Vu un peu par hasard alors que j'avais deux heures à perdre. Et surtout attiré pat les deux acteurs Judith Chemla et Arié Worthalter que j'aime bien. Le procédé est un peu perturbant au début (tout se passe en conversations skype), mais on s'y fait très vite. Par écrans interposés, on assiste avec une certaine émotion à la lente dégradation de ce couple. Contre toute attente, on ne s'ennuie pas une minute. La mise en scène (de Keren Ben Rafael, à suivre) est solide et efficace, le tout est bien écrit, on se laisse prendre au jeu en se demandant comment cela va finir. Le duo d'acteurs, tous les deux impeccables, fonctionne parfaitement même s'ils n'ont aucune scène commune, et pour cause, l'un est à Tel Aviv et l'autre à Paris. Avec aussi une Noémie Lvovsky une de fois plus parfaite en mère névrosée. Au final, une chronique amoureuse décalée très dans l'air du temps et très symptomatique de notre époque (où tout passe par les écrans ou presque). Émouvant et poignant, ce A cœur battant est une belle réussite et une bien belle surprise.
Loin des yeux, loin du cœur. C’est une situation qu’a vécue la réalisatrice Keren Ben Rafael et qui lui a inspiré ce film atypique. Tout se déroule par écrans interposés ; on découvre la relation entre Julie & Yuval à travers leurs conversations par Skype. Une réalisation dynamique multipliant les différents cadres ; on peut aussi bien se retrouver dans les rues de Tel Aviv qu’à surveiller le baby-sitter Roméo ! Une immersion d’autant plus réussie qu’au cours d’une des dernières scènes, on se retrouve aussi affolé et désemparé qu’un des protagonistes devant une situation critique. On ne peut évidemment pas passer à côté du duo Judith Chemla / Arieh Worthalter qui sont tout simplement parfaits dans leurs rôles respectifs. À cœur battant séduit par ses interprètes et son originalité, à découvrir !
Coup de cœur pour ce bijou de film, dont la justesse et la finesse de l’écriture sont servis par une réalisation audacieuse et moderne. Le film est porté par des acteurs magnifiques, dont la sincérité à fleur d’écran nous fait battre le cœur, pendant une heure et demie. Une histoire de notre époque, mais une historie d’amour surtout. Unique et universelle à la fois.
Incroyable ! Scénario juste, acteurs extras (petits et grands !) on ne s'ennuie pas une seconde. Touchant, poignant, drôle même. A voir absolument. Ps : l'enfant est à croquer !!!
Film impressionnant d'ennui et sans objet : pendant 1h30 gros plan sur un mec mal rasé et mal coiffé avec un bébé qui pleure et des dialogues sans aucun intérêt d'un couple via skype (on a l'impression qu'aucun dialogue n'a été écrit et que les acteurs improvisent). A la place, courez plutôt voir "Kajillionaire" sorti aussi cette semaine qui est d'une finesse et d'une sensibilité extrëme avec une superbe bande son.
Film exceptionnel et percutant. On oubli très rapidement le procédé "Skype" qui permet très simplement d'entrer directement dans l'intimité des personnages, interprétés par des acteurs formidables. Le propos est juste et touchant. On en ressort agréablement bouleversé. A voir absolument !
Un film classé dans le registre des drames. Un drame, vraiment ? Un couple séparé quelques temps pour des raisons de formalités administratives (visa) que l’homme doit accomplir impérativement dans son pays d’origine. Il est vrai que nos administrations adorent ça ! Vous avez le droit d’être ici puisque vous êtes conjoint de Française et père du bébé idoine, mais vous devez aller chercher le coup de tampon salvateur là-bas… chez vous (Israël dans le cas présent). La femme attendra ici à la maison en France avec le bébé. Cette séparation n’est que temporaire. Pour y suppléer quelque peu il y a les nouvelles techniques de l’information et de la communication qui, par écrans interposés, permettent de se voir, d’échanger. Mais de cette situation pas si inconfortable que ça, le scénario va nous broder méthodiquement un canevas pour nous convaincre que pour s’engueuler, se disputer, se faire des reproches, finir peut-être par se détester… il faut être deux même si c'est à distance ! A se demander si ce n'est pas encore plus efficace et destructeur à distance (ça doit être ça le vrai sujet du scénario). De quoi nous rendre neurasthéniques, à l’image du couple sans ses rapports à distance finissant par un : « Je t’aime, moi non plus ». Inintéressant à vrai dire. Au cinéma, on préfère plutôt les histoires d’amour, non ?
C'est un récit sur nos modernités virtuelles. Un couple séparé par le travail, les affres de l'administration française et peut-être aussi le décalage culturel. Lui est israélien, photoreporter et est maintenu pour des raisons à la fois professionnelles et juridiques dans son pays ; elle est architecte, parisienne, et de fait se retrouve seule à élever leur enfant de 1 an. Le couple échange par ordinateur de façon régulière. La caméra s'introduit de manière souvent intrusive dans le quotidien de l'un ou de l'autre et cultive les non-dits, au risque de la dispute voire de la séparation.
