Les Grandes familles
Note moyenne
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59 critiques spectateurs

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Sebastien Alsace
Sebastien Alsace

2 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 9 janvier 2023
Un vieux film tourné en noir et blanc et comptant Jean Gabin dans sa distribution est-il nécessairement un bon film ? Hélas non.

Les "Grandes Familles" se prétend une adaptation du roman de Druon, mais ne met en image qu’un bref épisode de ce qui est, à l’origine, une véritable saga familiale et roman à thèse sur la destinée que l’on peut, sans déchoir, mettre dans sa bibliothèque à côté des Buddenbrook de Thomas Mann, œuvre qui fouille de façon intime et sans complaisance une galerie des personnages complexes, souvent odieux, mais finalement attachants.

Le film réduit tout cela à des vagues silhouettes (pauvre Professeur Lartois, totalement caricaturé) bien inutilement jouées par des Sôôôciétaires de la Côôômâââdie Françèèèèèse, comme aurait dit les Inconnus.

Seuls Jean Desailly et Pierre Brasseur parviennent à imposer un ton, une profondeur, ou au moins une exubérance dans le cas du second. Bernard Blier est excellent, mais son rôle est réduit à rien par le scénario (dans le roman, il est un enfant issu de la pauvreté la plus sordide qui deviendra ministre !)

Les autres ne font que tapisserie ; quant à Gabin, il est hélas déjà coincé dans ce personnage sans facette et à la personnalité monolithique qui caractérise presque toute sa filmographie d’après-guerre (Depuis la Bandera, la Grande Illusion, quelle chute ! Heureusement qu'il y eut le "Chat" !). Il aurait d’ailleurs été bien incapable, se dit-on, de jouer la décadence sénile du personnage tel que le décrit le roman.
Ajoutons à cela, une mise en scène à plat, une bande musicale pompeuse, des dialogues pourtant signés Audiard mais qui sonnent souvent à côté…

Je n’aurais qu’un conseil concernant ce film : oubliez-le complétement et lisez le roman !
Lacroixjean Lacroix
Lacroixjean Lacroix

4 abonnés 129 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 décembre 2022
Du grand Gabin!!
Très bien joué, moeurs bien étudiées, hypocrisie et affaires au rendez vous.
Bien sûr, forcément un peu caricatural !!
Malheureusement toujours d'actualité mais en pire, mondialisation oblige !!
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 novembre 2023
« Les grandes familles », adaptation du roman de Maurice Druon, Prix Goncourt en 1948, constitue la première des six collaborations entre Jean Gabin et Denys de la Patellière. Le réalisateur passé par l’assistanat (Georges Lacombe, Maurice Labro) réalise ici son sixième long métrage. Depuis sa « renaissance » avec « Touchez-pas au grisbi » (Jacques Becker en 1954), Jean Gabin n’arrête pas de tourner (20 films en quatre ans), alternant les rôles de flics, de gangsters ou de grands bourgeois.
Avec « Les grandes familles », il franchit encore un cap grâce au rôle de Noël Schoudler, chef de clan de l’une des plus grandes familles de France, trustant tous les postes importants au sein d’une société qui si elle n’est plus à ordre comme sous la royauté, se plaît encore à préserver les privilèges de quelques-uns. L’autorité physique de l’acteur âgé de 54 ans fait merveille, mélange indiscernable entre inflexibilité, soif irrépressible de pouvoir, magnanimité et rouerie. S’il est empreint d’un certain statisme qui a pu lui être reproché, le film en tire parti pour exposer tout le poids des convenances et de la hiérarchie qui règne au sein d’une famille où presque tout le monde se déteste derrière une amabilité de façade.
Noël Schoudler, dupe de rien, se joue de toutes ces déférences face à son auguste personne, prétextes à lui soutirer prébendes ou coups de pouce en haut lieu. Seul le cousin Maublanc (Pierre Brasseur), bambocheur notoire, ne plie pas face à l’autorité en place, lui aussi calculateur cynique qui usera d’une fraternité onctueuse mais feinte à destination du fils Schudler (Jean Desailly) en quête de la reconnaissance paternelle pour se venger.
Un jeu de massacre en smokings et hauts de forme qui fait froid dans le dos articulé autour de l’affrontement de très haute volée entre Jean Gabin et Pierre Brasseur qui se retrouvent vingt ans après « Le quai des brumes » de Marcel Carné. À leurs côtés, les Bernard Blier, Jean Desailly, Louis Seigner, Jean Murat et autres Jacques Monod ou Jean Ozenne nous rappellent combien les seconds rôles de cette période du cinéma français étaient formidablement sculptés mais aussi interprétés. Enfin on ne doit pas oublier de saluer la plasticité des dialogues de Michel Audiard qui parviennent à s’ancrer dans tous les milieux et qui sont ici particulièrement cinglants.
stans007
stans007

