Bon. Alors. Un film sur de la violence - avec de la violence. Pour les amateurs de cinéma violent. Violence gratuite - mais hélas pas pour l'humble spectatrice que je suis, qui ne pourra jamais se faire rembourser son ticket. Et ça aussi, ben c'est violent.
Film vu un peu sur le tard, je ne le regrette pas... L'expérience est intéressante, certes pas hyper originale, mais sympa.... Permet de voir les relations, les sentiments qu'éprouve chacun devant une situation donnée dans un contexte particulier (ouais je sais c'est vague mais j'ai pas envie d'être spoiler ;o)
Durant toute la (très) lourde expérience, j'ai été asphyxiée de rire intérieur. Extrêmement ringard, une ringardise extrêmement pas crédible. Scénario irréaliste auquel on y croit rien, rien qu'en lisant le synopsis, alors d'avantage moins crédible pendant le visionnage – du début jusqu'à à la fin (cette fin... spoiler: Les personnages, regard de victimes de première, tournés vers la caméra, histoire de dire ''nous avions été sujets d'une expérience douloureuse ; telle est notre histoire'' )... Ça fait vraiment trop pitié. Faut-il être aussi aveuglé pour se laisser embobiner par à un scénario aussi peu crédible ? Faut-il être aussi stupide lors d'un jeu de rôle – dans des conditions appropriées, c'est normal, il faut se mettre en condition – de recourir à l'humiliation et à la violence gratuite ? Dans la réalité (oui je sais, c'est un film... mais pas crédible du tout) si on est un minimum intelligent on se prend au jeu, on joue son rôle de gardien de prison, ou dans l'autre camp, on joue son rôle de prisonnier, mais pourquoi se prendre tant au sérieux et recourir à l'humiliation et à la violence gratuite sachant que l'on est conscient que tout ceci n'est qu'un jeu et qu'il y a un but final... celui de l'argent facile ? Alala, on sent que c'est un film quoi... Me doutais que j'aurai dû me méfier dès le début avec son aspect vieillot de téléfilm allemand du début des années 2000, et sa musique électro hors contexte. Ce film transpire la bêtise par tous les pores. Et bien sûr, l'excuse que ''ça se veut psychologique, pour démontrer qu'en huis clos, entassé de plusieurs personnes, les esprits peuvent s'échauffer et les natures se dévoiler au grand jour''. Mais qui ne le sait pas ? Pas besoin d'avoir fait bac + pour le savoir, ce n'est certainement pas un film qui va nous l'apprendre. Il n'y a aucune psychologie, ce n'est qu'une excuse pour faire l'apologie de la violence gratuite en faisant passer l'homme pour un animal dont le ciboulot vide est incapable de toutes réflexions logiques. Oh, et puis cette interdiction aux moins de 16 ans, ce n'est pas poussé quand même ? A part une scène (et encore !) il n'y a pas de quoi en faire tout un œuf sur le plat.
Un film éprouvant et touchant. Presque rien n'est montré, et pourtant, l'oppression est omniprésente. Les sentiments humains sont poussés à leur paroxysme : la vengeance, la fierté, l'humiliation... Malgré quelques incompréhensions pour ma part dans le comportement de certains qui, au bout de 2 jours, commencent déjà à commettre les pires atrocités, ce film ne m'a pas laissé indifférent.
Je l'avais déjà vu avant le remake américain et j'en avais gardé un meilleur souvenir. En effet, la version originale allemande est beaucoup plus réussie. Le concept de base est fort alléchant, à savoir : un groupe d'une vingtaine de personnes séparées en gardiens et prisonniers va devoir évoluer dans un univers cacéral durant 2 semaines en se prêtant au jeu des rôles attribués. Et cette idée est très bien exploitée dans le film. La tension, l'ambiance oppressante a été parfaitement retranscrite par le réalisateur. L'atmosphère est lourde. On observe les relations qui évoluent tout au long de cette expérience, jusqu'à ce que celle-ci dégénère totalement. À travers cette mise en situation, on veut montrer que l'Homme ne reste qu'un animal et que celui-ci peut vite retrouver ses instincts primaires dans un espace isolé du monde extérieur. C'est dur, psychologiquement pesant et parfois violent. Le film fait preuve de beaucoup de réalisme. Le seul reproche que je peux faire est peut être le changement de comportement très, voire trop rapide, de certaines personnages. Sinon, il s'agit un très bon film de huis clos, qui profite de jolies performances de ses acteurs.
