Une page sombre de l'histoire de France est développée dans ce film. Le rythme est lent en raison des multiples flashbacks ... mais le message est percutant.
En dépit de la difficulté que j'ai ressentie à suivre le déroulé des souvenirs dans la tête des principaux personnages, j'ai trouvé prenante et juste cette évocation des conséquences de la "sale guerre" (y a-t-il des guerres propres ?) dans les vies de deux anciens d'Algérie revenus au pays pour tenter de reprendre leur place d'humains au jour le jour dans un village ordinaire, après qu'on les ait obligés à la prendre au débotté dans l'horreur ordinaire, exportée en terre coloniale. Je ne sais si la lecture du roman éponyme de Mauvignier permet mieux de s'y retrouver dans le cheminement intérieur des hommes cassés qui déroulent dans le film leurs voix off, mélancolique ou révoltée, poignante parfois. Je suppose que oui, la lecture permettant mieux de prendre du recul.
Mais même si je garde du film une impression de décousu, je crois qu'elle rend bien compte du désarroi de ceux qui ont vu l'indicible, qui l'ont vécu, qui l'ont laissé faire ou y ont participé de près ou de loin. Qu'elle rend compte de leur position de pion déboussolé jeté dans un cloaque qu'à 20 ans on a rarement les moyens d'analyser. "Des hommes" est donc pour moi un film difficile à suivre mais utile et honnête,
Que c'est dur ce film, que c'est cruel, à la fois dans l'exécution de missions ignobles (référence à Oradour), dans le mal fait à l'Algérie et aux algériens, et dans le mal fait aux jeunes soldats français. Et puis, la guerre d'Algérie n'a pas encore été digérée par la France, ce que Rabut et Feu de Bois démontrent sans ambiguïté. A qui raconter pensent-ils. A la femme que l'on aime? A sa mère? A personne en fait. Il n'existe pas de mots qui puissent rendre l'horreur. La référence à Oradour est osée, mais elle est pertinente. Merci Lucas Belvaux.
"Des hommes" l'histoire d'ancien soldat français pendant la guerre d'Algérie qui, de nos jours, tentent de vivre une vie normal mais quand on a vécu cette guerre on ne peut pas revenir, oublier et vivre sa vie... Un film avec Gégé est assez rare dans ma liste car j'apprécie peu le civil si j'ose dire mais ici la bande annonce et l'histoire m'intéressait vraiment. Et j'avoue que c'est un sacré film, on part sur cette homme que plus personnes n'aiment dans son petit village qui , au cours de l'anniversaire de sa soeur, pète un câble et de là on fait des aller-retour entre le passé et le présent et toutes les épreuves des protagonistes de cette sale guerre qui a fais des victimes des deux côtés et surtout parmis les civils algériens. On ne voit pas tout mais les acteurs font ce qu'ils faut pour qu'ont ressentent tout même leurs émotions. C'est une histoire forte en émotion ou il n'y a que des victimes... NOTE : 7.5/10
Quelle déception ! Malgré de supers acteurs et un metteur en scène talentueux j'ai trouvé ce film sans intérêt et ennuyeux . Quelques images sur les horreurs de la guerre, quelques moments sur les comportements barbares des hommes. C'est juste un film qui souligne, comme si on ne le savais pas déjà, comment la guerre démolit les hommes pour des années.
Les désastres physiologiques de la guerre d'Algérie est le fil rouge de ce film. "Des hommes" s'appuie sur une banale histoire de village qui perd en vrille, pour évoquer des impacts d'une sale guerre qui fut dévastatrice... tant au niveau humain que psychologique. Pesant et parfois difficile à suivre, le film ressort la tête de l'eau sur son final
Une déception à la hauteur de mes espérances : immense. Voir un Depardieu est toujours un moment privilégié. Et les premières minutes ne mentent pas. Mais par la suite, le rythme s'essouffle graduellement, l'ennui fond sur vous comme une lame, et il paraît difficile de se raccrocher à cette histoire pourtant d'un intérêt inouï. Simplement une mauvaise mise en forme, le fond n'étant dépeignant une terrible réalité et un pan méconnu de notre Histoire commune.