36 abonnés 1 462 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 juillet 2025
D’après Maurice Druon, les haines et rancunes tenaces des grandes familles d’industriels/banquiers/ général/ académicien où on n’avorte pas, où on ne se suicide pas, mais où on n’hésite pas à s’entretuer via le monde implacable de la haute finance. C’est bien sûr manichéen, avec un Gabin impérial dans un rôle fait pour lui, une distribution haut de gamme, une très bonne photo noir et blanc, un montage huilé, des super scènes (l’aveu de Lachaume, la Bourse) et des dialogues signés Audiard - gage de qualité - dans un registre pourtant inhabituel.
GéDéon
GéDéon

134 abonnés 711 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 avril 2023
Denys de La Patellière signe, en 1958, une excellente satire de la bourgeoisie industrielle et financière. Même si la réalisation est très académique, la présence de grands acteurs de l’époque rend le film captivant. On retrouve Jean Gabin très sobre dans son rôle de patriarche autoritaire et Pierre Brasseur qui joue le vilain petit canard de la famille complètement excentrique et débauché. Mais les seconds rôles sont également parfaits (Jean Desailly, Bernard Blier, etc.). Ajoutez à tout cela les dialogues de Michel Audiard, une intrigue dramatique plus une critique sans faille du capitalisme exacerbé, et on obtient une œuvre de qualité. Bref, un vrai classique.
vivaBFG
vivaBFG

23 abonnés 1 624 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 avril 2020
Une fois n'est pas coutume mais ce film me rend schizophrène.
D'un côté, Gabin et les autres sont excellents et les dialogues très bons nous emmènent au bout du film s'en que l'on ne s'en rende compte. De l'autre, le scénario nous raconte l'ignominie de la bourse, des boursicoteurs en un mot du capitalisme échevelé, sans limites. Sans limite, au point qu'on pousse au suicide celui qui tel le papillon s'approchant de la lampe incandescente et se brule les ailes. Mais malgré le suicide de l'un, les autres continuent comme si de rien n'était. Même le père dont le fils s'est suicidé alors que c'est lui qui l'a poussé au suicide. Et en plus, ce père rejette la faute sur un autre!
Ignominieux! Indécent! obscène! Le capitalisme dans toute sa splendeur et surtout ses ignobles bassesses!
A ne pas voir ou alors en étant capitaliste convaincu.
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

163 abonnés 2 040 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 décembre 2016
Cette oeuvre achève avec humour la fusion compliquée entre le drame et cet autre genre indéfinissable caractérisé par le nombre incroyable de personnages et leurs riches interactions. Pas du tout linéaire car il démarre tel un flamboyant pamphlet très drôle sur la haute société avant de se transformer en épopée familiale et de finir sur une note simplement boursière. Très bien écrit aussi bien pour le macrotexte que pour les microtextes.
Eselce

1 621 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 septembre 2016
A force de jouer boursiers, on y laisse des plumes ! Une affaire presque rudement menée par Jean Gabin. Je ne suis pas du tout surpris par l'attitude de la famille dans les 15 dernières minutes. Le plan boursier avait tout de même de l'idée mais certaines paroles lâchées dans les pires moments de l'existence laissent des traces indélébiles. J'apprécie beaucoup le rôle, l'honnêteté et la fidélité du personnage interprété par Blier. Un bon film.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 26 décembre 2015
Toute la puanteur et la pourriture des grandes familles dans leur arrogance totale est montrée ici à untravers ce film cruel qui montre bien que les bons sentiments ne font pas partie du code moral de cette caste de puissants qui aime tant vivre au-dessus des autres. Si Jean Gabin est parfait comme à son habitude, je ne peux que saluer la remarquable prestation de Pierre Brasseur, père de Claude, qui fut un immense acteur comme il le prouve ici.
chrischambers86

