magistrale, à commencer par celle de Jean Gabin, définitivement irremplaçable dans le cinéma français.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 336 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 novembre 2023
« Les grandes familles », adaptation du roman de Maurice Druon, Prix Goncourt en 1948, constitue la première des six collaborations entre Jean Gabin et Denys de la Patellière. Le réalisateur passé par l’assistanat (Georges Lacombe, Maurice Labro) réalise ici son sixième long métrage. Depuis sa « renaissance » avec « Touchez-pas au grisbi » (Jacques Becker en 1954), Jean Gabin n’arrête pas de tourner (20 films en quatre ans), alternant les rôles de flics, de gangsters ou de grands bourgeois.
Avec « Les grandes familles », il franchit encore un cap grâce au rôle de Noël Schoudler, chef de clan de l’une des plus grandes familles de France, trustant tous les postes importants au sein d’une société qui si elle n’est plus à ordre comme sous la royauté, se plaît encore à préserver les privilèges de quelques-uns. L’autorité physique de l’acteur âgé de 54 ans fait merveille, mélange indiscernable entre inflexibilité, soif irrépressible de pouvoir, magnanimité et rouerie. S’il est empreint d’un certain statisme qui a pu lui être reproché, le film en tire parti pour exposer tout le poids des convenances et de la hiérarchie qui règne au sein d’une famille où presque tout le monde se déteste derrière une amabilité de façade.
Noël Schoudler, dupe de rien, se joue de toutes ces déférences face à son auguste personne, prétextes à lui soutirer prébendes ou coups de pouce en haut lieu. Seul le cousin Maublanc (Pierre Brasseur), bambocheur notoire, ne plie pas face à l’autorité en place, lui aussi calculateur cynique qui usera d’une fraternité onctueuse mais feinte à destination du fils Schudler (Jean Desailly) en quête de la reconnaissance paternelle pour se venger.
Un jeu de massacre en smokings et hauts de forme qui fait froid dans le dos articulé autour de l’affrontement de très haute volée entre Jean Gabin et Pierre Brasseur qui se retrouvent vingt ans après « Le quai des brumes » de Marcel Carné. À leurs côtés, les Bernard Blier, Jean Desailly, Louis Seigner, Jean Murat et autres Jacques Monod ou Jean Ozenne nous rappellent combien les seconds rôles de cette période du cinéma français étaient formidablement sculptés mais aussi interprétés. Enfin on ne doit pas oublier de saluer la plasticité des dialogues de Michel Audiard qui parviennent à s’ancrer dans tous les milieux et qui sont ici particulièrement cinglants.
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

163 abonnés 2 040 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 décembre 2016
Cette oeuvre achève avec humour la fusion compliquée entre le drame et cet autre genre indéfinissable caractérisé par le nombre incroyable de personnages et leurs riches interactions. Pas du tout linéaire car il démarre tel un flamboyant pamphlet très drôle sur la haute société avant de se transformer en épopée familiale et de finir sur une note simplement boursière. Très bien écrit aussi bien pour le macrotexte que pour les microtextes.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 10 mai 2010
du vrai et bon cinéma,avec l'impression que la caméra n'existe pas...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 12 novembre 2012
J'ai vu et revu le film Les Grandes familles toujours avec le même intérêt social et sociologique, servi par des acteurs hors normes. Les dialogues d''Audiard, épicés et savoureux, sont un avant-goût de ce qu'ils seront par la suite. En 2012, ce film n'a pas pris une ride, hélas ! La grande bourgeoisie et les milieux financiers - qu'elle génère et gère - sont toujours aussi âpres, méprisants, inhumains (et le nier est surprenant). On ne reproche pas aux riches d'être riches mais les moyens employés pour être riches. Contrairement à l'adage (concocté pour que le peuple continue à endurer souffrance et oppression) : bien mal acquis profite... fort bien et toujours aux mêmes !! C'est une tautologie de reconnaître que ce monde est encore plus terrible et plus oppressant pour des millions d'êtres humains qu'il ne l'était il y a des décennies. Constat éprouvant et décourageant : rien ne change, tout n'est que recommencement car l'éternel humain reste le même.
halou
halou

153 abonnés 1 532 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 novembre 2008
Le film est impeccablement mis en scène et est tenu par des acteurs au poil.
Gonnard
Gonnard

287 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 octobre 2011
Terrifiant et cynique, tels sont les deux qualificatifs qui s'imposent. Le népotisme d'affaires et l'univers de la finance sont cloués au pilori de la morale par Maurice Druon et Denys de la Patellière. Le verdict est sans appel : le capitalisme conduit inéluctablement l'homme à sa perte. Au-delà du message, finalement assez commun à l'heure où l'expression d'altermondialisme se démocratise, c'est la forme qui confère aux "Grandes familles" sa grandeur. L'interprétation pour commencer. Pierre Brasseur contre Jean Gabin, c'est un peu comme le duel Banks-Beckenbauer de la finale de 1966 à Wembley : du grand art. Le scénario ensuite, assez ingénieux et surtout très emballant. Les dialogues enfin, signés Audiard. On retiendra par exemple le célèbre : "Je n'ai rien contre les excuses, je suis même prêt à en recevoir". Donc au final, que peut-on reprocher aux "Grandes familles" ? Une fin plus travaillée, ne donnant pas un léger goût d'inachevé. Un personnage de Bernard Blier plus développé. Une vraie BOF. Ou encore une plus grande place accordée à la religion dans la satire sociale.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 4 février 2013
Excellent film, un peu moins noir que le roman de Maurice Druon. Les acteurs sont excellents : Pierre Brasseur est phénoménal, Gabin solide et Desailly tout en fragilité.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 26 décembre 2015
Toute la puanteur et la pourriture des grandes familles dans leur arrogance totale est montrée ici à untravers ce film cruel qui montre bien que les bons sentiments ne font pas partie du code moral de cette caste de puissants qui aime tant vivre au-dessus des autres. Si Jean Gabin est parfait comme à son habitude, je ne peux que saluer la remarquable prestation de Pierre Brasseur, père de Claude, qui fut un immense acteur comme il le prouve ici.
sly-stallone88
sly-stallone88

244 abonnés 2 224 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 décembre 2013
encore un grand Jean Gabin, qui accompagné par des second couteaux hors norme, maîtrise son sujet de bout en bout !!!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 26 décembre 2006
Un grand classique, une interprétation magistrale de Jean Gabin mais il ne faut pas oublier non plus les autres acteurs en particulier Jean Desailly, Bernard Blier et l'incontournable Pierre Brasseur vraiment excellent. Cette peinture sans pitié du monde de la finance et de la cruauté impitoyable du pouvoir et de l'argent faisant perdre toute humanité aux personnages n'a à mon avis pas pris une ride;ce phénomène étant hélas toujours aussi marquant à notre époque. Un très grand film à revoir ou a découvrir!!!
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 21 mars 2008
C'est du solide, on peut plonger allégrement dans ce panier de crabes.
Le style un peu trop académique est contrebalancé par des bonnes interprétations dont celle de Pierre Brasseur en oncle dévoyer qui donne une grosse valeur ajoutée au film.
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