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Deroo Blar
1 abonné
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4,0
Publiée le 5 juin 2026
Film exceptionnel grâce à un Gabin impérial et glaçant. Desailly, Brasseur et Blier lui donnent le change évidemment.
J'ai apprécié le côté sobre du film, dans la réalisation, dans l'histoire racontée, dans le jeu des acteurs. Je n'ai pas tout compris à la bourse, je dois bien l'avouer. C'est pourtant l'une des forces du film, nous plonger dans un univers peu connu, froid et sans scrupules.
Le scénario n'est pas tout à fait convenu. On se doute de certaines choses mais d'autres pas.
C'est bien dialogué et cela mérite d'être vu, je dirais même qu'il faut le voir absolument pour une leçon d'acting des trois monstres du cinéma.
Très bon film sur les aléas de la famille, les bons , les véreux .... Gabin nous en met plein les dents avec des dialogues au petits oignons... La prestation de Pierre Brasseur est très bonne en cousin pourri à souhait... Blier fidèle à lui même et le jeune Jean Desailly s'en sort avec les honneurs... Mais quand on s'attaque au patriarche on s'attend pas à ce qu'il prépare
Gabin dans son meilleur rôle pour moi, c est très subtil, dramatique, les différentes personnalités s'affrontent sans sentiments dans le monde de la bon moment.
Simple et épuré tant dans le jeu que dans la réalisation. Duel au sommet entre un Gabin patriarche et un brasseur fourbe et bouffie d'orgueil. Des longueurs pour les non initiés comme moi au monde des boursicoteur mais l'ensemble est très bien écrit merci Audiard.
"Les Grandes familles" est une réalisation solide de Denys de La Patellière, portée par un formidable Jean Gabin, un excellent Bernard Blier et un remarquable Pierre Brasseur. Le scénario, centré sur les tensions de pouvoir entre argent et famille, reste captivant, même si les scènes expliquant la vente et les achats des actions sont (de mon point de vue ) un peu complexes pour un non initié, ce qui m’a dérangé. Le point fort du film est sans nul doute l'excellente performance des acteurs principaux. 6/10
je ne me lasse pas de regarder cet excellent film ou l'on ne s'ennuie pas même une minute. La distribution est exceptionnelle avec un Gabin parfait dans son rôle de patriarche, les autres acteurs franchement bien dans leurs baskets, dialogues d'Audiard croustillants, un déroulement du scénario agréable à suivre, BREF UN TRES BON FILM. Après l'interprétation des grandes familles à travers la société de l'époque et aussi le monde de la finance peut être diversement interprété, mais ce film à t il réellement vieilli ? à travers les PDG et les hauts fonctionnaires d'état ? peut être que non !
Voici un titre qui s'applique de manière méta au casting de ce drame où chacun tient son rang à la perfection, du patriarche Jean Gabin au second couteau Bernard Blier en passant par un fantasque Pierre Brasseur qui se délecte manifestement de cet emploi. A la pertinence de ces choix se lient une réalisation sobre mais explicite, un décor rutilant mais froid, une écriture ciselée de dialogues sautillants mais désabusés. Ainsi que l'annonce ironiquement le sermon introductif, l'intrigue illustre les manigances, les manipulations, les malhonnêtetés d'une empire familial ancré dans divers domaines de pouvoir (finances, commerce, presse) - réalité à la modernité pérenne... Usant d'un retournement tragique plaçant ce récit intime dans la lignée de pièces antiques, l'atmosphère oscille entre un parfum suranné renforcé par son noir et blanc dépassé et une satire acerbe à la pointe réflexive d'actualité. Du bel ouvrage.
Ce qui manque dans ce film c'est l'aspect mafieux et criminel des grandes fortunes qu'elles soient industrielles ou financières. C'est bien dans la tradition française bourgeoise dans le respect des pouvoirs de l'argent. Je préfère de loin le film Wall Street d'Oliver Stone dont le père était financier à Wall Street. Oliver Stone qui venait de la droite Républicaine en ayant été volontaire pour la guerre du Vietnam et qui a voté Reagan à sa première élection a commencé à changer de bord avec le film Salvador, puis Platoon, puis JFK et une multitude de documentaires sur Castro, Chavez, Lula, etc...et une interview de Poutine. Ce film "Les grandes familles" est complaisant avec le capitalisme et la haute bourgeoisie. Un film bien bourgeois en fait.