Tres bonne idee de depart avec une derniere demie heure tres bien faite dans l'ensemble. Le reste est pas mal avec un crescendo parfait dans l'horreur. Mise en scene correcte, bonne interpretation sauf pour la copine du personnage principal (elle ne sert a rien en plus !). Un cote cul cul agacant inutile. Film aussi tres realiste et qui permet une reflexion interressante. A ne pas regarder si vous etes trop sensible car dans l'ensemble egalement deprimant.
Quelle claque ! Un huit clos oppressant d'une puissance et d'une violence réaliste et impressionnante. Une réflexion intense sur l'enfermement et les prises de pouvoirs. Les acteurs sont tous grandioses et la mise en scène met en lumière toute la perversion du système. Au début de la TV réalité (2001), il serait bon de réfléchir !
Un film puissant, dramatique, mais aussi (malheureusement) terriblement effrayant car il reflète parfaitement la nature humaine, il suffit d'offrir à une mauvaise personne un pouvoir supérieur aux autres pour que cette personne agisse comme le dernier des imbéciles.
L'effet lucifer : Comment les bonnes personnes deviennent mauvaises. Film trés bien réalisé, qui met un peu de temps à se mettre en place mais une fois dedans on est à fond. Il s'inspire de l'expérience de Stanford et plus récemment le parallèle avec Abu Ghraïb est plus que présent. Le sujet m'intéressait à la base, je n'ai pas été déçu, trés bon traitement.
j'avais déjà vu la version américaine avec Adrien Brody qui ne m'avait pas convaincu. Je pensais que les allemands auraient fait un truc plus carré mais en gros c'est la même chose avec des acteurs moins bons.
Critique contenant quelques spoilers de plus ou moins d'importance.
Il aura suffit d'une soirée sans trop de film à voir pour tomber sur la version allemande de l'expérience de Stanford (ou de Zimbardo), remaké presque dix ans plus tard par une version américaine déjà chroniquée. Neuf heures du soir, le film commence sur les chapeaux de roue, marqué par une photographie très soignée, poisseuse et sombre. On sait d'avance vers où tend l'oeuvre : l'affiche et le remake nous auront suffisamment spoilés le ton que le tout prendra.
Alors on attend patiemment, on savoure les instants de répit, de développement des personnages, de ce calme avant la tempête au background intéressant; on se questionnera sur l'intérêt de développer le métier de journaliste de notre héros, d'en faire le moyen principal de combattre les sévices que tous subiront, si la conclusion ne donnera aucune importance aux fichiers vidéos filmés du début à la fin, sans jamais incriminer les fautifs pour les images tournées.
Et s'il est une chose de certaine, c'est que L'Expérience est une oeuvre largement plus complète que son cadet ricain; développant parfaitement une poignée de ses protagonistes quand le remake se perdra à tenter de rendre tous ses personnages attachants, le film d'Oliver Hirschbiegel explore moins de thèmes de psychologie et le fait avec moins de pertinence, préférant nous livrer ce qui manquait à l'oeuvre de Paul Scheuring : un air de progression dramatique, une intrigue qui va crescendo dans la violence et le déchirement.
Réussit en ce sens, L'Expérience sait ménager ses personnages et les humiliations qu'ils connaissent pour faire monter la tension et le ressenti du spectateur, passionné par cette histoire librement romancée de l'expérience de Zimbardo. Violent, psychologiquement dur et terrible pour son climax, ce métrage allemand se caractérise autant par la profondeur et la qualité de son écriture que par la qualité de son interprétation, chacun des acteurs affichant un charisme rendant directement leurs personnages attachants et passionnants à suivre.
La palme revient au duo Bleibtreu/[Berkel, deux héros qui mènent la danse avec un talent animal, et qui s'affichent comme la seule lueur d'espoir au sein de ce torrent de noirceur, uniques figures bourrines qui, par la violence de leur détermination, offrent une perspective de climax jouissif pour un spectateur passablement énervé par ce qu'il voit à l'écran.
Et s'ils campent parfaitement leur rôle, nul doute que l'interprétation sobre de leurs opposants, matons sadiques et cruels, souligne la justesse du tout; on pourrait aussi dire de la mise en scène qu'elle joue un rôle prépondérant dans le succès du film, tant par son réalisme cru que par la fantaisie jouissive de ses élans de violence en conclusion d'intrigue, sorte d'exultation de joie face au destin des tortionnaires fous.