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4,0
Publiée le 14 octobre 2021
Des hommes de Lucas Belvaux raconte la guerre d'Algérie l'après de la guerre et le retour des hommes au village et dans leurs familles. La guerre n'importe laquelle change les hommes mais certaines d'entre elles ont davantage bouleversé les vies et parfois la société jusque dans ses tréfonds. La guerre que la France a fait mener par ses appelés dans trois départements français est de celles-là. Une guerre qui n'était pas la leur qui reposait sur les mensonges et les mystifications d'une politique coloniale à bout de souffle. Feu-de-bois (Gérard Depardieu) était une braise incandescente dès son enfance. Son séjour en Algérie sous l'uniforme n'a fait qu'exacerber cette violence latente en lui. Le mal aimé n'aime ni ses compatriotes ni ses voisins et encore moins les autres. De retour au pays il cherche désespérément l'affection de sa sœur. Rabut Jean Pierre Darroussin qui prête sa voix en off pour raconter lire les lettres envoyées à la maison par les uns et les autres. Feu-de-bois se barricade chez lui son fusil de chasse chargé sur ses genoux à attendre l'aube qu'on vienne l'apaiser. Que quelqu'un vienne lui parler et l'aider à rompre avec lui-même avant qu'il ne commette l'irréparable. Aujourd'hui le cinéphile amateur que je suis s'incline devant la gravité du sujet traité et choisit de ne pas m'attarder sur les imperfections du film qui paraissent bien secondaires. Des hommes de Lucas Belvaux est une nouvelle pièce d'un dossier qui a été ouvert depuis quelque temps déjà. Quels nouveaux Accords d'Evian inventer pour aller de l'avant ensemble avec nos voisins de l'autre rive de la Méditerranée faisons tous la paix pour notre bien commun...
Mouai ... un film inspiré d un roman certes, néanmoins les personnages apparaissent assez caricaturaux et on a du mal à adhérer ou comprendre les ressentis. Les témoignages et/ou personnages en Algérie sont également difficiles à identifier au regard des aînés des années plus tard ce qui ne permet pas toujours d accrocher. Au final un résultat moyen.
Si vous aimez les flash backs, vous en aurez sous toutes ses formes : en voix off, en images d'archives, en scènes de guerre, en courriers, en témoignages,... Le jeu de l'acteur Depardieu jeune est insignifiant. Gérard est encore une force de la nature, cette fois-ci traumatisée : "il a le vin mauvais". Darroussin est magistral de retenue face au cousin énergumène. Les allers-retours temporels atténuent le souffle de la dramaturgie...
Lucas Belvaux évoque dans "Des hommes" la guerre d'Algérie et l'impact encore présent auprès de ses protagonistes. Ce brulot antimilitariste n'a malheureusement rioen d'extraordinaire et en fait que confirmer ce que des films tels "Avoir 2 0ands dans les Aures" ont évoqué dans les années 70. Il reste cependnat une élégance dans la mise en scène sobre et feutrée, privilégiant les voix off. A ce titre, le personnage de Jean-Pierre Darroussin apporte beaucoup à la sensibilité de ce film. C'est le point fort d'un film que l'on, regarde plus avec respect qu'avec passion.
Malgré la présence et le jeu d'excellents acteurs j'ai eu un peu de mal a rentrer dans le film. On reste aussi bien à la porte du présent comme à celle du passé. Un grand bravo pour avoir traité le sujet "tete froide et coeur chaud"
L'Algérie, ce n'est pas une guerre, c'est une multitude de guerres, comme les couleurs s'échappant d'un prisme. Chaque soldat en a sa perception et Lucas Belvaux a voulu avec raison nous montrer cette complexité. C'est un film mémoriel, un film intelligent qui mélange le passé au présent. Cependant, malgré une réalisation efficace et des acteurs irréprochables, le film souffre d'un excès d'écriture. Les dialogues sont alourdis par le poids d'une histoire dont chaque mot a été pesé. Sans doute trop, aux dépens de la fluidité du jeu des acteurs et du réalisme du film.
N'apporte rien au sujet.. Depardieu fait du Depardieu et les autres font......ce qu'ils peuvent. Décousu à l'extreme, éventuellement complaisant, vaguement soporifique (les voix de narration) En bref d'autres ont été fait sur ce thème et beaucoup mieux .