"A cœur battant" pose de vraies questions sur la nature des relations humaines à l'heure de la dématérialisation et de la mondialisation. L'ordinateur rapproche et éloigne les gens à la fois. Le film décrit les relations distendues du couple. On frôle parfois l'ennui, tant le propos, limité aux échanges entre la maison en Israël et l'appartement à Paris réduisent le champ narratif. Pour autant, il y a une intelligence incontestable dans le traitement cinématographique de cette histoire d'amour par procuration. Mais hélas, la mise en scène tourne parfois en rond et se cogne à une fin mystérieuse, et pour le coup, plutôt questionnante.
Le histoires d'amour finissent mal en général. Et quand distance et différences culturelles s'en mêlent ça n'aide pas. C'est à la fois un film très réaliste sur la distance que les écrans ne suffisent à résoudre, et une fiction bien construite. Et le dispositif Skype est bien utilisé sans être trop lourd. Judith Chemla est comme toujours parfaite. Dieu merci on ne supporte Noémie Lvovsky et son éternel personnage de névrosée que quelques minutes.
Film très décevant... pourtant le pitch de départ était alléchant car on suit un couple, séparé par les aléas de la vie et qui continue de vivre son amour à travers leur PC et leur portable.. du coup au début c'est tellement original que c'est prenant et intéressant (surtout quand on vit un amour à distance comme nos fauvettes) mais très vite ça devient lassant et on s'est finalement ennuyé à mourir... pas terrible !
Je craignais que le film vire found footage, une démarche technique que je déteste. Rien n’en a été. « A Coeur battant » se déroule par écrans interposés mais fixes. Peu importe le déplacement de l’ordinateur ou du smartphone, l’écran reste fixe. Ce parti pris risqué peut mettre à mal la mise en scène ou montrer ses limites. Retranscrire du théâtre sur pellicule est souvent périlleux avec l’unité de lieu unique. J’ai coutume d’écrire que le mouvement est compensé par la qualité des dialogues. Si le spectateur est accaparé par les dialogues, par l’écriture et l’incarnation des acteurs, on oublie l’aspect théâtre. Ici, avec « A Coeur Battant », le rendu est similaire. La qualité des dialogues, des situations, du récit compensent largement une mise en scène quelque peu statique. Le récit tient la durée des 1h30mn en ce qui me concerne. J’ai vraiment apprécié ce postulat technique et artistique. En tout les cas, ce sont les déplacements, les points de vue des protagonistes qui permettent le mouvement. Le couple qui communique par Skype Judith Chemla (Julie) Arieh Worthalter (Yuval) fonctionne parfaitement grâce au jeu des acteurs et la force du récit, lequel évolue à petits pas. Les nouvelles technologies de communication comme Skype par exemple permettent de réduire les distances, de compenser le vide, de matérialiser une présence par écran interposé pour vivre des moments conviviaux : Noël, apéritifs, anniversaires, fêtes, réunions. Je pense que ça passe pour des amis, pour la famille parce que ponctuel, mais à terme pour un couple qui se parle tous les jours, cette technologie finit par souligner cette distance. L’écran ne traduira jamais le toucher de la chair et traduira aussi l’impuissance d’agir. Ce qui permettait dans un premier temps de communiquer devient dans un second temps un monologue ! C’est vrai, l’écran n’est pas le seul coupable du délitement du couple, il reste que Yuval n’a plus envie de rentrer. Au commencement, Yuval est en guerre contre l’administration des visas qui tardent à être édités. Cette impatience de rentrer en France pour y retrouver femme et enfant glisse peu à peu vers d’autres arguments qui tiennent la route : en rentrant en France, il sera sans emploi, considéré comme étranger et le fait d’être sans emploi surlignera son statut de sans emploi ! Si le visa n’avait pas tardé à être édité, Yuval impatient de rentrer n’aurait pas hésité une seconde. Alors est-ce vraiment les nouvelles technologies qui sont la cause d’une possible séparation ? A découvrir.
Ce film est porté par une actrice magistrale trop mal connue mais qui, je pense, n'a pas fini de nous surprendre et de marquer le cinéma par ses qualités d'actrice. Elle illumine une histoire, somme toute banale, au c ours de laquelle un couple se délite à cause de la distance kilométrique qui les sépare. La relation qui se veut virtuelle grâce aux moyens modernes de communication, finit par connaître ses limites et arrive à son paroxysme lorsque le mari finit par ne plus vouloir rentrer à son domicile et auprès des siens. Qui aura tué la relation, la distance ou cette proximité virtuelle ? Le film a ceci de très intéressant qu'il pose les contradictions fonctionnelles de nos instruments de communications qui brisent, au fond, l'imaginaire et la fantaisie qui peut naître des fantasmes qui voient le jour dans les pensées distantes. domi...