16 164 abonnés 13 124 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 octobre 2015
La famille, avec ses bons et ses mauvais aspects, occupe une place importante dans l'histoire du 7ème art! Si un film tel que "Les grandes familles" de Denys de La Patellière insiste plus volontiers sur le bonheur familial, plus nombreux sont les films ayant pour cadre une famille dèsunie! Le rèalisateur d'"Un taxi pour Tobrouk" n'a pas vraiment lèsinè sur la distribution, èclatante à tout point de vue! De Jean Gabin qui n'èprouve aucun problème à endosser le costard du grand PDG Schoudler à l'excellent Bernard Blier en passant par Jean Desailly et Pierre Brasseur, tout le monde est à sa place! La rèalisation est de qualitè et les dècors y sont très soignès (la demeure des Schoudler en tête) avec cerise sur le gâteau les dialogues de Michel Audiard qu'on ne se lasse pas d'entendre quand Gabin èlève la voix : « Tu n'as rien à me permettre, ni à mon journal ni chez moi ! Pour permettre, il faut pouvoir interdire et être le patron ! Et le patron c'est moi ! »...Pourtant pour Audiard la tâche est nouvelle car il ne s'agit pas ici de faire parler un flic ou un truand mais plutôt de l'univers des grandes familles et celui des gros sous! A noter pour finir le petit rôle d'une future grande comèdienne : Emmanuelle Riva...
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 octobre 2015
Une affaire de succession dans une famille qui comprend comme partout ses valeurs sûres et ses bras cassés. Pierre Brasseur est excellent et Gabin parfait en patriarche. Cependant il faut aimer le milieu des affaires avec ses intrigues et ses coups bas.
sly-stallone88
sly-stallone88

244 abonnés 2 224 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 décembre 2013
encore un grand Jean Gabin, qui accompagné par des second couteaux hors norme, maîtrise son sujet de bout en bout !!!
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 4 février 2013
Excellent film, un peu moins noir que le roman de Maurice Druon. Les acteurs sont excellents : Pierre Brasseur est phénoménal, Gabin solide et Desailly tout en fragilité.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 12 novembre 2012
J'ai vu et revu le film Les Grandes familles toujours avec le même intérêt social et sociologique, servi par des acteurs hors normes. Les dialogues d''Audiard, épicés et savoureux, sont un avant-goût de ce qu'ils seront par la suite. En 2012, ce film n'a pas pris une ride, hélas ! La grande bourgeoisie et les milieux financiers - qu'elle génère et gère - sont toujours aussi âpres, méprisants, inhumains (et le nier est surprenant). On ne reproche pas aux riches d'être riches mais les moyens employés pour être riches. Contrairement à l'adage (concocté pour que le peuple continue à endurer souffrance et oppression) : bien mal acquis profite... fort bien et toujours aux mêmes !! C'est une tautologie de reconnaître que ce monde est encore plus terrible et plus oppressant pour des millions d'êtres humains qu'il ne l'était il y a des décennies. Constat éprouvant et décourageant : rien ne change, tout n'est que recommencement car l'éternel humain reste le même.
dougray
dougray

274 abonnés 1 904 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 octobre 2012
Grand film étonnement oublié, "Les Grandes Familles" est, avant tout, une évocation saisissante de la haute bourgeoisie française des années 50, avec ses certitudes, ses réseaux et surtout la place qu’elle occupe aux différents échelons de la société. Le réalisateur Denys de la Patellière ne se limite cependant pas à un simple portrait et développe une intrigue plutôt originale où le patriarche de cette famille (magistral Jean Gabin) va vouloir assoir son autorité sur son fils (fragile Jean Desailly) en lui donnant une leçon aux conséquences désastreuses. En refusant de donner le beau rôle à sa star (dont le personnage est présenté sous un angle certes flamboyant mais au final peu flatteur), le film tire son épingle du jeu et évite le happy end simpliste vers lequel le scénario semblait se diriger. J’aurais d’ailleurs apprécié que le réalisateur enfonce davantage le clou de la culpabilité du chef de famille, qui intériorise un peu trop son chagrin. Les personnages sont cependant merveilleusement bien écrits et mettent en avant toutes les tenions, rancœurs et autres pouvoirs d’influence inhérents à ce milieu. Le casting est, bien évidemment, un autre atout incontestable du film puisqu’on retrouve une pléiade de seconds rôles formidables dont l’excellent Bernard Blier en secrétaire particulier et l’époustouflant Pierre Brasseur en cousin dépravé. Ces formidables acteurs sont servis par les magnifiques dialogues du grand maître Michel Audiard qui nous sert encore quelques perles ("Je suis pas contre des excuses... Je suis même prêt à en recevoir", "Dix couples chez toi, c'est une réception... chez moi, c'est une partouze !... Et l'lendemain, si nous avons des boutons, toi, c'est le homard, moi, c'est la vérole !"...). Comme d’habitude, on pourra toujours reprocher au film une mise en scène assez académique et une lenteur inhérentes aux vieilles productions… encore que ce problème est compensé ici par son interprétation magistrale, à commencer par celle de Jean Gabin, définitivement irremplaçable dans le cinéma français.
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