Adapté d’un roman de Maurice Druon, “Les grandes familles” voit Jean Gabin interpréter avec classe un père de famille qui a de l’expérience de la vie et souhaite donner une leçon à tous les membres de sa famille, incarnant chacun des archétypes des membres d’une grande famille prestigieuse. Le film commence donc comme une comédie avant de changer subitement de ton peu avant la fin, tournant à la chute morbide. Les dialogues de Michel Audiard sont plein de trouvailles et la mise en scène alliant la scène de fin à celle de début procure au film son étrange ton noir.
Un film ultra classique, presque académique, le cinéma tant critiqué par la nouvelle vague qui arrivait en parallèle. Et pourtant un sujet pas si souvent traité en frontal, que celui des grandes familles, des dynasties héréditaires qui domine la grande industrie et la grande bourgeoisie française. Très bonne description du fonctionnement et des mécanismes du pouvoir et du monde des affaires : jalousie, mesquineries, rivalités, ce qui reste d’ailleurs totalement contemporain. Bon scénario bien construit, solide. Jean Gabin est bien sûr exceptionnel pour un rôle fait sur mesure pour lui, de patriarche, malin, rusé et dominateur, avec beaucoup de prestance. De très bons second rôles , Pierre Brasseur excellent , Jean Desailly, Bernard Blier, Louis Seigner , tous très bons .
Les dialogues de Michel Audiard dans la bouche de Jean Gabin : du caviar à mes oreilles ! Le charisme des acteurs, l'absence d'artifices faciles de mise en scène, le jeu calme et serein, la qualité du texte, invitent à être attentif, sans être distrait, et le plaisir n'en est que meilleur. À titre d'illustration, cette réplique de Noël Schoudler : "Je ne suis pas contre des excuses, je suis même prêt à en recevoir." C'est subtil, c'est fin, ça interpelle la raison. D'autant que sur le fond, les manœuvres entre Noël Schoulder et Lucien Maublanc (Pierre Brasseur), via la bourse de Paris, relèvent du grand art. Le duel entre les deux acteurs est d'ailleurs splendide. On se demande qui en 2025 pourrait endosser ces personnages avec autant de charisme. J'ai juste été surpris de prendre conscience que Jean Gabin, qui paraît bien âgé dans ce film, avec ses cheveux blancs et son physique ventripotent, avait cinquante-quatre ans lors du tournage, soit l'âge que j'ai aujourd'hui. Je me rassure en me disant que l'espérance de vie a gagné quelques années depuis 1958... Voilà un film qui mérite toute l'attention du spectateur.
Très bien écrit et avec un grand Gabin, Les grandes familles, se regardent avec plaisir. Dommage cependant qu'une fois encore la jeunesse (ici Jean Dessailly) soit montrée sous un jour si négatif.
Ce film aborde avec brio le thème des 'grandes familles' et, par conséquent, les luttes de pouvoir entre leurs membres. Peu de films traitent de ce sujet complexe, souvent réservé aux biopics. Cependant, cette histoire est bien construite et l'on suit avec plaisir cette bataille où se mêlent sentiments familiaux, apparences trompeuses, bonnes manières, manipulations et perfidie. Dans cette lutte de pouvoir où tous les coups sont permis, il n'y a finalement pas de véritable vainqueur, tant chacun y laisse des plumes.
Une peinture cinglante des milieux privilégiés industriaux-financiers-médiatiques. On en voit apparaître les moeurs, toute la ferocité dans les affaires mais aussi quelques codes moraux. Le scénario est parfaitement huilé, bien aidé par les dialogues et le sens de la formule de Michel Audiard, et les rebondissements ont gardé quelque choses de tres actuel. Par contre le final aurait pu dégager plus d'emotion et est un peu expéditif. Jean Gabin est un peu raide dans le role du magnat Schoudler, cela lui permet d'offrir quelques valeurs a son personnage mais ne l'amène pas dans les abîmés de la conscience. Les seconds rôles sont remarquables, Jean Desailly et Pierre Brasseur en tête
À première vue, Les Grandes Familles pourrait sembler être un vestige d’un autre temps. Et pourtant, dès les premières minutes, une tension s’installe, tapie derrière les dialogues élégants et les salons feutrés. Le film nous plonge dans les arcanes d’un pouvoir familial impitoyable, où un simple mot lors d'un repas de famille peut bouleverser des vies. La curiosité monte subtilement, portée par un récit structuré qui dévoile une tragédie sous couvert d’affaires. La fin inattendue, marque durablement. Jean Gabin, impressionnant de maîtrise, incarne un patriarche autoritaire et glaçant, concentrant à lui seul la puissance dramatique du film. Malgré quelques personnages secondaires peu développés et une distribution inégale, Les Grandes Familles séduit par son élégance et sa modernité intacte. Un classique à (re)découvrir, toujours pertinent, entre pouvoir, orgueil et drame humain.