Globalement divisée en trois codes couleurs (bleu, vert et noir), elle présente de super plans posés, renforcés par la beauté d'une photographie aux jeux d'ombre soignés, et de ses quelques plans séquences bien sentis qui terminent de poser l'atmosphère palpable de ce petit bijou allemand. On pourra lui reprocher quelques excès de surjeu, des points d'écriture qui déconnent (notamment de moins s'intéresser aux répercussions psychologiques qu'à la manière que tous auront de se venger), mais il est sûr qu'entre La Vague et L'Expérience, on tient sûrement deux des plus grands films sortis sur la violence que peuvent entraîner des convictions, une idéologie, ou la simple présence d'une autorité supérieure dictant des règles qui vont, le pense-t-on à l'origine, à l'encontre de nos valeurs.
Un film plutôt bien dans l'ensemble, l'histoire d'un test genre télé-réalité sur des prisonniers est une idée plutôt bien trouvée surtout quand ces derniers sont des gens honnêtes a la base. Les gens changent mais c'est l'image de la société et de l'univers carcérale qui est présenté de façon légère. Un bémol, le film est mou, les décors sont moyens. En clair, si vous voulez voir un film sur l'univers carcéral, il y a mieux mais si vous voulez vous détendre il est pas mal.
Un film basé sur une idée très séduisante, et, bien que difficile à traiter, qui semble toute faite pour être reprise par le monde cinématographique. L'expérience de Stanford, ou comment un jeu de rôles gardiens / prisonniers dans les caves de l'université a conduit un groupe d'étudiants à en obliger d'autres à laver les toilettes avec leur langue... Ici, c'est une expérience sociologique avec des participants adultes grassement rémunérés qui va dégénérer. Le thème semble toujours être au centre des débats en Allemagne: comment la structure et les rôles qu'elle attribue aux individus peut-elle mener à ce que l'humanité produit de pire. Peut-être dans un souci d'expliquer ce qui s'est passé sous le nazisme, le cinéma allemand s'était déjà attaqué à la question avec "la vague". Mais le cinéma se heurte à une majeure difficulté face à cette ambition: de quelle façon rendre compte à l'écran de ce qui n'est pas visible, perceptible par l'oeil du spectateur? En effet, l'intérêt principal du récit réside ici dans le processus qui conduit des citoyens lambda à martyriser leur semblables sous l'effet d'une matraque et d'un képis. Mais avec les contraintes de durée qu'impliquent le cinéma, il est très compliqué d'arriver à une description fine et complète du phénomène. Deuxième contrainte, pour rester attrayant, un film doit quand même montrer des choses, du sang et des larmes. Et ça, Hirschbiegel l'a compris, quitte à en abuser. Son choix le plus contestable reste selon moi le choix du personnage principal. Avoir choisi de focaliser son attention sur un détenu accentue accentue le côté dramatique du film, pour prendre le spectateur aux tripes plutôt qu'au cerveau. "Mon dieu c'est horrible, il se fait pisser dessus, à sa place je...". On bascule au final lentement mais sûrement dans un espèce de survival qui s'éloigne selon moi de l'objectif premier du film, et de l'expérience. Même si l'opération aurait été plus risquée et aurait demandé une subtilité dont seuls les plus grands peuvent se parer (le Kubrick de Lolita, le Refn de Drive), il aurait été judicieux de prendre le point de vue (aussi subjectif soit-il), du leader des gardiens. Creuser son personnage, du timide loser complexé au terrorisant dictateur (là encore, la métaphore avec le nazisme n'est jamais loin). Le film reste toutefois efficace, fait passer une partie du message, même si il manque de profondeur. En témoignent notamment les flash-back du héros qui donnent l'impression d'être là pour remplir le quota "nudité féminine" du film. Mais je persiste à croire que ce type de films a sa place dans le cinéma. Il est possible de s'attaquer à des travaux sérieux et de leur donner une nouvelle popularité, un nouvel angle de lecture. Ce genre de démarche est très positive, à condition de ne pas tomber dans une excessive vulgarisation. Das experiment réussit tout de même en partie son paris. La réalisation en quasi huis-clos est plutôt réussie, le personnage du gardien totalitaire intéressant même si pas assez poussé. Au final, une bonne idée, un bon film, mais des regrets face à un évident potentiel inexploité.